Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Lundi 26 novembre 2012 | Mise en ligne à 7h00 | Commenter Commentaires (23)

    Nik Luka: «Profiter davantage des forces de la société civile»

    Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin, concrètement. Cette semaine, Nik Luka, professeur agrégé aux écoles d’architecture et d’urbanisme et associé à l’École de l’environnement de l’Université McGill, se prête au jeu.

    NL_2011_6À Montréal, nous adorons faire des plans et des projets. Mais la réalisation est toujours un défi. Alors que la Ville de Montréal cherche l’implication des citoyens aux soirées Demain Montréal, cet automne, je propose quatre pistes de réflexion.

    1. Arrimer les activités d’entretien et de remplacement des infrastructures avec les projets d’amélioration du domaine public.

    C’en est assez! La Ville doit s’organiser pour profiter des grands travaux sur les égouts et les aqueducs pour refaire les chaussées et les trottoirs dans une optique d’amélioration de la qualité de l’espace public pour les piétons, les cyclistes et les usagers des transports en commun. Planifier, c’est synchroniser les activités des divisions des travaux publics, du déneigement, de l’aménagement, du développement économique et des autres.

    2. Faire progresser nos discussions et nos démarches sur la densification des quartiers existants, en ville et en banlieue.

    Il est temps d’avoir un débat public sur ce sujet. Les retombées positives de la densité bien gérée se révèlent de manière splendide dans nos vieux quartiers recherchés, comme le Plateau. La demande pour vivre en ville est bien documentée, surtout pour les ménages avec enfants qui cherchent à demeurer dans les quartiers où la voiture n’est pas nécessaire. Nous avons suffisamment de tours remplis d’appartements-garde-robes de 40 m2! Où sont les promoteurs intéressés par d’autres types de projets?

    3. Investir massivement dans l’amélioration des transports en commun, tout en réduisant le trafic de transit dans les quartiers centraux.

    Québec et Ottawa doivent nous entendre : donnez-nous les moyens d’avancer sur ce dossier ! Et profitons-en pour revoir le projet de l’échangeur Turcot conçu par le MTQ. On n’est plus en 1960 !

    4. Profiter davantage des forces de la société civile.

    Puisque la bonne planification ne se fait pas à huis clos, il faut impliquer les citoyens de façon systématique. Nous ne pouvons nous contenter de consulter, il faut engager les usagers dans les processus.

    Nous sommes chanceux de vivre dans une ville comme Montréal. Profitons de ce moment de grands changements pour en faire la ville que nous voulons.

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    • Je lit ça et franchement j’ai l’impression que ce type vit dans un monde parallèle que je ne connait pas. Une “déconnexion” qui dépasse une simple de différence de point de vue politique.

      Ce Montréal gauchiste, le Montréal du carré rouge, du tout gratuit, celui des groupes de pression dont ce monsieur veut grandir l’influence, semble devenu une force politique dominante dans ce Montréal qui me parait tellement loin qu’il en devient presque exotique.

      Votre problème est que l’économie du Québec et de Montréal est absolument incapable de supporter vos doléances. Peut-être est-ce la croissance à crédit des dernières années qui vous crée de faux espoir, qui vous fait penser que “Montréal va bien”.

      Mais vous devriez faire comme Gretzky: Ne regardez pas là où est la rondelle mais là où elle sera.

      P Brasseur

    • Comme c’est merveilleux lorsqu’un universitaire armé d’un job à vie et d’une pension à vie, décide de faire du bla bla bla du haut de sa sinécure!

      Lui il le sait comment les gens devraient vivre, et si sa vision est démentie par les faits, eh bien, ça ne le dérange pas du tout d’affirmer tout le contraire! Sa prétention que les ménages avec enfants veulent vivre en ville est tout simplement risible, ces ménages fuient pour la banlieue à la vitesse grand V et tout le monde le sait!

      J’aimerais ça savoir son plan pour Turcot, je me rappelle trop bien d’idée farfelue d’un échangeur circulaire qui avait pour unique but de bloquer la circulation, et tant pis pour ceux qui seraient forcés d’utiliser cette niaiserie pour aller d’un point A à un point B de l’autre côté de l’île car les granos ne veulent pas.

      Donner de l’influence à des types de ce genre, c’est promouvoir le douloureux déclin de Montréal.

    • Au point numéro 3, on en revient toujours à la même chose soit la négation de la nature même de Turcot c’est-à-dire qu’il est un équipement de transit provincial même si, par un accident historique, il est situé à Montréal.

      La fonction de cet équipement de transit est de desservir toute la province puisqu’il sert à relier les routes de la rive nord et de la rive sud et les principaux axes de communication est-ouest entre eux.

      La responsabilité du MTQ devrait par conséquent être réduite à cet aspect provincial du projet, soit permettre une fluidité dans cette fonction d’interconnexion. Tout le reste, accès à l’île de Montréal, la circulation purement locale, etc. serait à la charge de Montréal. À elle d’arriver avec un projet qui puisse s’arrimer à ce nouveau Turcot sans nuire à la fonction première de cet équipement (transit provincial) et à sa charge de boucler le financement du projet.

      Quand je dis que Montréal devrait boucler le financement du projet, je ne dis pas qu’elle doive en assurer seule le financement, mais qu’elle devra trouver des bailleurs de fonds et justifier auprès de ceux-ci le soutien financier requis par les ajouts qu’elle désire faire.

      En limitant le MTQ uniquement au contenu provincial du projet soit la conception, la réalisation et le financement de la fonction transit de l’équipement et en laissant Montréal concevoir, réaliser et boucler le financement des aspects montréalais du projet, on assainirait le débat.

      Le MTQ pourrait ainsi aller de l’avant avec un projet réduit de beaucoup et Montréal aurait le temps de concevoir l’aspect purement montréalais du projet. Le seul point un peu problématique restant serait la nécessité pour le MTQ et Montréal de s’entendre rapidement sur les points de raccordement du projet montréalais à celui du MTQ (les points d’accès à l’île autre que Bonaventure et Ville-Marie).

    • Ici dans Ahuntsic, on refait les trottoirs par petits bouts, de temps en temps, de sorte que l’on a droit à des patchworks de style Québekistan de toute beauté ! Un bel exemple de planification.

    • Aucun rapport avec les carrés rouges. Ce que M.Luka dit ici est somme toute assez simple. Profiter des travaux routiers en cours pour faire un travail en profondeur plutot que de tout faire a la pièce et de redéfaire la route plus tard pour changer aqueducs, par exemple. Concernant les ménages, la réalité n’esr pas aussi blanche et noire que vous semblez le pensez, car il y a effectivement une demande de jeune familles pour des immeuble de moyenne densité, près des services et qui permettent de ne pas dépendre d’une voiture. Comme le dit M.Luka, la densité, ce n’est pas seulement des grattes-ciel de 40 étages, mais aussi et surtout des immeubles de type walk-up ou duplex, pour lesquels il y a plus de demande. Finalement, concernant les processus participatif, il dit justement que les architectes et urbanistes n’ont pas le monopole de la vérité et que la population d’un secteur doit servir d’experts de terrain lorsque sont développés des projets d’aménagements qui la concerne. Notez ici le mot participation, donc pas refus global de toute initiative de part et d’autre.

    • Je trouve que certains commentaires ici y vont d’accusations assez gratuites. Pourquoi accuser M. Luka de nous dicter comment vivre? Il offre plutôt ici, comme il le dit lui-même, des pistes de réflexion.

      Il me semble d’ailleurs que ceux qui lancent de tels messages croient savoir mieux que quiconque ce que les Montréalais veulent, mais en tant que Montréalaise, je ne me sens pas du tout interpelée par ces affirmations: par exemple, je compte bientôt fonder une famille, mais je n’ai aucune envie de fuir vers la banlieue. Des solutions pour attirer les jeunes familles au coeur de Montréal me feraient le plus grand plaisir.

      Du reste, je suis complètement d’accord avec le propos de mikedep1.

    • ” il faut impliquer les citoyens de façon systématique. ”

      Mettons ça claire, 99% des gens ne veulent pas s’impliqué. Ils votent pour qulqu’un qui va faire ce qui est requis.

      Au Québec nous avons délégué une grande partie de l’implication social en ayant un filat social géré par l’état.

      Ce qui a créé des systèmes(structures) qui ont exclus pendant des décennis les usager. Dans le monde anglo-saxon, les citoyens se sont arrangé entre eux pcq l’état ne gèrait pas ces besoins.

      Donc il y a moins d’implication citoyenne au travers d’organisme paralèlle à l’état mais en contre parti on paie plus d’impot pour que l’état gère, alors qu’il le fasse!!!

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • 1. Tout le monde essaie de coordonner de grands travaux ensemble. Malheureusement, c’est un enfer du point de vue de la gestion du personnel. Même à l’armée, qui est une organisation très intégrée et surtout très stricte, c’est difficile. Alors dans une organisation municipale, il ne faut même pas y penser.

      De plus, le moyen de déplacement préféré de la très grande majorité des gens est l’automobile et restera l’automobile. Je me déplace beaucoup en vélo (même en hiver), mais je suis une exception. Il faut donc mettre l’automobile au centre du développement.

      2. J’ai grandi en lisant de la science-fiction qui décrivait des « archologies ». C’est encore une vision que je considère comme très intéressante. Sauf que le Plateau n’est pas un modèle de densification, c’est un déni de l’idée même de ce qu’est une ville. Le Plateau c’est des gens qui veulent à la fois vivre dans un petit village tout mignon et dans une grande ville. Le dynamisme social du Plateau est intéressant pour un groupe restreint de personnes, mais les contraintes qui y sont liées seront toujours inacceptables pour la majorité.

      Quant aux familles, nous ne sommes plus dans les années 60. De nos jours, les parents veulent de la sécurité pour leurs enfants et du confort pour eux. Cela veut dire un SUV pour les déplacements, une cour personnelle pour les jeux et un environnement calme. Les promoteurs ne sont pas intéressés par de grands 5 1/2 en ville parce que les familles préfèrent pour leurs enfants la maison de banlieue.

      3. L’idée du transport en commun est en fin de vie. L’avenir est aux voitures électriques qui arrivent devant chez soi, qui nous conduisent toute seule à destination pendant qu’on fait autre chose, qui nous déposent et qui vont se garer et se recharger toutes seules après. La technologie n’est pas encore tout à fait mature, mais elle existe déjà. Dernièrement, certains états américains ont autorisé son utilisation, alors maintenant c’est une question politique. Investir massivement dans le transport en commun en 2012 est un manque sérieux de vision.

      Et puis c’est vrai que nous ne sommes plus en 1960. Alors cessons de vouloir revenir en 1930. Les gens aiment la liberté, ils veulent se déplacer, ils ne veulent pas être prisonniers de leur quartier.

      4. Je ne crois que la ville que « nous » voulons est très différente de la ville que « vous » voulez.

    • @ 89170 (Nous n’avons plus besoin de signer maintenant?)

      Je me demande si vous faites de l’ironie… Nous ne vivons plus dans les années 60, mais vous décrivez EXACTEMENT ce que les gens voulaient dans ces années! Le tout à l’auto, l’individualisme…

      Le problème est que ce modèle à échoué. Les infrastructures routières tombent en ruine: elles sont chères, trop nombreuses, impossibles à entretenir. La congestion empire, et aucun pays n’est assez riche pour construire un réseau routier capable pour accommoder la croissance de tous ces véhicules (regardez partout au Canada, les États-Unis…). La voiture électrique, qui sera bienvenue, ne réglera en rien la congestion et le besoin en infrastructure. De toute manière, nous serons morts avant qu’elle soit la norme. De manière plus globale, ce modèle de vie n’est pas soutenable.

      Quand à ce que veut les familles, les études et les statistiques démontrent que la banlieue est un échec sur le plan social, particulièrement pour les enfants. Ce n’est pas pour rien que les banlieues cherchent maintenant à se densifier, augmenter la mixité et attirer les services. De toute manière, l’offre de logements spacieux à Montréal est complètement saturée, et c’est la raison pourquoi le nombre de famille stagne (ou augmente très lentement). C’est statistique. Il y a un problème au niveau de la nouvelle offre, et c’est une question de rentabilité pour les promoteurs.

      Plus personnellement, je veux que mes enfants puissent aller par eux-mêmes à l’école, chez leurs amis, au centre des sciences, qu’ils puissent vivre avec leurs pieds, être autonome rapidement, et qu’ils puissent aller rapidement à une multitude d’activité. Je veux qu’ils soient exposés à la diversité et à la culture. Ce n’est pas l’automobile ou un grand terrain privé qui va stimuler leur développement.

      De toute manière, la ville n’est pas opposée à ce que recherche une famille. C’est l’automobile qui provoque la perte de tranquillité, la perte de sécurité, la disparition de verdure en occupant la quasi-totalité de l’espace public… Un quartier comme le Plateau tente de rééquilibrer le tout, pour augmenter la qualité de vie des résidents. La ville dense se fait imposer le mode de vie des autres bien trop souvent. C’est inacceptable.

      Bref, votre vision est irréaliste. Peut-être que les gens veulent élever leur famille sur une grande ferme, avoir 18 autoroutes à proximité pour se déplacer, des millions d’écoles pour servir cette population dispersée… (bien que socialement ce soit un désastre bien documenté et je doute que ce soit le rêve de tout le monde), mais nous n’en n’avons pas les moyens, ce n’est pas soutenable, les contraintes sont trop grandes.

      La densité permet de maximiser les infrastructures sur un territoire retreint. Le transport en commun est ce qu’il y a de plus efficace, et de moins cher par déplacement, tout en occupant l’espace le plus retreint possible. La densité permet de multiplier les options pour se déplacer: transport en commun, transport actif, transport motorisé de différentes tailles; c’est ça la vraie mobilité, la vraie liberté. Et non être prisonnier de sa seule voiture, que nos enfants et nos aînées ne peuvent utiliser. Il y a un juste milieu à attendre entre densité et espace, mais ce n’est pas votre modèle des années 60 qui pourra l’atteindre.

      Mario Bélanger

    • @mariob

      “Le problème est que ce modèle à échoué. Les infrastructures routières tombent en ruine: elles sont chères, trop nombreuses, impossibles à entretenir.”

      C’est ça, laissons s’écrouler Turcot et Métropolitain, ça va coûter moins cher…. Ces infrastructures ne coûtent pas trop cher, elles ont été négligées et aujourd’hui on paie le gros prix… En réalité plus on néglige plus ça coûte cher, à maintenir et aussi à l’économie.

      En fait les infrastructures en mauvais état et la congestion ne découragent pas l’étalement urbain, elles l’aggravent. Non seulement les gens ne veulent plus résider en ville, ils ne veulent plus y mettre les pieds, le moins possible, à terme ils ne veulent même plus y travailler. Soyez attentif et vous verrez, les gens commencent par déménager leur familles, après leurs loisirs, plus tard ça sera le travail. C’est en train d’arriver, ne me dîtes pas que vous ne voyez pas ça.

      Les donneurs de leçons comme vous, fcardinal ou bien ce prof aurez beau vous égosiller à défendre vos utopies collectivistes et surtout ce concept bidon de densité (une quasi arnaque que par ailleurs les constructeurs mafieux de condos apprécient beaucoup…), les gens ont fait leur choix, ils ne veulent pas être “densifié” et pour l’instant je ne vois pas l’ombre d’un retour en arrière possible.

      Vous voulez réduire les déplacements? Croyez moi vous avez plus de chance de voir ça arriver par le télé-travail qu’en essayant d’imposer votre mode de vie aux autres.

      P Brasseur

    • Un bon point pour Nik Luka, ici je fais référence à votre article d’hier et l’engagement des Canadiens et des Anglos dans leurs communautés. Profiter des forces de la société civile me semble plus inclusif, probable qu’il n’a pas les mêmes vieux réflexes d’autodénigrement que vous, une question d’origine comme vous dite.

      Quant à sa vision de Mtl. du déjà entendue, une copie collé de ce que les étudiants en urbanisme et architecture écrivent dans leur travail de fin de session.

      M.Leduc

    • @ pbrasseur

      “C’est ça, laissons s’écrouler Turcot et Métropolitain, ça va coûter moins cher…. Ces infrastructures ne coûtent pas trop cher, elles ont été négligées et aujourd’hui on paie le gros prix… En réalité plus on néglige plus ça coûte cher, à maintenir et aussi à l’économie.”

      Pouvez-vous citer l’endroit où j’ai dit qu’il ne fallait pas entretenir nos infrastructures? Pouvez-vous me dire l’endroit où j’ai dit que le flagrant manque d’entretien des dernières décennies ne provoque pas des coûts supplémentaires maintenant?

      En passant, si nos infrastructures n’ont pas été entretenues, c’est en grande partie parce que nous n’avions pas l’argent, et que nous avons préféré ignorer le problème. C’est le même problème partout à travers le monde. Montrez-moi donc un pays qui a décidé d’y aller du tout-à-l’auto, qui possède des infrastructures capables d’accueillir le volume de véhicules, une économie occidentale qui n’est pas congestionnée, et qui n’est pas endetté jusqu’au cou. Où sont donc les modèles de votre utopie?

      “En fait les infrastructures en mauvais état et la congestion ne découragent pas l’étalement urbain, elles l’aggravent.”

      Toutes les études tendent à démontrer qu’un plus grand débit de véhicules augmente l’étalement urbain. Je vous conseille de vous renseigner sur la demande induite et l’étalement urbain. Sujet très documenté. Bien sûr, ceci n’a rien à voir avec la sécurité de ces infrastructures, qui est primordial.

      “Non seulement les gens ne veulent plus résider en ville”

      De toute évidence, c’est pour cela que l’offre de logement est saturé dans tous les quartiers centraux, et la pression sur les prix si énorme.

      “ils ne veulent plus y mettre les pieds, le moins possible, à terme ils ne veulent même plus y travailler.”

      Conséquence direct de l’étalement urbain. Autant pour le transport en commun que pour le transport motorisé individuel, ça coûte une fortune pour subventionner ces déplacements, argent que nous n’avons pas, et qui donne des régions périphériques aux infrastructures complètement inadéquates, et un centre qui ne peut accueillir autant de véhicules. Les gens vivant proches du centre n’ont pas ce problème. Ce problème n’existait même pas de la même ampleur à l’intérieur même d’une seule zone urbaine avant la motorisation de masse.

      “Soyez attentif et vous verrez, les gens commencent par déménager leur familles, après leurs loisirs, plus tard ça sera le travail. C’est en train d’arriver, ne me dîtes pas que vous ne voyez pas ça.”

      Le nombre de famille à Montréal ne diminue pas. Il augmente à un rythme très lent. Ce qui est normal lorsqu’on regarde le taux d’occupation des logements adéquats pour les familles avec enfant. Encore une fois, l’offre est saturée.

      De plus, le problème n’est pas le développement des banlieues, le problème est un développement anarchique qui coûte une fortune à notre société. Coûts documentés dans de multiples études. Vient un moment où une région doit développer plusieurs pôles pour offrir des services de proximité, peu importe sa densité. En passant, les banlieues immédiates se vide de la même façon vers les couronnes, les gens sont motivés par le coût de l’immobilier pour s’installer là où c’est le moins cher. Regarder les enquêtes sur la population.

      “Les donneurs de leçons comme vous, fcardinal ou bien ce prof”

      Vous voulez dire les gens qui basent leurs opinions sur des faits, des études et des statistiques? Tout ce dont je parle est vérifiable et a fait l’objet de multiples publications. Pouvez-vous en dire autant de vos opinions?

      “vos utopies”

      Non, nos solutions sont moins chers et plus efficaces. Vous voulez une société dont nous n’avons pas les moyens. Qui est utopiste, ceux qui veulent un aménagement en fonction de nos moyens, où ceux qui veulent multiplier les coûts?

      “collectivistes”

      Nous sommes pratiquement 4 millions d’habitants dans la région. Nous vivons effectivement en collectivité. Pourquoi donner une connotation péjorative à une telle certitude?

      “et surtout ce concept bidon de densité”

      Concept documenté, étudié en long et en large. Où sont donc vos analyses sérieuses pour prouver le contraire? Et franchement, la densité a créé les milieu urbain de loin les plus dynamiques, riches et intéressants. Vous voulez visiter Paris, Londres, N-Y, ici les touristes vont dans le Plateau, le centre-ville… Personne ne visite la banlieue. La densité urbaine est un concept qui existe depuis que l’homme a fondé des villes, par nécessité. Concept bidon? À vous entendre, l’humanité est apparu en même temps que le bungalow.

      “(une quasi arnaque que par ailleurs les constructeurs mafieux de condos apprécient beaucoup…”

      Ainsi que par tous les urbanistes, des gens dont la formation est de penser l’aménagement du territoire. Ainsi que par des sociologues, psychologues, médecins, ingénieurs, économistes, qui étudient l’effet de l’aménagement du territoire sur les gens, l’économie, les structures. Votre complot commence à s’étendre plutôt loin, dans tous les domaines.

      ” les gens ont fait leur choix, ils ne veulent pas être “densifié” et pour l’instant je ne vois pas l’ombre d’un retour en arrière possible.”

      Vous parlez au nom de tout le monde? Il y a des centaines de milliers de personnes qui font le choix volontaire de la densité dans notre petite ville seulement.

      “Vous voulez réduire les déplacements?”

      Non, visiblement vous avez très mal lu mon message. Je suis pro-déplacement. Être dépendant de votre auto, de ne même pas pouvoir utiliser même vos jambes pour faire vos déplacements, être dépendant d’une automobile alors que nos jeunes ou nos aînés ne peuvent les conduire, c’est ça, limiter les déplacements.

      ” Croyez moi vous avez plus de chance de voir ça arriver par le télé-travail qu’en essayant d’imposer votre mode de vie aux autres.”

      Le télé-travail est bien, mais à ses limites, et n’est pas sain au quotidien. L’être humain est une créature sociale (à moins d’avoir quelques troubles psychologiques, bien sûr). Lorsque vous renoncer à travailler en groupe à cause des difficultés des déplacements, cela démontre bien que votre modèle à lamentablement échoué.

      Et puis, vivant proche du centre, je me fais imposer l’automobile tous les jours, ce qui a un impact sur ma sécurité, ma santé et ma quiétude. Je ne vais pas dans la banlieue pour faire du tapage de la même manière, je ne vais pas mettre la vie des enfants de la banlieue en danger lorsqu’ils vont à l’école, alors je ne crois pas que vous avez matière à vous “plaindre” de vous faire “imposer” un débat d’idées. Je me fais imposer bien pire, concrètement.

      Mario Bélanger

    • Son texte fait du sens. Peu de mots. Logique. Sauf que on n’a pas d’argent. Aussi ridicule que de soumettre un plan d’affaire sans budget de caisse. C’est quoi la mise de fonds et elle vient d’où? Ensuite on dépense quoi et où de manière optimale et surtout sans dépassement de coûts. C’est ça qui m’intéresse. Parce que n’importe qui peut pelleter n’importe quoi quand c’est pas son argent. J’en aurais des tonnes de projets avec l’argent des taxes et probablement lui plus que moi.

    • Il y a 2 choses qu’on sait. Turcot va s’effondrer et le métropolitain aussi. Il faut mettre ça à terre et en finir avec les structures aériennes. Y’a juste un gars qui peut faire ça solide et il ne viendra JAMAIS ici. Pourquoi? Parce qu’il est bon et pas cher.
      Le voici :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/High_Five_Interchange

    • @MarioB

      à vous lire, je croirais que l’automobile est une invention nouvellement arrivée à Montréal!! Aie-je bien lu que vous vous faites IMPOSER l’automobile en ville? Que votre sécurité et votre quiétude en est brimé, et qu’évidemment la cause de tout ces désagréments sont les fous furieux du volant venant de la banlieue (car c’est bien connu, les résidants de la ville voyage à pied ou en transport en commun)? Ceci dit, nous avons quelque chose en commun; je vis exactement les mêmes choses que vous avec mes enfants (aller à l’école à pieds, amis à proximité ect ect)…tout ça à partir d’une quelconque ville de la banlieue! Fascinant n’est-ce pas? Bonne continuité, car vivre en ville ne m’a pas l’air évident.

      M.Robidoux
      Boucherville

    • @antiquebecor

      “à vous lire, je croirais que l’automobile est une invention nouvellement arrivée à Montréal!

      Effectivement, l’automobile est commercialisé en masse depuis moins d’un siècle. La plupart des villes, dont la nôtre, sont plusieurs siècles plus anciennes. Techniquement, l’automobile est une relative nouveauté dans nos villes. Il suffit de faire un tour en Europe, ou même dans le Vieux-Québec ou Vieux-Montréal, pour s’en rendre compte. Même les quartiers centraux de Montréal sont très mal adaptés à un très grand volume de véhicules individuels, il est difficile d’ignorer les plaintes à ce sujet.

      ” Aie-je bien lu que vous vous faites IMPOSER l’automobile en ville? ”

      Effectivement, je n’ai pas le contrôle sur la présence ou non de véhicules dans mon quartier. Avez-vous en problème avec le sens de ce terme? Je le trouve approprié dans le contexte. Ou peut-être que je possède des pouvoirs évidents, que j’ignore, vu votre surprise. Je me demande bien lesquels.

      Ceci étant dit, aucun problème avec la voiture. Je conduis moi même à l’occasion. J’ai un problème à se faire imposer son usage unique et les conséquences qui en découlent.

      “Que votre sécurité et votre quiétude en est brimé”

      C’est un fait dur à nier. L’automobile tue bon nombre de gens, et le niveau sonore du véhicule est facilement calculable. En fait, si ce véhicule n’avait aucun impact, personne n’irait “en banlieue” pour la quiétude, avec tous ses quartiers conçus pour réduire la circulation de transit.

      “tout ces désagréments sont les fous furieux du volant venant de la banlieue (car c’est bien connu, les résidants de la ville voyage à pied ou en transport en commun)?”

      Oh, je ne pense pas avoir dit cela. La motorisation touche tout le monde. Mais il faut avouer, statistique à l’appui, que les gens des nouvelles banlieues sont beaucoup plus motorisés. Ils sont aussi beaucoup plus dépendants de cet unique mode de transport. C’est statistiques sont facilement disponibles.

      “Ceci dit, nous avons quelque chose en commun; je vis exactement les mêmes choses que vous avec mes enfants (aller à l’école à pieds, amis à proximité ect ect)…tout ça à partir d’une quelconque ville de la banlieue! ”

      L’expression “banlieue” n’est effectivement pas la plus précise, et est discriminatoire. Des développements mixtes, il y en a aussi dans les banlieues, tout comme il y a des développements à faible densité à usage unique sur l’île.

      “Bonne continuité, car vivre en ville ne m’a pas l’air évident.”

      Effectivement. Mais si l’on regarde les études sur la banlieue typique nord-américaine (est-ce assez spécifique?) et le bien-être de ses habitants, on se console! Et puis, je suis content que l’automobile ne dicte pas où je peux sortir, comme tous ses individus qui “évitent” d’aller en ville, qui, selon ce blogue est les commentaires, sont plutôt nombreux! Avoir une véritable mobilité, c’est de pouvoir le transport adéquat à une situation donnée (possible à certains endroits dans la banlieue, bien sûr. Mais loin d’être dans tous les nouveaux développements d’après-guerre)

    • @antiquebecor

      “à vous lire, je croirais que l’automobile est une invention nouvellement arrivée à Montréal!

      Effectivement, l’automobile est commercialisé en masse depuis moins d’un siècle. La plupart des villes, dont la nôtre, sont plusieurs siècles plus anciennes. Techniquement, l’automobile est une relative nouveauté dans nos villes. Il suffit de faire un tour en Europe, ou même dans le Vieux-Québec ou Vieux-Montréal, pour s’en rendre compte. Même les quartiers centraux de Montréal sont très mal adaptés à un très grand volume de véhicules individuels, il est difficile d’ignorer les plaintes à ce sujet.

      ” Aie-je bien lu que vous vous faites IMPOSER l’automobile en ville? ”

      Effectivement, je n’ai pas le contrôle sur la présence ou non de véhicules dans mon quartier. Avez-vous en problème avec le sens de ce terme? Je le trouve approprié dans le contexte. Ou peut-être que je possède des pouvoirs évidents, que j’ignore, vu votre surprise. Je me demande bien lesquels.

      Ceci étant dit, je n’ai aucun problème avec la voiture. Je conduis moi même à l’occasion. J’ai un problème à se faire imposer son usage unique et les conséquences qui en découlent.

      “Que votre sécurité et votre quiétude en est brimé”

      C’est un fait dur à nier. L’automobile tue bon nombre de gens, de nombreux piétons sont happés en ville, dont des enfants, et le niveau sonore du véhicule est facilement calculable. En fait, si ce véhicule n’avait aucun impact, personne n’irait “en banlieue” pour la quiétude, avec tous ses quartiers conçus pour réduire la circulation de transit.

      “tout ces désagréments sont les fous furieux du volant venant de la banlieue (car c’est bien connu, les résidants de la ville voyage à pied ou en transport en commun)?”

      Oh, je ne pense pas avoir dit cela. La motorisation touche tout le monde. Mais il faut avouer, statistique à l’appui, que les gens des nouvelles banlieues sont beaucoup plus motorisés. Ils sont aussi beaucoup plus dépendants de cet unique mode de transport. C’est statistiques sont facilement disponibles. Mais je ne crois pas avoir blâmé spécifiquement les banlieusards comme étant personnellement plus dangereux au volant, ce n’est pas mon intention.

      “Ceci dit, nous avons quelque chose en commun; je vis exactement les mêmes choses que vous avec mes enfants (aller à l’école à pieds, amis à proximité ect ect)…tout ça à partir d’une quelconque ville de la banlieue! ”

      L’expression “banlieue” n’est effectivement pas la plus précise, et est discriminatoire. Des développements mixtes, il y en a aussi dans les banlieues, tout comme il y a des développements à faible densité à usage unique sur l’île.

      “Bonne continuité, car vivre en ville ne m’a pas l’air évident.”

      Effectivement. Mais si l’on regarde les études sur la banlieue typique nord-américaine (est-ce assez spécifique?) et le bien-être de ses habitants, on se console! Et puis, je suis content que l’automobile ne dicte pas où je peux sortir, comme tous ses individus qui “évitent” d’aller en ville, qui, selon ce blogue est les commentaires, sont plutôt nombreux! Avoir une véritable mobilité, c’est de pouvoir le transport adéquat à une situation donnée (possible à certains endroits dans la banlieue, bien sûr. Mais loin d’être dans tous les nouveaux développements d’après-guerre)

      Mario Bélanger

    • Merci et bravo M. Luka d’ainsi mettre de l’avant des pistes de solution à la fois simples, réalistes et pragmatiques.

    • Google sait qu’Il s’agit d’un blogue sur Montréal il y a des annonces d’exterminateurs et de captures de rats. Si vous voulez savoir ou vous êtes, regardez les annonces.

    • @mariob : Vous avez tort. Les années 60 étaient beaucoup plus communautaires et sociales que maintenant. Le règne de l’individualisme, voire de l’égocentrisme, du repli sur soi-même, de la recherche du confort et de l’obsession de la sécurité c’est maintenant, pas dans les années 60. Je ne dis pas forcément que je suis mieux maintenant que par le passé, j’ai une certaine nostalgie par rapport à mon enfance, mais c’est seulement moi et pas la majorité.

      Vous dites que l’auto et les banlieues sont un échec sur le plan social? C’est peut-être un échec pour votre idéal social, mais vous devez réalisez que votre idéal social ne concerne que vous. Le fait que les familles continuent de migrer vers les banlieues devrait vous faire réaliser que la majorité considère que le modèle auto-banlieue est mieux que le modèle ville-transport en commun. Peu importe votre idée de ce qu’est une réussite sociale, les faits montrent que pour la majorité des gens la ville est un échec humain.

      Vous devez aussi réaliser que ce n’est pas le manque de logements qui cause la migration. Le marché de la construction est libre et donc l’offre suit la demande, pas l’inverse. Les entrepreneurs recherchent le profit et s’il y avait un marché rentable pour des condos spacieux pour les familles, alors les entrepreneurs se feraient une joie de les construire. Mais voilà, les familles qui pourraient se payer ces grands logements familiaux préfèrent, pour le même prix, vivre dans une maison individuelle, avec leur petite cour et leur petite piscine. C’est leur choix. Nos valeurs changent et nous trouvons maintenant que la promiscuité est de plus en plus insupportable. Que vos préférences personnelles soient contraires à cela ne concerne que vous.

      Il reste le coût des routes. Vous blâmez les automobiles, mais vous oubliez que depuis les années 60, la véritable révolution a été le transport des marchandises par camion, pas l’utilisation de la voiture. La gestion « Just-In-Time » et la délocalisation de la production font des miracles pour la rentabilité des entreprises, mais elle engendre aussi un flot de transport de marchandises impressionnant. Cela réduit donc considérablement la capacité du réseau routier, mais cela a surtout pour conséquence de nous coûter très cher. Pour les infrastructures, un seul camion (ou un autobus) équivaut, au point de vue de l’usure, au passage de 10 000 voitures. Dans les cas des 18 roues au maximum de sa capacité, un seul camion peut équivaloir au passage de 100 000 voitures. Allez-vous aussi plaider pour revenir à une gestion des industries et des commerces des années 60?

      De toute façon, quand je vois les coûts faramineux pour quelques stations de métro, je me dis qu’une simple route, même si elle est continuellement détruite par les camions, est très économique. Le transport en commun à une utilité sociale j’en conviens, c’est un service essentiel, mais en faire la solution à une mauvaise planification urbaine est une erreur.

      Ce n’est pas ma vision qui est irréaliste, c’est vous qui voulez croire à vos désirs plutôt que de voir la réalité. Chacun a ses préférences. Vous faites partie des gens qui trouvent que le Plateau est l’endroit idéal pour élever des enfants? Vous aimez la promiscuité? Vous trouvez que la liberté c’est de rester dans son quartier? Vous voulez revenir à un style de vie où les gens font leurs achats quotidiennement dans de petites boutiques coquettes au lieu de prendre sa voiture pour aller dans de grands commerciaux? Tant mieux pour vous. Mais n’imposez pas vos valeurs et le style de vie que vous désirez aux autres. Laisser les gens choisir. Et s’ils choisissent l’étalement urbain et la voiture, alors respectez ces choix.

    • Un jour quand l’échangeur Turcot s’effondrera à cause d’une poignée de citoyens engagés qui vivent dans un monde utopique et qui se sont affairés à bloquer le projet de réfection pendant des années, on assistera peut-être à un électrochoc. Ne souhaitons pas la mort de personne mais une prise de conscience autour du phénomène de l’implication à tout crin du “citoyen”.

      Ce “citoyen” trop souvent ignorant et buté qui refuse systématiquement tout projet: agrandissement du stade Uniprix sous prétexte qu’il ne faut pas dépasser la grandeur des arbres du parc Jarry, conversion de l’hôpital chinois de la rue St-Denis sous prétexte que des innus en convalescence dans un quartier francophone présente une menace pour l’équilibre sociétal du quartier (Dieu qu’on est créatif pour masquer notre rascisme), revitalisation d’un ancien pensionnat qui a brûlé voilà 15 ans dans le quartier Ahuntsic. On voulait en faire une belle salle de spectacle pour les élèves du secondaire. Les citoyens engagés autour de cette ruine de pierre n’ont pas voulu. Trop haut ont-ils prétexté (mais au fond c’était le traffic engendrés par quelques autobus scolaires qui leur déplaisaient souverainement). Désormais, n’importe quel projet de condos se fait taxer pour compenser les pauvres du FRAPPRU qui veillent au grain.

      Je suis pronfondément écoeurée de ce processus malhonnête qui profitent à ceux qui ont du temps à perdre pour se braquer contre tout et qui fait de notre ville, une ville en déclin.
      Le point 4 est à proscrire d’urgence.

    • @ 89170

      Je ne répondrai que cela: tout ce que je dis est basé sur des études et des statistiques. Vous pouvez utiliser les engins de recherches spécifiques pour les publications sur Internet, ou dans les engins de recherches universitaires. Vous verrez les statistiques sur les problèmes de santé, de sédentarité les problèmes d’ordre psychologique, l’impact sur le développement cognitif de cette jeunesse, le coût de tous les moyens de transport, une quantification de l’impact économique. Pour Montréal et les familles, regardez les études sur les logements, le taux d’occupation (une simple donnée, noir sur blanc, que vous refusez obstinément), le prix de ces logements. Et renseignez vous sur le profit que se fait un promoteur sur une petite unité d’habitation contre une plus grande.

      Bref, vous ne vous battez pas contre une opinion, vous vous battez contre une foule de statistiques, de recherches, d’études sur le sujet. Vous vous battez contre de faits. Avant de dire qu’une personne à tord, regardez les simples chiffres.

      Lorsque vous serez capable de remettre en question vigoureusement un taux de suicide, un taux d’obésité, le niveau d’articulation des jeunes, des études comparatives sur les coûts de transport, la congestion, le déficit commercial, le déficit de nos gouvernements, le déficit d’infrastructure qui est un fléau quasi-universel, la perte de terres agricoles, de milieux humides et de la biodiversité des milieux proches, l’impact des îlots de chaleur apporté par ce modèle d’urbanisme, l’endettement personnelle des ménage carburé par les coûts de transports, le simple coût de l’espace public perdu, les problèmes de sécurités routières, l’enclavement de plusieurs communautés, remettre en question des essais sur l’enlaidissement de notre environnement, là il y aura un vrai débat. Je me suis renseigné et j’ai consulté des études sur tous ces sujets, parfois par passion, ou par obligation académique. Vous pouvez faire de même.

      En fait, montrez-moi seulement une seule ville, un seul cas vraiment documenté, de plusieurs millions d’habitants, qui a éliminé le transport en commun, axé son développement sur la faible densité et le transport par automobile, qui ne tente pas de densifier ses quartiers, qui réussi à coupé ses coûts, qui ne vit pas un important déficit d’infrastructure, qui ne vit aucune congestion routière, et qui a créé une communauté dynamique de calibre internationale, et dont ce modèle de développement à résorber les problèmes sociaux, l’exclusion et l’enclavement de ses communautés. Un seul cas documenté. Je sais que des villes ont appliqué avec succès les solutions que je préconise pour tous ces problèmes, et c’est facile à trouver.

      En fait, pour votre dernier point, l’idée complètement risible que les gens des quartiers centraux ne sortent jamais de leur quartier est complètement fausse. Bien sûr, nous avons moins besoin d’aller loin, car nous avons des services de proximités complet. Mais nous avons le choix pour le transport. Nous pouvons vivre avec nos pieds, le transporte en commun, et même avec l’automobile. Nous avons accès au même réseau routier que vous. La différence, c’est que nous avons accès à nos pieds et des endroits que plusieurs ne peuvent aller, parce que leur voiture ne rentre pas sur le réseau saturé. Qui a le plus de choix? Ceux qui se contraignent à aller où leur voiture est bienvenue, ou ceux qui vont partout? Les villes denses sont là pour rester, la seule façon de réaliser votre “liberté” serait de passer le bulldozer dans des villes plusieurs fois centenaires et millénaires, de détruire les infrastructures où vivent la plupart de la population urbanisée de la planète, et attendre d’avoir des véhicules capable de se conduire par eux-mêmes, pour ne pas exclure les communautés pauvres, les aînées et nos jeunes. Diantre, ça me semble facile et pas du tout “utopique”!

      Et je respecte les choix, vraiment. Ce que je veux, c’est une idée de droite pour supporter l’équité la plus totale, une idée bien simple: utilisateur payeur pour tout le monde, pour la construction et l’entretien des infrastructures, pour que le coût de nos habitudes soient facturés précisément et équitablement. Les “hippies” de mon genre auront à payer quelques mètres de trottoir usées par nos pieds, et vous aurez à payer plusieurs kilomètres de voies rapides usées par un véhicule d’une tonne. Devinez qui sera plus riche, et devinez où les gens voudront s’installer. Le problème se réglera par lui-même, dans le respect de tout le monde et l’équité la plus totale.

      En fait, si je peux me permettre une parenthèse en marge de cet échange, je trouve étrange que l’on associe mes idées à la gauche grano-écolo-etc. Toutes les études économiques démontrent que je préconise les solutions à moindre coût, les plus efficaces, les plus prouvés. Je veux des impôt plus bas, je veux que les gens assument leur actes et les services qu’ils utilisent. Les communistes-socialistes, ce sont ceux qui veulent que la collectivité subventionnent pour leur mode de vie. Pas le contraire! Nous vivons dans un monde étrange.

      Mario Bélanger

    • J’ai beaucoup aimé les interventions de M. Bélanger.

      @89170 : un moment donner, il faut faire face à ses responsabilités. Aller vivre en banlieue est un choix qui des impacts majeurs sur une région, impacts qui ne sont pas assumés en totalité par les banlieusards.

      Pensez un instant aux coûts des nouvelles infrastructures.

      Aux coûts de la pollution atmosphérique. Seulement que dans la région de Montréal, on évalue à 800 le nombre de décès prématurés qui surviennent à chaque année à cause de la pollution causée par les voitures. Imaginez un instant les frais de santé pour ceux qui ne meurent pas de cette polllution.

      Les impacts du bruit des voitures est majeur aussi. C’est un effet de mieux en mieux connu. Les urbains contribuent moins à ces problèmes et pourtant ils n’ont pas de rabais d’impôt reflétant les efforts qu’ils font.

      Il faut faire face à ses responsabilités. Votre modèle de développement axé sur l’auto-banlieue est grandement responsable du déficit de la balance commercial, estimé à plus de 13 milliards. Vous avez tord, totalement. Ce que vous proposez est intenable. La littérature est formelle.

      Renseignez-vous.

      Simon Chartrand

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