Le blogue de François Cardinal

Archive du 7 novembre 2012

Mercredi 7 novembre 2012 | Mise en ligne à 7h03 | Commenter Commentaires (35)

Le bilan de Tremblay: non, il n’y a pas que le BIXI…

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Le blogue n’est pas le meilleur endroit pour faire le bilan d’un homme ayant passé 11 ans à la tête de Montréal. J’y reviendrai donc plus en profondeur.

Mais je tiens néanmoins à m’inscrire en faux avec tous ceux qui prétendent que le bilan de Gérald Tremblay est insignifiant, tous ceux qui règlent son cas en citant les mêmes trois réussites : BIXI, FINA et Quartier des spectacles.

Résumer le règne de Tremblay avec ces trois éléments, c’est comme résumer Montréal au Stade olympique : ça manque de profondeur…

L’administration Tremblay a certes beaucoup à se faire pardonner, beaucoup d’échecs et de scandales accumulés au fil des ans. Ce n’est pas pour rien que le maire a subi ce qui s’apparente à une version moderne du supplice du goudron et des plumes…

Mais soyons honnêtes, Gérald Tremblay a aussi certains succès à son actif, même si ceux-ci ne sont pas tous bling-bling, même s’ils n’ont pas fait les manchettes (les bonnes nouvelles, de toute façon, ne font jamais les manchettes).

À mon avis, l’une des grandes réussites du maire Tremblay est d’avoir su tenir ensemble une ville que tout poussait vers l’éclatement, à commencer par les défusions des libéraux. Plusieurs municipalités sont parties, mais plusieurs sont restées. Et bien franchement, je me demande qui, à l’époque, aurait pu faire mieux que Gérald Tremblay qui a su créer certains ponts entre les anciennes banlieues et la ville-centre.

Rappelons-nous, aussi, ce qu’était Montréal après les sept années de pouvoir de Pierre Bourque. Je couvrais alors la scène municipale pour Le Devoir, et je me rappelle d’une ville en grave déficit démocratique. D’une ville qui négligeait ses infrastructures. D’une ville qui vivait au rythme des humeurs syndicales. Etc.

Or voilà autant de choses que Gérald Tremblay a relevées. Il a ramené l’Office de consultation et les commissions permanentes, il a nommé un ombudsman, il a donné le droit d’initiative aux citoyens. Il y a aussi eu, parallèlement, de graves dérives avec le vérificateur et la ligne éthique, mais globalement, le déficit démocratique est moins grand aujourd’hui qu’il y a 10 ans.

Tremblay s’est aussi occupé des infrastructures souterraines, des usines d’épuration, il a eu l’audace d’implanter une taxe d’eau, une taxe de voirie. Et il a rétabli un certain équilibre dans les relations de travail avec les milliers d’employés de la Ville.

Comme président de la CMM, enfin, il a réussi ce que plusieurs pensaient inimaginable : pondre un plan métropolitain audacieux, et recueillir les signatures des maires des couronnes. On ne lui doit certes pas le plan comme tel, mais il a néanmoins présidé à son élaboration et à son adoption.

Est-ce que tout cela fait le poids en comparaison avec le scandale du Faubourg Contrecœur, avec le scandale des compteurs d’eau, son manque de leadership et son incapacité de s’entourer adéquatement?

Je ne crois pas. Mais là n’est pas mon propos, pour l’instant. Je souhaitais simplement ajouter au débat public certains éléments positifs qu’on tend, collectivement, à oublier.

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