Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Lundi 7 janvier 2013 | Mise en ligne à 7h59 | Commenter Commentaires (24)

    Yves Bellavance: «S’occuper d’autres choses que des nids-de-poule!»

    Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin, concrètement. Cette semaine, Yves Bellavance, coordonnateur de la Coalition montréalaise des Tables de quartier, se prête au jeu.

    YBMontréal n’est pas une ville comme les autres. Si un quartier comme Côte-des-Neiges était une ville, celle-ci se classerait au dixième rang des municipalités québécoises en terme de population. Voilà pourquoi Montréal est une métropole.

    Et en tant que métropole, elle a des responsabilités particulières qui nécessitent une planification intégrée, un plan de match.

    Il y a des enjeux qui s’imposent d’eux-mêmes : le développement économique, le transport, les services de base, la fiscalité. Mais nous entendons rarement parler de développement social. Pourtant, 29% de la population montréalaise vit sous le seuil de faible revenu et 40% des travailleurs gagnent moins de 20 000 $ par année.

    Ça fait beaucoup de monde qui en arrache. Beaucoup de gens pour qui le logement bouffe la plus grande part du budget, mais qui s’alimentent peu et mal. Des gens qui ne peuvent se payer le transport en commun sur une base régulière, qui n’inscrivent pas leurs enfants à des activités sportives ou culturelles, qui vivent le long des voies routières qui polluent poumons et oreilles.

    Comment se fait-il que le sort du tiers de la population n’occupe pas davantage l’espace public? Montréal ne peut se préoccuper que des nids-de-poule! En tant que métropole qui s’assume, Montréal doit travailler à l’amélioration de la qualité de vie de tous ses citoyens. Sur ce plan, Montréal a des atouts : une riche diversité ethnique et culturelle, un réseau d’organismes de la société civile dynamique et reconnu sur la scène internationale pour ses pratiques innovantes (culture, environnement, économie sociale, communautaire, tables de quartier).

    On rêve tous d’habiter une ville, un quartier où il fait bon vivre : avoir un emploi, un logement décent, des services à proximité, se divertir. Voilà le défi de la métropole!

    Pour réaliser ce défi, Montréal devra oser. Oser prendre le temps de bien faire les choses. Oser placer la qualité de vie (dans une perspective de développement durable) en tête de liste. Oser avoir un préjugé favorable pour sa population plus défavorisée. Oser impliquer la population dans ses décisions. Oser s’appuyer sur les forces de la société civile. Oser se mobiliser afin d’obtenir des engagements de Québec et d’Ottawa. Oser innover (amener les promoteurs à construire du logement pour les familles, adopter des mesures qui permettent à un quartier de se doter des services de base, etc.). Oser tourner le dos aux éteignoirs de l’imagination en matière d’aménagement urbain et d’architecture.

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    • C’est quoi le rapport entre la qualité de vie et la diversité ethnique et culturelle en tant que soit disant atout? Que je sois un Québécois francophone, allophone, ou anglophone, cela ne change rien a mes besoins personnels qui sont d’abord et avant tout humains.

    • S’occuper des nids de poule permet de détourner une partie de l’argent vers le financement occulte du parti politique au pouvoir. Un parti riche est un parti élu.

      Mais il n’y a pas que les nids de poule, loin s’en faut! Aménagement de trottoirs, vente de terrains, c’est à votre bon vouloir, comme on dit.

      Cela dit, avec les sommes impliquées dans le déneigement de la métropole, est-ce que le principe de l’argent sale et de l’enveloppe brune y est aussi appliquée?

    • “C’est quoi le rapport entre la qualité de vie et la diversité ethnique et culturelle en tant que soit disant atout?”

      Une diversité culturelle apporte des bienfaits à une ville: des restaurants offrant un choix de cuisine ethnique authentique, une ouverture sur le monde et la différence, etc.

    • Si la Ville ne faisait que s’occuper des nids-de-poule, il n’y en aurait plus. Il y en a un chronique sur Papineau dans le nord qui revient à tous les 3-4 mois parce que pas arrangé définitivement. C’est partout comme ça. Donc ça prouve qu’il font autre chose.
      De toute façon, l’exemple n’était pas bon. Ce ne sont pas les cols bleus de le Voirie qui font du développement économique.

      @atchoum
      Je vois des camions identifié au nom de Louisbourg qui font du déneigement. Je crois que votre question est très à-propos.

    • Je suis d’accord que la diversité culturel, jumelée avec la capacité de ces cultures à cohabiter harmonieusement, est une richesse pour une métropole.

      Mais pour le reste du texte, de vagues belles intentions tirées du discours classique de la gauche…

      Montréal est une ville, pas un état. Oui il faut s’occuper d’autre chose que des nids-de-poule. Mais en même temps, si la ville ne s’en occupe pas de ses nids-de-poule et de ses égouts, personne ne va le faire à sa place.

    • Lors du congé de Noël , plusieurs patinoires extérieures étaient enneigées ou tout simplement fermées car le personnel d’entretien de la ville était affecté au déneigement. Comme s’il était impossible pour certains de planifier et de faire deux choses en même temps; minable.

    • Il faudrait un(e) premier(e) ministre originaire de Montréal (ou si c’est quelqu’un de Montréal, que çe soit pas quelqu’un qui a seulement vécu à Westmount ou Outremont). Le tiers de la population du Québec vit à Montréal et les environs immédiats, mais comment se fait-il que les dirigeants au provincial soient pratiquement tous de l’extérieur? Pauline? Né à Québec. Charest? Né à Sherbrooke. Landry? Lanaudière. Bouchard? Lac Saint-Jean. Difficile de leur faire comprendre la complexité de Montréal à des gens qui ne vivent pas cette complexité.

      Je l’ai déjà dit directement à François Legault dans une rencontre de la CAQ: si on veut régler les problèmes au Québec, il faut commencer par régler les problèmes de Montréal. Les problèmes d’intégration, les ghettos, les « guerres de langues », l’exode des francophones, il est temps d’avoir une discussion franche à ce sujet.

      Par contre, depuis deux ans, on peut dire que ça commence à s’améliorer: la RIO fait des efforts pour avoir des activités dans l’est, il y a de plus en plus d’activités dans le Vieux Port, la consultation Demain Montréal a été très intéressante. Ce qui manque, c’est une reconnaissance de la part du gouvernement à l’effet que la situation de Montréal n’est pas la même que Québec ou Gaspé.

      – Pascal Robert, Montréalais depuis 37 ans.

    • @elvisrobert
      Et au PQ, il n’y a aucun députés de Montréal, ni de ministre ? Je crois qu’on sur-estime le pouvoir du premier ministre. Il délègue beaucoup plus qu’on pense.

    • larousse_estdouce

      “Une diversité culturelle apporte des bienfaits à une ville: des restaurants offrant un choix de cuisine ethnique authentique, une ouverture sur le monde et la différence, etc.”

      Je suis en désaccord avec vous. Le fait que j’apprécie particulièrement la cuisine de chez Momoye (restaurant tamoul) n’améliore en rien ma qualité de vie ni celle de mes concitoyens. Donner de la nourriture à ceux qui n’ont pas les moyens d’en acheter ou offrir des aliments santé, ça c’est une augmentation de la qualité de la vie.

      De plus, il est faux de dire que la diversité culturelle amène une ouverture sur le monde. On peut très bien cotoyer différentes cultures au quotidien et les détester et vice versa. De plus, la “différence” et l’”homogénéité” ne change rien au fait qu’une population vive bien ou non, l’important étant que les membres d’une population aient des relations harmonieuses entre eux qu’ils soient différents ou soit disant semblables (la différence n’étant pas seulement culturelle).

    • Effectivement, il y a un peu plus de ministres de Montréal dans le gouvernement actuel. Quoi que ma députée, Nicole Léger, est ministre (et l’a été dans l’ancien gouvernement péquiste de Landry) et on ne peut pas dire que P.A.T. s’est ben ben amélioré… Mais une partie du problème est justement que sur l’île, les mêmes endroits votent pour le PQ et le PLQ élections après élections, donc ce n’est pas un enjeu électoral… Et les deux principaux partis municipaux sont des extensions des partis provinciaux (Union Montréal, c’est plein d’anciens libéraux, Vision Montréal c’est plein d’anciens péquistes), et je ne crois pas que ça soit une bonne chose.

      La montée de QS, Aussant qui va se présenter à Montréal, Project Montréal, la CAQ, c’est une façon de faire changer les choses.

      Et en lisant le livre de Peter Kent sur les fusions, on voit bien que d’avoir plusieurs péquistes montréalais n’est pas une bonne chose, car pour eux la solution c’est de tasser les anglophones et les allophones qui penchent vers l’anglais, plutôt que d’essayer de trouver une harmonie. La stratégie du PQ ne fonctionne pas, pour avoir fait mon secondaire à Saint-Léonard de 1988 à 1992, je dirais même que ça empire les choses.

      En même temps, pas évident de faire les changements. Un exemple: l’arrondissement PAT/RDP veut faire une piste cyclable le long de St-Jean-Baptiste au complet, car c’est l’un des seuls liens (et le seul en axe nord-sud) entre les deux arrondissements. Et naturellement il y a des opposants (principalement un gros concessionnaire automobile…) au projet…

    • @bonserge,

      «Montréal est une ville, pas un état.»

      D’un point de vue strictement légal, vous avez raison. Mais dans les faits, quand le tiers de la population habite cette ville, cela change un peu la donne. Et historiquement, ce sont d’abord les villes qui ont constitué les Etats. Il faudra bien qu’un jour les habitants du Québec finissent par reconnaître le statut particulière de Montréal autrement que pas des titres honorifiques ou la nomination de ministres pantins sans réel pouvoir de changer quoique ce soit.

      C’est bien beau de vouloir niveler tous les problèmes à un seul dénominateur commun, mais ça ne fonctionnera jamais pour Montréal.

    • Elvis Robert

      “on voit bien que d’avoir plusieurs péquistes montréalais n’est pas une bonne chose, car pour eux la solution c’est de tasser les anglophones et les allophones qui penchent vers l’anglais, plutôt que d’essayer de trouver une harmonie.”

      Affirmation gratuite à laquelle on peut répondre de la même façon: on voit bien que d’avoir plusieurs libéraux montréalais n’est pas une bonne chose, car pour eux la solution c’est de tasser les francophones et les allophones qui penchent vers le français, plutôt que d’essayer de trouver une harmonie.

    • dcsavard

      Vous avez entièrement raison sauf sur un point: c’est plutôt un peu moin que 20% de la population qui habite la ville de Montréal. Pour la région métropolitaine, c’est autre chose bien entendu.

    • Hermyy

      « plutôt que d’essayer de trouver une harmonie.” »
      .
      Expliquez-nous en quoi ignorer la langue officielle du Qc depuis 35 ans et s’obstiner à ne parler qu’anglais est une façon de trouver une harmonie?

    • «S’occuper d’autres choses que des nids-de-poule!»

      Même ça, ils n’y arrivent pas, alors ! ….

    • Plus sérieux : et comme le disait si bien monsieur Descôteau du « Devoir », le redressement de Montréal ne saurait être l’affaire d’une seule personne, Québec devra s’investir sérieusement d’une manière ou d’une autre.

      Par un pouvoir de taxation, par exemple ??

    • dcsavard

      Je ne suis pas en désaccord avec ce que vous dites. Mais si on veut élargir le mandat de Montréal par rapport à celui des autres municipalités, il faudrait aussi élargir son budget.

      Oui il y a plus de problèmes sociaux à Montréal qu’ailleurs pour pleins de raisons, mais s’attaquer à ces problèmes, dans l’organisation actuelle des choses, relève surtout des budgets provinciaux.

      Ça ne veut pas dire que la ville ne peut pas s’impliquer dans le plan de match. Mais elle devra toujours s’en remettre à quêter au provincial pour tout ce qui dépasse les nids-de-poules et les égouts (j’exagère un peu là, mais c’est ça l’idée).

    • “amener les promoteurs à construire du logement pour les familles”

      Bien sûr l’auteur met ici le doigt sur un problème dont tout le monde est pas mal conscient… c’est clair que les promoteurs suivent bêtement les tendances. À Montréal on construit presque qu’uniquement du condo. Les promoteurs auraient besoin d’un petit incitatif pour se risquer à développer un marché différent sur l’île, plus adapté aux familles.

      Mais je ne vois aucune solution qui n’implique pas de $$$.

      Dans le reste de la province, ce n’est pas un problème de construire pour les familles. On achète des terres agricoles à pas cher et on plante des unifamiliales dessus. Sur l’île de Montréal c’est pas mal plus compliqué.

    • atchoum

      Lisez mon message comme il faut avant de faire des commentaires dessus.

    • @bonserge,

      je crois que nous nous entendons sur le fond. Montréal fait face à l’ensemble des problèmes de la province au complet. En ce sens, elle ne peut se comparer à la majorité des autres villes. D’où la nécessité d’un statut particulier. Et comme vous dites, cela doit s’accompagner des budgets conséquents. Historiquement, c’est ce que les fusions étaient supposer régler. Et historiquement, l’union des municipalités s’est toujours objectée à un statut particulier pour Montréal, chaque maire s’empressant de réclamer un traitement équivalent dès qu’il s’agissait de donner quelque chose à Montréal. C’est aussi pour régler le problème d’un pacte fiscal que le gouvernement du Québec sous Bernard Landry avait pondu la Cité du multimédia, sous couvert de promotion de l’industrie. Il s’agissait bien plus de débarrasser la ville d’un problème encombrant avec des édifices qui lui pesaient fiscalement sur les bras et que des agents immobiliers se vendaient les uns aux autres pour soustirer les commissions sur les ventes de la ville de Montréal. On voit qu’il fallait alors faire des contorsions impossibles pour masquer les raisons sousjacentes à tous ceux qui seraient venus faire les piques-assiettes aux portes du gouvernement. Et c’est là que je dis qu’il faudra bien un jour que le Québec finisse par comprendre ce qu’est Montréal et que non, il n’y a aucun avantage pour quiconque à ce que Montréal dépérisse.

      D. Savard

    • Hermyy, vous dites:

      “De plus, il est faux de dire que la diversité culturelle amène une ouverture sur le monde. On peut très bien cotoyer différentes cultures au quotidien et les détester et vice versa. De plus, la “différence” et l’”homogénéité” ne change rien au fait qu’une population vive bien ou non, l’important étant que les membres d’une population aient des relations harmonieuses entre eux qu’ils soient différents ou soit disant semblables (la différence n’étant pas seulement culturelle).”

      Mes enfants vont à l’école St-Clément, à Mont Royal. Ils y cotoient depuis l’âge de 5 ans des enfants d’origine (première, seconde ou troisième génération) chinoise, francaise, américaine, libanaise, syrienne, grecque, italienne, égyptienne, etc… Si vous ne pensez pas que cotoyer des enfants d’une autre culture dès un si jeune age est propice a développer une ouverture sur le monde et n’encourage pas a traiter les gens de toutes origines commes des égaux (en fait, à ne pas faire de distinction sur cette base) vous errez. Faites-les vivre pendant 20 ans à Blainville, et transplantez-les à Montréal par la suite, et effectivement le choc culturel risque d’etre plus grand, et de ne pas favoriser des relations harmonieuses avec les “étranges”. Mais faites-les vivre dans un quartier multiethnique de Montréal, et vous venez de changer la donne.

      Et oui, la présence de restos tenus par des gens d’origine autres que québécoise améliore votre qualité de vie, ainsi que celle de vos concitoyens, à moins d’etre du genre a se contenter d’un club sandwich (et al, vous savez de quoi je parle..) a chaque diner, comme les habitants de bleds perdus …

    • guygadbois

      Si je comprend bien votre logique, il serait bon de vous faire cotoyer des gens vivant à Blainville pour vous ouvrir sur “le monde” afin de comprendre que ce n’est pas parce quelqu’un habite dans un millieu soit disant homogène que cela signifie qu’il est nécessairement fermé sur le monde et qu’il se contente de club sandwichs…

      De plus, il est faux de penser que le seul fait qu’un citoyen soit né à l’extérieur du pays fasse de lui une représentation “du monde”, surtout lorsque ce sont des enfants qui grandissent ici et qui vont à l’école ici, sans compter les immigrants de longue date. Vous croyez vraiment qu’un Québécois d’origine italienne de la 4ième génération ait quoi que ce soit à voir avec les Italiens même s’il existe des ressemblances? “Le monde” ne se limite pas à des individus qui sont nés à l’étranger (ou leur parents). Le “monde”, c’est non seulement les gens qui vivent ici peu importe leur culture, mais également ceux qui vivent dans les autres pays avec lesquelles vous n’avez jamais ou presque entré en contact (impossible de connaitre tout le monde sur la planète même pour les plus grands voyageurs). Nombre d’immigrants en ont d’ailleurs assez d’être considérés en tant que soit disant ambassadeurs de leur pays d’origine par des gens qui se pêtent les bretelles en se croyant plus ouvert sur le monde que leur voisin.

      Je répète donc mon opinion: la diversité (ou l’homogénéité d’ailleurs) est en aucun cas un indice de qualité de vie (que ce soit en terme positif ou négatif).

    • @M. Bellavance : Nous rêvons tous d’habiter une ville où il fait bon vivre, mais au final une ville est surtout la somme des individus qui la composent. Un maire, des projets et des lois ne servent à rien si les individus ne veulent pas faire leur part et désirent seulement recevoir des autres. Ce n’est pas à « Montréal » d’oser, mais à ses citoyens.

      M. Bellavance, au lieu de quémander de l’aide des autres pour améliorer la situation de ceux qui en arrachent, pourquoi ne pas jouer un rôle de leader vous-même? Faites en sorte qu’ils puissent s’en sortir grâce à leurs propres efforts. Encouragez-les à créer leur propre emploi, faites-les s’unir pour qu’ils deviennent propriétaires d’une coopérative d’habitation, organisez une communauté pour qu’elle se développe et s’entraide elle-même! Cela ne devrait-il pas être le véritable rôle d’une table de concertation?

      Aider les gens à s’en sortir par eux-mêmes est pour moi la seule solution durable. Ce n’est pas en donnant un poisson que les gens s’en sortent, c’est en leur apprenant à pêcher.

      @guygadbois : Les personnes les plus racistes que j’ai connues étaient justement des gens qui étaient plongés dans le multiculturalisme. Certaines personnes sont à l’aise avec le multiculturalisme, ils aiment la diversité et se sentent chez eux n’importe où, d’autres ont besoin d’un environnement social tissé serré et se sentiront toujours comme des étrangers s’ils vivent dans une société trop hétéroclite. Ils n’auront jamais cette sensation nécessaire d’être « chez soi ». Vous vous pouvez peut-être l’avoir dans une société multiculturelle, d’autres ne l’auront jamais.

      Ces besoins individuels différents ne sont pas une question d’éducation, ils sont simplement le résultat de qui les gens sont. Les individus sont différents et n’ont pas tous les mêmes besoins. C’est une chose qu’il est impossible de changer. En faisant la promotion de votre idéal social du multiculturalisme, vous répondez peut-être à vos propres besoins, mais vous ignorez ceux des autres.

      Un peu de multiculturalisme est d’acceptable par tout le monde et est effectivement un plus à la vie quotidienne, mais trop de multiculturalisme détruit la cohésion sociale et devient très nuisible. Je crois que pour qu’une ville soit harmonieuse, un juste milieu est nécessaire.

    • Hermyy, effectivement la stratégie de ne rien faire du PLQ n’est guère mieux. J’ai vécu dans presque tous les quartiers de l’est de Montréal (Maisonneuve, Rosemont, St-Michel, Saint-Léonard, Mercier, Pointe-aux-Trembles, Montréal-Nord) et je dois constater que la loi 101, qui était plus que nécessaire, est un certain échec au niveau de l’intégration. Ah, c’est un succès au niveau des communautés qui avaient déjà un penchant vers le français (Haitiens, Marocains, etc.) mais dans d’autres communautés, c’est un échec. Ah oui, la plupart sont allés à l’école en français mais le reste de leur vie, ils le font en anglais.

      Pour moi, une intégration réussie, c’est des nouveaux arrivants qui acceptent la culture prédominante sans négliger leurs origines. C’est pour ça qu’il faut y aller par la culture et d’autres moyens. Encore une fois, oui la Loi 101 était nécessaire, mais plutôt que de faire une loi 101 plus restrictive, il faudrait y aller avec d’autres approches.

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