Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Samedi 24 novembre 2012 | Mise en ligne à 8h01 | Commenter Commentaires (64)

    Les Montréalais, champions de l’autodénigrement…

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    Je le dis et le redis. Montréal ne va pas aussi mal qu’on l’affirme sur toutes les tribunes, Montréal n’est pas en train de dépérir, Montréal n’est pas hasbeen, Montréal n’est même pas en train de décliner…

    Au risque de vous faire renverser votre café, j’oserais même dire que Montréal va plutôt bien par les temps qui courent.

    La construction résidentielle est en hausse. Les grues sont aussi nombreuses qu’à l’époque des Olympiques. On construit des gratte-ciels, ce qu’on n’avait pas fait depuis des décennies. Et le taux d’inoccupation des espaces à bureaux oscille certes, mais il demeure très bas, tant au centre-ville qu’en périphérie.

    Également, le nombre de faillites diminue, le taux de pauvreté aussi, le revenu des familles augmente plus vite ici qu’à Toronto, l’investissement en recherche universitaire est en croissance, le tourisme atteint des records et le Grand Montréal dépasse les autres régions métropolitaines du pays en matière de diplomation postsecondaire.

    Vous ne me croyez pas? Je vous invite à parcourir ces centaines de palmarès internationaux qui font la part belle à Montréal (un bon échantillon ici). À consulter les Signes vitaux du Grand Montréal. Ou, mieux, à lire le dernier rapport du Mouvement Desjardins, qui note que Montréal a «enregistré sa meilleure performance économique des cinq dernières années en 2011 (+4,5 %)».

    Pourquoi cette énumération des bons coups de Montréal? Parce que j’ai promis à l’ami Joseph Facal, lors d’une discussion enflammée à l’émission Bazzo.tv, de répondre à sa question : «si ça va si bien, pourquoi a-t-on l’impression que ça va si mal?»

    J’ose une hypothèse. Ce négativisme provient d’une combinaison de deux éléments propre à la métropole: un manque d’engagement des citoyens ET une absence de leader.

    D’abord, les Montréalais, comme les Québécois, exigent que la municipalité réponde à leurs attentes, à leurs besoins, à leurs désirs. Plutôt que de se demander ce qu’ils peuvent faire pour leur ville, ils se contentent de se demander comment elle peut en faire plus pour eux. Comme des gérants d’estrade, en quelque sorte.

    Cela renforce la frustration, l’idée que tout va mal, que la Ville ne répond pas aux attentes de ses citoyens.

    À titre comparatif, les Canadiens et les Anglo-Québécois sont nombreux à se faire un devoir de s’engager, de s’investir, de redonner à leur communauté. Ils font partie de la community plutôt que d’en être de simples bénéficiaires. Impliqués dans le bon fonctionnement de la ville, les anglos sont ainsi moins durs à l’endroit de cette même ville…

    On a un bon indice de cette différence culturelle en lisant The Gazette (ou The Star, ou le Vancouver Sun), qui fait un superbe travail au niveau municipal. Les textes et chroniques sont moins négatifs que dans la presse francophone. On est très dur quand il le faut, mais on parle aussi du CUSM comme d’une institution importante, on salue les bons coups de la STM, on félicite les citoyens qui posent des gestes positifs… alors que les francos se contentent de critiques nourries et bien senties.

    Cette approche équilibrée donne un portrait plus juste de la ville, renforce l’idée que celle dernière, malgré ses défauts, joue un rôle important et positif.

    Cela dit, l’absence d’engagements des francos, en soi, ne peut tout expliquer. Sinon ce sentiment négatif se ressentirait partout ailleurs dans la province, même dans le royaume de Labeaume…

    Ce qui distingue Montréal à mon avis, en plus du manque d’engagement des citadins, c’est l’absence de leader. Une absence qui se fait sentir depuis… depuis que Montréal va bien, ironiquement.

    La métropole, en effet, a connu une intense période de déclin des années 1960 aux années 1990, mais depuis, elle rebondit. Grâce à l’essor des technologies de l’information et de la société du savoir, Montréal renait tranquillement depuis le milieu des années 1990, alors qu’elle renouait enfin avec la croissance.

    Pas de manière aussi clinquante que Toronto, c’est sûr, pas de manière aussi flamboyante qu’à l’époque d’Expo 67, mais à sa façon, petit à petit. Ce qui est déjà beaucoup dans le contexte économique actuel.

    Le problème, c’est qu’on n’a pas eu à Montréal, contrairement à Québec, un leader assez fort pour nous ouvrir les yeux sur les mérites, les qualités et les bons coups de la ville depuis près de 20 ans, justement.

    Pierre Bourque a régné de 1994 à 2001, puis ce fut Gérald Tremblay. Or ni l’un ni l’autre n’a démontré les qualités d’un grand leader. Ni Bourque ni Tremblay n’a été assez solide pour nous donner confiance. Ni l’un ni l’autre n’a su nous convaincre que Montréal se dirige dans la bonne direction.

    Le premier nous a plutôt plongé dans une réorganisation municipale dont on ne s’est jamais remis, en plus de saper les bases démocratiques de la ville et de négliger ses infrastructures. Quant au second, il a multiplié les bourdes et les scandales au point de rendre invisibles tous ses bons coups.

    Bref, au cours des deux dernières décennies, on n’a pas eu à Montréal de maire suffisamment imposant pour compenser notre manque d’engagement. D’où cet autodénigrement constant qui plombe la métropole au moment où elle fait surface.


    • Bof. Je vois mal comment le dénigrement de Montréal peut reposer strictement sur les qualités de son maire (ce serait du fétichisme), ou sur le manque d’engagement communautaire (ce avec quoi je ne suis pas du tout d’accord). Le dénigrement de Montréal repose sur trois choses qui en font une éternelle mal-aimée et incomprise. 1. Elle est la métropole multiculturelle d’une province qui ne l’est pas. Les gens des régions se méfient ou, à tout le moins ne se reconnaissent pas dans la ville. 2. Les sièges des circonscriptions de Montréal sont rarement en jeu dans une élection, ce qui veut dire que les politiciens provinciaux n’ont aucun intérêt à essayer d’en améliorer le sort, ni à en chanter les vertus. 3. Montréal est perçue dans les médias essentiellement de droite que nous avons comme un repaire de gauchistes, donc, sa représentation médiatique est exagérément mauvaise (à contraster avec les louanges dont fait l’objet Québec, souvent à tort). Tous ces facteurs font en sorte que la représentation de Montréal est bien pire que la réalité.

    • Bonjour M. Cardinal,

      Effectivement, on aime bien s’auto-dénigrer, et surtout on « aime bien » dénigrer les autres quartiers. Je l’avoue, je l’ai fait moi aussi. Avant de commencer mon secondaire 5, on a déménagé dans P.A.T (on était à Saint-Léonard) et ma réaction était « Pointe-aux-Trembles c’est un trou ». Je crois que d’avoir des quartiers qui sont d’anciennes villes n’aident pas. Sans compter le manque de connexions entre les quartiers, ici on est dans l’arrondissement PAT/RDP, mais il n’y a que trois liens entre les deux quartiers, les boulevards St-Jean-Baptiste, Gouin ou Henri-Bourassa!

      Mais ce n’est pas que les Montréalais qui pratiquement le dénigrement. J’ai eu le « bonheur » de travailler à Brossard et les gens de la rive-sud me disaient « kossé tu fais à vivre à Montréal, c’est laid, c’est violent ». J’ai même quelqu’un qui m’a dit que sa fille voulait venir dans le centre-ville avec des amis, et que les parents de ses amis ont dit que c’était trop dangereux! Est-ce que c’est des gens du Lac Saint-Jean ou de Amos? Non, on parle de gens de… Blainville!

      Concernant l’implication des citoyens, effectivement les anglophones et les allophones sont plus « communautaires » que les francophones. Il y a un intervenant à Demain Montréal qui a dit que la Ville devrait arrêter de voir ses citoyens comme des clients mais comme des citoyens. Ok, mais ça va dans les deux sens, il faudrait que les gens arrêtent de voir la Ville comme étant un simple fournisseur de services. S’il y a bien un endroit où on peut s’impliquer relativement facilement, c’est bien au niveau municipal.

    • Ça fait un bout de temps qu’on peut noter cet autodénigrement rampant. Il me semble coîncider avec une certain montée de la droite. Pour certains de la droite, il leur est impossible d’envisager que ça aille relativement bien puisqu’ils voient cette société comme quasi “socialiste”.

      Et la corruption, par exemple, c’est un cancer qui affecte toutes les grandes villes et quand on en entend peu parler c’est que ça va bien… mais pour la mafia. Même chose pour les embouteillages, ça n’a rien de particulier à Montréal.

      Jean Émard

    • “Ça fait un bout de temps qu’on peut noter cet autodénigrement rampant. Il me semble coîncider avec une certain montée de la droite.” ramses2.1

      ===

      Je voulais surtout dire que la droite s’exprime avec plus de force qu’auparavant, je ne sais pas si elle “remonte” réellement.

      Jean Émard

    • @ akratique

      Très intéressants, vos arguments. Cela dit, je ne vois pas le lien entre l’autodénigrement des Montréalais et ce que les non Montréalais pensent de Montréal.

      Pour ce qui est de la carte électorale, c’est un très bon point. Mais malgré ce désintéressement, la métropole s’en tire bien. Il est possible de se désoler du peu de cas de la province pour Montréal… tout en reconnaissant que Montréal va bien, non?

      Et pour ce qui est de la représentation médiatique, vous semblez laisser entendre que les médias de droite sont surreprésentés. Or il me semble que le paysage médiatique est plutôt équilibré entre la droite et la gauche.

      François Cardinal

    • @ elvisrobert

      Vrai qu’en dehors de Montréal, le dénigrement pour la métropole est grand. Mais n’est-ce pas toujours le cas? Les grandes villes ne sont-elles pas toujours la cible des attaques des banlieues?

      François Cardinal

    • À chacun sa vision de la Métropole, ce qui démontre bien sa vitalité au passage…
      La question n’est pas de reconnaître sa force ou pas mais bien de donner, ou redonner à Montréal la place qu’elle doit occuper non seulement au Québec mais aussi dans le monde.

      Le Québec au complet fait du Montreal bashing depuis des lustres, dois-je le démontrer ? Dès qu’il est question d’accommodement trop raisonnable le mot Montréal flotte comme un fantôme. Carré rouge ? Gogauche ? Méchants capitalistes ? Corruption ? Évidemment Montréal vit de ses contradictions apparentes ou réelles, incompréhensibles, grouillantes et riches de possibilités.

      De fait le milieu de vie Montréalais est d’une richesse rare en ce sens que chaque jour on peut y rencontrer du nouveau, de l’étonnant et ceci dans une certaine quiétude puisque Montréal est une ville sûre. Je n’ai jamais crains pour ma fille étudiante qui travaillait dans un bar et terminait donc passé 3 heures. “Little Apple” a un cœur sans pépin.

      D’un point de vue “consommateur” il est difficile de vanter Montréal. Quel est le rapport qualité-prix pour ceux qui vivent en Ville ? Le métro, essentiel, bloque régulièrement. Les transports en général sont faibles et l’accès depuis l’extérieur de l’île, pénible. Le stationnement dans les quartiers résidentiels est un cauchemar depuis décembre jusqu’en mars à la moindre chute de neige et si je désire voir des rats courir en liberté je sais où aller.
      Ceci dit, je vois bien plus de rats à Brooklyn ou dans Queens et pourtant j’adore y aller.
      Ce sont ces bubons que voit le visiteur de Gaspésie ou des Cantons de l’est, et même celui des banlieues proches. Rien pour arrêter le dénigrement!

      Il ne faut pas confondre Montréal et son gouvernement. Personne au monde ne saurait gérer une ville à la constitution aussi bâtarde, lourde et bourrée de tracasseries surtout pour ceux qui en ont la charge. C’est le principal reproche que j’adresse à l’ancien maire qui était en poste lors de la création de cette structure innommable, sclérosée depuis le début.

      Il reste beaucoup de blessures qui risquent de ne jamais guérir : la fuite des anglos il y a 30 ans est restée comme une preuve d’égoïsme, à la limite de lâcheté pour beaucoup de Montréalais qui l’ont vécue durement. Le manque de reconnaissance de ceux qui sont restés n’a pas aidé non plus. L’impression d’être détesté partout au Québec ne fait rien pour améliorer la situation, surtout sachant que Montréal reste la vache à lait de la province sans grand avantage pécuniaire pour ses habitants. Qui plus est les Montréalais doivent assumer une infrastructure énorme uniquement pour accueillir les banlieusards au travail sans que ceux-ci n’en défraient le moindre sou… tout en criant pour le manque de services, ça va de soi!
      Aux mille facettes de Montréal doit correspondre une structure de gestion souple et simple à comprendre, ce qui est précisément le contraire de ce que nous connaissons. Les disparités entre le 450 et le 514 ne pourront être aplanies qu’avec une voix forte en provenance de l’Île mais pour le moment celle-ci est étouffée sous la paperasse et la réglementation délirante.

      Ni la bonne foi, ni la compétence, ni l’énergie ne pourront donner à Montréal le lustre qu’elle possède comme un secret bien gardé.
      Il en va de la magie comme de la justice : le fait ne suffit pas, il faut aussi qu’il y ait apparence.
      Pour chaque dossier un seul responsable reconnu comme tel, pour ainsi dire un ministre, est nécessaire. S’il s’agit d’enlèvement des ordures ménagères, pourquoi le maire devrait-il se prononcer ? Pourquoi laisser cette charge à un arrondissement ? Un seul “ministre”, appelons ça “secrétaire”, qui en assume les décisions et l’administration augmentera tant l’efficacité que la participation démocratique, ça me semble évident.
      Et qu’on laisse la gestion réellement particulière aux arrondissements, par exemple les ordures industrielles, la mise en valeur des secteurs commerciaux ou l’amélioration locative et sociale des secteurs pauvres.
      Non, ce n’est pas Montréal le problème, au contraire. Cette ville industrieuse à la belle folie est simplement mal desservie.

    • Avoir une vision réaliste de Montréal ce n’est pas du dénigrement. Au contraire, c’est un cri du coeur pour un meilleur Montréal.
      Malgré l’amélioration que connait cette ville comme tu le soulignes très bien, il n’en demeure pas moins que Montréal n’a plus le lustre d’autrefois. Ses infrastructures sont en ruine, aucune tour à bureaux n’a été construite à Montréal depuis 20 ans. Tous les investissements au centre-ville ont été le fait d’investissements publics : Palais des congrès, Caisse de dépôt, Quartier des spectacles, Cité multimédia, universités et maintenant centres hospitaliers et tout cela sans engendrer d’investissements privés autres que dans l’hôtellerie, secteur dans lequel nous sommes les plus performants.
      Nos transports publics ne sont guère mieux, nos musées ne sont plus à la hauteur des concepts muséaux du XXIe siècle. Il ne faut pas trop non plus se péter les bretelles avec notre quartier de spectacles où les salles se sont fermées plutôt que s’ouvrir (voir le reportage de La Presse d’aujourd’hui). Quant à la grande place des spectacles elle ressemble plus souvent à un stationnement pour autobus touristiques qu’à e grande place festive.
      Oui Montréal s’est embellie, oui elle demeure un endroit où il fait très bon vivre, mais elle n’est plus ce qu’elle était. Lentement elle s’éloigne des grandes métropoles du monde et même sur son territoire elle se fait rejoindre par sa banlieue, où s’installent les universités, les meilleures salles de spectacles et cinémas et les nouvelles installations commerciales.
      Montréal est devenue une belle vieille grande dame dont tous les maquillages ne réussissent de moins en moins à cacher son vieillissement.

    • DDepuis combien de temp vous n’êtes pas aller a Toronto ou ailleurs au pays pour comparer …
      Tony Wright

    • @ Jean Émard

      Rien de particulier à Montréal ? M. Cardinal publiait ici le 12 oct. dernier justement que Mtl était la 4e pire ville sur le continent pour les embouteillages, et LA pire au Canada. L’article mentionnait aussi qu’elle était la 16e ville la plus chère… au monde ! Ça, plus ce que nous savons déjà, à savoir que son réseau routier en éternelle reconstruction (et en ruines) est entretenu – volontairement très mal – par la mafia, qu’elle est endettée jusqu’au trognon, au point d’avoir recours à l’aide du provincial (autrement dit de tous les Québécois de la province) pour payer les pensions de ses cols bleus retraités, qu’elle est un modèle d’inefficacité au point de vue gestion avec ses maires d’arrondissements à tous les 4 coins de rues, et j’ean passe.

      Ce qui est révélé depuis le début de la Commission Charbonneau a pourtant de quoi assommer le plus positif des optimistes. Comment a-t-on pu en arriver à un tel degré de corruption, sur une aussi longue période ? Z’avez pas honte vous autres que le Québec – et très particulièrement Montréal – fasse les manchettes de tous les journaux de la planète avec toujours le mot CORRUPT en avant-plan ? Vous croyez que ça ne laissera pas de traces sur l’image de marque de Montréal, maintenant connue comme la ville en ruines où tous les entrepreneurs en béton et asphalte sont archi-millionnaires ?

      Réjouissez-vous si vous voulez qu’elle ait encore un pouls, pour ma part d’ici à ce qu’on ait jeté quelques vrais grosses pointures (les responsables au niveau politique du fiasco actuel) en prison je continuerai de considérer que cette ville est la honte du Canada.

    • Vous, vous dites que Montréal va bien, en donnant seulement des arguments qui viennet d’ailleurs.
      Des palmares internationaux, c’Est bien le fun.Que la ville soit économiquement en boom, ok.

      Mais la population, elle, elle ne paie les frais. Le coùt de la vie qui monte beaucoup plus que l’augmentation des revenus familiax que vous mentionnez; les rues qui sont comme des gruyeres;de la corruption qui fait disparaitre l’argent;une administration cancéreuse;etc.

      Venez pas dire que Montréal va bien, juste parce que les étrangers le disent.

      Ce sont les citoyens les 1er juges, et personne oserait que vivre a Montréal est plus confortable maintenant qu’il y a 10 ans.Au contraire. Tout le monde parle d’exode des familles.
      Il y a une raison pourquoi les familles vont en banlieue, c’Est qu’ils en ont marre de la ville.

    • Quand on voit des pans de trottoir sans aucun défaut sensible être remplacés à des coûts exorbitants alors qu’à 200m gisent des pans de trottoir très endommagés, et ce, depuis 20 ans, mais qui sont sans doute laissés comme “témoins” justifiant un autre remplacement de morceaux de trottoirs quasi flambant neufs, difficile de ne pas dénigrer. Distinguer entre un morceau de trottoir nécessitant une réparation et un morceau n’en demandant pas est un acte intellectuel du niveau d’un enfant qui vient d’avoir 3 ans.

      Quand un enfant de 3 ans d’intelligence moyenne ferait un meilleur travail de sélection que les ingénieras-fonctionnaires de la ville, comment voulez-vous qu’on se sente en tant que citoyens, sinon un peu cyniques? Surtout quand ce type d’abus dure depuis au moins 30 ans….

    • @ fcardina

      Sur le point 1, je ne vois pas autant d’auto-dénigrement que de dénigrement tout court. Je ne suis pas montréalais mais ceux que je connais sont fiers de l’être, malgré les quelques défauts apparents de la ville.

      Sur le point 2, mon propos était de souligner la relative absence d’intérêt politique pour Montréal et ses effets sur sa représentation symbolique, pas sur son réel état.

      Sur le point 3, je ne suis pas du tout d’accord. D’ailleurs, à cet effet, je vous invite à voir ce petit papier très intéressant publié par Le Devoir, papier que vous avez certainement lu, d’ailleurs, puisqu’il parle de votre tribu.

      http://www.ledevoir.com/societe/medias/364335/portrait-de-groupe-avec-mediacrates

      On y voit que les 3 “journalistes” (est-ce le bon mot dans ce cas-ci?) les plus présents dans les médias sont Poirier, Dumont et Martineau. Ce n’est pas un hasard qu’ils travaillent (en grande partie) pour le conglomérat intégré qu’est Québécor. Pas exactement à gauche non plus. Ce qui ajoute du poids à l’argument qui veut que la droite domine largement la gauche dans les médias populaires.

    • «J’ose une hypothèse. Ce négativisme provient d’une combinaison de deux éléments propre à la métropole: un manque d’engagement des citoyens ET une absence de leader.» FC
      ….. …. … .. .

      Les citoyens

      Je trouve les citoyens de Montréal passablement engagés, dans leur vie de quartier surtout. Combien de groupes, de comités, d’associations dévoués à une meilleure qualité de vie? Pistes cyclables, jardins communautaires, Non aux compteurs intelligents, protection du patrimoine, éclairage adéquat dans les rues et ruelles, écocentres, etc.

      Les Montréalais sont engagés à plusieurs niveaux de gouvernement et même à l’international mais ils ont des journées de 24 h comme tout le monde. Chacun ne peut voir à tout tout le temps.

      Là où je vous donne raison, François Cardinal, c’est dans votre comparaison entre les citoyens anglophones et francophones. Chez les Anglos, l’aspect “community” est très fort et nous pourrions nous en inspirer. On dirait qu’ils appliquent des passages du “Petit livre rouge” du camarade Mao Zedong… dont celui qui dit que chacun doit balayer le devant de sa maison.

      Les leaders

      C’est sûr que de Jean [MA ville de MONTRÉAL!] Drapeau à Pierre [géranium] Bourque en passant par Jean [ comités de citoyens à la plage] Doré, les maires y sont allés de leur empreinte personnelle. C’est Gérald Tremblay qui a hérité du rôle le plus ingrat, refaire les infrastructures négligées depuis des décennies. Infrastructures qui ont relégué dans l’ombre le Quartier des Spectacles. Enfin.

      Vous avez dit “leaders”, monsieur Cardinal? Il ne s’agit pas que des maires. De qui parlez-vous au juste? Youhouuu? Y a-t-il un leader dans l’avion?

    • “Ce qui est révélé depuis le début de la Commission Charbonneau a pourtant de quoi assommer le plus positif des optimistes. ” danny66

      ===

      Je serais bien plus inquiet si on n’en parlais pas. Je répète c’est quand tout semble baigner dans l’huile que le crime organisé est le plus efficace.

      La Commission Charbonneau est une excellente purge et on doit se réjouir que le dessous de cette criminalité soient révélé.

      Personne ne croit sérieusement que la mafia n’est pas active dans l’industrie de la construction dans les autres grandes villes ?

      Jean Émard

    • “Rien de particulier à Montréal ? M. Cardinal publiait ici le 12 oct. dernier justement que Mtl était la 4e pire ville sur le continent pour les embouteillages, et LA pire au Canada. L’article mentionnait aussi qu’elle était la 16e ville la plus chère… au monde !” danny66

      ===

      Sérieusement vous avez lu l’article ?

      M, Cardinal se montre plus que sceptique à propos de ces études.

      Alors ça me semble aberrant de le citer pour faire votre point.

      Jean Émard

    • @ dgill

      Merci de te joindre à la conversation, Daniel, on poursuit ainsi notre trop courte discussion entamée chez Bazzo…

      Tu as raison de souligner ce qui ne marche pas. Mais le problème, je trouve, c’est qu’on ne fait que ça, à l’année longue, détailler tout ce qui ne marche pas… sans s’attarder à ce qui va bien.

      D’ailleurs, nous en sommes en partie responsables, nous les journalistes. Trop souvent, nous allons à l’étranger et nous ramenons ce qui fonctionne bien ailleurs, créant ainsi un fossé entre ces villes qui fonctionnent et Montréal. Or Toronto a aussi ses problèmes, de même que Portland, Curitiba et Strasbourg…

      François Cardinal

    • @danny66

      Précision: je publiais en effet deux palmarès concluant que la métropole était coûteuse et congestionnée… pour mieux les démolir. La méthodologie de chacune des enquêtes est douteuse, au mieux.

      François Cardinal

    • @yvonrocher

      Je n’utilise que des arguments qui viennent d’ailleurs? Relisez le billet, svp. Car à part une ligne sur les sondages internationaux, il n’y a que des faits, des statistiques et des rapports montréalais.

      François Cardinal

    • Quand on voit des éboueurs qui ne ramassent pas les poubelles hebdomadaires et une ville qui répond en substance “on s’en fout” quand l’incartade est rapportée, il y a de quoi être cynique.

      Par année, les éboueurs “oublient” de ramasser les poubelles 3 fois plus souvent que mon livreur de journal “oublie” de le livrer. Comme celui-ci livre 6 fois par semaine et que l’éboueur ramasse 1 fois pas semaine, cela veut dire que l’éboueur est 18 fois moins fiable que mon livreur de journal.

      Serait-ce que mon livreur de journal gagne plus cher que mon éboueur pour offrir un service 18 fois meilleur? A un meilleur régime de retraite?

    • @ akratique

      Je vous invite à diversifier vos sources médiatiques… Si vous ne regardez que les chaînes de Québecor, il est évident que vous ne verrez que des chroniqueurs de Québecor, les Poirier et Dumont que vous citez. Lisez les chroniqueurs de La Presse et du Devoir, écoutez Radio-Canada et vous aurez un autre son de cloche.

      François Cardinal

    • @ J.F. Trottier: D’accord avec vous quand vous dites “Qui plus est les Montréalais doivent assumer une infrastructure énorme uniquement pour accueillir les banlieusards au travail sans que ceux-ci n’en défraient le moindre sou… tout en criant pour le manque de services, ça va de soi!”

      @ Danny66: Vous avez probablement manqué d’excellents reportages. La corruption est aussi bien implantée dans les autres provinces…

      Et d’accord avec Akratique! Le dénigrement vient de l’extérieur… J’ai l’impression que les Montréalais qui ont choisi d’y vivre sont heureux de leur choix, surtout s’ils ont vécu ailleurs et sont en mesure de comparer. J’ai vécu à la campagne, à Québec, à Montréal, à la campagne encore, puis retour à Montréal. J’adore cette ville, son ouverture, sa tolérance. Et c’est probablement ce que détestent ceux qui la regardent de loin, son ouverture, sa tolérance… peut-être proportionnelles au niveau de diplomation et au quotidien partagé avec les AUTRES…
      B. Veilleux

    • Quand 6 autobus 165 attendent à la queue leu leu à un feu rouge au coin Côtes-des-Neiges et Jean-Talon, difficile de ne pas penser que les feux pourraient être mieux administrés.

      Quand on sait que nombre de conducteurs ne réagissent qu’après qu’un feu ait tourné au vert depuis 3 secondes, puis n’accélèrent que très lentement, comme s’il n’y avait personne derrière eux, difficile de comprendre pourquoi des feux verts d’intersection importantes durent moins de 30 secondes. Une filée de voitures commencent à peine à atteindre une vitesse de croisière que le feu retourne au rouge.

      Quand on sait qu’une rue doit être à son plus large là où la vitesse est la plus faible, i.e. aux intersections, difficile de comprendre que l’administration de Montréal rétrécissent la largeur des rues exactement où il ne faut pas, i.e. aux intersections. A cause de ces boulots d’étranglements, nombre d’automobilistes sont bloqués parce que l’auto devant eux veut tourner à droite, ou à gauche, mais ne le peut pas (piétons qui traversent en parallèle). Si la gestion des coins de rues étaient intelligente, il y aurait une allée pour aller tout droit, une allée pour tourner à droite et une allée pour tourner à gauche, ou au moins 2 allées au total. Maintenant, à cause des goulots d’étranglement made in Montreal, et gracieuseté de la mafia des trottoirs, il n’y a souvent plus qu’une allée de circulation aux intersections!

      Plus la circulation est rapide (e.g. à une grande distance entre 2 feux de circulation), plus la rue peut être étroite; plus la circulation est lente, e.g. aux intersections, plus la rue doit être large. Un enfant de 5 ans comprend cela. Au nom d’une idôlatrie de la sécurité à tout prix, on bloque et ralentit tout, pour ensuite s’en autocongratuler… et prétendre qu’on s’intéresse à la pollution et aux émissions de gaz à effet de serre. Rien ne pollue plus iinutilement et n’émet plus de gaz à effet de serre inutilement qu’une auto bloquée à un feu rouge ou par une intersection trop étroite.

    • Quelques points.
      D’abord, intéressante discussion, d’ailleurs, hormis quelques ronchonneux, ce blogue est l’un des plus intéressants sur Cyberpresse au niveau des commentaires, et le fait que vous le commentiez et prenez part à la discussion n’y est pas étrangère non plus M.Cardinal.

      Ensuite, je trouve en effet que le dénigrement est facile. Mais je suis arrivé à Montréal en 1995 et quand j’y repense, elle faisait pas mal plus dure qu’aujourd’hui. Je trouve aussi que Montréal s’est améliorée depuis 10-15 ans.
      Ce dénigrement constant, comme si tout allait mal à Montréal me rappelle l’ambiance qui régnait à Québec jusqu’au 400e. Même Labeaume qui a sauvé le 400e devait se battre aussi contre défaitisme à outrance. Depuis, Québec y croit. Ici… ce sentiment s’est perdu quelque part.
      Il n’y manque peut-être qu’une volonté gouvernementale. Quand le Parlement n’envoie aucun signal de l’importance économique et culturelle de sa principale ville, (20% de la population), comment voulez-vous que cette réalité se répercute au quotidien?

      Enfin, j’ignore qui est dgill n’ayant pas vu bazzo.tv, mais votre mauvaise foi illustre encore mieux ce qui ne va pas: la perception. De dire qu’il ne se passe rien à la Place des Festivals (son nom réel, la grand place des spectacles n’existe pas) me fait me demander si vous y passez souvent. Dès qu’il n’y a pas de festivals l’été, cette place est occupée par… des Montréalais, des visiteurs, leurs enfants. Ce qui est un succès en soi pour une place publique. De plus, il ne s’y passe pas 2 semaines de suite sans qu’il n’y ait une oeuvre temporaire, une activité planifié, un petit concert. Y’a pas que le Festival de Jazz.
      “Nos transports publics ne sont guères mieux”: Les empruntez-vous souvent? La STM offre un réseau des plus simples (je parle des bus). Une grande qualité. Et efficace. Oui les trains sont vieux, mais sinon quoi? Le métro de Montréal est un des plus utilisé au monde au prorata de sa population, et la STM s’est vu décerné le prix de la meilleure cie en Am.duNord en 2010. Faut quoi d’autres?
      Et beaucoup de choses vont en banlieue. oui. Mais si ce n’était de l’insularité de Montréal, si le fleuve et la rivière n’était pas des frontières visibles, il y a longtemps que Brossard, Longueuil ou même Laval seraient Montréalais… comme ville Saint-Laurent, Maisonneuve ou Pointe-aux-Trembles.
      Enfin… “elle n’est plus ce qu’elle était”. Par rapport à quand? Ne me dites pas 67 ou 76 svp, où Montréal n’était déjà plus la métropole canadienne depuis 20 ans? Sinon, par rapport à l’âge d’or de Montréal vers 1870-1930? Belle ville pour une minorité… l’enfer pour une majorité.

      M.Ménard

    • @ François Cardinal

      ” Or il me semble que le paysage médiatique est plutôt équilibré entre la droite et la gauche.”

      Si vous placez La Presse à gauche ou même au centre, alors on vous comprend de croire cela. Mais on comprend aussi que vous vivez sur une autre planète.

    • Cette tendance à l’auto-flagellation s’applique aussi à tout le Québec, avec ses porte-parole tels que Denise Bombardier, Lucien Bouchard et maintenant, François Legault…

    • @Honorable
      Parlez-vous des petits pavés en bon état remplacé par du béton sur la rue Ontario entre St-Hubert et Papineau par hasard? Parce que je me pose la même question que vous en effet. Pourquoi?

      M.Ménard

    • @Honorable
      Les goulots d’étranglements que vous visez sont sûrement ceux du Plateau. Ces goulots ne nuisent pas à la circulation car qu’y trouvait-on avant? Des voitures stationnées. Et vous savez aussi à qui nuisaient ces voitures stationnées trop près des intersections? Aux camions de pompier qui veulent tourner dans les rues étroites du Plateau.
      De plus, ces goulots améliorent également la sécurité des piétons et cyclistes qui traversent. Et effectivement ce n’est pas le plus pratique pour des véhicules, mais tout ne doit pas tourner autour de la circulation des voitures. C’est pour ça que le plateau ou le centre-ville de Montréal se marche mieux que le boulevard St-Martin ou Taschereau.

      Ce qui m’amène à: “Rien ne pollue plus iinutilement et n’émet plus de gaz à effet de serre inutilement qu’une auto bloquée à un feu rouge ou par une intersection trop étroite.”
      Encore mieux qu’une voiture sur un feu vert ou non-bloquée? Un individu en métro, autobus, pied, vélo.

      Enfin, pour la fois où vous avez vu 5 autobus à un feu rouge. Combien de fois n’avez-vous même pas remarqué qu’ailleurs ou à d’autres moments, tout se passait normalement. Ne pas s’arrêter à l’anecdote.

      M.Ménard

    • @ horguelin

      J’ai bel et bien parlé des chroniqueurs de La Presse. Vous trouvez qu’ils penchent tous à droite? Les Boisvert, Elkouri, Lortie, Cassivi et autres? Vraiment?

      François Cardinal

    • C’est mieux à Toronto, c’est mieux ailleurs, entendu mille fois, par les chroniqueurs de la Presse même fichue complexe face à l’attitude comportementale des Montréalais et des Québécois.

      « À titre comparatif, les Canadiens et les Anglo-Québécois sont nombreux à se faire un devoir de s’engager»
      À part de faire votre chronique, de voyager pour voir qu’ailleurs les gens font mieux, vous faites quoi dans votre communauté, j’aimerais bien connaître vos engagements communautaires. Quoi que vous en pensez, beaucoup de Montréalais s’impliquent dans leur communauté au raz des paquerettes. Si votre chronique fait allusion aux gens que nous retrouvons dans la rubrique mondaine, ça, c’est autre chose. Et si le problème de notre engagement communautaire était un problème d’argent, de temps, de timidité, de pudeur, pour différentes raisons, nous n’aimons pas s’afficher, mais croyez-moi, il y a plein de francos (gens visés par votre article) qui ont à coeur leurs communautés. Allez faire un tour dans les quartiers défavorisés, vous allez être étonné de l’entraide qu’il se fait, mais c’est moins glamour qu’à Toronto ou Amsterdam.

      L’entraide et l’engagement communautaire dans un prochain article, la part du vrai,du faux et des impressions.
      M.Leduc

    • Seuls des graphiques pourraient me convaincre. Le verbiage ne m’intéresse pas. Les Bixi représentent le symbole du déclin et celui-ci ne s’arrêtera pas tant que le ménage ne sera pas fait. Montréal a trop d’employés etc Des coupures et mise à pieds drastiques s’imposent si on veut redevenir crédible. On ne peut se fier sur Cardinal, Lortie, Lagacé et cie pour avoir l’heure juste sur montréal. Ces gens ne sont pas de fins connaisseurs administratifs. Leurs connaissances économiques et mathématiques sont trop limitées.

    • Faites-nous part de votre opinion.

    • @michel75, je parle des rues où il y avait auparavant une allée de droite d’une longueur de 20 m où le stationnement était interdit et où pouvaient se placer les automobilistes désirant tourner à droite, ne bloquant pas, ainsi, les autos qui veulent continuer tout droit. Ces allées sont maintenant bloquées par un renflement du trottoir au niveau de l’intersection. Il y a plusieurs cas semblables dans le quartier CDN.

      Les autobus 165 en enfilade sont monnaie courante au coin CDN et Jean-Talon. Trois à la queue leu leu est la norme. Il ne manque plus qu’un renflement “sécuritaire” du trottoir au coin CDN-Jean-Talon pour créer un refoulement qui s’étendrait de Jean-Talon à Côte-Ste-Catherine.

      Evidemment, quand une administration ne peut distinguer entre un pan de trottoirs quasiment intact et un 1 m carré de trottoir qui est brisé en 6 morceaux pointant dans toutes les directions depuis 20 ans, mes attentes sont plutôt limitées. Je me contente d’espérer que chaque décision au moins n’empire pas les choses. Espoirs souvent déçus, hélas…

    • Tout ça c’est la faute des petits drôles qui risent tout le temps du monde pour rien. HO! OH! HO!

      Y. ROY Mtl.

    • Bien d’accord que tous les chroniqueurs de La Presse ne sont pas de droite.

      Loin de là.

      Jean Émard

    • @ fcardina

      Franchement, M. Cardinal, je vous cite Le Devoir et vous me dites d’aller le lire. Je ne nie pas qu’il existe des médias de gauche (Le Devoir en état le seul digne représentant parmi les grands). Je dis que la droite médiatique prend *beaucoup* plus de place que la gauche. Ce n’est clairement pas parce l’Aut’Journal existe qu’il contrebalance l’empire Québécor.

    • Ce dénigrement de soi, vient de la phobie de certains pour le “modèle québécois”. À leur avis ça peut pas marcher, ça ne devrait pas marcher, conséquence ils ne voit que les problèmes, au détriment du reste.

      Jean Émard

    • Quand une section de rue est large, sans renflement de trottoir à l’intersection, et donc permettant à un automobiliste voulant tourner à droite de le faire sans ralentir ceux qui vont tout droit, que fait l’administration? Elle met un obstacle (terre plein) en plein milieu de la rue, afin de bloquer l’automobiliste qui veut aller tout droit mais qui serait ralenti par quiconque doit tourner à droite.

      Nos administrateurs font sans doute aussi bien, parfois même un peu mieux, que Mr Bean, mais ils sont moins drôles, et coûtent plus cher…

    • Afin de minimiser les retours sur les investissements dans la mafia du trottoir, la ville permet aux résidents de planter des haies non pas à au moins 1 m du trottoir, ce qui serait le minimum du raisonnable (1,5 ou 2 m serait préférable),mais en bordure immédiate de celui-ci.

      Conséquence évidente: les branches de ces haies empiètent sur la moitié (et même parfois les 2 tiers) de la largeur d’un trottoir installé à des coûts faramineux pour le payeur de taxe! Les seuls qui sont satisfaits sont les contacteurs et l’administrateur qui reçoit sa “taxe pour Surprenant”, sa bouteille de vin, ou son billet pour le hockey.

      Encore une fois, ce que je décris ne relève pas du “rocket science”, mais d’observations banales qu’un enfant de 6 ans pourrait faire à son papa-fonctionnaire-ingénieur-administrateur s’il n’appréciait pas tant ses cadeaux de Noel provenant de la construction qui émoussent ses facultés critiques jusqu’à les réduire à un niveau inférieur à celles de son fils. La preuve étant qu’il prétendra ensuite que ces cadeaux n’affectent en rien son jugement!

    • L’effet-ristourne semble agir aussi sur le choix de certains lampadaires. Quand on choisit un lampadaire de faible hauteur dont la source lumineuse est ponctuelle (faible dimension et grande intensité lumineuse) et éclaire directement la chaussée, il va de soi que cette source doit être couverte d’une large bulle de verre dépoli afin de ne pas aveugler les passants qui, sinon, seraient aveuglés. Eh bien cette évidence détectable par un enfant de 9 ans n’en est pas une pour la ville de Montréal. Heureusement, ces lampadaires aveuglants n’ont été installés, que je sache, que sur quelques rues. Néanmoins, cette erreur élémentaire n’aurait jamais du être commise.

    • Les pires dénigreurs de Montréal sont ceux qui veulent la transformer en Toronto 2.0. Ils n’ont pas compris que l’on peut être multiculturels et francophones en même temps. Ces gens veulent assimiler les Montréalais (et le reste des Québécois d’ailleurs) en supprimant la seule chose qui fait la particularité de Montréal en Amérique du nord: le français comme langue publique commune. Le paradoxe est que souvent, ces gens vivent dans l’ouest de l’île, et sont donc non Montréalais (les défusions municipales ça vous dis quelque chose?).

    • Les pires dénigreurs, on le voit plus haut, sont ceux qui voient les arbres (ou les lampadaires) mais pas la foret.
      C’est pourquoi les études qui viennent de l’étranger ont du mérite. D’accord, elles ne voient pas les petits irritants mais elles ne sont pas aveuglées par eux non plus.

    • Je crois que le fait que l’on dénigre Montréal constamment depuis des années est attribuable au fait qu’un jour, dans l’Histoire, un maire a voulu voir grand… peut-être plus grand que ce qui était permis… Il nous a donné en quelques années le métro, l’expo67, les jeux olympiques, il nous répétait sans cesse que Montréal était la ville du futur, que de grandes choses étaient promises à cette belle cité, et pourtant…. le déclin était entammé depuis les années 40. Ce ”burst” d’énergie d’une dizaine d’années a masqué le long et perpétuel déclin de Montréal. Depuis le départ de Jean Drapeau, on ne cesse de s’auto-critiquer. Mais cet homme a-t-il tout simplement vu trop grand et créé de trop gros idéaux pour une ville qui, malgré qu’on l’aime bien, ne sera jamais New York ou Chicago ou même Toronto. Il faut accepter le statut de Montréal, ville cosmopolite de taille moyenne qui, malgré tout, offre une qualité de vie exceptionnelle… et n’est-ce pas là l’idéal numéro 1 d’une ville au delà de ses gratte-ciels et autoroutes?

    • @honorable

      C’est que la 165 ne ramasse pas beaucoup de monde à Mont-Royal.. .

      Mais n’avez-vous pas remarqué que, justement après l’intersection en question, le bus se remplit? Et que les 3 bus en question opèrent alors en alternance, de facon a optimiser le servce dans Cote-des-neiges? Vous avez un problème avec cela?

      Prenez-vous le bus en question?

    • @guygadbois: vous n’avez rien compris à mon propos. Relisez-le à tête reposée.

    • Quand la VdeM coupe des trottoirs ils font des traits de scie qui dépassent de 2 pieds. Quelqu’un pourrait échapper quelque chose là-dedans. Je pense qu’ils en ont fait un dans le driveway à honorable.

      @guygadbois : je seconde. Relisez.

    • Pendant ce temps, à Québec…

    • Pour combattre l’auto-dénigrement, une dose de perspective. ;)

      À Trenton N.J.

      “Federal agents arrested the struggling mayor of New Jersey’s capital Monday on corruption charges,…
      The defendants (Trenton N.J. Mayor) received $54,000 — in envelopes stuffed with cash and in one case, including $100 casino chips — and anticipated accepting an additional $65,000 from a cooperating witness who purported to be a developer, according to court documents that laid out the sting.”

      Région de Boston.

      “The longtime mayor of struggling Central Falls resigned and has agreed to plead guilty to a federal corruption charge of accepting gifts in exchange for handing out a lucrative contract to board up city houses, according to papers filed Wednesday.”

      “Lawrence Mayor William Lantigua’s former chief of staff Leonard Degnan and deputy police chief Melix Bonilla will be arraigned on Wednesday on a slew of corruption charges in Salem Superior Court.”

      À Detroit.

      “As Detroit residents fled one of the nation’s most-distressed cities in waves, then-Mayor Kwame Kilpatrick enriched himself and his allies by rigging public contracts, shaking down businessmen and pocketing hundreds of thousands of dollars, the government alleges.”

      Jean Émard

    • @Mr Cardinal

      Je trouve un comble de nous dire que si Montréal est aussi morose c’est en faite à cause des… Montréalais!!!

      Nous sommes qu’une bande de chialeux inculte, mal informé et paresseux. Si Montréal est aussi mal déneigé l’hivers, c’est qu’on devrait sortir nos pelles.

      Comment peut-on dire que nous avons un meilleur filet social tout en disant qu’on est pas impliqué?

      En fait votre propos “Demersien” est aussi contre productif que les propos trop négatifs.

      En fait vous personnalisé le problème en disant que le problème c’est le maire Tremblay, c’est le maire Bourque, c’est les montréalais plutôt que de chercher les causes profondes de ce désintérêt.

      Désintérêt des grandes pointures pour la politique municipal, désintérêt total des montréalais pour une administration municipal complexe desincarné et totalement sans pouvoir pour changer quoique ce soit. Il faut voir le peu qu’a put faire un maire Fernandez qui a poussé à l’extrème limite ses pouvoirs.

      La ville va bien, le problème c’est les montréalais…

      Un peu tanné du montréalais bashing.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Il manque une passion envers notre ville. Depuis le départ de M. Jean Drapeau en 1986, les maires qui s’y sont succédés (Doré, Bourque et Tremblay) manquaient outrageusement de vision à long terme et n’avaient pas l’envergure de locomotive de la métropole. Gestion de petite semaine, scandales, aveuglement, etc.

      F. Moisan

    • “Depuis le départ de M. Jean Drapeau en 1986, les maires qui s’y sont succédés (Doré, Bourque et Tremblay) manquaient outrageusement de vision à long terme” fredou5

      ===

      Drapeau ?

      Facile d’avoir une vision à long terme quand la carte de crédit n’est pas encore “loadé”. :)

      Jean Émard

    • @francois trottier

      “Il ne faut pas confondre Montréal et son gouvernement. Personne au monde ne saurait gérer une ville à la constitution aussi bâtarde, lourde et bourrée de tracasseries surtout pour ceux qui en ont la charge. C’est le principal reproche que j’adresse à l’ancien maire qui était en poste lors de la création de cette structure innommable, sclérosée depuis le début.”

      lol , faudrais que t’aille vivre a paris un ans , y devenir proprio est un enfer procedural , mais bon montreal est pass loin derriere , c’est rendu qu’il faut un permis pour installer un cabannon pour ses outils de jardinage (meme si ma cours est entopuree d’une palissade de deux metres de haut) , hampstead en face de chez moi , beaux choix de couleur de brique , montreal ben il faut de tapper l’armee de fonctionaire pour un ton de rouge different) , tu veut etre eco-resposable et autogenerer un peut d’electricitee avec une eolienne verticale (pas de bruit contrairement a une a axe horizontal) niet , peut pas , a mon autre chez moi dans Luohu shenzhen en chine , non seulement mon condo est equipe solaire , mais en plus le cominte du building, du quartier de la ville et de la province encourage fortement et subventione , mais bon HQ a son monopole qu’elle garde jalousement , meme en ontario c’est autrement plus possible (mais bon eux essayent de se debarrasser du charbon et nucleaire)

    • Bonjour,

      «si ça va si bien, pourquoi a-t-on l’impression que ça va si mal?»

      – — –

      La réponse se trouve du côté du stade olympique.

      Pourquoi tant de Montréalais souhaitent-ils sa démolition?

      Parce que le stade olympique leur rappelle trop de mauvais souvenirs.

      Il y a un hic toutefois : le stade olympique, il est beau, très beau et quant à moi, c’est une oeuvre architecturale qui suscite mon admiration. Mais, mais, mais, nombreux êtes-vous à Montréal à souhaiter sa démolition.

      Et si, monsieur, la version officielle expliquant les déboires de l’aventure olympique montréalaise n’était pas tout à fait conforme à la réalité? Parce que, voyez-vous, j’ai des doutes.

      Selon vous, « les Montréalais [sont] les champions de l’autodénigrement » . Je ne suis pas d’accord. Je dirais plutôt que les Montréalais sont les champions de la naïveté intellectuelle face à la version officielle offerte par les différentes instances gouvernementales.

      Personnellement, je conseillerais aux Montréalais de s’intéresser davantage à l’aventure olympique de 1976 afin de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé au cours de cette période. D’après moi, on cherche à inculquer une culture de nature défaitiste au sein de la population francophone de Montréal et que Montréal souffre non pas d’une absence de leaders mais bien d’une omni-présence de mauvais leaders.

      Il est beau, très beau votre stade olympique sauf que vous êtes nombreux à souhaiter sa démolition.

      Tout de même étonnant que l’échec olympique montréalais se soit déroulé la même année que les Francoquébécois se donnaient pour la première fois un parti politique à leur image.

      Qu’on se le dise : en politique, il n’y a pas de hasard.

      Mais il est vrai aussi que parfois la vérité fasse plus mal que le mensonge.

      Daniel Verret (Nadagami)

    • “Pourquoi tant de Montréalais souhaitent-ils sa démolition?

      Parce que le stade olympique leur rappelle trop de mauvais souvenirs.” nadagami

      ===

      D’où tirez-vous le fait que “tant” de Montréalais veulent la démolition du Stade Olympique ? Y a-t-il eu une enquête sur ce sujet qui m’a échappé ?

      À ma connaissance ce qu’on veut c’est que la décision la plus rationnelle soit prise à propos du stadet. On peut vivre avec un “mauvais souvenir” sans vouloir détruire une structure encore viable.

      Jean Émard

    • Pour arrêter une partie de notre auto-dénigrement, faudrait savoir ce qui passe dans la ville! Exemples? Mon arrondissement (PAT/RDP) va faire une belle place publique au bord de l’eau l’an prochain (voir http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7697,85847581&_dad=portal&_schema=PORTAL). Mention dans les grands médias? Zéro. Mais c’est vrai dans l’autre sens aussi, les médias locaux et les documents envoyés par l’arrondissement ne parlent pratiquement jamais des activités qui se passent dans la ville centre.

    • Je suis en accord avec le point de Akratic:

      ”1. Elle est la métropole multiculturelle d’une province qui ne l’est pas. Les gens des régions se méfient ou, à tout le moins ne se reconnaissent pas dans la ville.”

      D’ailleurs, je vois l’auto-dénigrement comme un trait culturel Québécois (ou, souhaitons-le, humain tout simplement).
      Ce trait culturel d’auto-dénigrement est propulsé essentiellement par l’amour inconditionnelle de ”underdog” et l’effet inaliénable à ceci: la méfiance de tout ce qui prend de la place et/ou est vu comme le gros méchant prédateur. Or, Montréal c’est LA métropole, LA grosse ville de la province. Province d’ailleurs considérée par certains comme un pays, d’où la perception que Montréal est imposante/importante parce que c’est le hub central d’une nation wannabe.

      J’en déduit que la perception générale de Montréal en est une d’Amour-haine. On l’aime, entre autres, parce qu’on est fiers d’avoir une grosse métropole pour se mesurer aux autres sur la planète, mais nous sommes insatisfaits parce qu’en plus de faire de l’ombre sur les plus petites villes, comme celle de Québec, on ne sent pas d’intimité avec cette métropole… parce que justement c’est une métropole!

      Donc, on souhaite la changer. À notre image, fatalement.
      Et l’image que j’ai du Québécois-type moyen, est celle d’un banlieusard qui aime magasiner au DIX30, au Carrefour Laval ou aux Galerie de la capitale… et non celle de la famille qui habite le centre-ville de Montréal et qui va faire des pik-nic sur le bord du canal lachine en Bixi.

      @FC, aucun lien entre la perception des Montréalais et celle des résidents extérieurs ? Pas sûr du tout!
      Non seulement ce genre de comportements et préjugés est contagieux et imperméable aux frontières géographiques, mais en plus j’affirme haut et fort que la majorité des habitants de L’ÎLE de Montréal vivent et respirent sur le mode banlieusard.
      Ils sont partiellement, ou complètement, déconnectés de la ”vraie” vie Montréalaise, celle que (certains) habitants d’un quadrilatère que nous pourrions délimiter par le bord du fleuve, pie-IX, Décarie et la 40 connaissent, à plus ou moins grande échelle. En fait, je suis persuadé que certains touristes connaissent mieux la dynamique de Montréal que plusieurs de ses résidents!

      Il faut vivre activement dans une ville pour connaitre une ville!

    • @horguelin

      ”Si vous placez La Presse à gauche ou même au centre, alors on vous comprend de croire cela. Mais on comprend aussi que vous vivez sur une autre planète.”

      Bien sûr, tout ce qui est positionné à droite de l’extrême-gauche… c’est de la Droite!
      …parlant de vivre sur une autre planète… *soupir*

      Si on regarde et compare objectivement la nôtre de planète, on se rend compte que la société Québécoise (sociale-démocrate) est située assez précisément au Centre-gauche. Et les médias sont à l’image de la société. Il suffit de regarder le portrait dans son ensemble.

      d’ailleurs, ces étiquetages Gauche/Droite sont à la fois galvaudés, trompeurs et… lassants.

    • Vous avez raison. Depuis le départ de Jean Drapeau, cette ville est en manque criant de leader. Bien que Drapeau fut quelque peu mégalomane, on ne peut lui reprocher sa vision, lui qui a fait de Montréal un carrefour international.

      Les plus âgés se souviendront avec nostalgie du petit maire qui arrivait à l’Hotel-de-Ville à 5 heures tapant chaque matin, de manière à régler sa bureaucratie dans un premier temps, puis de se consacrer à ses projets par la suite. Avant d’arpenter fréquemment sa ville en voiture, (qu’il connaissait sur le bout de ses doigts, ruelles comprises) de manière à s’assurer que tel ou tel chantier allait bon train. Ou de discuter avec un citoyen rencontré au hasard d’une rue d’un quelconque problème, qu’il promettait de régler dans les plus brefs délais. Ce qui était fait, bien entendu, et ce, avec diligence.

      Seigneur… à voir les successeurs potentiels de Gérald Tremblay, m’est avis qu’on va être pris de nostalgie pour un bon moment encore, nous, les plus âgés…

      Gordon Sawyer
      Montréal

    • @ramses2.1

      « D’où tirez-vous le fait que “tant” de Montréalais veulent la démolition du Stade Olympique ? Y a-t-il eu une enquête sur ce sujet qui m’a échappé ? »

      – — –

      Dans ce cas, comment se fait-il que la RIO ait commandé une étude pour connaître les coûts de démolition du stade olympique?

      Par ailleurs, vous écrivez : « … ce qu’on veut c’est que la décision la plus rationnelle soit prise à propos du stade. »

      Grave erreur! L’échec olympique montréalais repose sur l’irrationalité.

      Il est, à première vue, inexplicable qu’on ait pu être si précis pour ce qui est de la prévision aléatoire et à venir des revenus et en même temps, si maladroit quant aux coûts prévisibles de construction des installations olympiques.

      Comme est, en 2012, tout à fait inexplicable la croyance nouvellement engendrée et selon laquelle il n’y a qu’au Québec, majoritairement francophone, qu’aurait pignon sur rue la corruption institutionnalisée au Canada.

      Daniel Verret (Nadagami)

    • “@ramses2.1

      « D’où tirez-vous le fait que “tant” de Montréalais veulent la démolition du Stade Olympique ? Y a-t-il eu une enquête sur ce sujet qui m’a échappé ? »

      Dans ce cas, comment se fait-il que la RIO ait commandé une étude pour connaître les coûts de démolition du stade olympique? ” nadagami

      ===

      C’est tout à fait normal d’en étudier le coût puisque c’est une option parmi d’autres.

      “Par ailleurs, vous écrivez : « … ce qu’on veut c’est que la décision la plus rationnelle soit prise à propos du stade. »

      Grave erreur! L’échec olympique montréalais repose sur l’irrationalité.” nadagami

      ===

      Et alors ? Pourquoi le rétablissement d’un supposé échec ne serait pas basé sur la rationalité ?

      Jean Émard

    • @ramses2.1

      « Et alors ? Pourquoi le rétablissement d’un supposé échec ne serait pas basé sur la rationalité ? »

      Jean Émard

      – — –

      Pour ce qui est du rétablissement « d’un supposé échec », oui je suis d’accord avec vous, le meilleur chemin à emprunter est celui de la rationalité.

      Par contre pour comprendre ce qui s’est réellement passé avant la tenue des Jeux olympiques de 1976, on se doit d’emprunter le chemin de l’irrationalité.

      Il existe une culture de la défaite du côté de la francophonie québécoise, culture qui est entretenue mais culture qui n’a pas sa raison d’être si ce n’est que de maintenir une population à un rang de porteur d’eau.

      Un exemple : on prétend que les Québécois, pour ne pas dire les Francoquébécois, souffrent d’immobilisme. Or, cette affirmation est fausse. Au cours des 50 dernières années, d’un point de vue politique, le Québec francophone a fait montre d’un dynamisme politique hors du commun, et dynamisme politique qui, pour l’avoir lu à maintes reprises, fait l’envie du reste du Canada anglais.

      Ce mal imaginaire dont souffriraient les Francoquébécois, c’est au Québec qu’il a été diagnostiqué.

      Mais si ce mal est imaginaire, comment se fait-il qu’on ait réussi à le diagnostiquer?

      Autre exemple : souvent, trop souvent on affirme que les Francoquébécois souffrent d’un autre mal, soit d’un complexe d’infériorité parce qu’ils auraient à deux reprises dit Non à la création du pays Québec. Or, il faut savoir que les Francoquébécois ont répondu Oui dans une proportion de 60% au référendum de 1995? Dans ce cas, comment se fait-il qu’encore aujourd’hui on soutient que les Francoquébécois souffrent d’un complexe d’infériorité?

      Dernier exemple : pour la francophonie québécoise, le projet de séparation est-il un projet à venir ou bien un projet dont on doit assumer la réalisation? Le 13 septembre 1759, il y a eu séparation. Mais alors pourquoi ce besoin intempestif de toujours rechercher encore en 2012 l’appui de la France dont nous nous sommes séparés voilà plus de 250 ans?

      Je le répète, le Québec francophone souffre non pas de l’absence de leaders mais bien de l’omni-présence de mauvais leaders, et que c’est en empruntant le chemin de l’irrationalité, le chemin de la désobéissance qu’on parvient à se départir de notre rôle de porteur d’eau.

      Daniel Verret (Nadagami)

    • ” et que c’est en empruntant le chemin de l’irrationalité, le chemin de la désobéissance qu’on parvient à se départir de notre rôle de porteur d’eau.” nadagami

      ===

      Ça ne fait aucun sens. L’irrationalité ne mène nulle part.

      Jean Émard

    • Je suis d’accord avec une partie de ce qui précède.

      Montréal n’avait aucun poids décisionnel à Québec et en a très peu à Ottawa. Certaines infrastructures qui sont utilisées par tous les Québécois et beaucoup de Canadiens (ex. le pont Champlain, le plus achalandé au Canada) sont négligées depuis des décennies.

      On va voir si ça va changer avec JF Lisée ministre de la Métropole. Et député de Rosemont.

      Les députés provinciaux (dans els deux sens du mot) voulaient traiter Montréal (cet antre du péché et … des «Anglais» (sic)!) comme n’importe quelle ville. On rouspète quand Montréal demande des infrastructures.

      Et puis la structure de la Ville n’a aucun bon sens.

    • @ramses2.1

      « Ça ne fait aucun sens. L’irrationalité ne mène nulle part. »

      – — –

      Si on y va avec la rationalité, on dira des Québécois qu’ils parlent français, et en plus qu’ils parlent mal français.

      Si on y va avec l’irrationalité, on dira des Francoquébécois qu’ils parlent francoquébécois et par conséquent, qu’ils ne parlent ni bien ni mal le francoquébécois puisque c’est leur langue maternelle.

      Mais il existe un interdit rationnel qui nous empêche d’avancer que le francoquébécois est une langue et que c’est en étant irrationnel, en désobéissant à l’ordre établi qu’on finit par faire la paix avec cette langue maternelle qui est nôtre.

      De toute façon, en reniant l’existence de notre langue, langue qui nous procure notre identité, nous ne faisons qu’encourager l’inexistence de notre propre identité.

      Et c’est ce qui se passe à Montréal : les Francomontréalais sont de plus en plus inexistants sur l’île de Montréal en raison de la prédominance de l’approche rationnelle qui stipule que le francoquébécois n’est pas une langue et à sa suite, que l’identité francoquébécoise n’existe pas, approche donc qui ne suscite que de l’inexistence, de l’absence, de l’exode.

      En ce qui me concerne, c’est la rationalité qui ne mène nulle part si ce n’est qu’à la disparition de la francophonie montréalaise et québécoise.

      Daniel Verret (Nadagami)

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