Quel avenir pour Montréal?

Archive du 19 février 2013

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Il y a des villes qui vendraient leur maire pour avoir un joyau naturel aussi merveilleux que le Parc Jean-Drapeau. Montréal a cette chance, et pourtant, elle néglige cet immense espace vert de la taille de Central Park…

Plusieurs problèmes minent les deux îles baignant dans le fleuve. Elles n’ont pas de véritable vocation, étant à la fois un lieu de courses automobiles, de jeux de hasard et de spectacles hétéroclites. Elles sont dans un état de décrépitude inquiétant. Elles ne sont pas véritablement mises en valeur par la Ville.

Et surtout, surtout, elles sont difficiles d’accès pour les piétons et cyclistes qui les admirent depuis le Vieux-Montréal. Si près et si loin à la fois…

Il n’y a pas vraiment d’autobus qui se rendent sur place, sinon au casino. En métro, il faut remonter vers le Nord, à la station Berri, puis on débarque au milieu de nulle part une fois sur place. En vélo, il faut passer sous l’autoroute Bonaventure, longer l’avenue Pierre-Dupuy, traverser le pont de la Concorde, rien de bien agréable, sinon pour le passage devant Habitat 67.

C’est dans un tel contexte qu’il faut apprécier l’idée que proposera cet après-midi Ottavio Galella, président de Trafix, détaillée aujourd’hui dans La Presse par le collègue Bruno Bisson.

Il suggère de construire une passerelle mobile de 300 m entre le quai King Edward et le parc de la Cité-du-Havre, près du pont de la Concorde, afin que les cyclistes traversent du Vieux-Port à l’île Sainte-Hélène en seulement 5 minutes!

On passerait ainsi d’un lien de 5 kilomètres (infranchissable à pied, pénible en patins à roues alignées) à un lien de 1,3 kilomètre (tout à fait marchable). Ce qui est fort intéressant quand on sait que le parc Jean-Drapeau est actuellement sous-utilisé.

On compte certes plus de 10 millions de visiteurs par année. Mais retirez les six millions de joueurs du casino, les milliers de spectateurs des courses automobiles et les habitués de la Ronde, et il ne reste plus grand monde…

Plutôt que d’amener L’Homme de Calder en ville, on pourrait ainsi amener la ville à L’Homme ainsi qu’à tout ce qui l’entoure.

Le projet de Galella est d’autant plus intéressant qu’il contient un second volet, vers la Rive-Sud. Il propose en effet d’ajouter également un lien cyclable interrives qui enjamberait la Voie maritime du Saint-Laurent, afin de se raccorder à la Route verte longeant la route 132, ce qui est fort intéressant dans le contexte de la réalisation d’une trame verte et bleue du Grand Montréal.

Les habitués du pont Victoria à vélo, qui se butent continuellement à une grille fermée pour de multiples périodes d’une trentaine de minutes, applaudiront. Un tel lien réservé au transport actif permettrait d’ouvrir et fermer l’accès au passage des bateaux beaucoup plus rapidement.

AJOUT: certains trouvent la facture (350 M $) trop élevée pour que le projet soir réaliste. Soit. Mais n’oublions pas que Montréal se cherche un projet phare pour 2017, alors que la ville fêtera ses 375 ans… et les 50 ans d’Expo 67. Le décloisonnement des îles serait une fabuleuse façon de célébrer la chose…

Depuis Terre des Hommes, le parc Jean-Drapeau ressemble malheureusement à un vaste terrain vague en attente d’événements ponctuels. Ne serait-il pas temps de raccorder la Terre à la terre ferme de manière plus efficace, afin de la mettre véritablement en valeur?

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Je ne suis pas un amateur de jeux vidéo de combat. Mais ce n’est pas ce qui me rend mal à l’aise dans l’utilisation de la station Berri-UQAM dans le jeu Counter Strike Global Offensive

(PRÉCISION: mes connaissances du domaine sont limitées, je l’avoue bien bas. Il ne s’agit donc pas d’une utilisation de la station dans le jeu comme tel, mais d’une reproduction à partir des outils de développement du jeu. Mes excuses.)

J’avoue que la reproduction des lieux par les joueurs est époustouflante. Le tireur se promène en effet dans un décor très similaire à la véritable station, du revêtement des murs jusqu’aux pubs de Metrovision, en passant par l’intérieur des voitures de métro et les plans du réseau.

Mais cette vraisemblance n’est-elle justement pas un problème lorsqu’on permet de mettre en scène des terroristes et des commandos qui marchent sur les rails, montent sur les voitures de métro, tirent dans les vitres?

Je suis peut-être un peu trop rigide, mais comme la STM, je trouve douteuse cette reproduction d’une station de métro archiconnue comme décor d’un jeu de combats. Qu’on retrouve parfois des clins d’œil à la réalité dans les jeux vidéo, une devanture, un logo, une intersection, passe encore. Mais est-ce nécessaire de reproduire à l’identique un lieu fermé où transitent chaque année des dizaines de millions de personnes?

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