Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Vendredi 14 décembre 2012 | Mise en ligne à 8h03 | Commenter Commentaires (47)

    Les employeurs devraient-ils payer la passe de bus de leurs employés?

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    L’UQAM a tenu hier, dans un hôtel du centre-ville, une journée de réflexion sur invitation destinée aux bonzes du transport. La question : peut-on prioriser les projets de transport dans la région métropolitaine?

    J’y étais en tant que panéliste ou, plus précisément, en tant qu’«observateur-citoyen privilégié», selon le programme de ce cette édition du Forum Urba 2015. J’y ai défendu mon approche «think small», ou plutôt, «think light», dont je vous reparlerai.

    Je retiens beaucoup de choses de cette journée, notamment l’importance de se fixer des priorités (plutôt que de s’en tenir à une liste d’épicerie de 23 milliards $ comme la CMM), la popularité du péage urbain (qui est un succès à Stockholm et une idée envisagée à Vancouver) et les effets pernicieux d’un réseau de transport en commun gratuit (comme on en retrouve dans une dizaine de villes françaises).

    Et je retiens, aussi, ces trois idées… qui méritent réflexion:

    - Des employeurs plus généreux…

    En France, les entreprises sont obligées d’assumer 50% du coût des titres de transport mensuels de leurs employés, a expliqué Cécile Clément Werny, du CERTU français. «On discute même, en ce moment, de l’élargissement d’une telle mesure obligatoire aux services de vélopartage et d’autopartage.»

    - Des titres mieux intégrés…

    Si on veut penser «métropolitain», si on veut enfin planifier les déplacements dans l’ensemble de la région, il faut uniformiser les grilles tarifaires, a indiqué Leslie Woo, de Metrolinx Toronto. «C’est essentiel pour avoir un réseau régional intégré», a-t-elle dit. Dans le Grand-Montréal, on compte pas moins de… 700 titres différents! Je dis ça de même…

    - Une super STM aux pouvoirs élargis…

    Vancouver a une longueur d’avance sur toutes les villes canadiennes lorsqu’il est question de vision régionale, mais aussi d’intégration des différents modes de transport. La preuve, c’est que TransLink est responsable des bus, des trains, du vélo et des traversiers. Mieux, elle s’occupe aussi du réseau routier supérieur ainsi que de certains ponts. «Cela permet d’avoir non seulement un mandat régional, mais aussi une vision d’ensemble qui permet de planifier en pensant à tous les modes de transport à la fois», a expliqué Ian Jarvis, pdg de TransLink.

    Vous en pensez quoi de ces idées? Il y en a une qui vous séduit, qu’on devrait appliquer dans le Grand-Montréal?


    • Les employeurs devraient plutôt s’établir là où demeure sa main d’oeuvre c’est-à-dire en banlieue. Avec le télétravail, c’est la seule façon de limiter les déplacements.

      Alexandre N.

    • Merci de votre compte-rendu! Vous jouez bien votre rôle de panéliste en nous relayant l’information.
      J’aurais bien aimé par contre, voir que cette rencontre évoque une réelle priorisation des projets de transport.
      Pour ma part, voici mon idée, on pourrait séparer les projets de transport sous 2 axes: les projets à portée micro et les projets à portée macro.

      Les projets à portée macro, par exemple, l’uniformisation des titres de transport, le regroupement des entités de transport et les péages, se mobilisent à la grandeur de la région. Avec un bon plan, une vision à long terme et une priorisation, ces projets amènent une offre de transport plus diversifiée, cherchant à changer le comportement des usagers, mais sans pouvoir réel sur les usagers.

      Les projets à portée micro, par exemple la cotisation des employeurs aux frais de transport en commun ou actif des usagers, les programmes de covoiturage, et tout autre programme incitatif au transport en commun, visent la demande de transport, par conséquent le temps et la poche des usagers. Ces projets ont une moins grande envergure, mais sont nécessaires dans le but de changer le comportement des usagers, et viennent compléter les projets à portée macro, afin d’atteindre les objectifs de mobilité de la région au complet.

      Voilà ma simple opinion!

    • Mon employeur assume déjà le coût d’abonnement mensuel du transport en commun et je trouve que c’est une excellente idée. Je ne sais pas à quel point c’est une pratique étendue mais je crois que plus d’entreprises devraient emboîter le pas.

    • Il devrait y avoir une seule compagnie de transport a Montréal. La STM RTL, AMT et STL devraient fusionner et avoir un tarif uniforme. En ce moment on a 4 compagnies de transport qui vont chacun dans leur direction et tirent chacuns sur leur bout de couverte au lieu de prioriser ce qui augmenterait vraiment l’affluence et l’efficacité du système. C’est à dire le prolongement du Métro dans l’est, sur la rive sur et sur la rive nord…

    • Je vis à Rio de Janeiro et içi les employeurs paient les frais mensuels de transport en commun depuis des années… Par ailleurs les services de transports publics sont incomparables avec Montréal en termes de choix, de tracés et de fréquences… On se demande vraiment où est le “tiers monde”….

    • Si j’étais un employeur et que je devais payer les frais de transport des mes employés, rien que pour les amener au travail, j’embaucherais mes employés en privilégiant ceux qui résident tout près du lieu de travail. Il y aurait donc discrimination. Je serais un distantiste.

      C’est donc une très mauvaise idée.

    • L’idée des parts patronales pour les titres de transport n’a pas que des avantages. Ainsi, cela s’inscrit dans un modèle corporatif assez étranger à la culture politique nord-américaine; modèle dans lequel les mesures de l’État providence sont inextricablement liées à certains statuts codifiés. Ainsi, de la Belgique d’où je vous écrit, on observe des mesures sociales très nombreuses s’inscrivant dans cette logique. Par exemple, un salarié a droit à ces parts patronales substantielles pour les transports métropolitain et les trains nationaux, à des tickets repas (essentiellement des chèques reçus chaque mois valides dans tous les restaurants et épiceries ), à des éco-chèques (comme les tickets repas, mais pour l’achat de technologies vertes), et bien d’autres. Ces programmes sont habituellement financés conjointement par les employeurs et l’État. Quoique cela puisse sembler une excellente manière d’étendre les couvertures sociales de l’État-providence, d’orienter les comportements des consommateurs et de responsabiliser les entreprises, cela crée néanmoins des inégalités problématiques. Ainsi, une proportion de la population échappe toujours à la codification de ces statuts en ne correspondant pas aux catégories que sont les salariés, étudiants à temps plein, moins de 26 ans, chômeurs, famille nombreuse, etc. Pire, ceux qui ne trouve pas place dans ces catégories sont souvent dans des positions très précaires (étrangers, nouveaux arrivés, travailleurs occasionnels, etc.). De plus, on le voit, la complexité de ces statuts et le manque d’information sur ceux pouvant être obtenus peuvent faire une différence substantielle entre la réception d’avantage sociaux ou non.
      Bref, des mesures beaucoup plus progressives sur papier peuvent échouer à couvrir leur clientèle en réalité. Et comme ces mesures sont payées conjointement par l’État et les employeurs, ce n’est pas que l’argent des entreprises que l’on investit, mais aussi l’argent public. Dès lors, instaurer des parts patronales implique nécessairement de diminuer d’autres types de transferts ou de financement public. On ne peut donc pas se dire ”même un ajout partiel est toujours ça de gagné”.
      Ces difficultés devraient être considérées avant de réorienter nos politiques publiques sur un modèle fortement corporatif comme on retrouve dans les cultures politiques européennes.

    • Ce serait injuste pour pour ceux qui n’ont pas accès aux réseau de transport en commun. Ce serait beaucoup plus équitable d’offrir aussi des bornes de recharges gratuites pour les voitures électriques. De plus, une voiture électrique pollue beaucoup moins qu’un gros bus diesel boucaneux.

    • Mon employeur rembourse le stationnement souterrain aux employés, mais refuse obstinément de rembourser le titre de transport. Concidérant que le stationnement est environ 2 fois plus couteux que le titre mensuel de la STM, c’est illogique, honteux et arriéré.

      Je crois qu’une campagne de sensibilisation des dirigeants d’entreprise serait essentiel pour promouvoir cette mesure.

    • Payer la passe signifie encourager l’étalement urbain. Cela serait envisageable si Laval, la couronne Nord et la rive Sud (51 % de la population de l’agglomération métropolitaine) payaient leur juste part à l’entretien de l’agglomération métropolitaine.

      Mais ce n’est pas le cas. Ces villes profitent du centre-ville de Montréal sans y contribuer suffisamment; plus de 20 % de ceux qui travaillent au Centre-Ville proviennent de l’extérieur de l’ile de Montréal.

      De plus, plusieurs villes de la Rive Sud et de la Couronne Nord bénéficient de routes, d’écoles et de services de police beaucoup plus subventionnées par le contribuable québécois que les mêmes services sur l’ile de Montréal. Sans parler d’essence moins taxée…

      Le Centre-Ville se fait saigner et exploiter par Laval, la couronne Nord et la Rive Sud. Il est temps de rétablir l’équilibre. Ce déséquilibre fait en sorte que les résidents de Laval, la couronne Nord et la Rive Sud paient des taxes municipales trop faibles (parce qu’ils sont indirectement subventionnés) alors que les résidents de l’ile de Montréal paient des taxes municipales trop élevées (parce qu’ils paient pour des services utilisés à plus de 20 % par les autres).

      Pour plus de détails, lire “The Merger Delusion” (Peter Trent, 2012, McGill-Queen’s press; 672 pages)

    • “Les employeurs devraient-ils payer la passe de bus de leurs employés?”

      Absolument! Ainsi, ils poseront un beau geste pour l’environnement, ils aideront leurs employés et en prime, ils auront droit à une déduction fiscale. Que demander de plus?

    • Tous semblent avoir oublié que les titres de transport mensuels sont déductibles d’impôt au fédéral. Ils devraient aussi l’être au provincial.

    • si les employeurs payaient la carte mensuelle , est ce `dire que les travailleurs n auraient pas le choix de prendre le bus pour aller travailler , payeraitn ils le temps supplémentaire que les emplyés prennent pour se déplacer , pour aller chercher les enfants à la garderie etc …

    • “En France, les entreprises sont obligées d’assumer 50% du coût des titres de transport mensuels de leurs employés”.

      La France est un très mauvais exemple. Les grands employeurs évitent cette juridiction comme la peste.

      Il faut baisser la pression sur les employeurs si on veut créer de l’emploi, pas l’augmenter avec des mesures de toutes sortes. C’est surtout vrai pour les PME desquelles dépendent de très nombreux emplois.

    • Encore une charge sociale de plus. Y’a pas moyen de donner un crédit d’impôt à la place. Déjà que nous ne sommes plus compétitifs n’en rajoutons pas.

    • Rien de scientifique mais j’ai noté que les employés qui viennent en autobus sont plus malheureux et fatigués que ceux qui viennent en voiture. De plus, ceux qui viennent en voiture s’offrent toujours pour aller faire des commissions sur leur bras un peu comme si ladite commission leur donnait un gros break. Je suis donc 100% voiture. En région ça n’existe pas des gens qui viennent travailler en transport en commun et tout le monde est heureux. Voiture=liberté. Autobus=asservissement.

    • Avec la fréquence des interruptions de service que le métro connait, ça serait payer pour que les employés arrivent en retard, non?

      S.Cyr

    • Quand vous dites que le péage urbain est un succès à Stockholm , Est-ce que vous voulez dire que c’est un succès parce que les usagers sont tellement heureux de payer ou c’est un succès pour les élus qui récoltent des millions de dollars de taxes supplémentaires ?

      D Ducharme

    • @ mgsylvestre

      Pas nécessairement. Encourager le transport en commun c’est encourager un mode de transport qui est le moins couteux pour la société. C’est-à-dire que la facture totale est moins élevée. Et ça c’est uniquement d’un point de vue comptable (on parle de taxes…).

      Je suis de Québec et je vais vous donner l’exemple de Lévis. Un million de dollars est considéré comme un investissement majeur pour l’archaïque Société de transport de Lévis. D’un autre côté, on va dépenser des dizaines de millions uniquement pour élargir l’autoroute 20 à 3 voies. Tout ça pour une ville de même pas 150 000 habitants.

      L’employeur est comme l’automobiliste qui n’utilise pas le transport en commun: il paie d’une façon ou d’une autre. Il va payer une partie du transport en commun ou il va payer le gros prix pour la construction de routes et Dieu sait comment les automobiles sont de grandes consommatrices de routes… Investir dans le transport routier principalement pour l’automobile, c’est investir dans le mode de transport le plus couteux. On parle de taxes ici…

      Mais on est au Québec. On est du bon monde mais on a aussi nos petits défauts: chialer, trop conservateurs, mettre sur le dos des autres nos propres choix et vouloir le beurre et l’argent du beurre. L’exemple du message de peel de 09h21 illustre parfaitement la situation.

    • C’est déjà fait, dans un sens: tous ceux qui paient de l’impôt ont droit à une “déduction pour travailleur” de $ 1045 (ligne 201 du rapport provincial). Sans compter la déduction fédérale de 15 5 sur les billets de transport en commun.

      Si l’employeur fait un cadeau, il devrai le faire à tous: piétons, cyclistes, conducteurs de voitures et utilisateurs du transport en commun. Cela n’ a pas de sens de faire un cadeau à l’un mais pas à celui qui a le coeur d’aller au travail à pied ou en vélo et qui, donc, contribue peu à l’étalement humain et à la pollution.

    • Les employeurs paient pour des espaces de stationnement. Pourquoi ne pas payer, au moins partiellement, pour des titres de transport ?

      Simon Chartrand

    • À ce stade-ci, ce ne sont plus des idées, mais des évidences mêmes! C’est exaspérant de voir à quel point il y a un manque d’expertise et de compétences en matière de transport au Québec. Qu’on embauche des Européens, des Asiatiques et même des Sud-Américains!

      Ça fait longtemps que la STL et le RTL ne devraient plus exister. Même chose pour la STL de Lévis, sur la rive-sud de Québec, qui aurait dû être intégrée au RTC depuis des lunes! En ne formant qu’un organisme de régie du transport, on uniformise du coup les titres et on harmonise les chantiers!

      Bref, le Québec accuse un retard effarant, mais vraiment accablant en matière de transport collectif. Et ce n’est pas avec le BIXI que nous rattraperons ce retard.

    • Vous faites reference a Vancouver comme etant un chef de file dans le
      transport en commun.
      Petit bemol; TransLink souffre de sous-financement chronique et de manque
      de vision de ses dirigents.
      Ils viennent tout juste de proceder a l’ouverture d’un pont tout neuf de 8 voies,
      mais ils n’ont meme pas prevu une voie reservee aux bus. Pourtant ce pont
      relie Surry a Vancouver, Surry etant une grosse banlieu en pleine effervessance.

      Regroupement ne veut pas necessairement dire efficacite.

      Pour repondre a votre question,; ono, pas plus que l’employeur devrait
      payer l’essence.

    • à raba 6999: J’ai vécu à Rio pendant 10 ans et je suis retourné 15 ans plustard. Vous avez raison le transport en commun est des années lunaires en avance sur Montréal, et à ceux qui pensent que les citoyens de Rio ne roulent pas en auto, détromper vous c’est pire que chez nous, mais le réseau des routes est de première classe.

      Au sujet d’une super STM aux pouvoirs élargis je dirai OUI, à condition que ce n’est pas encore une autre structure sur ça qui existe. Il faut nettoyer nos structures et super structures dans tous les domaines comme on avait essayé de faire avec une Ile une Ville, saboter par le PLQ de Charest après une promesse électorale irresponsable.

      Werner Zuercher

    • Dans la ville où j’habite, l’entrée des Verts dans la coalition au pouvoir a fait baisser (oui, baisser!) le prix de la passe annuelle à 365 euros ce qui fait probablement de Vienne, la ville où le transport en commun est le moins cher d’Occident.
      Plusieurs entreprises offrent des réductions sur certains services mais à ce prix, il n’est plus nécessaire de réclamer une aide de l’entreprise. De plus, le transport en commun est rapide, efficace et surtout, n’est jamais interrompu (4 heures de grève au cours des 20 dernières années). Mieux, l’une des salles de concert importantes de la ville offre le transport en commun gratuit avec le billet de concert. Il n’est pas nécessaire d’acheter de titre de transport et dans le cas d’un contrôle, vous n’avez qu’à montrer votre billet et ce, à partir de deux heures avant le début du concert indiqué sur le billet et jusqu’à six heures après le début de celui-ci, ce qui vous permet amplement d’aller prendre un verre après le concert et de rentrer chez vous après. Ca, ce sont des mesures intelligentes.

      Quant à celui qui prétend que ceux qui prennent le transport en commun sont malheureux, je préciserai que bientôt quinquagénaire, je n’ai jamais possédé de voiture et que tous les matins, je prends tramway, métro et autobus. J’ai le temps d’écouter de la musique, de lire livres et magazines et que j’arrive au travail calme et détendu puisque je n’ai pas été pris dans un bouchon et que je n’ai pas eu à me battre pour trouver une place de stationnement (qui elles, ne sont pas données).

    • Vos interventions étaient très pertinentes hier, M. Cardinal, j’y étais.

      Tout comme Jayz, j’aurais apprécié qu’il soit davantage question de la façon de prioriser les projets de transport, un sujet qu’à peu près seulement Leslie Woo, de Metrolinx à Toronto a développé en détails.

      Par ailleurs, concernant les 700 titres, je ne crois pas que ce soit un problème en soi. Par exemple, la STM a beaucoup augmenté le nombre de titres différents qu’elle propose (dont un titre pour la 747 venant de l’aéroport, que vous avez vantée hier, et le titre « Soirée illimitée »), ce qui lui permet de mieux correspondre aux besoins variés de ses usagers. Les médias utilisent beaucoup ce chiffre, mais il ne faut pas perdre de vue que l’objectif n’est pas tant de réduire le nombre de titres que de faciliter la compréhension du système par les usagers et de permettre à ceux-ci de changer de transporteur presque sans s’en rendre compte.

      Enfin, il y a probablement des améliorations à apporter du côté de la gouvernance du transport à Montréal, mais il ne faut pas perdre de vue que la décentralisation a aussi ses bénéfices, comme de mieux coller aux besoins de la clientèle locale. C’est vrai pour la Ville de Montréal et ses arrondissements, c’est vrai pour les sociétés de transport. Je crois qu’il faudrait surtout davantage d’efficacité et moins de rigidité quant à l’offre de service. Les sociétés ont toutes une bonne expertise pour la planification des services (l’AMT pour le métropolitain, la STM pour l’Île de Montréal, la STL pour Laval et le RTL pour Longueuil) et je crois que c’est du côté des opérations qu’il devrait y avoir davantage de flexibilité et de coordination. L’exploitation de la ligne d’autobus sur Pie-IX jusqu’à Laval par la STM et un bon premier pas, espérons qu’il sera suivi d’autres avancées!

      @ducharme Si vous doutez du succès sur tous les plans du péage à Stockholm (efficacité de la mesure et satisfaction du public), regardez ce vidéo :
      http://www.ted.com/talks/jonas_eliasson_how_to_solve_traffic_jams.html

      Julien Surprenant-Legault
      Les opinions exprimées ici n’engagent que moi et non mon employeur, l’AMT.

    • Les employeurs devraient en effet payer une part des titres de transport. Le programme Opus & Cie de la STM permet aux employeurs de payer une part tandis que la STM contribue à part égale jusqu’à concurrence de 10% (l’AMT a un programme similaire, Opus + Entreprise). Il faut noter également que cette contribution des employeurs est déductible d’impôt à 200%!!!! Je ne sais pas pourquoi il n’y a pas plus d’employeurs qui y adhèrent. Mais si les employeurs paient le TC, il faudrait également qu’ils versent un montant équivalent aux covoitureurs, marcheurs et cyclistes. Il faut se s’inspirer de Donald Shoup et son approche Park in Cash Out qui permet une équité entre tous les types de transports, et ceci inclut les automobilistes qui ont déjà leurs espaces de stationnement subventionnés par les employeurs. Pour ce qui est d’un seul titre de transport pour toute la région de Montréal, c’est une évidence même que si nous voulons rendre les modes de transports autres que l’auto solo attrayants, il faut rendre ceci simple, fluide et éviter d’avoir à penser ou réfléchir. Avec une voiture, on prend les clés et c’est tout! Avec une multitude de modes alternatifs, il est difficile de s’y retrouver s’il faut chercher, comparer et comprendre. Mettons en place les moyens pour que ce soit attrayant et compétitif à la voiture!

    • Bien sûr, tout dépendant des moyens de l’entreprise. Mais ça va de soi qu’il ne doit pas offrir d’espaces de stationnement sans rembourser la CAM… il se retrouve à encourager les plus polluants. Le minimum est d’être neutre, si possible d’encourager le transport en commun et le transport actif.

      Conseil à ceux dont l’employeur rembourse le stationnement: c’est supposé être un avantage imposable. Aidez les finances publiques et l’environnement, dénoncez votre employeur à Revenu Québec !

    • La STM a déjà un programme pour aider les employeurs à gérer ça:
      OPUS & Cie Elle peut décider de leur payer de un mois jusqu’à l’année complète.
      http://www.stm.info/tarification/opusetcie.htm

      @respectable
      Tout le monde en voiture et il n’y en aura plus de liberté. Tout le monde sera paralysé dans un bouchon géant. Les camions de livraison qui remplissent les épiceries, les ambulances et les pompiers. Pensez un peu avant d’écrire.

      @honorable
      “faire un cadeau à l’un mais pas à celui qui a le coeur d’aller au travail à pied ou en vélo ”
      C’est l’approche des syndicats. Normalement vous déblatérez sur les syndicats mais là ça fait votre affaire car ça vous permets de déblatérer sur le journaliste.

      La personne qui habite près et qui marche a déjà un avantage sur la personne qui habite loin et qui se ferait payer le bus. Elle perd moins de temps dans le transport. Pas besoin de la payer en plus. Vous également, pensez un peu avant d’écrire. Regardez vos diplomes de Yale et ecrivez des choses qui leur font honneur.
      Et en plus, Laval ne saigne pas le centre-ville. On fournit un grande part de la main-d’oeuvre.
      “Le transport en commun favorise l’étalement urnabin” Misère !! Yale, reprenez votre diplome !!

    • Pourquoi faire simple si on peut faire super-compliqué, lire créer un autre ”état dans l’état” structure que les québécois affectionnent particulièrement ?

      Un exemple simple et que je vis quotidiennement: j’utilise le train de banlieue Vaudreuil – Montréal depuis septembre 2000. J’ai connu les voitures de train de 1954 avec ”pas de porte extérieure”, très confortable quand il neige et il fait -20 !! J’ai connu les voitures achetés ‘’second hand” aux EU et dont les portes étaient trop hautes pour les quais d’ici, donc on ne les ouvraient pas !!

      Présentement, sur la même ligne, sur une base quotidienne, les trains ont 10 à 15 minutes de retard, matin et soir à cause de problèmes chroniques de synchronisme entre les trains, des pannes de signaux lumineux et d’ aiguillage.

      Présentement, l’AMT est dirigé par DEUX et NON PAS UN PDG: un d’entre eux est un incompétent notoire à qui on a donné cette job parce qu’il a laissé la place de député a la bonne amie du mari de la matante Marois, l’autre est là pour expliquer au premier la différence entre un train et un autobus. Les deux gagnent dans les 180.000 par année, + bonus,+pension, +parachute doré, etc.

      L’AMT, sous la direction de la nullité nommé par Charest, a acheté pour environ un demi-milliard de $$$ des locomotives qui ne roulent pas, mais rouillent tranquillement dans les triages.
      Bref, vous voulez donner encore plus de pouvoir, lire $$$$$$$, a cette gagne d’incompétents, qui en plus de ça, ils n’ont aucune obligation de résultat ou de qualité ???

      @ honorable à 9:38, un peu dans le champ le monsieur: je paie des taxes municipales, scolaires, ordures, recyclage, SQ, etc., ET N’OUBLIONS PAS la ”contribution” a la CMM, ou Montréal possède 51% des votes. Un montréalais qui n’est pas propriétaire, ne paye pas, ni de taxe municipale, ni scolaire, et à la limite il fait partie des 40% des quebs qui ne payent pas de taxes tout court ! Alors, qui subventionne qui ??

      @ frederico à 9:17, merci de faire ton délire pro auto électrique sur ce blogue et non pas sur le blogue auto, ou tu est presque barré ! En passant, je n’ai pas remarqué de file d’attente aux bornes déjà existantes et encore moins des filles d’attente pour acheter une Prius a 50.000$, quand tu peux avoir une Xterra comme la mienne pour 40.000?

    • @jsljulius: là je comprends pourquoi les trains de Vaudreuil sont en retard de 10 à 15 minutes, matin et soir: deux PDG dont un particulièrement incompétent, et des employés qui participent aux blogues à titre personnel, tous payés par mes 50% d’impôts.

    • @romanianhero, comparez les taxes municipales que vous payez à Vaudreuil à celles d’un Montréalais: vous verrez que vous bénéficiez d’une aubaine aux frais des Montréalais. Un autre exemple: dans de nombreuses villes, le transport scolaire est payé par le gouvernement. A Montréal, le transport scolaire se fait à 50 % via la STM et est largement payé par les Montréalais.

      Il y aurait moins d’étalement urbain si les banlieusards payaient les coûts réels de leur mode de vie.

      Quiconque s’informe sait cela: Laval, la couronne Nord et la Rive-Sud contribuent un peu à la CMM (Communauté Métropolitaine de Montréal), mais très insuffisamment. D’où l’étalement urbain que la fusion des municipalités de l’ile de Montréal n’a affecté en rien, puisque l’étalement se fait depuis longtemps OFF-island.

      Lisez donc le livre que je vous ai conselllé avant de faire des affirmations à l’emporte-pièce…

    • @ romanianhero

      Réaction typique: on jette le bébé avec l’eau du bain. Il y a des problèmes de gérance, alors on rase tout… Si le ministère des transports devenait aussi incompétant que ce que vous décrivez à l’AMT (c’est peut-être le cas), on arrête de construire des routes?

      En passant, une prius coûte 27 000$, pas 40 000. Et elle permet d’économiser sur l’essence, contrairement à bien des véhicules de 40 000$.

      Comprenez-moi bien, je suis d’accord sur l’ensemble de ce que vous dites. C’est sur une partie des solutions que je diffère. Moi aussi, la mauvaise gestion (et les incompétents par copinage), pas capable!!!

    • Si jamais quelqu’un organise un dîner de Troll j’ai le mien. C’est RESPECTABLE! c’est la classe mondiale, un champion olympique!

    • M. Honorable, les taxes que je paye à Saint-Lazare(pour la précision) sont à la hauteur des services que je reçois et que je demande de recevoir. Un petit exemple: le ramassage des ordures se fait une fois à toutes les deux semaines d’octobre à mai ET à partir de 2013, une seule poubelle par maison par ramassage !! donc, déjà là, on est plus vert en banlieue que dans le gros village. Dans des villes comme Saint Lazare, je dirais que probablement 95% de la population paye des taxes, et on consomme un peu plus et plus cher parce que on est un peu plus à l’aise financièrement que dans HoMa. Et on se fait taxer come des porcs !!!

      A Montréal, si tu n’est pas proprio et tu gagne un salaire quel conque, tu paye un gros ZERO de taxes scolaires, municipales, provinciales. Également, plusieurs banlieues vivent à l’INTERIEUR de leurs moyens financiers. Mes concitoyens refusent depuis 10ans la construction d’une piscine municipales parce que trop chère pour les 19.000 citoyens qu’on est.

      Montréal, mais pas exclusivement, trouve le moyen de flamber des sommes colossales sur des futilités écrasantes qui n’amusent qu’une poigné d’hurluberlus qui ont trop de temps disponible pour s’amuser, parce que ça ne travaille pas trop fort. Finalement, vous, vous demandez à tout le monde de payer pour les folies, pour le gaspillage, pour la corruption, pour le manque de vision de Montréal ?? Si je vis à Saint-Lazare et je travaille à Vaudreuil, pourquoi je devrais payer pour les choix de vie des Montréalais, quand eux même ne payent pas?

      J’ai nullement besoin de votre livre. En plus les déclarations a l’emporte-pièce, vous en faites ad nauseam. Je vous cite: ” Le Centre-Ville se fait saigner et exploiter par Laval, la couronne Nord et la Rive Sud. Il est temps de rétablir l’équilibre. Ce déséquilibre fait en sorte que les résidents de Laval, la couronne Nord et la Rive Sud paient des taxes municipales trop faibles (parce qu’ils sont indirectement subventionnés) alors que les résidents de l’ile de Montréal paient des taxes municipales trop élevées (parce qu’ils paient pour des services utilisés à plus de 20 % par les autres).”

      Le centre-ville est un désastre d’entretient parce que mal géré !!! le responsable du centre-ville était la nullité de Gerald Tremblay lui-même dans toute sa splendeur. S’il vous manque d’argent pour l’entretenir, allez voir du coté d’Outremont, VMR, Hampstead, etc. avant de plonger votre mains dans les poches des autres. Si le provincial vous ignore, ce n’est pas ma faute!!
      J’ai vécu en plein cœur de Cote des Neiges de 84 à 2000, je regrette certains aspects de la vie montréalaise, mais avant que je puisse me permettre Outremont en haut, je ne retournerais jamais.

    • @romanianhero: Outremont, VMR et Hampstead font plus que leur part. Là n’est pas le problème. Ni tellement Saint-Lazare, qui est 7 fois plus loin du Centre-Ville que Longueuil, 3 fois plus loin que Laval et 2 fois plus loin que la Couronne Nord.

      Les gros abuseurs sont Longueuil et Laval en premier lieu: ils profitent amplement de Montréal tout en y contribuant presque rien (relativement à leur utilisation du Centre Ville). Résultat: des taxes (municipales et scolaires) de $ 7 000 pour un terrain de 5 000 pieds carrés (50 X 100) en région résidentielle de Montréal comparativement à beaucoup moins ( $ 3 500? $ 3 000 à Saint-Lazare?) pour un terrain de même dimension à Longueuil, à Laval ou à Saint-Lazare. Pourtant les services municipaux sont grosso les mêmes pour un tel terrain, peu importe où on habite. Pas surprenant qu’il y ait étalement urbain quand ceux de Montréal se font saigner et ceux des banlieues se font subventionner!

    • @alexnado,

      les entreprises s’installent plutôt là où sont leurs clients. Parce qu’économiser sur les frais de transport des employés pour se rendre au travail pour ensuite dépenser plusieurs fois plus pour les transports entre les bureaux et la clientièle n’est pas tout à fait l’idée du siècle. Sans compter que du côté efficacité énergétique, ce serait catastrophique. Quand une entreprise a des clients tout autour de Montréal, la logique est de s’installer au centre.

      Si une entreprise paie le stationnement de TOUS ses employés, alors, oui, elle devrait payer le transport en commun pour TOUS ses employés. Je dis tous parce qu’une entreprise peut très bien payer le stationnement de son personnel des ventes qui doit visiter la clientèle pour la simple et bonne raison que ceux-ci doivent utiliser leurs véhicules respectifs pour visiter les clients efficacement. Dans ce cas, je ne vois pas pourquoi le privilège devrait s’étendre à tout le monde puisqu’il est justifié par les besoins d’affaires.

    • @romanianhero,

      les locataires paient des taxes municipales et scolaires. C’est inclus dans le prix du loyer tout simplement. Non, ils ne recoivent pas une facture séparée, c’est le proprio qui la reçoit cette facture, mais vous croyez vraiment que les proprios font cadeau de taxes à leurs locataires? D’ailleurs, même la régie du logement cite l’augmentation des taxes comme étant une justification possible pour l’augmentation du prix d’un logement par un propriétaire.

      Faut pas charrier-là!

    • PS@romanianhero: par ailleurs, vous avez raison de dire que les locataires de Montréal paient des taux ridiculement bas de taxes municipales et scolaires. Ils paient 3 fois moins de taxes que les propriétaires de maisons et ça, c’est en corrigeant pour le fait qu’il y a moins de monde (1,6 en moyenne) dans un appartement que dans une maison (2,9 personnes en moyenne). Si autant de monde vivait par appartement que par maison, on pourrait dire qu’ils paient 5 fois moins en taxes que le propriétaire de maison.

      Ça aussi, c’est dans le livre de Trent. En somme, le propriétaire de maison (et de condo) de l’ile de Montréal se fait saigner par les locataires de Montréal, ainsi que tout le monde à Longeueuil, Laval et la Couronne Nord. Résultat, étalement urbain des propriétaires de maison, et les locataires ont tendance à rester à Montréal.

    • @dcsavard: romanianhero a raison questions locataires. Voir mon 18h17. A cause de la régie du logement, les édifices à logements prennent très peu de valeurs, comparé aux maisons. Donc les propriétaires d’édifices à appartements paient peu de taxes par unité de logement. Même en tenant compte de l’espace plus restreint, par habitant, occupè par un appartement, le taux de taxes payés est une aubaine eu égard aux services municipaux reçus.

    • Si les propriétaires d’édifices à appartement payaient le taux commercial de la taxe municipale (après tout, les propriétaires d’édifices à appartement opèrent un commerce), alors les locataires paieraient (indirectement, bien sûr) une contribution municipale qui se compare à celle des propriétaires de maisons. Mais ce n’est pas le cas.

      PS: comparez les taxes payées par les propriétaires de condos et par les propriétaires de maisons à appartement. Vous verrez que, par pied carré, les propriétaires de condos paient beaucoup plus de taxes: preuve de plus que les locataires ont, dans une certaine mesure, une “free ride”, ce qui alourdit d’autant plus le fardeau fiscal des propriétaires de maison montréalais.

    • Radical.
      Un péage pour entrer sur l’île. $1.00
      Sauf en transports en commun.

    • Les employeurs paient les places de stationnement, alors ils devraient payer aussi le transport en commun.

      Il y a un ménage à faire dans l’organisation des services de la région métropolitaine, mais ce n’est pas avec cette vieille mentalité des années 60 du tout à l’auto qu’on va y parvenir.

      Il faudrait limiter la croissance du parc automobile en ayant des quotas sur le nombre d’immatriculation de véhicules dans la région. À Beijing, il y a des tirages au sort pour gagner le droit d’acheter un véhicule.

    • @jeffypop
      Il y a de la grande compétition pour votre champion olympique !! Le sujet du jour est la passe d’autobus payée par l’employeur et il multiplie les commentaires sur le prix des loyers !!!

    • Completement idiot..la facture va être refilée aux consomateurs,et l’employeur numero un,le gouvernement va refilé la facture aux payeurs de taxe..il y une employée qui jadis travaillait avec moi qui avait droit à un remboursement de ses frais de transport lorsqu’elle allait travailler dans un autre bureau,comme l’autre bureau etait à un kilometre,et qu’elle recevait .25 du kilometre,elle disait qu’elle prenait l’autobus,et se faisait rembourser l’équivalent de 2 billets d’autobus,ce que j’avais comptabiliser pour cette bonne dame à un gain net d’environ $300 par année,aux frais de notre bon gouvernement..

    • @honorable..16:44,18:17,20:05,vous avez entiérement raison..

    • Pourquoi?

      Un des mes anciens employeurs (région de Berne il y a 20 ans) mettait des places de stationnement réservées à disposition des collaborateurs – contre paiement de la location!
      L’usine et les bureaux se trouvait à quelques minutes d’une gare ferroviaire et d’un arrêt bus.

      Plus logique serait de rembourser une part des frais des/du stationnement pour tout collaborateur qui n’utilise pas de voiture pour se rendre au travail.
      Donc en fait de faire profiter le collaborateur de l’économie de places de stationnement.
      Et mettre à disposition gratuitement des places pour bicyclettes – y compris douches et vestiaires.

      Rembourser les frais de déplacement d’une manière ou d’une autre serait pénaliser indirectement ceux qui font l’effort d’habiter plus près de leur place de travail (ou de choisir leur place de travail plus près de leur domicile)

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