Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mercredi 7 novembre 2012 | Mise en ligne à 7h03 | Commenter Commentaires (35)

    Le bilan de Tremblay: non, il n’y a pas que le BIXI…

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    Le blogue n’est pas le meilleur endroit pour faire le bilan d’un homme ayant passé 11 ans à la tête de Montréal. J’y reviendrai donc plus en profondeur.

    Mais je tiens néanmoins à m’inscrire en faux avec tous ceux qui prétendent que le bilan de Gérald Tremblay est insignifiant, tous ceux qui règlent son cas en citant les mêmes trois réussites : BIXI, FINA et Quartier des spectacles.

    Résumer le règne de Tremblay avec ces trois éléments, c’est comme résumer Montréal au Stade olympique : ça manque de profondeur…

    L’administration Tremblay a certes beaucoup à se faire pardonner, beaucoup d’échecs et de scandales accumulés au fil des ans. Ce n’est pas pour rien que le maire a subi ce qui s’apparente à une version moderne du supplice du goudron et des plumes…

    Mais soyons honnêtes, Gérald Tremblay a aussi certains succès à son actif, même si ceux-ci ne sont pas tous bling-bling, même s’ils n’ont pas fait les manchettes (les bonnes nouvelles, de toute façon, ne font jamais les manchettes).

    À mon avis, l’une des grandes réussites du maire Tremblay est d’avoir su tenir ensemble une ville que tout poussait vers l’éclatement, à commencer par les défusions des libéraux. Plusieurs municipalités sont parties, mais plusieurs sont restées. Et bien franchement, je me demande qui, à l’époque, aurait pu faire mieux que Gérald Tremblay qui a su créer certains ponts entre les anciennes banlieues et la ville-centre.

    Rappelons-nous, aussi, ce qu’était Montréal après les sept années de pouvoir de Pierre Bourque. Je couvrais alors la scène municipale pour Le Devoir, et je me rappelle d’une ville en grave déficit démocratique. D’une ville qui négligeait ses infrastructures. D’une ville qui vivait au rythme des humeurs syndicales. Etc.

    Or voilà autant de choses que Gérald Tremblay a relevées. Il a ramené l’Office de consultation et les commissions permanentes, il a nommé un ombudsman, il a donné le droit d’initiative aux citoyens. Il y a aussi eu, parallèlement, de graves dérives avec le vérificateur et la ligne éthique, mais globalement, le déficit démocratique est moins grand aujourd’hui qu’il y a 10 ans.

    Tremblay s’est aussi occupé des infrastructures souterraines, des usines d’épuration, il a eu l’audace d’implanter une taxe d’eau, une taxe de voirie. Et il a rétabli un certain équilibre dans les relations de travail avec les milliers d’employés de la Ville.

    Comme président de la CMM, enfin, il a réussi ce que plusieurs pensaient inimaginable : pondre un plan métropolitain audacieux, et recueillir les signatures des maires des couronnes. On ne lui doit certes pas le plan comme tel, mais il a néanmoins présidé à son élaboration et à son adoption.

    Est-ce que tout cela fait le poids en comparaison avec le scandale du Faubourg Contrecœur, avec le scandale des compteurs d’eau, son manque de leadership et son incapacité de s’entourer adéquatement?

    Je ne crois pas. Mais là n’est pas mon propos, pour l’instant. Je souhaitais simplement ajouter au débat public certains éléments positifs qu’on tend, collectivement, à oublier.


    • M.cardinal: vous écrivez……
      [tous ceux qui règlent son cas en citant les mêmes trois réussites :
      BIXI, FINA et Quartier des spectacles.]

      ……..[trois réussites...!!!!!!!]……et vous incluez FINA……
      Vous parlez certainement des Mondiaux aquatiques 2005.

      Oui sur le terrain à l’été 2005, les Mondiaux furent une réussite.
      (organisation-accueil-présentation-bénévoles=excellence).
      (Le travail sur le site ne relevait pas de Tremblay et son équipe).

      Et cela grâce au sauvetage de M.Guimont, faut pas l’oublier.
      Souvenez-vous qu’avec l’arrivée de M.Guimont, Tremblay c’est retiré.
      Guimont et SON équipe ont sauvé les Mondiaux, pas Tremblay.

      Pour le reste les Mondiaux aquatiques de Montréal 2005, furent un fiasco.
      Un fiasco organisationnel (ISM), financier et humain(DesRochers).

      Encore aujourd’hui, nous ne savons pas où sont passés ces MILLIONS.
      Encore aujourd’hui, aucune réponse sur tous ces dossiers louches.
      Encore aujourd’hui, l’enquête promise par Tremblay n’existe pas.

      Je ne crois pas du tout, que ce soit seulement son incapacité à s’entourer
      adéquatement…..bien au contraire!

      Je vous dirais que les PETITS* entrepreneurs, qui ont perdu beaucoup dans
      le coulage des Mondiaux, eux ne peuvent pas et ne veulent pas oublier.

      : PETITS*, j’entends des petits entrepreneurs et concessionnaires honnêtes
      qui n’avaient pas de suce.. à l’hôtel de ville de Mlt, qui ont fait confiance à
      Tremblay et l’équipe des ISM du début….ils se sont fait f—–!

      On pourrait dire la même chose sur les Out Games, et vous le savez très bien.

      En terminant, BIXI est-ce vraiment une réussite?
      Louise April(Laloue)

    • Je ne connais pas assez les détails pour en parler, mais l’impression générale que j’ai est que sous son règne Montréal a décliné.

      Alors que les choses semblaient bien parties dans les années 90 par la suite ça s’est gâté et pas à peu près, la ville s’est appauvrie, délabrée, en quelque sorte vidée (ce qui n’est pas juste une image parce que les jeunes familles quittent réellement la ville en hordes).

      Bref même si Tremblay est loin d’être le seul responsable des problèmes qui affligent la ville son bilan reste très négatif.

      P Brasseur

    • Si FINA est une réussite, je comprends que notre bilan de l’ère Tremblay est mauvaise! Tremblay est le porte-parole d’un Parti de tout croche, qui s’est fait élire avec de l’argent douteux, a pris le contrôle d’une ville pour en faire un autobus en panne coincé sur le bord de l’autoroute de l’avenir.

      En fait, la seule réussite de Gérald Tremblay, c’est sa démission. Ca c’était réussi. Enfin un geste qui va avec ce qu’il a prétendu pendant 11 ans : Poser des gestes pour aider les montréalais et montréalaises.

      Gérald Tremblay est un aveugle au volant d’une F1 qui foncait dans un mur de ciment en se jouant dans le nez! Bon débarras.

      Note : On sait que le système est tout croche, mais ca ne légitime pas d’avoir un clown de la sorte à la tête de la Ville.

    • BIXI et FINA des réussites? Les deux sont des projets qui ont perdu (et continue de perdre pour BIXI) des millions!

      Matt Gilles

    • @ pbrasseur

      Quand je lis cela, je me demande si vous étiez à Montréal dans les années 90.
      Voyons voir… Au début de cette décennie:
      - Environ 20 000 anglophones venaient de quitter la ville dans les années précédentes.
      - Le taux de chômage a atteint 13.4%
      - 25% des Montréalais vivaient sous le seuil de la pauvreté
      - Jean Doré met en place de nouvelles taxes, l’hôtel de ville est carrément attaqué.
      - Sainte-Catherine est placardée pratiquement au complet.
      - Émeutes de la Coupe Stanley

      La décennie continue:
      - Le taux de vacance des appartements se situe à 7.7%
      - On peut acheter un triplex pour 90 000 dollars.
      - Le taux de natalité chute de 20%
      - Le taux de pauvreté monte à 41.2%
      - Été 1996: Perte de plusieurs sièges sociaux, en deux mois la ville 76 000 emplois.

      Il faudra attendre la toute fin des années 90 pour voir un renouveau souffler sur la ville 1997-1998).
      Mais franchement, dans son ensemble, cette décennie a été un désastre incroyable.
      Aucun indicateur économique ne prouve que Montréal est en pire position maintenant. C’est tout le contraire, on commence enfin à redevenir compétitif, lentement mais sûrement. On reprend lentement une place enviable en finance, les investissements immobiliers reviennent à un niveau normal pour une ville de notre taille, le chômage est sous le 10%, La pauvreté a un peu reculé, la croissance économique revient à un niveau plus normal…

      Le Vieux-Port est branché, Sainte-Catherine attire les “flag stores”, le Red Light n’existe plus, les quartiers se sont gentrifiés, sont devenus à la mode, et sont dignes de mentions dans les journaux étrangers comme endroits à visiter.

      Donc quand vous dites
      “La ville s’est appauvrie”
      C’est statistiquement faux. C’est tout le contraire sur cette décennie.

      “Délabrée”
      J’imagine que c’est une question de perception. Mais c’est clairement faux en ce qui concerne le centre-ville, Sainte-Catherine, le Vieux-Port, et la plupart des quartiers centraux qui sont prisés par les gens plus fortunés de nos jours.

      “en quelque sorte vidée”
      Beaucoup moins que la décennie dont vous parlez. Aujourd’hui, ce n’est pas un exode hors de la région métropolitaine, mais la dynamique à l’intérieur même de la région qui est le défi. En passant, en nombre absolu, Montréal ne perd pas de familles, elles sont un peu plus nombreuses qu’avant, mais nous n’en retenons pas assez. C’est une nuance à apporter, la ville ne se “vide” pas, elle ne retient pas. Peut-être en grande partie parce que l’offre de logements pour ces familles est complètement saturé.

      Mario Bélanger

    • @mattgiles
      bixi déficitaire? ha? vous voulez dire comme les rues et boulevards sont déficitaires? comme la STM est déficitaire? bixi est une initiative de transport collective et municipale, personne ne s’attend à la rentabilité, sauf peut-être les gens de la banlieue qui ne payent pas pour ça de toutes façons.

    • Monsieur Cardinal,

      P-ê suis-je trop sévère mais sincèrement, ce que je ressens le plus de ces 11 dernières années, c’est la perte progressive du contrôle des rênes de Montréal, voire la déliquescence de sa gestion.

      J’ai réellement de la difficulté à voir du positif ; il ne me semble pas que Montréal soit plus beau, plus propre, plus dynamique, plus riche, plus inclusive qu’en 2000.

      Je n’ai plus l’impression de vivre dans une ville, mais plutôt d’habiter un espace administratif ….

      ( Mais n’en est-il pas ainsi de la plupart des grandes villes occidentales, ou du moins nord-américaines ??? ).

    • @Louise April, qui dit “BIXI est-ce vraiment une réussite?”
      Financièrement, peut-être pas, mais à voir le nombre considérable de Bixi dans les rues, oui! Je le prends presque tous les jours et je ne m’en passerais plus. Après m’être fait voler 2 vélos, un siège et une roue arrière, je peux enfin aller au boulot sans craindre de ne pas retrouver mon vélo le soir. C’est bon pour la santé et pas mal moins cher que d’acheter une carte mensuelle de Métro (un abonnement d’un an est pratiquement le même prix qu’une passe mensuelle). Bixi n’est pas fait pour tout le monde, mais de le dénigrer parce que l’on ne l’utilise pas est un argument bien faible.

      Nicholas Ninousky

    • @Nicholas Ninousky……..

      Je ne dénigre pas le BIXI, je dis que ce n’est pas la réussite que
      Tremblay voudrait bien nous faire avaler.
      Tant mieux si vous pouvez en profiter, vous et votre santé.

      Remarquez que ce n’est certainement pas pire que le gouffre financier
      de la Formule 1, le financement de Rozon et son 375° dont nous ne
      savons rien…..malgré une promesse de retour sur le dossier
      promise pour oct. 2012……silence silence silence!!!!!!!

      Encore une fois, tant le BIXI, que les Mondiaux 2005 sont sur le terrain
      une réussite….je répète.. sur le terrain…..mais essayer de savoir la vérité
      sur le plan financier……est une autre chose????????

      C’est cela que je conteste, quand on veut nous faire passer pour une réussite
      des gouffres financiers…..financés avec de l’argent public…..je dis non.

      En 2005, j’ai passé deux semaines merveilleuses aux Mondiaux aquatiques….
      parce que sur LE TERRAIN la réussite était totale……
      L’équipe de terrain était formidable, accueillante et efficace….
      (souvent des bénévoles).
      le gouffre financier était sans fond….toujours avec de l’argent public.
      Beaucoup d’argent public, beaucoup $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$.

      Pour vous mon argument est peut-être faible, mais je suis toujours
      d’accord pour payer, mais qu’on me dise comment l’argent public,
      mon argent, votre argent, est dépensé.
      J’ai le droit de savoir, j’ai le droit de poser des questions et surtout
      j’ai le droit d’avoir des réponses.
      L’administration Tremblay ne répond JAMAIS.

      Pour moi, pour le moment le financement du BIXI, n’est pas une réussite.

      Bon Vélo:-)
      Louise April(Laloue)

    • ..Vous avez raison. Il n’y a pas que le Bixi et les éléments que vous ajoutez sont pertinents, particulièrement la remise en état des infrastructures.

      Mais au-delà de tout ça, faudrait-il oublier que Gérald Tremblay a d’abord été élu à la tête d’une coalition de banlieusards frustrés par les fusions?

      S’étant plus tard découvert un idéal montréalais, apeuré par la venue des référendums «défusionnistes», il s’est précipité à Québec pour demander et obtenir des amendements à la Charte de la ville transformant les arrondissements en mini-villes avec «mairets», fonction publique, pouvoirs autonomes, taxation locale, etc.

      Tout cela avait pour but d’amadouer les banlieues dont une large majorité a quand même choisi de jouer les «séparatistes». Montréal est malheureusement restée avec sa structure bancale et dysfontionnelle avec, en prime, l’arrivée à l’Hôtel de ville de certains parmi les moins fiables des banlieusards ayant choisi de ne pas défusionner. On connaît le résultat.

      Comment maintenant remettre de l’ordre dans ce capharnaüm? Ou bien, comme le disent les anglophones, serait-ce «Beyond repair»?

      J-F. Couture.

    • Le BIXI est une superbe réussite. Les jeux de la FINA aussi. Le grand prix est un grand moment estival. Le place des spectacles est bien, même si côté aménagement, la frontière entre la rue et la place devrait être mieux définie.

      Gérald Tremblay s’est attaqué au terrible déficit d’entretien des infrastructures et a commencé à renflouer les caisses de retraites. Rien qui ne parait immédiatement, et le genre de chose qu’un Maire peut négliger pour équilibrer son budget facilement, en espérant ne plus être là quand ça pète.

      Le PMAD s’est imposé grace au leadership (mot qu’on accole difficilement à Gérald Tremblay) du Maire.

      Je retiens aussi que le Maire à demandé une commission d’enquête. Les partis politiques seront moins riches maintenant, et les budgets de campagne en pâtiront. Journalistes, l’heure des beaux buffets pour vos lunchs est terminée !

      Simon Chartrand

    • Au risque de me répéter….

      Augmentation de taxes et tarifs année après année. Voilà le seul souvenir que j’aurai de Tremblay.

      Pour le reste, rien d’impressionnant. C’est bien beau des vélos et une piscine…qui ont été payés à crédit. Des égouts et de l’asphalte qui ont coûtés deux fois le prix…..

      Comme dans tous les domaines, y’a des leader et y’a des moutons, y’a des bons et des pas bons. Tremblay fût un mouton sans conviction dans une époque ou la ville avait besoin d’un leader.

      So long and never come back.

      N.Tibo

    • @ Simon Chartrand: Vous relevez que Tremblay….
      ……..a commencé à renflouer les caisses de retraites…..!!!!

      Depuis le temps que les administrateurs de Montréal
      fouillaient dans la caisse de retraite des employés.(1984 minimum)
      Selon l’entente qui:
      [autorisait la Ville à utiliser une partie des surplus des caisses de retraite
      pour réduire les cotisations devant être consacrées à l’élimination
      du déficit actuariel.]

      Il était temps que l’administration fasse, face à SES dettes.
      Tremblay a été aussi très négligent dans ce dossier.

      Vous, laissez-vous n’importe qui fouiller dans votre compte de banque?
      Si oui, donnez-moi votre numéro.

      Louise April(Laloue)

    • Non, il n’y a pas que le BIXI… Espérons donc une consolation. Cependant il y a bel et bien eu le BIXI. Curieux passe-temps pour un si prestigieux et si savant monsieur. Le mẽme qui déclarait récemment connaĩtre la capacité de payer de ceux qui réellement font fonctionner la ville: les taxés captifs. De tous les griefs retenables, l’opinion gratuite, rapide et court-circuitante est la pire des tares, surtout pour un dirigeant. Tout en budgétant, M. le maire et bien d’autres auraient eu avantage à considérer le fait que le ‘Kraft Dinner’ est de plus en plus populaire. Non pas par choix, mais par nécessité. Ça, c’était et c’est réellement observable. Pour moi, M. le maire s’est perdu en adoptant aveuglément la devise moderne: taxons d’abord, on tentera de s’expliquer ensuite et par la comédie si nécessaire. On parle du maire, mais peu de ceux qui, dans le réel, subissent docilement et qui probablement ont perdu au change et ne se rattraperont jamais. La faim par le ventre, connaissez? Ça commence M. le maire. Désolant comme on s’habitue à tout. Mẽme aux mauvais chrétiens! Allons, réparons donc si possible d’abord les fichus tuyaux. Pour la surprise, la pompe et la grandiloquence des bilans, dressons en premier et voyons ensuite la plus exacte des factures.

    • @Louise April :

      Quel est le rapport entre ce que vous écrivez et mon compte bancaire ? Aucun. Faut faire un effort…

      Simplement, et il faudra rester sur les mots, l’administration Tremblay a, contrairement aux précédentes, fait ses contributions aux caisses de retraite des employés et s’est organisé pour entreprendre le remboursement des déficits de ces caisses.

      A-t-il été parfait dans ce dossier ? Non, mais il a été mieux que ces prédécesseurs.

      Simon Chartrand

    • Je n’ai jamais voté pour Gérald Tremblay et ça fait longtemps que j’étais tanné de voir un maire si faible pour Montréal, comparé au flamboyant Régis Labeaume.

      Par contre, il y a quand même plusieurs choses qui se sont réalisées durant son règne, la question est à savoir si ça aurait eu lieu pareil s’il n’avait pas été là ou si son rôle a vraiment été de premier plan.
      - Quartier des spectacles
      - Quartier international
      - Office de consultation publique de Montréal
      - Plusieurs projets particuliers d’urbanismes sont en préparations pour rénover différents quartiers (bonaventure, griffintown, quartier latin, etc.).
      - Réfection d’infrastructure
      - Démolition du viaduc des pins
      - Piste cyclable sur De Maisonneuve
      - Bixi qui a “normalisé” et encouragé la présence de cycliste au centre-ville
      - Paix syndicale (qui ne se souvient pas des camions de pompier couvert de collants “Gestion d’enfer” sous Pierre Bourque).
      - PMAD
      - Sauvetage du grand prix
      - Brigade de la propreté…

      Il aurait fallu en faire plus. L’ambitieux plan de transport de la ville n’a pas été mis en application, par exemple.
      Ce qui a beaucoup nuit à Montréal sont les défusions de Charest, il faudrait vraiment revenir à “une île une ville” et simplifier les structures administratives.

    • Allons dont ! , le développement de Montréal ces 10 dernières années se résume essentiellement par béton, béton, béton, condos, condos, condos.

      Quel belles réalisations sociétales !

    • Le maire Tremblay s’est attaqué au dossier des infrastructures, ce n’est pas flamboyant mais c’est responsable.

      Une poutre de béton ou une conduite ne tient pas compte de l’humeur de la population. Quand elle a physiquement fait son temps, elle cède peu importe les conséquences et les coûts.

      On a le choix de payer maintenant ou beaucoup plus, plus tard. L’exemple de l’échangeur Turcot n’est pas suffisant, il faut payer 50 millions $ par année pour qu’il reste fonctionnel parce qu’on n’a pas voulu payer quand c’était le temps. Avec cet argent on pourrait faire beaucoup de chose.

      La grande erreur de M. Tremblay est d’avoir systématiquement fait confiance à des voleurs, ce qui à son niveau de responsabilité est impardonnable mais il faut lui donner le mérite de ce qu’il a fait de bien.

      Daniel Legault

    • @bret
      Le réaménagement du carrefour Henri-Bourassa-Pie-IX.

      @dkca
      Lorsqu’il y a eu des crises de logement autour du premier juillet il y a 4-5 ans ils ont bien géré le problème. Une réalisation sociétale.
      Ils ont forcé des proprios véreux à démolir les nids à coquerelles de Place L’Acadie et reconstruire. Du béton oui mais “sociétal” également.
      Cherchez un peu. Il y en a eu.

    • Vous y allez fort, très fort, beaucoup trop fort.
      Vous omettez le fait que Tremblay est devenu maire justement suite à un mouvement anti-fusion et en a fait son beurre. S’il a eu à gérer une Ville toujours prête à imploser, on doit admettre qu’il a fourni lui-même la mèche à laquelle le feu a été mis.
      Non, je ne vois rien qui mérite mon bon souvenir de ce personnage qui se voulait publiquement pâlot et qui s’est révélé incapable de sonner la fin de la récréation devant les abus de ses subordonnés… si jamais il l’a souhaité.

      @ mariob : Je serais bien incapable de vous dire précisément pourquoi mais je ne reconnais pas du tout la Ville que vous décrivez. Il y a ne quinzaine d’année on sentait de la vie à Montréal, des initiatives de quartier, du feu dans les conversations… et puis plus rien depuis 10 ans.
      J’admets tout de suite que ce ne sont que des impressions mais il reste que votre intervention est la seule qui parle d’enthousiasme depuis l’arrivée de Tremblay et ça ne colle en rien à ce que j’ai vu.
      Faut tout de même que je vous dise : 20 000 anglos qui partent, ben… Que pouvons nous devant une minorité hyper-choyée qui a tous les droits, et croit pouvoir en exiger plus encore? S’ils sont incapables d’accepter la société où ils ont grandi je leur souhaite bon voyage.
      Ben oui on y perd du capital mais comme ce capital servait uniquement à faire du chantage, non merci. Lévesque, lui, les appelait les Rhodésiens, moi je suis bien content de ne pas avoir à les nommer.

    • @jean-francois_trottier
      “et puis plus rien depuis 10 ans.”
      Que de grands mots !!!
      Allez vous promener sur la rue Fleury et vous en verrez un enthousiasme depuis quelques années.
      Juste un exemple. Il y en a d’autres.

      Alain Lajoie

    • @ gl000001 : Je ne prétends pas du tout que mon jugement soit juste et général. Je donnais ma perception, et c’est d’ailleurs écrit en toutes lettres dans mon intervention. Si vous trouvez que ÇA, c’est des grands mots…
      Par contre votre réponse a tout de la charge et je me demande bien pourquoi. Vous avez un problème ou quoi ?
      Ceci dit j’ai rarement l’occasion de retourner dans le Ahuntsic de mon enfance. Chaque fois que je passe sur Fleury je suis… presque content. Ça vous va ?

    • @jean-francois_trottier
      “et puis plus rien depuis 10 ans” “ça ne colle en rien à ce que j’ai vu”
      “rien” comme dans zéro, nada. C’est une généralisation. C’est “grand” ou “trop gros” comme affirmation.

      “fort, très fort, beaucoup trop fort” … ça, c’est une charge ;-)

      Je vous ai répondu calmement parce que vous êtes trop souvent négatif et vos généralisations ne règlent rien. Dire que j’ai un problème, c’est projeter le votre sur les autres.

    • @ jean-francois_trottier

      Je veux juste mettre au clair que je n’aime pas particulièrement Tremblay. C’est un maire qui n’avait tout simplement pas l’ambition suffisante pour propulser Montréal à la place qui lui revient. Et sans compter tous les scandales dans son parti… Inexcusable.

      Maintenant, je tiendrais seulement à souligner que j’ai choisi surtout des critères plutôt objectif pour comparer Montréal aujourd’hui au Montréal des années 90. Taux de chômage, taux de vacance, prix de l’immobilier, classement en temps que place financière… Et puis, franchement, il est difficile de nier que plusieurs secteurs du centre-ville de Montréal étaient en ruine à l’époque! Pour cela, il ne faut que ressortir quelques photos. Économiquement, la ville va mieux. Comme son image à l’étranger.

      Vous avez raison que la perception est tout autre. Les gens sont énormément déçus. Mais les perceptions et la réalité objective ne sont pas nécessairement synchronisées… Tant qu’à moi, le plus grand défi du prochain maire sera de redonner de la fierté aux Montréalais. On a une bonne base solide pour bâtir cette fierté.

      Cela ne veut pas dire que je suis heureux de la situation actuelle. Je souligne simplement que malgré tout, la ville a des atouts qu’il faut reconnaître, malgré l’administration corrompue actuelle.

      En ce qui concerne les anglophones, je ne voulais pas faire un débat linguistique, mais il faut admettre que la perte de population (et encore plus de sièges sociaux et de milliers d’emplois payants) a un impact économique évident.

      Mario Bélanger

    • @gl000001,…..Alain Lajoie vous proposez:

      [Allez vous promener sur la rue Fleury et vous en verrez un enthousiasme
      depuis quelques années.]

      Vous avez entièrement raison, la rue Fleury revit présentement.
      Il se passe des choses superbes et très intéressantes…..mais….
      car il y a toujours un mais….

      Ces beaux changements sont selon moi, beaucoup plus dûs aux citoyens
      qu’à l’administration de quartier ou de l’ adm.Tremblay.

      Tout le mouvement sur Fleury relève d’initiatives populaires citoyennes.

      Juste un exemple:
      Problèmes sur Fleury et Mt-Cassin (drogue et intimidation).

      Pensez-vous sérieusement que c’est l’administration qui a décidé d’agir.
      Non, selon moi.

      Début 2010 des problèmes étaient rapportés.
      Début 2011, les problèmes sont toujours existants et s’aggravent.
      Automne 2011, un mouvement citoyen s’installe et porte plainte au SPVM.
      Novembre 2011, enfin des moyens sont pris pour régler la situation.
      Ce succès est dû seulement à l’initiative de plusieurs citoyens et plusieurs plaintes.

      Oui Fleury se replace depuis quelques années, disons merci en premier….
      aux propriétaires, commerçants, restaurateurs, citoyens investis d’une mission.
      MERCI à tous ces gens dynamiques.

      L’administration ne fait que réagir, souvent en mettant des battons dans les roues
      de ces initiateurs de projets.

      Ensuite, lorsque l’administration s’aperçoit de l’appui des citoyens au projet,
      elle recule, s’adapte et accorde un appui souvent minimum au projet.

      Remarquez que…. c’est la même chose ailleurs aussi, malheureusement.
      Louise April(Laloue)

    • @laloueapril
      Si la Ville était aussi morte que certains le disent, personne d’intelligent n’irait investir sur Fleury. Les conditions gagnantes sont là.

      Je connais quelqu’un qui loue des immeubles à des commerces sur Fleury et les batons dans les roues viennent plus des banques. La Ville l’a aidé à rassurer la banque pour qu’elle accepte de prèter.

    • @ benoitbenoit

      Pourtant le Bixi et FINA c’était supposé s’autofinancer

    • @ jean-francois_trottier

      Que vous les aimiez ou pas, le départ de 20 000 anglos est une perte nette pour Montréal et pour le Québec. Ces gens étaient parmi les mieux éduqués et friqués.

      Prenez 20 000 francos dans tout le territoire du Québec (surtout parmi les mieux éduqués et friqués) et imaginez-les partir au Nouveau-Brunswick en l’espace de quelques années… Vous voyez la perte sèche, n’est-ce pas?

    • @ François Cardinal

      Le soir de la démission du maire Gérald Tremblay, je vous avais trouvé trop dur et sans nuances suite à votre texte «Gérald Tremblay: victime jusqu’à la fin.» Je trouvais que lorsqu’un homme est à terre, on n’est pas obligé d’en rajouter une couche dans l’heure qui suit. Cela ressemble trop souvent à une exécution sommaire.

      Depuis, on vous voit, on vous entend et on vous lit partout sur le sujet. Ce n’est pas un reproche, au contraire. Je trouve que vous commencez à avoir pas mal d’allure :) Vous dressez un portrait de l’homme, plus complet donc plus juste.

    • Vous avec raison, on a juge Monsieur Tremblay bien vite!!!!

      Il a fait de bonnes et belles choses pour Montreal et vous venez d’en enumerer quelques-unes.

      Mais, vous savez, les gens ont toujours tendance a regarder le mauvais plutot que le bon. C’est l’etre humain….

    • @ montrealaise : Je vois très bien. Toutefois je n’ai aucun contrôle là-dessus et je crois que personne n’a le contrôle là-dessus au Québec. Je puis le déplorer et en effet ça m’attriste mais il faut admettre que les moyens pour les “retenir” sont, soit u ne meilleure situation économique pour certains, soit leur tapoter la main tout en leur disant comment ils sont des enfants chéris au mérité inégalable pour d’autres. Je caricature à peine.
      Quant à la situation économique, faut pas rêver : tant que la structure de gestion de Montréal restera aussi bancale il y a peu à faire sauf espérer de meilleures conditions économiques globales en Amérique du Nord.
      Et comme je le disais plus haut en d’autres termes, je crois non seulement inutile mais dangereux de leur fournir l’ivoire de leur tour. Alors il reste que c’est leur choix de partir, que je m’en désole, et que je constate comment ils se moquent éperdument de la société qui leur a servi de terreau.
      S’ils reviennent, ils seront bienvenus évidemment mais de là à les border le soir dans leur lit, non.

    • @ montréalaise, encore… Je comprends votre point de vue au sujet de l’homme, Gérald Tremblay. Toutefois il me semble qu’il est ici question du personnage public avant tout. Il y a à peine quelques jours il disait encore que la corruption existait à Montréal longtemps avant lui. Je suppose qu’il souhaitait ainsi se dédouaner mais pour ma part j’ai difficilement dégluti ma salive en entendant pareille phrase. Pour continuer en ce sens, l’unique fois où je là entendu dire qu’il assumait quelque chose, c’est au cours de son discours de démission.
      Tremblay est ce qu’il est. Je ne l’ai jamais rencontré donc je n’ai aucune opinion sur sa personne.
      Par contre tout ce qui peut être dit pour qu’à l’avenir nous refusions de voter pour un faux benêt ne peut être que souhaitable. Tout poste électif exige un certain sens des responsabilités de son détenteur et ce n’est pas du tout ce que Tremblay, personnage public, a démontré. Pendant dix ans nous avons eu droit au Silence à Québec, au Silence à Montréal. Si les politiciens n’étaient chargés que de gérer, je veux bien : un État des Résultats une fois par trimestre et on n’en entend plus parler, voilà voilà.
      Mais nous parlons de la res publica et ce n’est pas ainsi que je conçois le rôle d’un maire.
      Ceci dit, maintenant il est urgent de repenser la structure de pouvoir de la Ville pour que son administration soit non seulement responsable mais aussi apte à prendre des décisions. Cette Ville est ingouvernable et seule sa population peut lui redonner de l’élan.

      @ mariob : vous avez raison sur toute la ligne. Je tiens à souligner que je n’ai apporté que des nuances très personnelles à ce que vous disiez et j’ajoute que je l’ai fait sans juger votre texte, ni vous évidemment. Mon intention était de nourrir le débat à travers des doutes bien compréhensibles mais certainement pas plus autorisés que tout autre. C’est par intérêt que j’ai répondu, rien d’autre, et je vous invite à continuer de me nourrir de vos points de vue.

      @gl000001 : trouvez mieux que votre agacement à mon endroit je vous prie. C’est d’un triste!

    • @jean-francois_trottier
      “triste”
      Je ne suis pas responsable de vos émotions.

    • @jean-francois_trottier
      Nourrir le débat avec du négativisme !!! C’est pas mal “maigre” comme argument.

      Qu’est ce qui est plus grand que Dieu,
      Pire que le Diable.
      Les pauvres en ont,
      les riches en manquent.
      Et si on en mange on meurt.

      Réponse = Rien

    • @ jean-francois_trottier
      «maintenant il est urgent de repenser la structure de pouvoir de la Ville pour que son administration soit non seulement responsable mais aussi apte à prendre des décisions. Cette Ville est ingouvernable et seule sa population peut lui redonner de l’élan.»

      Absolument.

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