Quel avenir pour Montréal?

Quel avenir pour Montréal? - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est éditorialiste à La Presse. Journaliste depuis une dizaine d'années, il est également chroniqueur à la radio et auteur des essais Le Mythe du Québec vert et Perdus sans la nature.
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    Lundi 18 février 2013 | Mise en ligne à 7h00 | Commenter Commentaires (28)

    Marie Plourde: «Montréal a besoin de délicates chirurgies»

    Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine: Marie Plourde, animatrice télé et radio, chroniqueure, blogueuse et journaliste ayant étudié en urbanisme.

    plourdeJ’ai toujours vu la ville comme un être vivant qui respire et frissonne au rythme de ses habitants. Particulièrement Montréal, assez grande pour nous permettre d’y voyager, mais pas assez pour s’y sentir étranger. À la fois simple et audacieuse; sympa et sophistiquée; sage l’hiver et folle en été.

    Montréal grand bal de toutes les cultures, une ville profondément humaine, que j’aime.

    Ainsi, Montréal possède un cœur, son centre-ville, mais celui-ci souffre d’arythmie, battant trop vite le jour et trop lentement hors des heures de travail. Tantôt abandonné, tantôt livré aux promoteurs qui construisent des tours à petits condos de luxe, vendus comme de bons placements, souvent à des intérêts étrangers. Les carences de vision, de nouveaux projets commerciaux et résidentiels tissés à même la fibre urbaine, voilà ce qu’il faudrait envisager. Saluons toutefois les efforts de revitalisation des Habitations Jeanne-Mance; les nobles intentions de l’OSBL UTILE et les quelques nouveaux développements plus propices à la famille de Griffintown, mais il reste tant à faire.

    Les problèmes de circulation (transport vs aménagement urbain) sont également responsables d’une partie de l’arythmie urbaine. Or, ici on a besoin de délicates chirurgies, pas question d’imposer un remède de cheval. Pour que le cœur soit bien alimenté, il ne faut pas augmenter la grosseur des artères, ni en greffer de nouvelles, mais simplement désencombrer celles déjà existantes: tramway; système de transport en commun performant sur le futur pont Champlain; déploiement encore plus important des voies cyclables; amélioration de la fiabilité du métro et expansion de son réseau. Le transport collectif efficace permet une oxygénation nécessaire et une saine croissance à l’image de la ville.

    Outre ses problèmes de cœur, Montréal se vide de son précieux sang. On déserte l’île pour des cieux de banlieue dits plus cléments. Ça frôle l’hémorragie, particulièrement du côté des jeunes familles. Si le coût exorbitant et la petitesse des logements sont les principaux responsables de cette désertion, on fait trop peu pour encourager qui y travaille et veut y vivre.

    Il faut plancher sur un parc locatif abordable avec des appartements de bonne taille; stimuler l’économie locale des arrondissements en encourageant les petits commerçants. Il faut aussi reconstruire la qualité de vie immédiate des résidents avec des mesures qui augmentent la sécurité des enfants; il faut stimuler la fierté du résident; développer les loisirs et le verdissement; apaiser la circulation sur les rues résidentielles; déployer et encourager l’utilisation de garderies et d’écoles primaires de qualité à proximité. Bref, diminuer les déplacements inutiles pour favoriser la vie de quartier, l’économie locale et l’entraide entre voisins.

    Montréal est un beau cas qui nécessite de nombreuses et délicates interventions, mais qui, heureusement, n’exige pas de miracle, du moins, pas encore. Elle a besoin d’une prise en charge rapide, humaine, parfois audacieuse pour lui donner dynamisme, lustre et souffle. Mais surtout, surtout, Montréal mérite qu’on la soigne avec un brin de tendresse pour qu’elle relève la tête et avance à nouveau avec fierté.

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    • Marie Plourde est (en plus d’être belle) une fille intelligente. En tous cas elle met le doigt directement sur le bobo: aucune médecine ne fonctionnera pour Montréal si on enraye pas l’exode des jeunes familles.

      Et ne sous-estimez pas l’ampleur de cette commande, en plus d’être plus abordable, plus près de la nature et plus sécuritaire la vie en banlieue peut offrir un environnement de vie très agréable.

      Et rien de tout cela ne changera avec des remparts de péages et une orgie de transport en commun…

    • Le texte de Marie Plourde rejoint ma plus grande crainte: que Montréal devienne une ville de riches et de pauvres, avec personne dans le milieu, un peu comme New-York (sauf Brooklyn).

    • @ pbrasseur

      “plus près de la nature”
      Je doute que ce soit un argument réel pour s’installer en banlieue, à mon avis. Si on aime quelque chose, on ne le détruit pas de la manière la plus méthodique et efficace possible, comme vivre en banlieue. Et puis, la plupart des banlieues sont encore plus bétonnée que l’île de Montréal, dès qu’on quitte sa cours. Il est vrai qu’on économise quelques minutes pour se rendre dans la nature en dehors de la région métropolitaine, mais comme on sacrifie plusieurs heures toutes les semaines en transport dû à l’étalement, ce serait un bien mauvais calcul pour “gagner du temps” dans ses loisirs!

      “peut offrir un environnement de vie très agréable”

      Lorsque je parle de la “banlieue”, je parle des développements sans aucune mixité, à très faible densité, et non de limites géographiques ou de la frontière entre les villes. Ceci étant dit, la ville de Montréal doit surtout combattre le mythe que ce genre d’endroit est bénéfique et offre une qualité de vie. Toutes les études menées à ce sujet pointe vers ce constat. C’est la sédentarité, l’isolement (surtout pour les jeunes et les plus vieux). En dehors des coûts associés à l’étalement urbain, des problèmes environnementaux, de la congestion automobile ingérable dû à la dépendance extrême à un seul mode de transport, on se rend compte que les jeunes élevés dans la banlieue n’ont pas l’occasion d’assimiler un mode de vie actif, qui passe très souvent par l’habituation à un mode de transport plus actif. On se rend compte que ces mêmes jeunes sont moins articulés, à cause de l’incapacité à se déplacer par eux-mêmes plus jeunes, et qu’ils souffrent d’un déficit d’exposition à la culture, la différence, à un contact social à un âge plus bas. Bref, il y a un manque d’autonomie. Bien sûr, à habiter dans la banlieue, on donne la tranquillité et un espace vert derrière sa maison. Mais ni l’un ni l’autre n’est aussi important dans le développement de ses enfants que l’accès à un transport actif, l’autonomie dans les déplacements, et la proximité des services, des loisirs, de l’éducation, et des infrastructures culturelles.

      “en plus d’être plus abordable”
      Tous les ménages que je connais dans la banlieue, avec deux enfants et trois voitures, dépensent plus pour lesdites voitures qu’un hypothèque pour un logement décent à Montréal. On oublie souvent cela du calcul. Sans compter les sorties culturelles qui coûtent beaucoup moins chers pour les Montréalais avec la carte Accès Montréal, avec sa famille… Le milieu de vie est plus important que la maison en elle-même, pour son propre bien-être et celui des enfants.

      “”plus sécuritaire la vie en banlieue”"

      Le seul problème de sécurité à Montréal est provoqué par l’étalement lui-même: la voiture. Sinon, niveau crime… Un jeune en âge de conduire à probablement plus de chance de mourir au volant de son automobile dans la banlieue (car il en est dépendant pour tous ses déplacements) que d’être victime d’un crime violent à Montréal.

      “Et rien de tout cela ne changera avec des remparts de péages et une orgie de transport en commun…”

      Pas mal une contradiction avec votre énoncée sur la sécurité.

      Bref, si l’on prend un regard objectif sur le développement de nos villes, en se basant sur les études et les statistiques,les avantages de la “banlieue” (encore une fois, en parlant des développements sans mixité à basse densité, et non des limites de la ville et de l’île) sont relativement peu nombreux. Pour élever une famille, c’est compromettre la forme physique et le développement de ses enfants. La ville de Montréal, de son côté, doit chercher à améliorer la qualité de l’air, la qualité des logements, rendre les rues plus sécuritaires pour les familles. Honnêtement, cela devrait être des défis beaucoup plus faciles que les problèmes qu’imposent la banlieue à ses habitants. Tout est une question de perception et d’idées préconçues. C’est une chose à laquelle la ville de Montréal devrait s’attaquer pour conserver son attrait.

      Mario Bélanger

    • elvisrobert

      “que Montréal devienne une ville de riches et de pauvres, avec personne dans le milieu, un peu comme New-York”

      C’est précisément ce qui est en train de se faire. Quelques enclaves agréables pour les “branchés” comme notre journaliste. Pour tous les autres, l’immense majorité, une ville de plus en plus pauvre, dangereuse, sale et décrépite.

      Des solutions il y en a, mais les rapports de force qui protègent les sangsues syndicales et mafieuses qui saignent cette ville depuis des décennies sont tellement ancrés, biaisés et même protégés par les lois et nos mentalités soit-disant progressistes que je m’attends à pire plutôt que mieux.

    • Les mesures suggérées par mme Plourde sont très bien ciblées, mais leur mise en oeuvre est rendue quasiment impossible par une mozaïque gouvernementale et administrative paralysée par les divisions de mandats et missions, un État-Providence souffrant d’obésité organisationnelle morbide et une caste politique aveuglée par la volonté à court terme de se faire élire (ou rester au pouvoir dépendamment dans quel camp vous êtes) et par un manque de vision globale sur une direction à prendre pour le long terme dans les domaines de l’occupation du territoire et de la mobilité des personnes, des biens et du savoir. Si nous voulons ne pas rendre la vie des nos enfants et petits enfants trop pénible, le temps manque et il faut trouver des pistes de solutions rapidement.

    • 100% d’accord avec Mme Plourde et la plupart des intervenants.

      Dommage, quand même, car Montréal a tellement de potentiel. Mais avec toutes ses histoires de corruption, de syndicats, etc., il est malheureux que cette belle ville commence à avoir une mauvaise réputation. De plus, avec la fusion et les défusions, on voit clairement que la ville est devenu ingérable et possède une structure administrative complètement ridicule. À quand aurons-nous des leaders, dirigeants, visionnaires qui pourront faire honneur à cette ville; bientôt espérons-le…

      Pourtant, cette ville est pleine de richesse incroyable, à commencer par la joie de vivre et le dynamisme de ses résidents; les touristes sont les premiers à le reconnaître. Par la suite, nous avons notre savoir faire en restauration, en mode et en technologie, etc. incroyable de voir, qu’il n’y a pas plus de coordination entre nos institutions scolaires, gouvernements, et ces industries. Par exemple, en restauration, les écoles d’art culinaires devraient être mieux supporter par le capital de risque, les subventions et les incitatifs pour les entrepreneurs. Quelle est la vision de la ville pour la restauration haute-gamme, les food-trucks, les nouveaux diplômés, les marchés , les festivals?….souvent ce n’est que de l’improvisation. Les commentaires sont les mêmes pour les secteurs de la mode, tourisme, transport en commun, haute- technologie, etc.

      Des changements sont requis, ça c’est certain…mais à qui devrions-nous confier cette grande opération (pour poursuivre en termes médicaux), est-ce que ces dirigeants aurons le bon diagnostic, auront-ils ou elles les compétences nécessaires?

      Toutefois, une chose est certaine, lorsque la ville est dirigée par des partis politiques qui mettent leurs intérêts (3%, souveraineté, loi 101, etc) avant ceux de la ville, Montréal continuera malheureusement de stagner….ceci étant dit, Montréal demeure une très belle ville mais il y a toujours place à de l’amélioration…

      Soyons positifs et faisons comme les Américains… ask not what your country (city) can do for you, ask what you can do for your country(city). John F. Kennedy…

    • Un “Imposer Remède de Cheval” comme Fermer des rues, changer le sens de la circulation pour dévier le flot d’automobiles vers d’autre secteurs ,Doubler le prix des parcomètres sur les rues commerciales…. c’est exactement ce qu’un certain arrondissement fait, et curieusement leur CHEF est un Urbaniste ;)
      C’est a se demander si ils ont réellement a coeur notre belle ville et ses charmants quartiers ?

    • @mariob
      “La plupart des banlieues sont encore plus bétonnée que l’île de Montréal”
      Une journée, je suis sorti de ma cour et j’ai pris une marche de 40 minutes. J’ai compté plus de 300 arbres matures. Et je ne parle des des arbustes. Faites le même exercice à Montréal !!
      La plus grande concetration d’ilot de chaleur est à Montréal. C’est le meilleur indicateur pour voir ce qui est bétonné.

      Dans mon coin de banlieue, les jeunes marchent tout seul pour aller à l’école. A l’école ou mon épouse enseigne, en ville, la majorité sont accompagnés par leurs parents.

      “perception et d’idées préconçues” en effet. Il y en a quelques-unes dans votre texte.

    • @gl000001

      Ayant moi-même grandi en banlieue, en plus d’habiter désormais à Montréal, je crois humblement être en mesure de dresser un portrait réaliste de chacune des deux options.

      Du coup, je ne crois pas que le texte de @mariob soit si loin de la réalité et rempli de tant de “perceptions et d’idées préconçues”. En revanche, je suis persuadé que ce que vous dites concernant votre banlieue est tout à fait vrai et exact. Néanmoins, je suis persuadé que vous serez d’accord avec le fait que la description que vous faites de la vie dans votre banlieue ne correspondad pas au “mode de vie” préconisé par la majorité des banlieux, ou à tout le moins, les nouveaux développements. Ne croyez-vous pas?!

      Également, par simple curiosité, et dans le but de connaître davantage les différentes banlieues avoisinantes, pouvez-vous partager avec nous l’identité de cette banlieu où il fait si bon vivre? ;-)

      AU plaisir

    • Dixit Marie Plourde : « Pour que le cœur soit bien alimenté, il ne faut pas augmenter la grosseur des artères, ni en greffer de nouvelles, mais simplement désencombrer celles déjà existantes: tramway; système de transport en commun performant sur le futur pont Champlain; déploiement encore plus important des voies cyclables; amélioration de la fiabilité du métro et expansion de son réseau. Le transport collectif efficace permet une oxygénation nécessaire et une saine croissance à l’image de la ville. »

      Un transport en commun fiable coute une fortune à gérer… Sans parler de l’expansion du réseau…

      En plus c’est une vision très « centre-ville », très quartier.

      Le problème ce sont les artères périphériques: Métropolitain, la 25, Échangeur Turcot, Autoroute Décarie qui sont bloqués continuellement.

      Interdire les livraisons de jour serait-elle une solution ?

      Tout ça pour dire que la chirurgie délicate ressemble plus à une transplantation coeur-poumon.. Pas sur que ça soit si délicat que ça…

    • Plusieurs disent que la commission Charbonneau est en train de faire un oeil au beurre noir à Montréal et c’est probablement vrai.

      Mais si on voulait voir les choses d’une manière plus positive, on pourrait dire que nous sommes en train de crever l’abcès. Qu’on a atteint le fond du baril et ça ne peut maintenant qu’aller mieux.

      C’est comme si Montréal avait un cancer en développement depuis des années et là elle reçoit son diagnostique. Suivra le traitement puis, on l’espère, la rémission.

    • J’ai quitté Montréal car devenu inabordable pour une jeune famille, en plus les artères majeures sont souvent congestionnées. Et non, on n’a pas acheté de 2e voiture…on se déplace en auto mais aussi en transport en commun. Loisirs? Vous trouverez tout ça en banlieue. Montréal a de moins en moins à offrir (ou exige un investissement de plus en plus important) et ce n’est pas une pub avec Coeur de Pirate et Abeille Gélinas qui éviteront l’exode des familles.

    • @alrouss
      Duvernay.
      L’an dernier, alors qu’une autre personne propageait encore le préjugé des ilots de chaleur de banlieue, j’ai montré un lien vers une étude récente sur les ilots de chaleur du Grand Montréal. C’était extrèmement clair qu’il y en a beaucoup plus en ville. Mais, la fausse conception revient toujours. C’est très agaçant à la longue. Laval, c’est bien plus que ce qu’on voit quand on la traverse par la 15 ou la 440. Laval, c’est le poumon nord de Montréal. Longueuil (Boucherville, Brossard ….) c’est le poumon sud.

    • Les maisons et les condos sont effectivement beaucoup moins chers en banlieue (Laval et Rive-Sud), mais en regardant les petites annonces on s’aperçoit que les logements sont généralement moins chers sur l’île de Montréal. Le coût des loyers n’est donc pas ce qui pousse les jeunes familles à quitter Montréal.

      Les logements ont aussi tous à peu près la même taille. Montréal ce n’est pas Tokyo, New York ou Paris avec leurs logements de 75 mètres carrés. Donc ça non plus ce n’est pas la cause de l’exode.

      Alors, quelle est la cause de l’exode?

      @mariob : Non, les banlieues ne sont pas plus bétonnées que Montréal. Les secteurs industriels et commerciaux sont effectivement aussi bétonnés qu’à Montréal, ils sont même souvent beaucoup plus laids que ceux de Montréal, mais les secteurs résidentiels sont généralement beaucoup plus verts. Regardez les photos satellites avec un logiciel comme Google Earth pour voir l’évidence. Ils sont aussi généralement plus propres.

      Vous dites que des « études » montrent que la qualité de vie n’est pas meilleure dans les banlieues qu’à Montréal? J’imagine qu’on peut faire dire n’importe quoi à des études. J’ai habité à Montréal et à Laval, et mon expérience personnelle était que la vie à Laval était beaucoup plus agréable. Je considère de plus en plus que j’ai fait une erreur de venir vivre à Montréal.

      Vous parlez d’isolement des banlieues… c’est complètement ridicule. Il y a 400 000 personnes vivant à Laval et la densité moyenne est de 1641 habitants par kilomètre carré. Isolement? Nan sérieux, faut arrêter de dire n’importe quoi!

      Vous mentionnez la congestion automobile ingérable… Devinez quoi, je vais plus souvent à Laval pour faire mes achats qu’au Plateau ou au centre-ville. Je vais même plus souvent au cinéma et au restaurant à Laval qu’au centre-ville. Il y a généralement moins de problèmes de stationnement et la circulation automobile y est plus fluide. Cela me prend beaucoup moins de temps pour faire 20 km et aller au Carrefour Laval ou même à Terrebonne en voiture, que de faire 10 km pour aller au centre-ville en transport en commun. Le problème de congestion est à Montréal, pas en banlieue. Tant qu’on évite Montréal, ça va relativement bien.

      Vos commentaires sur les jeunes des banlieues qui seraient moins actifs, moins articulés, moins cultivés et avec une « forme physique compromise » à cause de leur incapacité à prendre l’autobus ou à cause du manque de mixité sont aussi complètement déconnectés de la réalité, pour ne pas dire complètement stupide. J’ai l’impression que vous vous imaginez la banlieue comme la campagne profonde.

      Sortez un peu de votre quartier et ouvrez-vous les yeux! Quand j’habitais à Laval, mes voisins à ma droite étaient un couple composé d’une Française et d’un Vietnamien. Trois maisons à ma gauche c’était des Haïtiens. Deux maisons plus loin, c’était des Italiens. Derrière c’était des Anglos et l’autre maison après c’était des Mexicains. Le dépanneur près de chez moi c’était un Libanais. En gros, il y avait au moins une personne sur trois qui était d’origine étrangère. Il y avait aussi toute une gamme de niveaux de vie ou d’éducation. La Française était une chimiste qui occupait un poste de cadre et le couple d’Haïtiens était des ouvriers qui travaillaient dans une usine. Difficile de faire plus mixte comme quartier.

      Il y avait aussi toutes les activités possibles et imaginables pour les jeunes dans un rayon de moins de deux kilomètres. Hockey, baseball, karaté, patinage artistique, tennis, il y avait une bibliothèque qui organisait régulièrement des soirées thématiques, il y avait les scouts, il y avait même un club d’échec. La seule chose qui manquait était le cinéma pour lequel il fallait absolument prendre l’autobus. Ah oui, c’est vrai… cela va peut-être vous surprendre, mais il y a des autobus dans les banlieues. Dans le cas de Laval, ils sont même moins chers qu’à Montréal!

      C’est vrai que pour les musées, le théâtre ou l’opéra, c’était un peu le grand vide et il fallait aller à Montréal. Sauf que des jeunes de 12 ans qui font des sorties avec les copains à l’opéra… heu… c’est un peu rare!

      Soyons réalistes, la banlieue est habitée surtout par des jeunes familles et elle se développe donc de façon à répondre aux besoins des jeunes familles. Par opposition, Montréal doit aussi prendre en compte dans son développement les besoins des industries, des commerces et des entreprises. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Pensez-y.

      Vous dites aussi que les gens en banlieue dépensent plus à cause de leurs voitures que ceux de Montréal pour l’hypothèque? Désolé, mais là encore c’est du gros n’importe quoi. La petite maison individuelle qui coûte 250 000$ à Laval coûte 350 000$ sur l’île de Montréal. En comptant le coût de l’hypothèque, cela veut dire que vivre à Montréal coûte un bon 150 000$ en plus. Je ne suis pas sûr que les 30 kilomètres à faire en moins par jour et la carte Accès Montréal arrivent à combler facilement ce 150 000$. Et là, je ne parle pas des taxes en plus à payer à Montréal à cause de l’évaluation foncière plus élevée.

      Bref, si l’on prend un regard objectif sur Montréal, il est évident que la ville est bien pour le jeune professionnel célibataire, c’est bien pour le jeune couple qui a envie d’une vie sociale électrique, c’est bien pour les familles pauvres qui n’ont pas les moyens de s’acheter une maison ou un condo, c’est bien pour les familles avec de très bons revenus qui peuvent se permettre un condo ou une petite maison à 500 000$ ou plus, c’est bien pour les entreprises et les commerces, mais pour les jeunes familles qui ont des revenus moyens et qui sont prêtes à sacrifier un peu de leur temps en déplacement pour le bien de leurs enfants, Montréal n’est tout simplement pas le bon endroit.

      Ce n’est pas les idées préconçues le problème, c’est la réalité.

      En passant, il y a des solutions pour Montréal, mais elles sont toutes plus ou moins extrêmes, elles demandent toutes des changements en profondeur. En lisant les billets et les commentaires, il est évident les gens préfèrent s’inventer des baguettes magiques, comme le transport en commun, plutôt que de voir la réalité.

    • @ 81970: Votre texte me laisse bouche bée…Je suis 100% en accord avec vos propos. Certains préfèrent rester dans le déni au lieu de voir la réalité.

    • @89170
      Bien d’accord avec vous.
      La maison de $350,000 est à RDP ou Kirkland en plus. Plus loin et plus difficile d’accès qu’une maison à Laval. A Ahuntsic, c’est $500,000 à $600,000.

    • @ 89170

      Avant de remettre en cause mon raisonnement, il aurait fallu bien lire mon commentaire. Je ne mets pas en opposition “la ville de Montréal” aux “villes de banlieue”. Je parle d’aménagement du territoire. Je l’ai spécifié deux fois. La quasi-totalité de votre réponse argumente contre des choses que je n’ai pas dit.

      Je vais tout de même faire quelques longues précisions:

      Au sujet de la verdure: les banlieues (et plusieurs quartiers de Montréal, souvent plus périphériques) sont des cancres pour les efforts de verdissement, mon point n’allait pas plus loin que cela. C’est très vert dans les quartiers résidentiels à faible densité (beaucoup moins dans ceux à plus haute densité), mais les artères commerciales, les grandes surfaces, l’aménagement des grands boulevards… Il n’y a aucun effort fait de ce côté. C’est une situation facilement remédiable, mais disons qu’un quartier très urbain, comme le Plateau, fait un effort soutenu de verdissement là où il est nécessaire (ruelle verte, fausses d’arbres, etc). Ce serait intéressant de voir la même chose dans les artères et centres commerciaux dans les quartier. Ce n’était pas un point que je voulais débattre plus qu’il faut. Et il n’est pas difficile de compter 400 arbres matures dans un vieux quartier établi, que ce soit hors ou sur l’île.

      “J’imagine qu’on peut faire dire n’importe quoi à des études.”

      Seulement si on s’amuse à les interpréter plus loin que leur conclusion, ce que je ne fais pas.

      “J’ai habité à Montréal et à Laval, et mon expérience personnelle était que la vie à Laval était beaucoup plus agréable. Je considère de plus en plus que j’ai fait une erreur de venir vivre à Montréal.”

      Franchement, chacun son truc. Des gens de Laval de mon âge qui ont déménagé à Montréal et qui déteste leur ville de naissance, j’en connais plusieurs. Et l’expérience d’une ville à l’autre dépendra beaucoup du quartier.

      “Vous parlez d’isolement des banlieues… c’est complètement ridicule. Il y a 400 000 personnes vivant à Laval et la densité moyenne est de 1641 habitants par kilomètre carré. Isolement? Nan sérieux, faut arrêter de dire n’importe quoi!”

      La densité ou la population totale ne donne absolument pas un portrait de l’aménagement du territoire. Un jeune de 16 ans à Laval dans une nouveau développement mal planifié, où il est seulement possible de sortir du quartier avec une automobile (de manière pratique et sécuritaire) sera isolé. Pareil pour une personne âgée qui ne veut ou ne peut plus conduire. Il n’y a rien de ridicule là-dedans. C’est un phénomène qui a été étudié. Ça ne veut pas dire que tout Laval est comme cela, comme je spécifiais dans mon commentaire, mais c’est une réalité de plusieurs développements.

      “Devinez quoi, je vais plus souvent à Laval pour faire mes achats qu’au Plateau ou au centre-ville”

      En quoi ça me concerne? Tant mieux si vous pouvez consommer proche de chez vous, c’est une bonne chose.

      ” Le problème de congestion est à Montréal, pas en banlieue. Tant qu’on évite Montréal, ça va relativement bien.”

      Bien sûr, si on évite un bassin de population de deux millions de personnes, ça se passe bien. Laval est loin d’avoir terminée sont développement, et ses infrastructures ne seront certainement pas adéquates face à une augmentation drastique de sa population, sans embourber sa croissance. Vous aurez beau déménager tout le monde dans une banlieue à faible densité, vous aurez toujours autant de monde pour congestionner un réseau routier. Ça n’y change rien.

      “Vos commentaires sur les jeunes des banlieues qui seraient moins actifs, moins articulés, moins cultivés et avec une « forme physique compromise » à cause de leur incapacité à prendre l’autobus ou à cause du manque de mixité sont aussi complètement déconnectés de la réalité, pour ne pas dire complètement stupide. J’ai l’impression que vous vous imaginez la banlieue comme la campagne profonde.”

      De l’un, vous me reprochez des choses que je n’ai pas dit, de deux, j’ai utilisé avec un soin le vocabulaire des études que j’ai lu à ce sujet. Si les études ne vous plaise pas, amusez-vous à attaquer leur méthodologie. Il est très facile de retrouver des publications à ce sujet. Je vous suggère http://scholar.google.ca/ si vous n’avez pas accès facilement à des publications.

      “Sortez un peu de votre quartier et ouvrez-vous les yeux!”

      Je ne crois pas avoir jamais discuté de la démographique ethnique des nouveaux développements. Mais enfin, statistiquement, il est vrai que les ethnies sont moins représentés au fur et à mesure que l’on s’éloigne des grands centres urbains. Enfin, si vous parlez de l’exposition à la différence, c’est un sujet bien plus large que d’avoir des voisins colorés.

      “Il y avait aussi toutes les activités possibles et imaginables pour les jeunes dans un rayon de moins de deux kilomètres.”

      Tant mieux si ce coin est vivant. Je n’ai aucune idée du secteur dont vous discutez, je ne vois pas de quoi vous tentez de me convaincre. En passant, une si grande concentration de service dans deux kilomètres carrés supposent une densité de population adéquate, et c’est exactement ce que je souhaite pour les développements en périphérie.

      “cela va peut-être vous surprendre, mais il y a des autobus dans les banlieues. Dans le cas de Laval, ils sont même moins chers qu’à Montréal!”

      Pouvez-vous citer l’endroit où j’ai dit que la ville de Laval n’avait pas d’autobus? Je ne me souviens pas avoir mentionné cela. Et non, les tarifs à Laval ne sont pas plus bas qu’à Montréal, du moins à tarif régulier. Par contre, mon point est que plusieurs développements sont impossibles à desservir adéquatement, ce qui crée une dépendance à la voiture. De plus, le taux d’utilisation du transport en commun diminue avec l’éloignement du centre. La Rive-Nord est le cancre de la région à ce niveau. C’est une simple statistique.

      “C’est vrai que pour les musées, le théâtre ou l’opéra, c’était un peu le grand vide et il fallait aller à Montréal. Sauf que des jeunes de 12 ans qui font des sorties avec les copains à l’opéra… heu… c’est un peu rare!”

      Non, à 12 ans, on va au biodôme, au jardin botanique, au musée des sciences, au planétarium, et on devrait aussi aller dans les musées d’art, tout comme au théâtre. C’est essentiel à être “articulé”.

      “Soyons réalistes, la banlieue est habitée surtout par des jeunes familles et elle se développe donc de façon à répondre aux besoins des jeunes familles.”

      Ce ne sont pas nécessairement les villes qui ne répondent pas aux besoins, c’est la forme que prend plusieurs nouveaux développements et l’aménagement du territoire.
      Mais si vous voulez mon avis personnel, au niveau culturel et éducationnel, les villes de la banlieue sont encore très dépendantes de la ville-centre. C’est une question de valeur personnelle, sur ce point.

      “Vous dites aussi que les gens en banlieue dépensent plus à cause de leurs voitures que ceux de Montréal pour l’hypothèque? Désolé, mais là encore c’est du gros n’importe quoi.”

      Savez-vous combien un ménage dépense pour une seule automobile, dans une année? le CAA a des chiffres intéressants à ce sujet. De 7000 à 15 000 dollars par année, en comptant la perte de valeur du véhicule. Sans cette dépense, vous pouvez facilement vous permettre 150 000 dollars de plus sur votre maison. Encore une fois, c’est une critique qui tient contre les développements où une deuxième et troisième automobile sont nécessaire pour élever une famille sans causer des problèmes de mobilité, et non une généralisation sur la ville de Laval.

      “pour les jeunes familles qui ont des revenus moyens et qui sont prêtes à sacrifier un peu de leur temps en déplacement pour le bien de leurs enfants”

      Opinion personnelle: le bien de l’enfant dépend beaucoup plus de la richesse de son milieu que le lieu de résidence en tant que tel (dans les limites où ce lieu est sain, bien entendu).

      Mario Bélanger

    • @ larousse_estdouce

      Le déni, c’est de refuser toute la littérature sur ces sujets. Montrez-moi des études qui prouvent le contraire de ce que je dis, et je pourrai changer d’idée. D’ici là, je préfère avoir une opinion qui repose sur des faits, et non sur des suppositions et de simples mœurs de vie.

      @ gl000001

      Et on ne trouve pas une maison à 200 000$ dans les banlieues immédiates. De plus, nul besoin d’une maison à un demi-million à Montréal pour élever une famille, même proche du centre. Il suffit de regarder ses options.

      Mario Bélanger

    • L’éternel débat banlieue vs Montréal devient un tantinet lassant!! Les perceptions véhiculées par certains citadins sur la banlieue est un manque d’incompréhension total du mode de vie des banlieusards!!

      @Mario B; Je vous prie de revoir vos croyances sur les enfants de la banlieue, car vous faites fausse route. Vous savez, ce n’est le tiers-monde hors de l’Ile!! Et tant qu’à faire revoir l’ensemble de votre discours, car en tant que banlieusard ce que vous véhiculé ne me rejoint aucunement, c’est même loin de la réalité que je vis…et j’suis certain de ne pas être le seul à le penser.

      M.Robidoux
      Boucherville

    • @ antiquebecor

      On aura beau répéter dix fois la même chose, étrangement les gens refusent de lire.
      Comme j’ai écris clairement plusieurs fois, je parle d’un type de développement particulier, et non des limites arbitraires de la ville centre et de la banlieue. Je parle du type de développement à fonction unique et faible densité, des quartiers enclavés et de l’absence de planification d’ensemble. Que ce genre de développement soit à Montréal, Laval ou Boucherville, ce n’est pas le point. J’ai spécifié dès de départ que je ne mentionnais pas la “banlieue”, dans le sens de “hors de l’île”, dans son ensemble, où il peut y avoir des quartiers bien planifiés. Et je parle de tendances, et non d’individus en particulier.

      Maintenant, si vous pensez que l’autonomie au niveau des déplacements, que la proximité et l’accessibilité des services, des loisirs, des institutions culturelles et éducatives n’affectent aucunement le développement d’un enfant, c’est votre affaire. Mais ne dites pas que c’est “de la croyance”. Il n’est pas difficile de trouver des dizaines d’études sur ce sujet, et la conclusion pointe toujours dans le même sens.

    • @Mario B “Maintenant, si vous pensez que l’autonomie au niveau des déplacements, que la proximité et l’accessibilité des services, des loisirs, des institutions culturelles et éducatives n’affectent aucunement le développement d’un enfant, c’est votre affaire. Mais ne dites pas que c’est “de la croyance”. Il n’est pas difficile de trouver des dizaines d’études sur ce sujet, et la conclusion pointe toujours dans le même sens.”

      Le lieu de résidence n’a rien à voir au développement des enfants….tout part des parents!!

    • @ antiquebecor

      “Le lieu de résidence n’a rien à voir au développement des enfants….tout part des parents!!”

      Les parents sont essentiels, c’est certain, et c’est le facteur déterminent.
      Mais bon, sur le lieu de résidence, c’est votre opinion, je ne vais pas en débattre plus longuement, mais je suis complètement en désaccord. C’est contraire à ce que nous enseigne la psychologie sociale.

      Mario Bélanger

    • Ouais, c’est sûr que Marie Plourde prend le métro ou le bus! Quels hypocrites “ces z’artistes” du plateau!

    • Depuis déjà quelques années, je suis déménagé de Montréal à Québec.
      AUCUN REGRET.
      Malgré les quelques défauts qu’on y retrouve, la vie y est nettement plus agréable.
      Pauvres montréalais, faut pas vous en faire, vous finirez par vous en sortir. Je sais pas quand, mais une année ça va arriver.

    • @mariob
      On parlait de $250,000. Seulement chez Proprio Direct, j’en vois 31 dans Laval. Juste des maisons, pas de condos. Et je n’ai pas regardé MLS ou peu-importe-comment-ca-s’appele-maintenant.

      “la psychologie sociale”
      Haha. Et la réalité sociale. Tous les enfants sur ma rue, ont un troupeau d’amis. Dans les deux parc-école près de chez nous, il y a toujours des enfants qui jouent à quelque chose, organisé ou pas. La piste cyclable passe près de chez nous. Il y a toujours des enfants dessus. La piscine publique est toujours pleine.
      D’après-moi, vos études ont étudié des banlieues pauvres près des grands centres urbains qui s’apparentent plus à des ghettos. Autour de Montréal, les banlieues sont uniformément aisées comparé aux USA.

    • @mariob

      Je serais curieux de jeter un oeil sur ces études qui démontreraient que les jeunes élevés en ville,présentent des avantages par rapport à ceux qui sont élevés en banlieue de cette même ville.

      Des liens?

      J’en serais surpris!

      ———————————-

      Concernant le sujet dans son ensemble,je crains qu’il ne soit possible de retenir les jeunes familles.C’est le prix à payer pour les grandes villes,que de voir les prix des immeubles augmenter sans cesse;dans un sens,c’est bon signe,car cela est un des facteurs venant démontrer la vitalité d’une métropole.C’est bête pour celui qui n’aime pas l’économie,la spéculation,mais en fait tout cela est plutôt positif.En fait Montréal demeure probablement une ville assez abordable,si on compare avec d’autres grandes métropoles du monde,voir même du Canada.

    • @mariob : Je suis quelqu’un qui aime le concret plutôt que les pensées abstraites. J’habitais dans le quartier de St-François. C’est un petit quartier résidentiel de banlieue tout ce qu’il y a de conventionnel. Le genre de quartier de faible densité où les enfants peuvent circuler à vélo. Des villes telles que Sainte-Thérèse, Blainville et même Terrebonne sont plus développées et offrent plus de services. Pourtant, tout ce qui était essentiel se trouvait à une distance de moins de deux kilomètres.

      Alors, afin de rester dans le concret et pour que je puisse comprendre, pouvez-vous maintenant me donner des exemples de ces quartiers résidentiels de Laval mal développés et mal aménagés où les gens sont isolés, où il n’y a rien à faire et où les jeunes voient leur forme physique être compromise?

      Et puis les sorties au Biodôme, au Jardin botanique, au planétarium, au musée et au théâtre, ce sont des activités organisées par les écoles et les parents. J’ai grandi à St-Léonard et aucun de mes copains n’a jamais fait une seule de ces activités en dehors de l’école ou du cadre familial. Être parent, cela ne veut pas juste dire laisser son enfant prendre l’autobus pour qu’il puisse aller s’éduquer lui-même! La seule activité qu’on faisait entre copains et qui ne pouvait être faite qu’à Montréal, c’était La Ronde.

      Vous parler de la « richesse du milieu », mais ça aussi ce n’est qu’une idée abstraite qui est belle sur papier, mais qui en fin de compte est complètement vide. Soyez concret! Ce n’est pas avec des mots abstraits que vous allez convaincre qui que ce soit.

      Finalement, je ne sais pas comment la CAA est arrivée à ses chiffres, mais je ne dépense pas 15 000$ par année pour ma voiture! En comptant l’essence (je suis travailleur autonome et je conserve tous mes reçus d’essence avec un journal de bord pour calculer ma part déductible pour impôt), les assurances, l’immatriculation, l’entretien et la perte de valeur, j’arrive à environ 5000$ par année (environ 10 000$ de dépréciation sur 5 ans, 675$ d’assurance, 318$ pour l’immatriculation, 1412$ en 2012 pour l’essence, environ 2500$ en entretien, réparations et pneus pendant ces 5 ans). De plus, même en ville, ne pas posséder de voiture est très limitatif.

    • La ville de Montréal doit être reconnue pour ce qu’elle est c’est-a-dire une Ville bilingue. Ignorer 50% de la population de l’île n’a aucun sens.
      Lorsqu’on dit que Montréal est une Ville francophone c’est la que nous faisons erreur. Il faut plutôt être fier et encourager sa diversité culturelle et économique afin que tous,francophones,anglophones et allophones puissent s’y épanouir et se sentir partie prenante dans cette Ville. Tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas corrigé cette anomalie Montréal continuera a se morfondre et a faire du sur place. Excusez mon manque d’accents graves.

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