
Le troisième mandat de Gérald Tremblay a été écourté. Avec raison, car il était de trop.
C’est en quelque sorte ce qu’a confirmé le principal intéressé, hier soir, lors de son discours de départ. Se présentant encore et toujours en «victime», il a prouvé que sa naïveté n’avait plus sa place dans le contexte actuel. Il a démontré que son manque de lucidité l’empêchait de faire le ménage qui s’impose. Il a, lui-même, confirmé qu’il n’était tout simplement plus l’homme de la situation.
Mais dans ce cas, pourquoi les Montréalais l’ont-ils réélu pour un troisième mandat, en 2009?
Car déjà, à ce moment-là, après une campagne tumultueuse marquée par des allégations de corruption, de collusion, de favoritisme et de conflit d’intérêts, il semblait évident que M. Tremblay n’avait pu empêcher la propagation de tous ces problèmes. Déjà, à ce moment-là, il y avait eu la saga des compteurs d’eau, les malversations de la SHDM et les autres scandales qui avaient entaché les précédents mandats du maire Tremblay.
Pourquoi donc M. Tremblay a-t-il été réélu? Et ceux qui lui ont alors renouvelé leur confiance s’en veulent-ils?
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