Le blogue de François Cardinal

Archive du 17 décembre 2012

Lundi 17 décembre 2012 | Mise en ligne à 15h54 | Commenter Commentaires (21)

Quand Jean Drapeau nous donne des leçons de démocratie…

Curieux, tout de même.

Voici une vidéo produite en 1955 par «une équipe mobile de l’ONF» où l’on voit «son honneur le maire Jean Drapeau» et le directeur adjoint de l’urbanisme expliquer les grandes lignes du «plan d’ensemble» de circulation de Montréal.

Si l’on excepte la première partie douteuse (vous pouvez sauter à 3:50 si vous le souhaitez), on retrouve dans ce «reportage éclair sur un aspect de la vie canadienne» un bon exemple de ce qu’une administration ouverte et transparente pourrait faire – aujourd’hui, en 2012 – pour présenter aux citoyens son plan de transport, de développement durable, de développement économique, etc.

Luc Ferrandez, d’ailleurs, avait tenté l’expérience l’an dernier, afin de présenter son bilan de mi-mandat. Une réussite, je trouve.

À Montréal, il est vrai, on offre la webdiffusion du conseil municipal et, depuis peu, des séances du comité exécutif. Mais bien franchement, qui va regarder cela? À part les membres du comité exécutif et leurs familles, je veux dire?

C’est long, fastidieux, et tout le monde sait que les décisions plus délicates ou controversées seront prises derrière des portes closes. Une surabondance d’information n’est pas nécessairement synonyme de transparence.

Pourquoi ne pas plutôt profiter de la technologie pour ramener un peu de pédagogie à l’hôtel de ville? Comme le faisait René Lévesque avec son tableau noir (ça aussi, Ferrandez l’a fait, mais avec un tableau blanc et un mauvais éclairage…).

Et je souligne le mot «pédagogie», car je ne parle pas de corporatisme, comme celui qui dégoulinait des chroniques du maire Tremblay dans le journal Métro. Je ne parle pas non plus de ces vidéos complaisantes entièrement faites par ordinateur où l’on surutilise le vert et le mot «convivial», comme ici pour présenter le nouvel échangeur Turcot.

Je parle d’un véritable exercice d’explication, une clarification de concepts et de documents complexes, par des personnes en chair et en os, élues, imputables, qui détaillent leurs décisions de manière vraie et authentique. Comme dans le reportage de l’ONF.

Curieux, tout de même, que malgré toutes les avancées et l’accessibilité technologiques, on puisse tirer des leçons d’un reportage produit il y a plus de 50 ans, non?

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Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin, concrètement. Cette semaine, Jacques Primeau, président du conseil d’administration du Partenariat du Quartier des spectacles, se prête au jeu.

Jacques Primeau couleurDepuis près de dix ans, les acteurs réunis au sein du Partenariat du Quartier des spectacles, de concert avec les pouvoirs publics, soutiennent la vision d’un Quartier des spectacles qui offre une expérience urbaine unique et distinctive qui soit le reflet de l’âme de Montréal.

Plusieurs étapes ont déjà été franchies avec succès pour atteindre notre objectif commun. L’aménagement, par la Ville de Montréal, en collaboration avec les gouvernements du Québec et du Canada, des nouvelles places publiques autour de la Place des Arts en est un bon exemple. Non seulement l’excellence du design a valu de nombreux prix à ses architectes Daoust-Lestage, mais ces nouveaux lieux de diffusion à ciel ouvert ont aussi permis l’émergence de nouvelles propositions artistiques audacieuses qui nous font vivre Montréal de nouvelles façons, à longueur d’année. Je pense, entre autres, à Luminothérapie qui a lieu actuellement.

Le territoire du Quartier compte 80 lieux de diffusion culturelle, dont plus de 30 salles de spectacles, et une quarantaine de festivals, dont les trois plus grands accueillent annuellement plus de 5 millions de festivaliers. Avec un tel foisonnement culturel, le Quartier des spectacles est un atout métropolitain que l’on doit jalousement protéger. C’est une vitrine sur la création d’ici qui contribue à la vitalité du secteur culturel local, au rayonnement international de nos créateurs et à consolider le statut de Montréal en tant que métropole culturelle.

Par exemple, l’installation lumineuse interactive de Lucion Média Les Sphères polaires, qui était présentée sur la place des Festivals à l’hiver 2010-2011, a récemment connu un franc succès à la Fête des lumières de Lyon. Les créatrices de Daily tous les jours viennent, quant à elles, de remporter un prix au concours international de l’Interaction design Association (IxDA) pour les 21 balançoires, qui annoncent chaque année sur la promenade des Artistes, le retour du printemps.

Le rayonnement international de la créativité montréalaise passe aussi par l’intégration de réseaux internationaux qui permettent de s’enrichir des pratiques d’ailleurs tout en mettant en valeur les artisans et les réalisations d’ici. C’est ce qui se produit avec l’adhésion récente du Quartier des spectacles et de MUTEK à Connecting Cities qui fait de Montréal la tête de pont hors Europe d’un réseau de villes curieuses d’explorer de nouvelles voies dans la pratique et la diffusion de l’art médiatique dans l’espace urbain.

Fort de ces succès, nous devons poursuivre nos efforts collectifs pour consolider le Quartier des spectacles. Notre vision est d’en faire un cœur vibrant relié à l’ensemble des autres quartiers de Montréal par des artères qui le nourrissent et que lui-même alimente. Il sera un point de départ qui invite à la découverte du tout Montréal créatif.

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