Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Jeudi 25 octobre 2012 | Mise en ligne à 7h25 | Commenter Commentaires (48)

    Français sur l’île de Montréal: du bon… et du moins bon

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    Il y a du bon et du moins bon dans les données publiées hier par Statistique Canada.

    Le bon, c’est que les immigrants sont de plus en plus nombreux à intégrer le français dans les langues parlées à la maison.

    Ils étaient 21 % en 2001, 23 % en 2006, et ils sont maintenant 24 %.

    L’intégration est un processus long, ce que confirment ces chiffres. Les jeunes immigrants parlent de plus en plus français. À l’école, dans la cour, dans leur quartier. Ils ramènent ainsi cette langue à la maison, laquelle s’ajoute aux langues déjà parlées par les parents.

    Le moins bon, par contre, c’est que cette même intégration est menacée sur l’île. La plupart des jeunes familles quittent en effet Montréal pour la banlieue. Elles amènent avec elles leur unilinguisme français et ainsi, nuisent à ce terreau fertile d’intégration qu’est la ville centre.

    Les chiffres de StatCan sont sans équivoque : les ménages uniquement francophones sur l’île sont passés de 46,6 % à 39,6% en dix ans, ce qui est loin d’être étranger au départ des familles.

    L’exode de ces jeunes citoyens de la classe moyenne vers les couronnes est une très mauvaise nouvelle pour Montréal, qui se dévitalise et se paupérise ainsi. Mais elle l’est aussi pour le Québec, qui voit sa métropole perdre son caractère français.

    Il importe donc, pour Montréal mais aussi pour le Québec, de tout faire pour retenir les jeunes familles sur l’île.

    Vision Montréal en faisait d’ailleurs écho, cette semaine au conseil municipal, en déposant une motion visant la bonification de l’accession à la propriété pour les familles (et en pilotant le PPU sur Griffintown adoptée mardi). Une motion hélas rejetée par l’administration Tremblay.

    Ce qui est incompréhensible quand on sait que…

    1) le Plan d’action famille de la Ville s’en va tout droit vers l’échec,

    2) les promoteurs se contentent de construire du condo uniforme,

    3) et, surtout, les prix d’achat admissibles au programme d’accession à la propriété de la Ville sont inférieurs aux prix moyens du marché immobilier!

    Lueur à l’horizon, cependant. Le gouvernement Marois entend s’attaquer à ce problème. Et ce qu’il y a d’intéressant, c’est que pour une fois, le PQ parle de mesures incitatives, non pas coercitives.

    Jean-François Lisée travaille actuellement sur un plan d’action visant à favoriser l’accès à l’habitation et aux logements abordables à trois ou quatre chambres.

    «On commence à faire le tour des idées qui circulent pour inciter à la construction de plus d’habitations pour les familles d’un, deux ou trois enfants», a-t-il indiqué hier.

    Une très bonne chose pour le français, mais aussi pour la métropole, qui ne peut envisager l’avenir avec beaucoup d’optimisme si elle continue à perdre ses jeunes familles de la sorte.


    • “Il importe donc, pour Montréal mais aussi pour le Québec, de tout faire pour retenir les jeunes familles sur l’île.”

      Dans vos rêves….

      C’est vrai qu’on a besoin de plus de contribuables de la classe moyenne pour payer les retraites des fonctionnaires corrompus de la ville et des cols bleus avec leur syndicat criminalisé. Après tout pour prendre les citoyens en otage ça prend ces citoyens!!!

      P Brasseur

    • @ pbrasseur

      Parfois, on dirait que vous n’êtes là que pour nous rappeler à quel point vous détestez Montréal.

      Mais enfin, vous avez raison, si l’on regarde les statistiques, les familles choisissent beaucoup les banlieues nord de Montréal, l’endroit parfait pour éviter la corruption. Ces villes sont des exemples de vertus. Laval, Mascouche, Terrebonne… Là-bas, on est certain de ne pas se faire voler! Ça vaut bien tous les défauts de l’éloignement des couronnes, ça.

      Sur un ton plus sérieux, je suis curieux de voir les mesures que prendra le gouvernement pour retenir les familles. Lors de la campagne électorale, on ne parlait que de logements sociaux… Ce n’est pas les logements sociaux qui vont retenir les familles de la classe moyenne à Montréal. C’est justement le problème en ce moment: pour y habiter, il faut être plutôt riche, ou bien plutôt pauvre… Ou être sans enfant.

      Mario Bélanger

    • “Il importe donc, pour Montréal mais aussi pour le Québec, de tout faire pour retenir les jeunes familles sur l’île.”

      Il va falloir en faire beaucoup. Ex-Montréalais, on a voulu rester sur l’île après la naissance du bébé. Comme au bout d’un an on trouvait que dormir à 3 dans une même chambre, ça ne pouvait pas se faire éternellement, on avait commencé à chercher des propriétés de 3 chambres à Montréal. Mais le choix est limité, les prix trop élevés pour un ménage de classe moyenne. Direction Laval, où on a trouvé une belle propriété, à pied des commerces et du métro (donc pas besoin d’une seconde voiture). Pour moins cher qu’à Montréal.

      À ma job, vous ne savez pas le nombre de collègues en attente d’un bébé qui se préparent à quitter Montréal pour les mêmes raisons! Même mon collègue préféré, un inconditionnel du Plateau, a quitté le quartier pour une banlieue l’an dernier après la naissance de son bébé!

    • @ pbrasseur: Sauf votre respect, la corruption n’est pas un critère pour le choix des familles…Une famille veut généralement 3 choses: une propriété abordable, des services à proximité et de bonnes écoles/garderies.

    • Plutôt que de nager à contre-courant et d’essayer en vain de retenir les familles francophones à Montréal, pourquoi ne pas essayer d’encourager certaines familles immigrantes à déménager hors de Montréal (ce que certaines font déjà évidemment), elles vont maîtriser le français pas mal plus rapidement ainsi.

    • Tut tut tut, Monsieur Cardinal. Le français est en progression, dixit votre inénarrable patron, M. Pratte. http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201210/24/01-4586704-les-progres-du-francais.php

    • mariob

      Le Québec est corrompu à la grandeur, je ne dis pas le contraire.

      Mais ça coûte quand même plus cher à Montréal. Même corrompues les villes de banlieue (y compris Laval) sont beaucoup mieux gérées que la pauvre (et très endettée) Montréal.

      A part pour ses enclaves aisées et qui vont le rester Montréal est en train de devenir un gros trou de beigne. C’est une tendance lourde et compte tenu des circonstances économiques et fiscales au Québec je ne vois rien qui pourra l’arrêter. Le déclin de Montréal dure depuis des décennies,

      et il va s’accélérer.

    • J’espère qu’ils auront de bonnes idées car il est très difficile de s’attaquer à ce phénomène qui semble assez universellement répandu.

      Les prix dans la ville centre sont plus élevés qu’en banlieue, pas besoin d’un doctorat en économie pour comprendre cela.

      Alors ce sont surtout ceux qui sont relativement aisés ou qui sont subventionné par l’état d’une manière ou d’une autre qui peuvent y vivre.

      Il n’y a même pas assez d’argent pour les logement sociaux, et de loin. Alors que vont-ils faire?

      Vont-ils s’attaquer comme d’habitude aux petits propriétaires de logements locatifs (auxquels ils voulaient aussi refiler jusqu’à tout récemment une énorme ponction fiscale addionnelle sur le gain en capital)? On voit ce que ça donne à long terme, il n’y a aucune nouvelle construction de ce genre de logements. Seulement des condos.

      La qualité de vie est également meilleure en banlieue pour une famille à investissement égal.

      Beau casse-tête…

    • larousse_estdouce

      “Sauf votre respect, la corruption n’est pas un critère pour le choix des familles…”

      C’est vrai, mais cela contribue à faire de Montréal le champ de ruines et la zone économiquement sinistrée qu’elle est en train de devenir. Et ça ce n’est pas très attirant pour les familles

    • @ P Brasseur

      Je ne comprends tout simplement pas votre acharnement contre Montréal, que vous distillez chaque jour sur ce blogue…

      @ adpi

      C’est précisément ce qui se passe. Les immigrants sont de plus en plus nombreux à s’installer dans le 450, à Laval et Longueuil, essentiellement. Ce qui est une très bonne nouvelle, à mon avis.

      François Cardinal

    • @ adpi “Plutôt que de nager à contre-courant et d’essayer en vain de retenir les familles francophones à Montréal, pourquoi ne pas essayer d’encourager certaines familles immigrantes à déménager hors de Montréal”

      Votre idée est bonne, mais cela se fait déjà pour les familles de réfugiés sélectionnées dans les camps par Immigration Québec. Dès leur arrivée au Québec, elles sont dirigées vers Sherbrooke, Trois-Rivières, Drummondville, etc. où on les aide à trouver un logement et tout. Bien entendu, elles ont le choix de déménager par la suite si ça leur dit, mais généralement une fois installées elles sont portées à vouloir rester.

      Quant aux immigrants économiques (qui représente la majorité des immigrants), ils viennent d’abord pour se trouver du travail qualifié, et la majorité de ces emplois se trouvent à Montréal. De plus, Montréal est une des rares villes où on peut se rendre à plusieurs entrevues lors de sa recherche d’emploi en utilisant le transport en commun (les immigrants ne veulent pas acheter de voiture dès leur arrivée, à cause des frais). Je le sais, pour mon conjoint, qui a quitté l’Europe, c’était Montréal et rien d’autre.

      Idéalement, il faudrait que les employeurs hors Montréal ait une politique ouverte afin de recruter les immigrants, et enlever ainsi cette main-d’oeuvre qualifiée aux employeurs montréalais. Ensuite, que tout immigrant puisse avoir une offre d’emploi en poche avant son arrivée au pays. Si un beau poste t’attend à Trois-Rivières, tu vas emménager à Trois-Rivières!

      S.Larousse

    • @fcardina

      “Je ne comprends tout simplement pas votre acharnement contre Montréal, que vous distillez chaque jour sur ce blogue…”

      Comprenez vous qu’un ménage énergique s’impose à Montréal (et au Québec)?

      Pendant combien de temps croyez vous qu’on peut perdre sa classe moyenne et ses entreprises sans imploser économiquement?

      Pendant combien de temps cette ville cassée pourra continuer à payer des chauffeurs de bus 100K par année?

      http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2008/07/20080721-052800.html

      Pendant combien de temps on pourra augmenter les taxes (mais pas les services) juste pour renflouer les pensions des (beaucoup trop nombreux) fonctionnaires.

      Pendant combien de temps encore l’économie de Montréal pourra rouler à crédit sur le rafistolage d’infrastructures et la bulle immobilière avec des contribuables qui croulent sous les dettes?

      Me semble que ça justifie quand même un peu “d’acharnement”

    • Les immigrants qui arrivent au Québec choisissent de s’établir d’abord à Montréal car ils y trouvent leurs communautés et se sentent moins seuls. Puis comme il commencent la plupart à partir de rien, ils se contentent de s’entasser, d’apprendre une langue quelqu’elle soit pour pour travailler. Mais disons que les gens moindrement qualifiés connaissent un peu l’Anglais. Les enfants vont à l’école et apprennent le Français.

      Quand ils sont un peu mieux financièrement, ils vont chercher à s’acheter une habitation avec beaucoup ou sans espace autre que la surface habitable. Cependant, les gens de souche ont peut-être tout cela et ils décident de décamper, aller vivre ailleurs. Les enfants des immigrants de 2e et 3e générations qui ont réussi à s’ancrer et ont un emploi bien rémunéré ailleurs vont aussi décamper de Montréal.

      Pourquoi payer plus cher ici quand on peut trouver mieux ailleurs ? C’est comme ça qu’on voit dans Parc-Extension qui était francophone. Les francophones ont déménagé, laissant les quartiers aux Grecs. Et ces derniers commencent aussi à aller ailleurs. Les nouveaux immigrants prennent leur place.

    • M”JF.L. EST BRILLANT il a trouvé que les logements a Montréal ne sont pas assez grands. Il va obliger les constructeurs a construire des propriétés a l’image des demandes du Gouvernement?
      je crois rêver. Et le marché normal des constructeurs? Encore une incursion du gouvernement dans le domaine du privé. Nid de possible corruption? Laissez Monsieur Lisé, les constructeurs juger du marché a combler mais faites des lois qui protégerait les proriétaires au même titre de la protection du pauvre locataire. De cette façon vous aurez peut etre plus de développement.
      n.y.grenier

    • @ pbrasseur

      Que vous soyez en colère, soit. Mais avez-vous des choses à proposer?

      Pourquoi réagir négativement à chaque billet que je publie? Chaque fois, vous donnez ainsi un ton hargneux aux commentaires en ouvrant le bal, sans apporter de solution ou d’idées constructives.

      C’est cet acharnement que je ne comprends pas.

      François Cardinal

    • ”Le moins bon, par contre, c’est que cette même intégration est menacée sur l’île. La plupart des jeunes familles quittent en effet Montréal pour la banlieue.”

      Ok, et de ces familles qui quittent Montréal vers la banlieue combien de familles étaient seulement de passage (pour les études ou autre) à Montréal? Ne serait-ce pas normal justement que ces familles quittent la ville pour retourner dans leur région natale à un moment ou autre de leur vie? Existe-il une statistique sur ce sujet? Chose certaine je suis un de ceux-là, pour moi il était clair que je quitterais l’île pour la Rive-Sud avant l’arrivée d’un premier enfant. Choix de vie j’imagine…

      M.Robidoux
      Boucherville

    • @pbrasseur : justement, le ménage qui s’impose se fera aussi dans les mentalités. Nous sommes dans le trou par environ 260 milliards de dollars. Le mode actuel, basé sur l’étalement urbain et l’auto-solo, est invivable économiquement. C’est justement pourquoi nous sommes nombreux à demander un autre genre de développement pour Montréal. C’est l’essence même des débats sur ce blogue.

      Simon Chartrand,
      Montréal

    • “Les chiffres de StatCan sont sans équivoque : les ménages uniquement francophones sur l’île sont passés de 46,6 % à 39,6% en dix ans, ce qui est loin d’être étranger au départ des familles”

      M. Cardinal, votre façon de voir les statistiques me surprend un peu. La baisse d’unilinguisme des familles ne peu être associé comme vous le faite avec le départ des familles: A un certain moment au Québec, il n’y aura plus de familles inilingues et pourtant le français sera à bien plus de présent dans les familles d’immigrants que ce maigre 20%.

      Mon point, il y a une baisse naturelle de familles unilingues, mondialisation impose, même dans les familles de souche.

      TAM

    • @fcardinal

      “Mais avez-vous des choses à proposer?”

      Et si au lieu de se vautrer dans le conformisme et les utopies on commençait par quelque chose dans ce genre là:

      http://www.reforms.wi.gov/

    • Le prix est le principal obstacle. Dans mon cercle de connaissance, ça a été ça 75% du temps.
      Ceux qui sont restés, ont tous investi dans un plex. Et ça voulait dire plus de vie pendant 10 ans parce que même avec deux revenus de loyer, il faut couper dans toutes les dépenses jusqu’à ce que les paiements d’hypothèques soient raisonnables..

      @antiquebecor
      Bon point. Moi aussi, je n’ai fait que passer à Montréal. 6 ans. Deux ans en appartement avec des murs en carton et 4 ans en condos. Ce n’était pas vraiment un départ. Plutot un retour.
      Et ma conjointe qui m’a suivi à Laval, était une citadine mais elle était très contente de quitter Montréal.

      Alain Lajoie

    • On va finir par l’avoir. Ce sont les petits détails qui font toute la différence: J’élève mon chien en anglais, je parle en anglais aux commerçants anglophones, je suis abonné à The Gazette, je n’achète que des magazines en anglais et regarde presque uniquement la télé en anglais, et ce, même si je suis franco. Un jour, on va tous parler la même langue et il n’y aura plus de chicane.

      Serge Côté

    • Pour revenir sur la question des “condos uniformes” et sur le “plan d’action visant à favoriser l’accès à l’habitation et aux logements abordables à trois ou quatre chambres”, j’espère sincèrement qu’on ne va pas encore mettre sur la table des mesures qui vont coûter des centaines de millions et produire des résultats douteux.

      Il n’y a déjà pas assez d’argent pour le logement social, pour les gens qui ne peuvent pas se payer un logement du tout, à Montréal ou ailleurs. Ici on parle de gens qui peuvent se le permettre, mais peut-être pas dans la ville centre, ou qui peuvent en avoir plus pour leur argent en banlieue.

      Une partie du problème, c’est qu’on en a tellement mis sur les épaules des propriétaires des logements locatifs, qu’il n’est plus intéressant pour les promoteurs de construire ce genre d’immeubles parce qu’il n’y a pas de demande.

      Je ne vois pas comment on peut résoudre ça autrement qu’en rendant ça plus intéressant pour les propriétaires de posséder ce genre d’immeuble. Ou en mettant des centaines de millions (qu’on a pas) dans encore un nouveau programme dont les résultats ne seront pas nécessairement au rendez-vous…

      Michel Sylvestre

    • J’aime Montréal, sa riche vie culturelle, sa grande quantité d’activités et de services
      de toutes sortes, le fait de pouvoir vivre sans devoir constamment être obligé de m’enfermer seul dans une boîte de métal à 4 roues qui fait du bruit, de la fumée et
      qui coûte chère sont des choses que j’apprécie grandement. Ces avantages de
      Montréal ne sont pas du tout vus par les critiques, pas plus qu’ils ne voient les
      défauts majeurs de leurs banlieues.

      Ainsi, les taxes municipales de Montréal servent de prétexte aux familles
      francophone pour aller vivre dans le paradis fiscal au pied de la soucoupe volante
      du Colossus ou près des “strip malls” du boulevard Taschereau?

      Je pense que c’est parce que les banlieusards ne paient pas leur juste part des
      taxes pour les services métropolitains. La pauvreté, l’itinérance, les logements
      sociaux, les émeutes, etc. ne sont pas pris en charge par les banlieues. Les
      dommages causés aux infrastructures municipales de Montréal causés par le va et vient constant des “chariots à boucane” des banlieusards ne sont pas compensés financièrement également. La construction de nouvelles infrastructures dans les
      banlieues, alors qu’elles sont déjà existantes à Montréal entraînent des coûts
      inutiles. Bref, les taxes municipales des banlieues ne reflètent pas les vrais coûts!

    • @bret
      Le Métro déborde et plante à tout bout de champ. L’amélioration de ça déjà tout payé ?
      On a pas de pauvreté à Laval, Longueuil, … ? On a pas de logements sociaux non plus ? Y’a personne à Montréal qui ne conduit de voitures ?
      Dire des faussetés ne règle pas le débat. Pas besoin de répondre …

      Alain Lajoie

    • @Bret

      et j’imagine que les Montrélais ne possèdent aucun ”chariots à boucane” comme vous le dites? Quand les méchants banlieusards sont tous au travail à 9h am, pouvez-vous m’expliquer pourquoi il y a tant ”chariots à boucane” dans votre ville pour le restant de la journée? Du beau 450 bashing que vous faites depuis hier dans vos interventions. La banlieue à ses défauts et ses qualités, tout comme Montréal d’ailleurs. Pour le reste, il en dépend de tous et chacun de choisir son mode de vie souhaité. Moi j’ai choisi le mien et je m’en porte très bien aujourd’hui….tout comme certains de mes amis qui vivent en ville et qui adorent leur mode de vie.

    • oups!

      M.Robidoux
      Boucherville

    • Bonjour,

      « Le moins bon, par contre, c’est que cette même intégration est menacée sur l’île. La plupart des jeunes familles quittent en effet Montréal pour la banlieue. Elles amènent avec elles leur unilinguisme français et ainsi, nuisent à ce terreau fertile d’intégration qu’est la ville centre. »

      – — –

      Hein! Sur l’île de Montréal il y réside des unilingues dont la seule langue vraiment maîtrisée est le français???

      De 1981 à 1986, j’ai vécu à Montréal et jamais au cours de cette période ai-je eu la chance de rencontrer un seul Francomontréalais unilingue.

      Les Francomontréalais qui quittent l’île de Montréal emportent quelque chose avec eux, mais ce quelque chose n’est pas leur unilinguisme; peut-être qu’ils emportent avec eux leur désir de vivre en français mais pas leur unilinguisme français.

      Daniel Verret (Nadagami), à l’os unilingue francoquébécois établi depuis neuf ans dans la région de Bellechasse

    • @gl000001 @antiquebecor

      Les propos de “bret” étaient un peu.. enthousiastes, mais quand même, tout n’est pas faux.
      Il existe un déséquilibre fiscal entre la ville centre et les banlieues. Il y aurait beaucoup de points litigieux à nommer, mais pour n’en nommer quelques-uns:
      - Il est vrai que la ville de Montréal doit gérer financièrement des problèmes d’ordres de santé publique. Je mets là-dedans l’itinérance, la toxicomanie, etc… Ce sont des problèmes de société, mais le gouvernement va y investir très peu. Pourtant, ce n’est pas un problème municipal (ou ce serait une erreur que de considérer tout cela comme tel)
      - La ville de Montréal assume un rôle très actif dans le développement économique, touristique et culturelle. Tout cela à des retombées énormes pour la région dans sa totalité, principalement (mais pas seulement) par la création d’emplois.
      - Le coût de l’étalement urbain est majoritairement assumé par le gouvernement du Québec: réseau autoroutier, services publics de santé et d’éducation. Pendant ce temps, le transport en commun est assumé en plus grande part par les municipalités, ce qui pénalise Montréal et son plan de transport (qui lui-même est dicté par des contraintes inhérentes à la ville).
      - Soyons réaliste: les gens de la banlieue utilisent beaucoup plus les infrastructures locales de Montréal que le contraire. Regardez les enquêtes de destinations dans la région métropolitaine. Pourtant, les municipalités profitent qu’indirectement des revenus engendrés par le fait d’être une destination.

      Pour simplifier le tout: Plus on habite proche du centre (ou dans un secteur dense), moins on coûte cher à la société, mais plus on paye de notre poche! Pendant ce temps, si on choisi d’habiter dans la plus lointaine couronne, on coûtera très cher à l’état, mais tout en payant beaucoup moins (ce qui motive ce choix pour beaucoup!). C’est un non-sens.

      Bref, je ne crois pas qu’il faut cracher sur la banlieue ou le choix de vie des gens. Mais je crois qu’on devrait tous assumer le coût de ses choix de vie plus équitablement. Si une personne fait des choix qui coûtent cher et qui un plus grand impact sur notre société, il faut payer cher. Tant qu’à moi, cela réglerait le problème de l’étalement urbain.

      Mario Bélanger

    • La réforme du Wisconsin, vanté par Pbrasseur, c’est une vieille recette qui donne des résultats après un an ou 2 mais qui fait une catastrophe après 7 ou 8 ans. On perd les meilleurs fonctionnaires, on démotive les autres, on se croise les doigts pour les infrastructures ne tombent pas malgré les coupures dans l’entretien et on espère que l’annulation des expertises environnementales ne paveront pas la voie à une catastrophe.

      Bref, une vieille recette, qui fonctionne à court terme, mais qui coûte plus cher à long terme. C’est tout désigné pour exciter les utopistes et les idéologues.

      Simon Chartrand

    • Moi, j’aime Montréal et je travaille sur l’île de Montréal mais je vis en banlieue. Quand j’ai acheté ma première maison, Montréal était déjà trop chère, et elle est toujours hors prix pour moi. Ce n’est pas une question de choix mais de moyens limités qui font que je n’habite pas la métropole, comme pour beaucoup de personnes d’ailleurs. Ceci dit, je ne vois pas en quoi le déclin du français parlé à la maison affecte Montréal ou le Québec! La langue que l’on parle dans son salon, ce n’est pas une affaire d’état, c’est une affaire personnelle. Ce qui importe, c’est la langue de travail officielle qui est le français, la langue des échanges communs qui est le français et la langue communément parlé dans les espaces publics qui est le français. Donc, il n’y a pas lieu de partir en panique comme les péquistes et autres nationaleux le voudraient et ce, pour jsutifier leur péquisteries. Dans les faits, c’est en français que ca se passe à Montréal et au Québec, et ceux qui ne maitrisent pas cette langue en payent malheureusement le prix au niveau économique, social et surtout au niveau de l’emploi. Donc, svp, faites donc un «reality check», et pour les inquiétudes sur le déclin ou sur la place du français, on repassera! Ce qu’il nous faut, c’est plus de respect mutuel, moins de méfiance et plus de cohésion sociale (et moins de corruption aussi) pour que l’on puisse enfin avancer comme peuple…

    • “Ainsi, les taxes municipales de Montréal servent de prétexte aux familles
      francophone pour aller vivre dans le paradis fiscal au pied de la soucoupe volante
      du Colossus ou près des “strip malls” du boulevard Taschereau?”

      Tout d’abord, il n’y a pas que le montant des taxes municipales. Les frais les plus importants, qui s’étalent sur 30 ans, c’est la propriété (ou le logement locatif).

      Ensuite, Laval ne se limite pas au Colossus tout comme Longueuil ne se limite pas au boulevard Taschereau. Comme toute ville, il y a des secteurs très agréables, où il fait bon vivre. En tout cas, à vous entendre Montréal gagnerait un concours de beauté en architecture…hum…pourtant, on en voir des horreurs visuels à Montréal.

      Et finalement, l’exode des familles n’est pas que chez les francophones. Les jeunes anglophones aussi quittent Montréal pour aller en banlieue! Les médias devraient sortir des chiffres là-dessus…

    • @gl000001 @antiquebecor
      Après seulement 2 jours de banlieue bashing de ma part, vous en avez déjà assez, alors imaginez ce que c’est que de lire les critiques quotidiennes acerbes de certains commentateurs contre Montréal, des gens qui n’y habitent même pas pour la plupart.

      Les montréalais ont des voitures, mais il est possible de s’en passer dans
      beaucoup de quartiers. De plus, le nombre d’autos par habitant est probablement beaucoup plus faible que dans le 450.

      La ligne orange du métro est saturée dans sa branche nord-sud entre Berri-UQAM et disons Jean-talon peut-être.

      @mariob: pour aller dans le même sens que vous, il faudrait augmenter le niveau de taxation des banlieues de façon à ce qu’elles assument leur part des frais d’utilisation des infrastructures municipales.

      “Selon les données du MTQ, environ 45% des déplacements observés dans l’échangeur Turcot proviennent de la banlieue ou de l’extérieur de la région métropolitaine.”

      http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/200906/11/01-874595-le-travail-occasionne-40-du-trafic-.php

    • @Bret

      vous pouvez dire toutes les inepties que vous voulez contre la banlieue, personnellement ça me touche point, car votre seul but est de provoquer!! Pour le reste vous ferez le test et aller vous balader dans les différents quartier de Mtl entre 9h et 15h….vous serez sidéré de voir autant de voitures.

      Et dans le même article que vous proposez; ”Pas moins de 48% des véhicules qui traversent le complexe Turcot viennent, en fait, de l’île de Montréal.”

      M.Robidoux
      Boucherville

    • @bret
      “alors imaginez ce que c’est que de lire les critiques quotidiennes acerbes de certains commentateurs contre Montréal, des gens qui n’y habitent même pas pour la plupart.”
      Je les trouve ridicules ces commentaires moi aussi. Et certains de ces commentateurs habitent Montréal. Et de toute façon, il y en a autant pour basher la banlieue. Une guerre de mot inutile.

      “De plus, le nombre d’autos par habitant est probablement beaucoup plus faible que dans le 450.”
      Beaucoup plus faible ? Des chiffres s.v.p. ? Il y en a des gens sur ma rue qui n’ont pas d’autos. Ou bien ils en ont une et ils prennent le bus pour aller travailler. Je suis à 10 minutes à pied de deux épiceries, une clinique, deux pharmacies …

      Et la ligne verte est bondée entre le Stade et le centre-ville. La ligne orange depuis Snowdon également. C’est beaucoup plus qu’il y a 18 ans ou je le prenais très régulièrement.

      Alain Lajoie

    • @mariob
      “Pendant ce temps, si on choisi d’habiter dans la plus lointaine couronne, on coûtera très cher à l’état, mais tout en payant beaucoup moins ”
      Et la personne qui habite St-Janvier et qui travaille chez Bell Helicoptère ? Elle coute cher également ? Regardez les chiffres. Dans le site web du DGE, vous trouverez le profil statistique des comtés électoraux. Dans le mien, c’est autour de 60% des gens qui travaillent dans leur comté ou un comté adjacent. Donc l’équation, loin = cher, est douteuse.

      Alain Lajoie

    • Je veux souligner que le logement social n’est pas destiné uniquement aux plus démunis. Il comprend non seulement les HLM mais également les coopératives, formule qui permet de loger des ménages qui ne pourraient pas se payer un logement familial en ville.

      Wisconsin: priver les travailleuses et travailleurs de tout droit. Charmant, hein?

    • simon_c

      “La réforme du Wisconsin, vanté par Pbrasseur, c’est une vieille recette qui donne des résultats après un an ou 2 mais qui fait une catastrophe après 7 ou 8 ans. ”

      Parce que selon vous cela a été fait souvent selon vous? Vous avez des exemples?

      Moi ce qui me vient le plus spontanément à l’esprit ce sont les réformes de Margaret Tchatcher…. qui ont sorti son pays du trou et mené à plusieurs décennies de croissance.

      Même la Suède à fait un bon gros ménage dans les années 90 avec beaucoup de succès.

      On a plus le temps niaiser, c’est le temps d’agir. Et ce n’est certainement pas en lisant ce blog que vous serez encouragé à le faire.

      Ce qui me fâche ce ce blog c’est qu’il ne remet rien en question, en fait la question qu’il pose invariablement est toujours la même: Comment l’état pourrait-il intervenir pour régler le problème (n’importe quel problème, car apparemment M Cardinal n’a jamais vu un problème que l’état providence ne pourrait régler).

      Ce qui inévitablement mène à plus d’interventionnisme et plus de problème car ici clairement l’état EST le problème.

      P Brasseur

    • lagatta

      “Wisconsin: priver les travailleuses et travailleurs de tout droit. Charmant, hein?”

      Prendre la population en otage n’est pas un droit, c’est un abus de pouvoir.

      Il s’agit simplement de rendre les fonctionnaires imputables, responsables et de leur offrir des conditions économiquement viables qui reflètent la réalité économique et la capacité de payer des contribuables.

    • @pbrasseur
      Pour la remise en question, il y en a énormément dans ce blogue et dans ce qu’écrit Mr Cardinal. Relisez les articles pendant la campagne électorale !!!

      Pour l’État, par exemple l’autre jour, Mr Cardinal parlait de l’implication sociale des grosses compagnies.
      http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl/2012/10/18/bien-beau-les-profits-mais-les-entreprises-doivent-aussi-redonner/

      Pas d’État là-dedans. Arrètez de vous mettre dans tous vos États et donnez-nous vos solutions ;-)

      Alain Lajoie

    • @ antiquebecor
      “Et dans le même article que vous proposez; ”Pas moins de 48% des véhicules qui traversent le complexe Turcot viennent, en fait, de l’île de Montréal.”

      Je ne comprends pas cette citation.. vous prouvez son point: les Montréalais sont minoritaires sur la plus importante infrastructure routière au centre de leur propre ville. Mais enfin, Turcot n’est pas le meilleur exemple pour parler de ce phénomène, les études sur les origines et destinations le sont.

      @ gl000001

      “Il y en a des gens sur ma rue qui n’ont pas d’autos. Ou bien ils en ont une et ils prennent le bus pour aller travailler. Je suis à 10 minutes à pied de deux épiceries, une clinique, deux pharmacies …”

      Je ne sais pas où vous habitez, mais les anecdotes de ce genre sont plus ou moins utiles.
      J’ai sur mon ordinateur un vieux document de 2003, publié par l’AMT:
      Centre de l’île: 0.8 voitures par ménage
      Laval: 1.45 voitures par ménage
      Couronne Nord: 1.63 voitures par ménage
      Couronne Sud: 1.64 voitures par ménage

      Je vois une corrélation directe ici. Certains secteurs des banlieues sont plutôt bien pensées. Le problème est tout le reste, dont la plupart des développements monolithiques des dernières décennies (le champ d’unifamiliales, l’abandon complet des rues commerciales de proximité dans les nouveaux développements…). Cela existe aussi à Montréal, dans la périphérie. De nombreuses études nord-américaines montrent que la dépendance à la voiture augmente considérablement avec l’étalement urbain, et cela engendre toute sorte de conséquences que nous connaissons, comme une sédentarité accrue. Il faut voir globalement, et non se fier à une situation bien précise, pou avoir un portrait de la situation.

      @ gl000001

      “Et la personne qui habite St-Janvier et qui travaille chez Bell Helicoptère ? Elle coute cher également ? Regardez les chiffres. Dans le site web du DGE, vous trouverez le profil statistique des comtés électoraux. Dans le mien, c’est autour de 60% des gens qui travaillent dans leur comté ou un comté adjacent. Donc l’équation, loin = cher, est douteuse.”

      Les coûts collectifs de l’étalement urbains sont liés aux infrastructures, équipements et services. Cela dépasse le simple trajet du matin. Il faut prendre en compte beaucoup de facteurs. Le seul fait d’être dans un secteur nouvellement urbanisé à faible densité entraîne des coûts plus important.

      De plus pour le point spécifique du transport au boulot, même si une part appréciable de gens travaillent à proximité, cela n’empêche pas d’avoir un volume très important d’individus qui font le voyage jusqu’à Montréal, et il serait de très mauvaise foi de nier les coûts énormes de ces déplacements, autant en voiture qu’en transport en commun. À ce que je sache, les trains de banlieues, les ponts et les autoroutes en direction de Montréal sont complètement congestionnées, non? En tout cas, les enquêtes sur les déplacements démontrent que ces déplacements sont nombreux, et il suffit de voir des investissements massif comme le train de l’est, le prolongement de la 25 et peut-être bientôt de la 19 pour voir qu’on doit y mettre une tonne d’argent.

      Anecdote à ce sujet: Même si elle coûte très cher, une passe mensuelle pour prendre le train de Blainville jusqu’au centre-ville de Montréal est beaucoup plus subventionnée que la passe mensuelle montréalaise pour la même destination. C’est simplement un exemple de subvention de l’étalement urbain.

      Sur ces mêmes déplacements, il faut aussi voir que les déplacements à l’intérieur même des banlieues sont dans une plus faible proportion en transport en commun, dû à l’étendu et l’urbanisme de ces régions. Encore là, les études qui démontrent qu’un déplacement en automobile est plus cher pour l’individu et la société sont légions. Votre travailleur de Bell Hélicoptère, même s’il habite à proximité, coûte plus cher à la société qu’un travailleur de Griffintown se rendant au 1000 de la Gauchetière.

      Sans parler que la faible densité causent des problèmes difficiles à chiffrer: perte de terres agricoles, de milieux humides, de forêts, tension avec les usages traditionnels de ces terres. Il y a quelques temps, Le Devoir avait aussi un dossier très intéressant sur le gaspillage des paysages québécois dû à l’urbanisation récente de ces secteurs.

      Enfin, la documentation à ce sujet, des études complètes et sérieuses par des universités et des chercheurs sérieux, est très volumineuse et arrive toujours à la même conclusion: l’étalement urbain coûte cher, très cher. Il faudrait plus qu’une anecdote pour me convaincre du contraire, devant une preuve aussi écrasante.

      Mario Bélanger

    • C’est amusant qu’un admirateur de Mrs T et du gouverneur antisyndical de Wisconsn tente de me faire adopter son optique…

    • Bonjour,
      Un petit bout de ma propre expérience: Après avoir vécu à Laval pendant 37 ans, nous avons acheté une maison à Montréal près de l’Oratoire St-Joseph. La raison était qu’après près de 20 ans de voyagement dans le traffic entre Sainte-Rose et le centre-ville, j’en avais ras le bol !
      J’ajouterai que j’ai apprécié mon expérience à Laval mais depuis que j’ai adopté un mode de vie ”urbain” à Montréal, je suis comblé ! En fait, mon premier ”move” fût de me trouver un emploi à proximité de la maison, donc, dorénavant, je marche pour aller travailler ! De 25K KM par année en voiture, je fais moins de 5K KM par année, j’ai gardé ma voiture pour aller chercher les petits à l’école et à la garderie et pour aller au chalet. De plus, je marche le plus possible pour faire les comissions, les sorties, etc….

      Ce mode de vie a eu un impact positif sur ma santé physique et psychologique, marché 30 minutes avant d’arriver au travail, ça part bien une journée ! Pour le reste, bien c’est l’avantage de n’importe quelle banlieu: Proximité de tout, diversité, activités pour les jeunes, musées, cinémas, arbres matures (j’hais un quartier avec des maisons de moineaux alignés et des piquets en guise d’arbre…) etc…. Sans regretter ma vie passée sur la couronne Nord, je ne voudrai jamais revenir à ce mode de vie !

      Par contre, il est urgent de faire un ménage à la mairie et surtout, de revitalliser Montréal, qui est la locomotive économique du Québec alors, que vous le vouliez ou non, quand Montréal à la grippe, ce sont toutes les municipalités qui vont tousser…. De plus, Montréal perd des plumes au profit de d’autres grandes villes canadiennes comme Toronto et Vancouver depuis plusieurs années, il y a du rattrapage à faire….

    • @ Monsieur Cardinal,

      Qu’il y ait 24% des immigrants qui “intègrent”, comme vous dites, le français à la maison ce n’est pas encore le gros lot à la lotterie ! Petit à petit si seulement 1/4 des immigrants intègrent le français, décennies après décennies, il n’y aura plus guère de français à Montréal et même ailleurs dans les couronnes nord et sud.

      Vous reprenez l’argument tordu de votre collègue Monsieur Pratte (qui lui, voit le français “progresser” globalement alors que les chiffres indiquent indubitablement l’inverse), selon lequel si le français est maintenant minoritaire sur l’île de Montréal (48,5%) c’est la faute aux francophones qui quittent l’île en masses pour se reloger dans les couronnes nord et sud. Pourtant le même phénomène existe dans les couronnes nord et sud : Elles s’anglicisent et “s’allophonisent” elles aussi.

      C’est complètement con comme raisonnement. Ça fait 60 (soixante) ans que les Montréalais se relogent dans les couronnes nord et sud ! 60 ans ! C’est d’ailleurs de cette façon qu’elles ont existé les fameuses couronnes. Que ce phénomène puisse menacer le français sur l’île tiens du pur délire. Montréal a été plus française au beau milieu de cet exode vers les couronnes nord et sud, entre les années 70 et 90, qu’elle ne l’avais jamais été avant l’exode soit antérieurement aux années ‘50 !

      Soyez donc lucide. Laissez de côté 2 minutes la maudite ligne éditoriale de l’entreprise. Et admettez que le coeur du problème réside plutôt dans le fait que nos immigrants immigrent dans un pays à majorité anglophone, le Canada, plutôt que dans un chimérique pays francophone, le Québec. Ils choisissent de préférence l’anglais, ET j’en ferais autant à leur place, tout simplement parce c’est ce qu’il y a de plus logique à faire !

      Cessez les contorsions ridicules et vivez avec les conséquences de vos choix éditoriaux des années ‘80 et ‘90 ! (Et j’ai envie de rajouter : Foutez-nous la paix avec tout ça. Falardeau nous disait à tous “Vous n’êtes pas tannés de crever bandes de caves ?”, moi je dis maintenant “Laissez nous crever lentement en paix bordel”.

      Benoît Duhamel.

    • @mariob
      “Votre travailleur de Bell Hélicoptère, même s’il habite à proximité, coûte plus cher à la société qu’un travailleur de Griffintown se rendant au 1000 de la Gauchetière.”
      Et on fait quoi pour les gens qui sont déjà en banlieue ? On entend plusieurs personnes/études dire que ça coute plus cher. D’accord. C’est indéniable (même si ça reste une moyenne). Mais on fait quoi à partir de maintenant ? On continue de taper sur ces gens ou on accepte la situation et on essaie d’y remédier tranquillement ?
      Quand vous parlez d’”anecdotes”, vous rendez-vous compte que vous parlez de personnes ? C’est ça qui est oublié dans les “études”. Ces gens sont déjà là. Leur famille est là depuis des générations pour beaucoup. Et on les démonise parce qu’ils continuent d’habiter “dans leur coin”.
      Il ne faut pas tomber dans l’excès qui a engendré les Grand Dérangement, expropriation du faubourd à m’lasse ou expropriation à Mirabel.

      Et ce que Antiquébecor voulait souligner avec le 48%, c’est que les banlieusards ne sont pas responsables de 100% du trafic à Montréal comme beaucoup aiment dire ici.

      Alain Lajoie

    • Même si le gouvernement mettait en place une “police de la langue” qui nous donnerait des coups de matraque à la 728, ça n’y changerait rien. Toute forme de radicalisation, qu’elle soit politique, sociale ou même linguistique ne donnera aucun résultat positif. L’histoire le démontre.

      Vincent Lauzon

    • @pbrasseur : le genre de coupes sauvages, le PQ l’a tenté pour arriver au déficit 0, ça scrappé le système de santé et d’éducation pour plusieurs années. Même chose en épargnant sur l’entretien préventif. Pas pour rien que ça coûte plus cher de refaire les toitures des écoles maintenant : au lieu de remplacer des toitures à la fin de la vie utile, on les a fait durer plus longtemps, et l’eau s’est infiltrée.

      Paul Tellier a fait le ménage au CN. Tu parles. De la compagnie de chemin de fer la plus sécuritaire en Amérique du Nord, c’est passé d’inférieur à la moyenne un peu après le passage de Paul “coupures” Tellier, car l’entretien préventif n’a pas été fait. Le matériel roulant aussi a pris de l’âge, ce qui coûte pas mal plus cher maintenant. Mais bof… c’est des détails quand on est idéologique au lieu de pragmatique.

      Dommage que l’économie ne soit plus enseignée dans les écoles secondaires.

      Simon Chartrand

    • À ce sujet (le français sur l’île de Montréal), Benoît Aubin a écrit une chronique qui vaut le détour dans le JdeM d’aujourd’hui: La langue ou la race.

      Extrait:

      [...]Si j’allais vivre à Berlin, c’est sûr que ma famille continuerait de parler français à la maison. C’est sûr aussi que je tenterais de me servir des langues que je connais -le français, l’anglais- pour me débrouiller en attendant de savoir l’allemand. C’est ce que montrent les chiffres pour Montréal -et pas plus.[...] Benoît Aubin

      Parce que je rencontre presque quotidiennement des enfants (et leurs parents) issus des 4 coins du monde et que nous parlons ensemble, en français, des petites et des grandes choses de leur vie, je les reconnais davantage dans le texte de Benoît Aubin que dans les agendas cachés de certains politiques. Ces enfants (et leurs parents) ont soif de se sentir aimés et reconnus pour ce qu’ils sont. Pour leur valeur intrinsèque. Aimés de nous, les ceintures fléchées. Alors je nous rappelle que…

      L’amour, c’est plus fort que la police (de la langue).
      L’amour, c’est un aimant qui attire vers nous.
      L’amour francise plus vite que la suspicion, aurait dit La Palice.
      L’amour est une sorte de loi 101 à la puissance 10.

      “Mes amis, l’amour est cent fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde.” Jack Layton

      Ils ont leur chemin à faire. Nous avons le nôtre.

      Ysabel Labonté

    • @simon_c

      Vous n’avez pas tord de décrier les “coupes” du PQ, effectivement ce n’est pas ça qu’il faut faire.

      Le PQ s’est contenté de diminuer les budgets sans toucher au rôle de l’état, en d’autres mots il n’a remis en question aucune des “missions” de l’état mais a fait en sorte que celles-ci soient accomplies de façon de plus en plus médiocre. La solution du PQ c’est le rationnement des services alors que ses allliés, les hordes de fonctionnaires avec leurs syndicats, conservent intatcs leurs privilièges ou se voient offrir des retraites anticipées.

      Evidemment ça ne fonctionne pas, mais je crains que devant les pressions financières le PQ 2.0 fasse exactement la même chose.

      Ce qu’il faut réellement faire c’est mettre les conditions offertes aux fonctionnaires au diapason avec ce qui se passe dans le monde réel et pendant qu’on fait cela diminuer la taille, le poids et le rôle de l’état en lui retirant des “missions”.

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