Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine, James McGregor, urbaniste, gestionnaire en milieux public et communautaire, expert en politiques et financement de l’habitat et du développement urbain, se prête au jeu.

L’année 2013 est celle des élections municipales. Le choix du maire a beaucoup (trop?) d’impacts sur l’administration municipale – le maire nomme ses collaborateurs – élus, attachés politiques, hauts fonctionnaires – donne le ton et fixe les priorités. Le maire de Montréal devient également le premier élu de l’arrondissement Ville-Marie, de l’agglomération et de la CMM.
Malgré la négligence chronique des pouvoirs politiques à Québec et les défaillances de son administration, Montréal continue à attirer et à se réinventer. Ce sont ses résidents et ses entrepreneurs, petits et grands, privés, sociaux et culturels qui demeurent sa force. Mais ils ne peuvent pas remplacer la municipalité dans sa fonction fondamentale : assurer des services de qualité (trottoirs, circulation, sécurité, déchets…) aux citoyens, aux entreprises et aux institutions.
Ce dont Montréal a besoin en 2013 c’est d’un maire dont la première préoccupation sont les services publics et en priorité, les trottoirs. Bordure de rue en béton ou pavés, ils sont utilisés quotidiennement par des millions de Montréalais et de visiteurs. Ils sont utiles aux jeunes, aux vieux, aux handicapés, sont propices à une meilleure santé et aux échanges humains. Nos trottoirs devraient être plus larges, sans trous ou ruptures, et agrémentés d’un mobilier urbain généreux et beau. S’occuper de cette infrastructure négligée c’est se préoccuper des Montréalais et ce faisant, donner un ton à tout l’appareil municipal.
Sa deuxième priorité doit être l’amélioration du transport en commun – meilleurs bus, taxis collectifs, trains améliorés, métro fiable et agrandi. Cela profitera aux automobilistes aussi et nous préparera aux grands chantiers à venir : Champlain, Turcot et Métropolitain.
Troisièmement, les changements climatiques étant réels et pressants, le maire fera la de lutte aux ilots de chaleur sa troisième priorité – couverture végétale, toitures réfléchissantes, fontaines et zones de répit.
Finalement, c’est à la région que les grandes questions se jouent maintenant (plan d’aménagement, transport en commun, réfection des axes routiers, environnement et changements climatiques). Le maire de Montréal doit savoir s’allier à ses collègues et agir de façon unie face au gouvernement du Québec.
Avec des préoccupations si terre-à-terre, notre maire saura naviguer plus clairement ce paquebot si bancal, mais si vivant à travers les nombreux défis qui nous attendent!

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tonyverdechi
4 février 2013
08h17
«Le choix du maire a beaucoup (trop?) d’impacts sur l’administration municipale – le maire nomme ses collaborateurs – élus, attachés politiques, hauts fonctionnaires – donne le ton et fixe les priorités. Le maire de Montréal devient également le premier élu de l’arrondissement Ville-Marie, de l’agglomération et de la CMM.»
C’est vrai pour tous les paliers. Notre système n’est pas si démocratique que cela. Nous sommes en monarchie électorale…
Au gouvernement, le premier ministre et les ministres sont du parti au pouvoir. La nomination des sous-ministres ainsi que des sous-ministres associés est aussi partisane. Inutile de vous dire que partout en haut, après deux mandats, c’était tapissé libéral mur-à-mur…
Soit on enlève l’influence sur la nomination des SMA et SMA associés, soit on limite un candidat à deux mandats et le parti à trois. Personnellement, j’opterais pour une combinaison des deux solutions.
re3e
4 février 2013
08h56
tant qu’on aura pas un maire pour l’ile , et une petite armee de troll d’arondisement , faire des elections a montreal n’est qu’une depense ehonte de ressources publique et un ecran de fumme gestionaire pour cacher les vrais problemes , tant que les ficelles de mtl seront tires de quebec par le marientiste marceau , la question de gouvernance et representativite a montreal ne sera qu’un veux pieux , il y a 10 12 ans on s’est arrange pour que la ville soit ingereable , maintenant c’est le temps de payer les pots casses , et jamais au grand jamais quiconque ne se montrera responsable dans la grande cour de recreation de la politique quebecoise , on vas plutot avoir droit a un festival du “c’est pas moi c’est lui ” , comme d’habitude
alors serieusement pourquoi valider cette mascarade en perdant temps argent et zen en allant voter pour un quelconque representant de ce club de bouffons sans honte ?
tom bombal mtl
_renaud
4 février 2013
09h26
Assez d’accord avec M. McGregor, Montréal doit s’attaquer aux défis terre-à-terre.
Quand les gens parlent des besoins de Montréal ils parlent souvent de grands projets inspirants et rassembleurs ou de trucs de moindres importances comme la bouffe de rue.
La réalité c’est que les besoins de Montréal c’est au niveau des infrastructures et du transports en commun. C’est ça qui a été négligé depuis trop longtemps. C’est vrai que ce n’est pas sexy et que ce n’est pas le genre de choses qui va attirer les touristes mais ça doit être fait.
nike
4 février 2013
10h02
Je suis même persuadé qu’une bonne partie des autres préoccupation trouverons plus facilement un solution une fois les priorités bien géré.
Vous voyez bien Mr Cardinal c’est plate qu’en je suis d’accord.
;-p
Bernard théroux
Hochelaga
rogerheb
4 février 2013
10h40
Petite suggestion,
Montréal devrait être reconnue comme ville bilingue car c’est ce qu’elle est.
Arrêter les attaques non fondées au sujet de la communauté anglophone de montréal.
Vivre et laisser vivre!
marcelleduc
4 février 2013
11h02
Des idées simples, réalisables, pratiques, la semaine commence bien, mais combien d’études, de consultations, pour en arriver à les concrétiser?
M.Leduc
rogerheb
4 février 2013
12h42
Pour répondre a votre questionnement il serait bon de consulter le livre de Peter F Trent La folie des grandeurs. Ce livre contient plein de solutions qui peuvent sortir Montréal de son marasme.
laurentkar
4 février 2013
14h07
Autre élément concret à améliorer: la qualité de l’air.
Montréal a le second pire taux de particules fines au Canada, après Sarnia. Les foyers au bois seraient responsables de 40% de ces particules fines. Il serait temps d’agir avec plus de vigueur à cet effet.
legada
5 février 2013
06h21
Il ne faudrait pas oublier ce qu’on a commencé à réparer après des années de négligence les infrastructures souterraines, soit les égouts et les aqueducs. C’est un quatrième volet à ne pas oublier
La rivière créé par la négligence de l’homme la semaine dernière va couter des millions à la ville de Montréal. Il y a des lois physiques qu’il faut respecter et quand la rouille a amincie le métal d’une conduite au point que c’est le sol qui l’empêche d’exploser on a un problème. Et il est fort probable que ce problème est présent ailleurs.
L’eau n’apparait pas par magie dans nos robinets et ne disparait par magie dans nos toilettes.
madshuss
5 février 2013
15h42
M. Cardinal,
Je suis entièrement d’accord avec M. McGregor. Il me semble qu’il y a quelques années un poste de responsable de la mobilité durable avait été créé : cette personne devait réviser tout projet pour suggérer des améliorations visant la mobilité (piétons, cyclistes, etc.) et la qualité de vie.
Or, uniquement dans la dernière année la Ville a repavé les rues Gauchetière entre University et Beaver Hall ainsi que Square Phillip entre René-Lévesque et Cathcart. Quel est le point commun de ces deux chantier? Les rues ont été repavées à la même largeur, alors que les trottoirs sont trop étroits (sur Gauchetière à la sortie de la gare et du terminus centre-ville en plus!). Gauchetière compte des voies de stationnement de chaque côté en plus de près de 3 voies de circulation! Sur Square Phillip, les piétons louvoient entre les fosses d’arbres alors que les voies de circulation sont presque double largeur! Et au coin René-Lévesque, il y a un beau stationnement à angle qui fait qu les piétons doivent faire un détour pour arriver à l’intersection…
Autres aberrations :
- pas de feux pour piétons au coin Ste-Cath et McGill Collège!
- pas de feux pour piétons aux intersections à la sortie du terminus Centre-ville!
- les trottoirs entre le terminus centre-ville et René-Lévesque : tout juste assez large pour 2 personnes, et encore!
- réaménagement du Square Dominion : on a interdit le stationnemenrt de chaque côté, mais on n’a pas réduit la largeur des voies en élargissant le parc. Résultat : une piste de course où on circule à deux de large! Bonjour le respect du passage pour piétons quand un VUS ou un camion bloque la visibilité.
On ne parle pas ici de millions de dollars, mais de choses qui pourraient réellement améliorer la qualité de vie (sans parler de la sécurité).
Il y a des solutions si simples, mais il faut que les décideurs utilisent les trottoirs et autres pour voir les aberrations. Présentement, les aménagements semblent décidés par des gens qui n’ont aucune notion d’urbanisme.
La Ville parle de prioriser les transports actifs, mais malheureusement ça ne paraît pas dans certains projets tout simples.
B. Mathieu
bret
6 février 2013
11h53
madshuss: Je suis totalement d’accord avec vous en ce qui concerne les aberrations à propos des trottoirs. Je suis tout à fait d’accord avec le fait que l’on plante des arbres pour verdir la ville, mais les fosses d’arbres ne doivent pas devenir un obstacle pour les piétons.
Les trottoirs sont souvent étroits et les piétons doivent faire une course à obstacle pour éviter les fosses d’arbres sans grillages (un piège pour trébucher ou se fouler la cheville), les poteaux des lampadaires, les poteaux électriques, les parcomètres, les abribus, parfois des terrasses de restaurant, des sacs de déchets des commerces, les bornes fontaines, les files d’attentes pour des bars/salles de spectacles/restaurants, les poubelles publiques, etc. La liste pourrait être longue! Bref, on envoie le message que l’espace de circulation pour piétons qu’est le trottoir n’est pas important.
Un cas qui m’agace particulièrement est sur la rue Saint-Denis dans le quartier latin. Il y a une circulation piétonne importante à certains moments, mais les trottoirs y sont étroits et bourrés de fosses d’arbres!
aladerive
16 février 2013
09h44
Montréal ne sait plus comment et quoi faire avec ses priorités. L’Administration met ses énergies un peu partout pour faire plaisir à un peu tout le monde. Le résultat est frappant, ça ne marche pas et les citoyens sont mécontents.
La Ville centre devrait mettre ses efforts que sur 2 ou 3 enjeux qui lui sont important, dont le transport en commun. Nous pourrions rapidement rencontrer des améliorations.
Pour agir concrètement dans le quotidien des citoyens, comme par exemple les îlots de chaleur, ce sont les arrondissements qui le peuvent le faire. Le problème, c’est qu’on ne leur donne pas de budget pour réaliser des projets et ils doivent quêter à la Ville centre le moindre sous. Malheureusement, ça se termine trop souvent par un refus.