Le blogue de François Cardinal

Archive du 29 novembre 2012

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Gilles Duceppe songe-t-il à la mairie de Montréal? Il ne dit pas oui. Mais plus révélateur encore, il ne dit pas non…

En entrevue avec René-Homier-Roy, hier matin, l’ancien chef bloquiste ne s’est pas laissé prier lorsqu’est venu le temps de parler de sa possible candidature en novembre 2013. Sans dire qu’il envisageait clairement la chose, il a à tout le moins entrouvert la porte.

J’oserais même dire qu’il l’a ouverte. Trois indices me le font croire.*

Premier indice : l’idée est logée quelque part dans son cerveau…

L’animateur de C’est bien meilleur le matin a commencé par énumérer les fonctions qui pourraient intéresser Gilles Duceppe : la mairie de Montréal, un poste au sein du PQ et un retour au Bloc qui n’arrive pas à rebondir.

Êtes-vous intéressé par un de ces postes, lui a demandé Homier-Roy de façon très large? Duceppe a répondu de manière plutôt affirmative et surtout, il a répondu en évoquant uniquement la mairie de Montréal. Comme si les autres choix n’en étaient pas.

«Je suis intéressé par toutes les dimensions de notre vie en société. Je ne peux pas être Montréalais et fermer les yeux sur la terrible situation à Montréal», a-t-il répondu.

Deuxième indice : il a, manifestement, déjà réfléchi aux qualités nécessaires pour diriger Montréal…

Lorsque Homier-Roy a poussé son invité un peu plus loin en évoquant «le momentum» à Montréal, la réponse de Duceppe a fusé, sans hésitation aucune. «On ne doit pas chercher un sauveur, mais une équipe solide qui propose quelque chose de cohérent aux Montréalais», a-t-il indiqué.

Il a aussitôt cité Jean Drapeau, autant l’ère DesMarais que Saulnier, et le tandem Jean Doré-Michael Fainstat en citant les dates de ses mandats par cœur. Puis il a laissé entendre que Pierre Bourque et Gérald Tremblay n’étaient pas autant à la tête d’équipes fortes que de regroupements sans orientations claires.

«Par la suite, on trouve l’addition de personnes qui forment une équipe, a-t-il ajouté. Or on ne construit pas une maison en additionnant les briques. Ça nous prend un plan, puis après cela, on pose les briques.»

Troisième indice : il a les yeux braqués sur l’hôtel de ville…

Fait intéressant, aussitôt la dernière phrase prononcée, Homier-Roy a tenté de lui poser une question… pour être coupé par Duceppe, qui souhaitait poursuivre sur sa lancée. Il a du coup ouvert un peu plus son jeu…

«Il faut être attentif à ce qui se passe, a-t-il dit. Il y a deux partis qui sont là, à Montréal. Un troisième est en train de disparaître. Regardons ce qui se passe. De là, si jamais il y a des personnes intéressées qui se disent : je suis compétent, j’ai le goût et c’est mon devoir…»

Homier-Roy ajoute un commentaire et au même moment, puis Duceppe lâche le morceau : «Ce sont les trois questions auxquelles je dois répondre.»

Vrai, par la suite, l’ancien élu fédéral a ajouté qu’il ne se posait pas ces questions, non sans ajouter… «actuellement». Façon de dire qu’elles pourraient bien, éventuellement, se poser…

Une bonne nouvelle, à votre avis, cette porte ouverte?

* Ajout: l’ami Yves Bellavance me propose un quatrième indice: Gilles Duceppe était, lundi, au Rendez-vous 2012 – Montréal, métropole culturelle…

***

Selon le sondage de La Presse du mois passé, Duceppe récolterait 14 %, contre 26 % pour Coderre. Mais cela, dans une question de sondage qui comporte six choix de réponses et qui concernait Union Montréal. On ne sait donc pas lequel, entre Coderre et Duceppe, récolterait les voies éparpillées ailleurs…

Rappel des résultats :

Denis Coderre: 26%

Gilles Duceppe: 14%

Luza Frulla: 8%

John Parisella: 5%

André Boisclair: 4%

Michael Fortier: 2%

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