
Les attachés de presse de la Ville de Montréal et du ministère des Affaires municipales travaillent fort ces jours-ci. Les journalistes sont nombreux à faire comme moi et à appeler pour éclaircir des détails techniques : telle date, tel article de loi, telle possibilité législative…
Pas plus tard que tantôt, j’ai téléphoné à la Ville pour connaître le nom du maire suppléant de Montréal, une information très importante au moment où le siège du maire Gérald Tremblay vacille.
Je laisse donc un message en ce sens sur la boîte vocale d’un des nombreux porte-parole de la Ville.
En attendant son rappel, j’ouvre mon fureteur et je tape «maire suppléant de montréal» dans Google. À mon immense étonnement, le nom qui apparaît est… Zambito!
Mon cœur fait trois tours en imaginant l’effet qu’aura cette nouvelle lorsqu’elle sera connue des Montréalais.
Je clique sur le lien, puis la réalité, plus prosaïque, apparaît : «Robert L. Zambito est nommé maire suppléant de l’arrondissement de Saint-Léonard.»
Bon. L’hystérie collective sera pour une prochaine fois.
Puis mon téléphone sonne. «Bonjour M. Cardinal, pour répondre à votre question, le maire suppléant de Montréal est Robert L. Zambito…»
Réemballement de mon cœur.
«Euh… Vous êtes sûr? Il n’est pas que le maire suppléant de Saint-Léonard?», que je demande.
Petit cliquetis de clavier dans le combiné. Silence. Malaise.
«Bon… Vous avez raison… Je vous rappelle.»
Le maire suppléant, finalement, s’avère être une «mairesse suppléante». Il s’agit de Jane Cowell-Poitras, conseillère municipale de Lachine.
Hormis le fait que les attachés de presse sont débordés et peut-être légèrement dépassés par les événements, ce que je retiens de cette anecdote, c’est que même à la Ville, on ne connaît pas le nom du maire suppléant… au point de chercher son nom sur Google.
Voilà une chose que je n’ai jamais comprise, malgré des années passées à couvrir le municipal : pourquoi le maire suppléant est-il toujours un parfait inconnu? Pourquoi le poste de vice-président américain et celui de vice-premier ministre à Québec sont-ils pris au sérieux, mais pas celui de maire suppléant?

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chip
1 novembre 2012
14h56
En l’absence de Tremblay, qui voudrait être maire suppléant? Qui serait assez inconscient pour gérer le bordel actuel? Quelqu’un qui a un besoin pathologique d’être vu? En tout cas, quelqu’un qui sera meiux de ne rien faire, juste d’être là pour fair croire que la ville est gérée.
R. Ducharme
elvince
1 novembre 2012
15h35
Même le maire en exercice est pas pris au sérieux, alors le maire suppléant…
jolico
1 novembre 2012
16h24
Personne ne voudra vraiment de ce rôle, mais il y a quelqu’un qui a déjà été beaucoup vu et, quelque part, je persiste à croire en son honnêteté et son intégrité personnelles: Alan DeSousa.
goupil
1 novembre 2012
21h44
Mtl est une chatte qui ne retrouve pas ses petits…
montrealaise
1 novembre 2012
22h17
Demandez aux élus. Il doit y avoir une explication.
(Pourquoi le maire suppléant est toujours un inconnu?)
Être maire suppléant, ça doit pas être si sorcier. C’est, temporairement, assurer que la roue tourne. Les postes de dirigeants sont toujours là, ceux des haut-fonctionnaires aussi. La secrétaire personnelle du maire est toujours là. Elle connaît le bureau plus que son patron. Je le sais car dans ma famille il y avait la secrétaire personnelle du maire Drapeau. C’est elle qui runnait le bureau, croyez-le ou non.
Il y avait aussi dans ma famille la secrétaire de direction de Desmarais père et elle aussi dirigeait le bureau d’une main de fer. Elle connaissait plus le bureau que le patron. Vérifiez avec Desmarais si je mens: les initiales de la secrétaire de direction, L J-S.
Y’a rien là, un maire suppléant. Au contraire.
m_landry
2 novembre 2012
00h08
@ montrealaise : c’est difficile de demander aux Desmarais ; on a pas la chance de se tenir avec ces gens-là. Faudrait demander à Charest, il les connait très bien!
M Landry
laloueapril
2 novembre 2012
10h17
M.Cardinal…..un peu hors sujet…mais en lien quand même.
Le maire présent ou son(sa) suppléant(e)…..enfin….
quelqu’un à Montréal pourrait-il nous renseigner sur ce qui arrive
avec l’OSBL de Gilbert Rozon pour le 375° de Montréal en 2017?
Des nouvelles étaient prévues pour l’automne 2012…..me semble?
J’en ai manqué un bout ou c’est silence, silence, silence….
J’aimerais bien savoir où ce comité en est rendu et surtout dans quoi
a t-il investi pour la mise en place du projet?
Est-ce toujours les mêmes membres qui font partie de ce comité dit “bénévole”?
À qui s’adresser pour des informations?
Merci.
Louise April(Laloue)
epatant
2 novembre 2012
11h05
C’est pas grave de l’ignorer, les gens retiennent les noms de ceux qui exercent véritablement le pouvoir. On apprend peu à peu ces jours-ci que M. Tremblay n’a jamais vraiment été le maire de Montréal. Il était le maire suppléant en attendant le retour du vrai boss. Maintenant c’est fait, Vitto Rizzuto est de retour en ville, M. Tremblay peu désormais quitter.
Alain Morand-Voyer
sceptique
2 novembre 2012
12h19
en tout cas, cette Jane n’est pas Bo Derek
montrealaise
2 novembre 2012
13h37
@ m_landry
Ma suggestion de demander à Desmarais père s’adresse à François Cardinal si jamais il est invité à Sagard.
Ce que mon message insinue: celui ou celle qui occuppe le poste de maire, de directeur ou de président en connaît souvent moins dans la boîte que la simple secrétaire de direction sans qui il (elle) serait perdu. C’est ce que ma grande-tante (L J-S) nous racontait en tout cas. Du haut de ses 5 pieds, elle dirigeait le bureau du big big boss et personne, je dis bien personne, n’avait accès à celui-ci sans son OK.
Cela n’a rien à voir avec l’admiration ou le mépris que ce big boss peut susciter chez chacun de nous.
montrealaise
2 novembre 2012
13h39
… occupe, disons…