Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mardi 4 décembre 2012 | Mise en ligne à 7h45 | Commenter Commentaires (7)

    Montréal, vedette du film Life of Pi…

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    Si vous avez vu Life of Pi, vous avez noté que quelques-unes des scènes se déroulent à Montréal. Et si vous êtes comme moi, vous avez scruté chacune d’entre elles pour deviner où elles ont été filmées.

    J’y vais un peu fort, je le sais bien, en titrant que la métropole est une «vedette» du long-métrage, mais le réalisateur Ang Lee a néanmoins tourné trois scènes extérieures durant son séjour d’une semaine à Montréal, faisant de la ville un incontournable du film.

    La première scène se passe à l’extérieur de l’appartement du narrateur, mais je n’ai pu deviner où. Westmount en bas? Outremont? Si jamais vous avez été plus perspicace que moi, faites-le savoir.

    La deuxième a lieu dans le Vieux-Port, sur le bord du petit étang situé en face du Centre des sciences. Le narrateur est assis sur un banc avec celui qui personnifie Yann Martel. La vue sur la basilique Notre-Dame en arrière-plan est superbe.

    Et la troisième se déroule sur la rue Notre-Dame, là où elle surplombe la rue Berri, à côté du Cirque Éloize. Les deux personnages marchent sur le pont et derrière eux, majestueuse, se lève la gare Viger.

    Magnifique!

    D’autant que la magie du cinéma permet de gommer les aspérités de la métropole. On voit bien le Vieux-Montréal, mais on ne montre ni les espaces vacants transformés en stationnement, ni les nids de poules et trottoirs délabrés du quartier. Et surtout, on ne voit pas que la gare Viger, notre Château Frontenac à nous, est un vaste bâtiment abandonné (j’y reviendrai dans un prochain billet)…

    Certains journalistes, comme le critique du Guardian de Londres, croient y voir Toronto (!), hélas, mais pour les autres qui se font plus attentifs, Montréal se présente très bien dans ce film à gros budget.

    Les plans auront peut-être un peu trop l’allure de cartes postales aux yeux des cinéphiles, mais n’empêche, quelles belles images de Montréal cela envoie aux quatre coins du monde!


    • Il me semble que dans le livre, Piscine Molitor vit à Toronto ? D’ou la confusion peut-être. Ceux qui voient Toronto n’ont peut-être pas été attentif (?).
      Mais quel excellent livre de toute façon. S’il n’y a pas de neige, on va aller voir ça durant les fêtes.

      Je ne sais pas pourquoi mais ça me fait penser au film d’action Rumble in the Bronx avec Jackie Chan. C’est supposé se passer dans le Bronx mais une fois ou deux on voit les montagnes de Vancouver en arrière-plan.

    • Bien curieux de lire votre futur billet sur la gare Viger… Et du reste, c’est vrai que Montréal est une ville superbe où — sans exagérer — il fait bon vivre plus que n’importe où ailleurs dans le monde en ce moment.

    • Vedette du film c’est définitivement une exagération! Juste quelque scènes. Des trois lieux où se passe le film, c’est Montréal qui fait l’apparition la plus courte.
      Le journaliste du Guardian n’a pas porté trop attention car pas besoin de deviner que c’est Montréal puisque c’est clairement dit par un des personnages qu’il est venu à Montréal.

    • M. Cardinal, ce que je retiens surtout de Montréal dans ce film, c’est l’intérieur d’un appartement drabe, sans âme, mal foutu et pas rénové, qui ne donne pas particulièrement envie à quelqu’un de vouloir découvrir les beautés de Montréal. Je comprends que le personnage n’a pas grand moyen et qu’il mène une vie modeste, mais quand même… Il y a eu tellement d’efforts ces dernières années pour rafraîchir le parc immobilier qu’on aurait pu trouver mieux, du côté du Canal Lachine, par exemple. Sinon, vivre sur le Plateau ou dans le vieux Westmount quand on aime la lumière, quelle pénitence ! Une fenêtre sur la rue et une autre sur la cour arrière, et débrouille-toi entre les deux pour allumer toutes les ampoules que tu peux, été comme hiver, jour et soir…

    • J’ai du mal à imaginer un journaliste de New York, Paris, Rome, Londres, Tokyo ou San Francisco s’émerveiller du fait qu’on puisse consacrer 3 petites scènes à sa ville dans un film. Est-ce qu’on pourrait avoir un jour, une fois pour toutes, une attitude de vraie grande ville qui a sa place naturelle dans le monde ? On a déjà bien assez des combats de coqs entre Québec et Montréal qui reviennent de temps en temps.

    • Votre texte me donne le goût d’aller voir ce film et de découvrir les 3 endroits de Montréal en question. Westmount en bas ou Outremont? D’habitude, j’ai du flair pour reconnaître les lieux mais là, il semble que c’est limite. Voyons voir…

    • Pas vu le film, mais j’hais ça quand l’action d’un film se situe ailleurs, mais qu’on reconnait MTL; exemple trois films de Christian Dugay, The art of war, on est supposer être a New York au siège social de l’ONU, mais on reconnait la Place Ville Marie, la rue Ste-Catherine, autre film The assignement, on est sur le Mont Royal au belvédère Adirondak, mais en sous titre c’est écrit qu’on est en Tchékoslovaquie, dans la mini série Human traffikin, encore la, une bonne série, mais on reconnait MTL et sa banlieue, autre exemple, dans le film The jackal avec Bruce Willis, on est supposer être a Washington, et Willis manque un assassinat, se pousse dans le métro de Washington, mais on reconnait le métro Lionel Groulx de MTL, c’est une insulte pour les spectateurs de Washington et de MTL. Forcez-vous un peu pour mieux “maquiller” la scène quand même.

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