Quel avenir pour Montréal?

Quel avenir pour Montréal? - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est éditorialiste à La Presse. Journaliste depuis une dizaine d'années, il est également chroniqueur à la radio et auteur des essais Le Mythe du Québec vert et Perdus sans la nature.
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    Mardi 23 octobre 2012 | Mise en ligne à 11h06 | Commenter Commentaires (31)

    À quoi ressembleront les villes en 2030?

    Yoon sharewayontheplatform

    À quoi ressembleront les villes de demain?

    Je me trompe où cette question fascinante est passée de mode? Comme si nous n’avions d’intérêt que pour le présent, comme si nous n’étions plus capables d’imaginer l’avenir. Sinon de manière post-apocalyptique, comme dans La Route de Cormac McCarthy.

    Voilà pourquoi je me suis littéralement rué sur les vainqueurs du Audi Urban Future Award, annoncés hier à Istanbul. Cinq firmes d’architecture ont participé en imaginant ce à quoi pourraient ressembler Boston/Washington, Istanbul, Mumbai, Pearl River Delta et São Paulo en 2030, avec un accent marqué sur la mobilité.

    La firme gagnante est l’américaine Höweler + Yoon Architecture, qui a inventé Boswash (image du haut), une contraction de Boston et Washington, une immense ville région accueillant 53 millions d’Américains.

    Les frontières de la ville de demain n’auront rien à voir avec celles d’aujourd’hui, selon Höweler + Yoon. En continuant à s’étaler, les régions de Boston et Washington pourraient ainsi n’en former qu’une seule, gigantesque, dont les pôles sont reliés par des autoroutes, rebaptisées «shareway».

    sharewayinthecity

    Or qui dit «shareway» dit «partage», donc une multiplicité d’usagers et de moyens de transport qui ont tous leur place dans la ville. Le vélo est ainsi réinventé, de même que le drone, lesquels ont chacun leur utilité.

    dezeen_Howeler-and-Yoon-Architecture-wins-Audi-Urban-Future-Award-2012_ss_1-600x428

    Les architectes réinventent du coup l’«American Dream», qui n’aura bientôt plus rien à voir avec le bungalow, la cour et le char. Tout simplement parce que ce rêve, multiplié par le nombre d’Américains, n’est tout simplement pas soutenable, d’un point de vue urbanistique et environnemental.

    tripanel

    Vous pouvez visiter le site du concours pour voir les autres présentations, comme celle-ci de Urban Parangolé, mais je vous préviens, elles sont un peu plus conceptuelles, disons. Sinon, vous les trouvez inspirantes, réalistes, déprimantes ces images d’un futur urbain pas si lointain?

    urban_parangole_04


    • Pas assez post-apocalyptique pour que ce soit crédible.

    • 2030?
      Ce sera dans 18 ans.
      C’est bien plus amusant de comparer ce qu’était notre monde il y a 18 ans.
      A ce que je me souviens, on déplaçait déjà les nits-de-poule des routes d’un endroit à l’autre plutôt que de les combler.
      Les bouchons sur les routes pour entrer et sortir de Montréal aux heures de pointe qui s’allongeaient.
      Les voitures utilisaient trop d’essence – en tout cas plus que techniquement possible.
      On parlait train de banlieue, extension du réseau métro, voire même de mettre en service de vrais trains pour passagers, des trams je crois aussi ?
      Si changements importants il y a eu depuis 18 ans, c’est avant tout par l’électronique, par ses prix – l’ordinateur, le téléphone cellulaire, les smartphones, l’internet, la photo numérique.
      Mais à part ça ?

    • Ces visions de la ville du futur contrastent énormément de celles de plusieurs des commentateurs réguliers de ce blogues (que je ne nommerai pas) et qui viennent surtout pour faire du bashing contre Montréal, la métropole du Québec.

      Je peux deviner que leur vision du Montréal du futur est basée sur l’omniprésence de la voiture à essence polluante, minimum 1 voiture par personne. On viderait Montréal de ces emplois pour les éparpiller aléatoirement dans des banlieues à l’américaine peu denses, afin que la ville devienne comme Détroit. Les autoroutes auraient 8 voies par direction comme à Los Angeles, mais on garderait de larges emprises pour pouvoir ajouter des voies lorsque nécessaire. La majorité du territoire serait asphalté pour permettre le stationnement, n’importe où n’importe quand. La région de Montréal serait parcourue par plusieurs “boulevard Taschereau”, ce grand chef d’oeuvre de l’urbanisme du 20e siècle. On étendrait les quartiers de bungalows peu denses, si bon pour ceux qui ne sont pas sociables, sur un territoire très vaste autour de Montréal de façon à ce qu’il n’y ait plus d’agriculture ou de forêts à moins de 100 km de la ville. On multiplierait les Dix-30 pour remplacer les rues commerçantes.

      Quelle vision paradisiaque du futur!

    • Oui…Boswash… ici cela donnerai Montqué, une ville plutôt manqué.

      TAM

    • Je viens d’apprendre que l’autoroute Henri IV sera élargie alors que le budget du Réseau de transport de Québec a été gelé. À Lévis, 50 millions pour l’élargissement de l’autoroute 20 alors que 1 million est considéré comme un méga investissement majeur pour la médiocre Société de transport de Lévis.

      Je vous laisse deviner à quoi ressembleront les villes du Québec en 2030…

      T. Verdechi

    • En 2030, l’Amérique du Nord sera un énorme Quartier Dix 30 sans fin, fait de matériaux cheaps. Le futur ressemblera à Laval. Des maisons toutes pareilles en carton. Des maquettes répétitives de centres de consommation qui unissent toujours les mêmes magasins. On roulera de villes en villes sans jamais voir la différence.

    • Je sais pas pour les autres grandes ville, mais pour Montréal, en étant réaliste :
      - La population va augmenter.
      - L’économie va, au mieux, stagner, sur le long terme.
      - Les beau projets de transport, faute de $$$$, ne se réaliseront pas.
      - Les infrastructure existante vont continuer de se détériorées, pas assez de $$$$.
      - Congestion catastrophique a prévoir.
      - Densification et construction désordonnée.
      - Hausse de la population sans croissance économique = pauvreté et criminalité accrue.
      - La ville continuera d’être de plus en plus sale.

      Ça serait bien que ce soit comme sur les images, mais sans les $$$$ nécessaire, ça va ressemblé à ce que j’ai décrit.

    • Quand on compare notre tissu urbain de 2012 à ce qu’il était, disons, 50 ans plus tôt (1962), on constate somme toutes assez peu de changements. Un peu plus de ceci, un peu moins de cela, mais les grands éléments demeurent: des rues, des trottoirs, des feux de circulation, des affiches de commerces, des fils électriques. Des voitures, des bus, des piétons, des vélos. Les grands changements sont plus subtils: on a pavé des rues, l’éclairage utilise maintenant des lasers ou des DEL multicolores, les panneaux de pub sont animés, les vélos sont plus nombreux, les piétons portent des vêtements en étoffes “futuristes” et utilisent des appareils mobiles, etc. Il y a plus de tours, des condos, des vitres colorées, des revêtements argentés, quelques panneaux solaires ici et là, etc.

      Beaucoup de petits changements, donc, mais la ville d’aujourd’hui est organisée comme celle de 1962. Pour des changements plus importants, il faudrait un boulversement important: de nouveaux moyens de transport, par exemple.

      H. Dufort

    • C’est bien beau, je ne pense pas que ça soit réalisable dans 18 ans. À la vitesse que se décident et se réalisent les projets…

      Je vote plutôt pour des efforts dans la téléportation! Là, il n’y en aurait plus de problème :)

    • Soyons réaliste. Après la Deuxième Grange guerre, les prédictions sur l’an 2000 se sont multipliés et les visions futuristes ne manquaient pas, notamment lors d’Expo 67. Or, en 2000, outre l’apparition des gadgets électroniques, il n’y avait pas de téléportation, pas de soucoupes volantes, pas de véhicules se contrôlant seuls sur des autoroutes automatisées, pas de machine de la grosseur d’un grille-pain capable de préparer un repas complet (comme dans Star Treck et autres). Bref, la vision futuriste des mémorables années 1960 ne s’est pas matérialisée. Soulignons cependant la montre-télévision de Dick Tracy dans la bande dessinée (le comic strip) des années 1930 qui s’est matérialisée 70 ans plus tard sous la forme des iphones et autres.

      Je ne crois pas à ces visions futuristes pour 2030, c’est trop près et ces villes de verres et d’acier avec couloirs aériens pour véhicules automatisés n’existeront pas. C’est beau de rêver et on ne peut qu’encourager ces architectes de planifier quelque chose de mieux. Cependant, pour ce qui est de la réalité bête, nous serons encore sur le bitume dans 17 ans et il y aura probablement encore des nids de poule, même si les véhicules seront hybrides ou électriques.

    • A cause de l’instable paix mondiale, le futur pourrait ressemble à Soleil Vert.
      Sinon, il n’y a pas de limites. Quand les gens auront compris que la cause environnementale peut être un moteur économique, un renouveau pourrait arriver.

      Pour les nids-de-poule, si on arrive à sortir la mafia de la voirie et la construction, il devrait y en avoir beaucoup moins. En plus de se faire organiser sur les coûts, je suis sur qu’ils négligent le qualité de leur travail.

      @bret
      Vous n’avez rien compris. Sans les nommer, ceux qui veulent délocaliser certains emplois le veulent pour le bien de tous. Parce que ça diminuerait la congestion. Parce que ça diminuerait la dépendance à la voiture. Il en résulterait moins de pollution, moins de temps perdu, une meilleure santé. Quand on ne comprend pas le point de vue des gens, on se garde une petite gène et on n’extrapole pas dessus.

    • Désolé de péter votre bulle, mais la majorité des villes de 2030 ne seront pas bien différentes de celles d’aujourd’hui (à part les nouvelles villes des pays émergents). Les raisons :

      Nos gouvernements en ont pour des décennies à payer nos dettes actuelles, bientôt on ne pourra que gérer le paiement des intérêts, les nouveaux projets grandioses devant attendre de 20 à 30 ans quand la courbe démographique commencera à s’équilibrer.

      Regarder À Montréal l’échangeur Turcot, il ne sera terminé qu’en 2017 si tout va bien et il ne restera que 13 ans avant 2030. Le pont Mercier ne sera pas prêt avant 10 à 12 ans minimum. Et ce n’est pas ces projets qui transforme le visage d’une ville au niveau de vos illustrations.

      Il y a un autre obstacle et c’est le plus important ! Les centaines de groupes aux demandes et aux intérêts les plus divergents qui soient vont paralyser la ville et ça c’est une quasi certitude.

      Imaginez, on a abandonner un projet comme le cirque du Soleil pour sauvegarder quelques taudis et un patrimoine sans grande valeur. Imaginez des projets 3, 4 ou même 5 à 6 fois plus gros ? Car pour transformer une ville au point de ressembler à vos illustrations, ça prends de gros projets.

      Ça n’arrivera pas de sitôt à Montréal ! Surement en Asie, aux États-Unis ou au brésil, mais pas ici.

      Désolé d’être pessimiste, mais le Québec est trop indécis et sensible aux moindres groupes de pression pour faire preuve de leadership en la matière.

      François Bélanger

    • Montréal, en 2030, la bonne version :

      On a retiré le pouvoir décisionnel au MTQ et maintenant ce ne sont que des exécutants de la volonté régionale.

      Le réseau de transport en commun s’est étendu.

      La ligne verte se rend à la base du pont Mercier, rentabilisant ainsi le train vers Delson/Saint-Constant et l’horreur qu’est le Boulevard Newman est réduite à 2 voies par direction et les travaux de densification vont bien.

      Le métro roule aussi jusqu’à la gare des Bois-Francs, la ligne bleue va jusqu’à Anjou tout en partant de plus loin à l’est. La ligne Jaune est prolongée au nord de la rue Sherbrooke vers l’ouest, jusqu’à la station Vendôme. L’intermodalité est la norme.

      Le Bixi couvre l’île et le réseau de pistes cyclables aussi.

      On réinstalle des bandes vertes entre les rues et les trottoirs, ce qui permet de mitiger l’impact des gros averses. Même chose pour les toits verts et l’agriculture urbaine.

      Avec l’énorme quantité d’argent épargné en essence, en frais de trafic et en impact de pollution causé par l’auto-solo, on peut financer ces projets. Le déficit commercial du Québec, principalement causé par les voitures, est en voie d’être résorbé, et les emplois créés par le transport en commun permettent de belles entrées d’impôts. On a a finalement compris le sens du mot économie.

      Le gouvernement du Québec et le fédéral ont entrepris de retourner à Montréal une bonne partie des 5 milliards que Montréal verse en péréquation au reste de la province. La métropole vie, mais ses banlieues se densifient autour d’artères commerciales bien structurées (de petits centre-ville), ce qui les rend viables et agréables.

      CHOI radio X Montréal ferme en 2013, prélude à la faillite de la radio-poubelle de Québec, et le niveau de commentaires acerbes contre Montréal entendus à Québec a diminué de 90 %.

      La mauvaise version, c’est celle décrite par Bret à 12h49, le MTQ continue d’imposer ses gros boulevards mur-à-mur, on rediffuse à Montréal les pires extraits de la radio de Québec, la province pense s’en sortir avec des autoroutes et voies de contournement mais ça bloque tout le temps. Les frais de santé explosent, on n’arrive plus à payer pour l’entretient des infrastructures parce que le déficit commercial est rendu à 25 milliards.

      Simon Chartrand

    • L’idée n’est pas de croire ou ne pas croire, l’important c’est d’avoir des gens qui revent encore du futur. Le jour ou on ne pourra plus imaginer des nouveauté, du progres et de l’amélioration, on arretera d’avancer et on commencera a reculer. Je sais, certain en reve déja, du recul, de la decroissance mais ça aussi ce sont des reves impossible…..

      Pierre Kavanagh

    • @Simon Chartrand: Votre vision du futur de la ville ressemble en bonne partie à la mienne. D’ailleurs, la transformation du boulevard Newman à Lasalle (un clone du boulevard Taschereau) en un quartier urbain est déjà au programme:

      http://maison.lapresse.ca/habitation/immobilier/201005/17/01-4281155-lasalle-surbanise-a-son-tour.php

      http://quartierangrignon.ca/

      @gl000001: Ceux qui veulent délocaliser les emplois hors de l’île de Montréal sont souvent des banlieusards frustrés qui font du bashing contre Montréal. Il y a beaucoup de commentaires non constructifs sur ce blogues, des critiques pour critiquer. Ils préfèreraient que leurs emplois soient sur le boulevard Taschereau, mais ce n’est pas le cas. Plutôt que de remettre en question leur choix de style de vie (banlieue, bagnole, bungalow), ils attaquent Montréal, qui par sa présence a permis le développement de leurs banlieues. Le potentiel immobilier de Montréal est pourtant loin d’être épuisé.

      Mes opinions sur la densité urbaine sont basées sur des expériences de voyages dans des grandes villes étrangères et sur un cours d’urbanisme que
      j’avais suivi à l’université. On nous avait d’ailleurs fait lire un article intitulé:
      “La trilogie du gaspillage: banlieue, bungalow, bagnole”. Dans ce texte, on explique que pour chaque personne, il faut plus de kilomètres de rues, trottoirs, tuyaux, fils et matériaux de construction par habitant que dans un habitat plus dense. Il y a aussi des pertes de chaleurs plus élevées au niveau du chauffage avec des maisons unifamiliales sans murs mitoyens. En outre, le transport en commun est inefficace dans ce type de milieu, les services de proximités sont souvent déficients (concentrés dans le centre d’achat) et l’utilisation de la voiture solo entraîne une grande consommation d’énergie, de matériaux (autoroutes, métaux, asphalte, pétrole, etc) et de ressources financières. La consommation d’espace plus grande par habitant entraîne également la destruction des terres agricoles et des habitats naturels.

      Montréal n’est pas une assez grande agglomération pour commencer à tout saupoudrer, ce n’est pas Tokyo. Il y a déjà plusieurs pôles d’emplois (centre-ville, ouest de l’île, anjou, etc.) sur l’île et de nombreux parcs industriels en banlieues qui ne sont pas bien desservis par le transport collectif. Il faudrait saupoudrer encore plus??? Pour qu’il y ait plus de kilomètres parcourus en voiture que maintenant, mais en ayant moins de trafic??? Ça ne donne rien! Il faut passer à autre chose, avec moins de voitures individuelles. D’ailleurs, s’il y avait un choc pétrolier durable, la banlieue avec le tout à l’auto ne serait plus économiquement viable.

      Pour ce qui est du choix de vie, il ne faut pas négliger la propagande marketing du “rêve américain” qui nous a bombardés depuis plusieurs décennies. Le phénomène est d’ailleurs surtout nord-américain. Le but est de vendre plus de voitures, de pétrole et d’articles de maison. Les américains sont les plus gros consommateurs de pétrole par habitant! La “banlieue américaine” est un accident de l’histoire, historiquement les gens se sont toujours regroupés. L’exode rural vers la ville se poursuit toujours, en ce moment, à travers le monde!

      Alors, avant de me dire que je n’ai rien compris, gardez-vous une petite gêne également.

    • Une ceinture verte entourant le Grand Montréal est à mon avis la meilleur solution. Pouquoi? Parce que je crois a l’offre et la demande. Regardez Toronto. Il y a quelque année le developpement des banlieue etaient incroyable. Toronto se dirigeait dans un gouffre à la L.A. Aujourd’hui les limites de la ceinture sont atteint. Il ne reste plus qu’en hauteur. Et dieu sait que 100 000 nouveaux immigrants annuelement à Toronto sa crée une demande, mais l’offre est maintenant restreinte. Le developpement du centre-ville est incroyable. Tours à condos à droit et a gauche partout en construction. Bon il y a peut-etre un peu de surchauffe dans le domaine immobilier, mais je crois que Toronto est en train de rattraper Montreal en terme densité. Et ca c’est sans compter un systeme de transport qui na rien a envier à Montreal. Toutefois, avant de prolongé leur métro, Toronto a su densifié les cartier entourant les stations déja existante. C’est simple chaque station est en sois un mini centre-ville. Il faut dire que les stations sont tres espacé a toronto ce qui emplifie l’effet visuel de ces centres-villes miniature.

      Ce qui reste encourageant c’est que Montreal est sur la meme piste que Toronto. Le développement sur l’île de Montreal na rien en envier (en proportion) à Toronto. Le systeme de transport de Montreal est d’une tres bonne qualité. L’offre autoroutier n’a pas changer. Le prix de l’essence est très élevé. Les babybooomers sont fatiguer de tondre la pelouse. Il y a de forte chance que le densification du Grand-montreal se fase par elle-même. Les concepts économiques Néo-libéral étant eux même, ironiquement, la réponse au developpement de banlieu de consomation. Biensur que une petit peu de volonté politique aiderait le processus. Et cette volonté politique devrait inclure ”une ceinture verte”.

    • @bret
      Cessez de nier que la banlieue existe pour de multiples raisons, vous verrez peut-être ça sous un autre angle et vous comprendrez peut-être. Ce que j’ai lu de vous et de plusieurs, c’est du banlieue bashing justement.
      La banlieue existe à cause des défauts de la Ville. Il faut maintenant trouver une façon respectueuse de corriger ça des deux bords.

    • Les exemples d’innovation architecturale et urbanistique se trouvent maintenant avant tout dans les pays émergents. Mais doute que beaucoup de ces projets souvent de prestige visibles de gouvernements plus ou moins autoritaires servent vraiment une importante partie de la population.

      Montréal et d’autres villes, pas seulement au Québec doivent leur développement urbain récent avant tout aux milieux d’affaires immobilières et leur influence sur la politique. Il n’y a que rarement une volonté politique d’imposer des approches urbanistiques autres que celles d’une maximisation des profits des groupes d’intérêt les plus importants.

      Pour prendre Zurich comme contre-exemple : depuis plus de 30 ans, il y a une volonté politique parfois excessive jusqu’au ridicule de limiter le trafic automobile. Le constat de base est correct : on ne peut pas continuer à construire de plus en plus de routes pour de plus en plus de voitures. Mais la manière d’imposer une autre approche est parfois discutable. Par contre on a mis en place des alternatives pour les pendulaires (qui ne viennent pas seulement de la banlieue, mais aussi de villes plus petites à 20, 30 minutes de train) et aussi pour les habitants.

      Et pour ceux qui demandent par exemple une ceinture verte autour de Montréal : pourquoi pas les parcs DANS la ville. J’aime bien la ville de Kiev pour ses musées, les concerts de musique classique – et ses grands parcs et allées qui vont jusqu’au centre-ville. Et Kiev a une très grande plage ouverte à tous sur une des iles du fleuve – mais faut y aller en métro, à pied ou à vélo.

      Pour ceux qui sont contre une décentralisation de places de travail : il faut des solutions qui permettent d’avoir l’activité professionnelle principale près du lieu de résidence (ou l’inverse). Difficilement possible à partir d’une certaine concentration et pour certaines activités industrielles.

      Il est difficilement compréhensible pourquoi presque la moitié de la population de la Province vit dans une seule agglomération. Les moyens techniques actuels (télétravail, conférences vidéo) offrent des alternatives à certains trajets plus ou moins importants et autant sur le plan loisirs que travail, quelques centres urbains avec moyens de transport rapides et économiques (trains entre les centres urbains, métro/tram dans ces centres urbains) seraient préférables.

    • @hansr
      “il faut des solutions qui permettent d’avoir l’activité professionnelle principale près du lieu de résidence (ou l’inverse).”
      Exactement. Continuer à vouloir amener de plus en plus de monde travailler au centre-ville est la solution la plus couteuse. En ouvrant d’autre pôles d’activités plus près de la banlieue ou carrément dedans, ça favoriserait une densification autour de ces pôles. C’est ce qu’on veut non ? Densifier la banlieue !! Et la prime … moins de congestions automobile. Pourquoi il y en a toujours pour ne pas voir les avantages ?

    • gl0000001 dit : ’’Densifier la banlieue !! Et la prime … moins de congestions automobile. Pourquoi il y en a toujours pour ne pas voir les avantages ?’’

      Faux, c’est le principe même de la banlieue de ne pas être dense. Les gens qui vont en banlieue ne veulent pas de densité. Dans une telle zone, le transport en commun n’est pas viable. Avec des pôles d’emploies éparpillé, un ménage à beaucoup plus de chance de travailler dans des zones différente, ce qui rend le transport en commun ou le covoiturage moins probable. Il y a donc une dépendance accrue à la voiture et inévitablement plus de bouchon de circulation.

      gl000001 dit ‘’ Continuer à vouloir amener de plus en plus de monde travailler au centre-ville est la solution la plus couteuse.’’

      Faux, le centre-ville a déjà des infrastructures pour accueillir du monde. Ce qui n’est pas le cas de la périphérie où il faut construire à coût de millions de quoi assurer la mobilité à tout ce monde.

      Pour répondre à la question du blogue, je crois que la ville en 2030 ressemblera beaucoup à aujourd’hui. En 18 ans, une ville ne peut pas changer du tout au tout. Probablement que la principale transformation sera la conversion de stationnement (comme celui de Radio-Canada http://www.montreal2025.com/projet.php?id=81&lang=fr) en zone d’habitation et une motorisation individuel et collective d’avantage électrique.

    • @superseb
      Vous me faites bien rire. A laval, il y a des quartiers plus denses que certains quartiers à Montréal.
      De plus, ce que vous pronez, c’est d’abandonner. “La banlieue n’est pas dense. Ha ben tant pis.”
      Il y a encore des projets de développement à Laval. Ils ont juste à imposer une densité et ça va se faire. En fait, ça se fait déjà sur le boul. St-Elzéar.

      “le centre-ville a déjà des infrastructures pour accueillir du monde.”
      Le Métro est sur-saturé. Mettre une deuxième ligne en parallèle couterait bien plus cher que de mettre plus de lignes d’autobus ou de tramways à Laval, l’est ou l’ouest de l’île là ou il y a de la place.

      La motorisation individuelle même électrique ne résoud aucun problème (sauf la pollution).

    • @gl000001

      À suivre votre raisonnement, on pourrait croire que Laval représente une alternative palliant à tous les défauts de la métropole, tout en conservant toutes ses qualités (ça me fait penser à une pub ça). C’est à croire qu’en développent les banlieues au détriment du centre, nous pourrions créer un équilibre “idéal” dont tout le monde profitera

      C’est tout de même curieux. Si l’on défragmente la concentration du centre-ville au détriment des banlieues, et que l’on augemente la densité de celles-ci, alors en quoi les banlieues seront-elles l’havre de paix idéalisé depuis 50 ans? En effet, vous vous retrouverez avec une super-banlieue qui ne vous plaiera pas (trop dense, trop populeuse, trop urbaine) et une ville centre faible et pauvre qui ne pourra plus remplir son rôle.

      Ce que vous répétez aussi souvent que possible (depuis quoi, un an maintenant), c’est vraiment la définition même de l’étalement urbain: prendre un cadre en développement et en affaiblir les limites. Vous ne faites que tirer sur la couverte pour améliorer votre situation personnelle. On ne construit pas un territoire et une économie ainsi.

      Francis Huneault

    • Il me semble que tout cela doit se conjuguer autour du Transport Oriented Development, et que les détails suivront logiquement.

      Jean Boisjoli

      p.s. Et je me fais indistant : vélo, transport en commun et espaces piétonniers.

    • Il y a certes des divergences d’opinion, mais des points ressortent :

      1- Le modèle de l’étalement à faible densité est un cul-de-sac.

      2- La priorité donnée à l’automobile, priorité du MTQ, est aussi un cul-de-sac.

      Simon Chartrand

    • @francisk
      “palliant à tous les défauts de la métropole”
      Je n’ai jamais dit ça. Grossière exagération de mes propos comme d’habitude. On trouve des solutions en se parlant pas en s’opposant avec des arguments mal-pensés comme ça.

      “Si l’on défragmente la concentration du centre-ville ”
      Jamais dit ça non plus. Beaucoup de compagnies ont des employés qui peuvent être plus loin du bureau chef: des commis, des centre d’appel. Des emplois moins rémunérés et moins payants pour les compagnies que des directeurs, des VP, des informaticiens, des chercheurs …

      Plutot que de les forcer à aller au centre-ville, loin de l’endroit ou ils vivent (ça coute moins cher en banlieue), on leur donne la possibilité de travailler près de chez eux. Il y aurait de la place pour plus d’emplois plus rentables.

      “vous vous retrouverez avec une super-banlieue qui ne vous plaiera pas ”
      J’aime mon quartier de maisons des années 60-70. Pourquoi, lui il se densifierait ? Je ne parle pas de démolir des maisons unifamiliales encore bonnes pour plusieurs décennies pour les remplacer par des tours à condos. Qu’ils continuent à construire des tours à condos autour du Centre Laval, je n’en ai rien à cirer. Ce n’est pas là que j’habite. Je ne suis pas allergique à Montréal. Je ne le serais pas de ce coin-là. Toute la banlieue ne se densifiera pas. Tout comme l’Ile de Montréal a des quartiers moins denses. Et les pôles dont je parle pourraient être à Anjou, Pointe-Claire …

      “Vous ne faites que tirer sur la couverte pour améliorer votre situation personnelle.”
      Un des gros point que certains “450-basher” ont, c’est qu’on vient polluer LEUR ville avec nos voitures. Je donne des pistes de solutions pour diminuer la transhumance quotidienne qui pollue et fait perdre énormément de temps aux gens. S’acharner à vouloir entasser plus de gens au centre-ville est une des actions qui pourrait tuer le centre-ville. Les endroits difficile d’accès, on s’arrange pour ne pas y aller souvent.

      Je le répète, j’essaie d’amener des solutions (pour ce que ça vaut, c’est juste un blogue après tout) qui seraient bonnes des deux cotés. On peut-tu discuter des fois ? Vous avez fait ça des brainstorm ? C’est quoi le première règle ? On prend tout ce qui se dit sans juger. Des fois, ça donne des idées à d’autres. Pouvez-vous, des fois, dire comment c’est possible plutot que de vous opposer à tout et dire comment c’est pas possible ? C’est ça que vous projetez à force de tout ramener au centre-ville.

      @simon_c
      Tout à fait. Et Montréal est sur une île. On sous-estime les effets de sa situation géographique. Si on était dans la plaine, elle serait ou la limite ? Il y a bien des gens sur l’île qui sont plus longtemps que moi dans leur voiture et on en parle pas.

      Alain Lajoie

    • c est drôle quand on regarde les maquettes des villes futuristes y a jamais grand monde dans les rues , prévoient ils une extinction massive d’ici 2030 ?

    • à Johannesburg.

    • Oui, comme piedoq a dit, ces villes semblent très peu peuplés. Et quelle horreur que ces grands unicycles – si insécuritaires que les cyclistes seraient encore obligés de se casquer, entre autres armures.

      La ville de l’avenir dépend entre autre de nos mobilisations, petites et grandes, pour une ville composée de quartiers marchables et débarassée à tout jamais de voitures individuelles privées, dotée en revanche de transports moins polluants et plus efficaces.

      J’étais de la très grande manifestation du Jour de la terre cet année, mais aussi a pousser sans cesse pour le développement du réseau de pistes cyclables, le verdissement de nos rues et ruelles.

      “Saga-Cité” est un petit film québécois d’animation sur la ville de “Col-Vert” (une de ces villes moyennes quelque part entre Mtl et Qc, je crois) et les initiatives qui se sont soldées par la transformation de la ville et de la vie de ses habitants. Plus sympa que ces visions commanditées par Audi…

      Et j’en ai marre de ceux qui méprisent notre patrimoine immobilier…

    • Voici le site du projet “Saga-Cité”. Le court-métrage (16 min) existe également en anglais.

      http://www.sagacite.org/

    • Si les villes de demain sont comme vous le dites cela signifiera que la terre sera au bord de l’effondrement total a cause de la surpopulation.

      L’avenir de cette planete ne passe pas par des mégapoles hyperécologiques comprenant des dizaines de millions d’habitants ( qu’il faudra de toute façon nourrir, chauffer, habiller ,éduquer et faire travailler ) mais passe par un controle des naissances et la fin de toute immigration ( déplacement des population) tel que imposée à l’heure actuelle par les tenant du libéralisme et de la mondialisation )

      Bref il faut mesuler la société de consommation en jugulant au maximum l,arrivée de nouveaux consommateurs et axer le futur de cette planete sur la cohabitation harmonieuse de toutes les espèces en protégeant au maximun les aires sauvages et les écosystèmes fragiles.

    • Encore: http://kickstandsessions.com/ Tirer profit de l’expertise acquise dans les villes cyclables des Pays-Bas et du Danemark, en Amérique du nord…

      Bonjour, d’accord avec plusieurs de vos objectifs, mais “un contrôle des naissances et la fin de toute immigration”, un peu autoritaire, non? La meilleure façon de réaliser une baisse du taux de natalité, c’est la scolarisation des filles et jeunes femmes. Et la fin de toute immigration a des relents … hmm, pas très sympas.

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