La confusion est levée. Jean-François Lisée est finalement le ministre responsable de l’ensemble de la région métropolitaine, englobant les 82 villes de la CMM.
Je soulignais, hier, que M. Lisée était présenté, de façon aléatoire, comme le «ministre responsable de la région métropolitaine», le «ministre responsable de la métropole» ou le «ministre responsable de la région de Montréal».
Trois vocables différents qui donnaient des mandats différents : M. Lisée est-il responsable des liens avec la Ville de Montréal, l’île de Montréal, les trois grosses villes de la région, ou carrément toute la région?
Voici les clarifications du principal intéressé, rencontré hier à ses bureaux du Centre du commerce de Montréal.
«La décision a été prise de ne pas recréer le ministère de la Métropole. Cependant, le pouvoir qui m’est donné, c’est d’être le responsable gouvernemental pour les actions du Québec sur ce qu’on appelle la métropole, c’est-à-dire l’île et la région, soit la zone de la CMM (Communauté métropolitaine de Montréal).
Je parle donc à Laval, je parle à Longueuil, à Rosemère, à Vaudreuil-Soulanges, etc. Mes maires, ce sont les 82 maires.
Vous posiez la question ce matin (dans votre blogue) que j’ai moi-même posée le premier jour, quant à la présence d’autres ministres régionaux (responsables de secteurs compris à l’intérieur du Grand-Montréal) autour de la table.
Ce sont donc des ministres régionaux (Mmes Léger et Malavoy) qui vont me parler à moi. Les députés vont me parler à moi. Les maires vont me parler à moi. La personne qui va recommander, au conseil des ministres, des décisions concernant la métropole, au sens des 82 villes, c’est moi.
En fait, je présiderai le comité ministériel de la métropole, sur lequel il y aura les ministres des Finances, des Transports, du Tourisme, du Développement économique, de la Culture et quelques autres. Nous allons faire une recommandation commune, sous ma présidence, au conseil des ministres, pour les questions à la fois économiques, culturelles, d’infrastructures, de transport concernant la métropole.
À cet effet, nous avons décidé d’utiliser le secrétariat à la métropole qui existe déjà, avec une cinquantaine de personnes en son sein. Un sous-ministre sera aussi annoncé jeudi ou vendredi.
C’est donc l’équivalent du pouvoir qu’avait Serge Ménard (lorsqu’il était ministre de la Métropole), mais avec une structure plus légère, qu’on veut plus efficace.»

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gl000001
26 septembre 2012
07h22
C’est comme je disais l’autre jour, il ne sera pas tout seul. Ca semble être un gars d’équipe.
Evidemment, il y en a qui vont dire “un autre comité” !! Mais est-ce mieux d’avoir une seule personne qui n’a pas toutes les compétences ?
Alain Lajoie
michel75
26 septembre 2012
08h59
On peut reprocher des choses à JF Lisée, mais certainement pas sa transparence et sa clarté.
nike
26 septembre 2012
09h42
Pour moi la réelle nouvelle du jour c’est la nomination de Nicolas Girard à L’AMT.
C’est sur qu’avec la faiblesse du ministre des finance et du transport Mr Lisée aura la tâche un peu plus facile de « militer » pour Montréal.
S’il y a changement cap, c’est bien en ce sens, les ministres en face de Mr Lisée sont plutôt juniors.
Avec Mr Girard à l’AMT il a tout les outils en main pour faire progresser certain dossier.
S’il veut m’impressionner qu’il règle une partie du déficit fiscal qui nuit à Montréal.
On juge un arbre à ces fruits. C’est à Monsieur Lisée de nous montrer qu’il st autre chose qu’un scribe glorifié.
Bernard Théroux
Hochelaga
erno
26 septembre 2012
09h46
M. Lisée est un penseur, un analyste politique.
Est-ce que Montréal a besoin de çà ? Il sera plus une nuisance qu’autre chose. Il ne connait strictement rien au développement économique encore moins à la problématique des villes importantes comme Montréal.
Non ! Montréal a besoin d’homme d’affaires et de promoteurs à la Normand Legault ou encore Michael Fortier.
hdufort
26 septembre 2012
11h24
Montréal ne peut pas vivre sans ses banlieues (on en est rendus à 3 couronnes de banlieues, de vraies poupées russes).
hdufort
26 septembre 2012
11h28
@erno,
Lisée vient de recruter André Lavallée comme spécialiste des transports. Montréal a cruellement besoin d’une meilleure vision de ses transports et routes, et d’une plus grande efficacité dans les travaux de réfection. Actuellement, les pertes économiques liées aux infrastructures désuètes et aux chantiers sont catastrophiques. Et plus localement, des rues commerçantes ont été saignées par des travaux qui s’éternisaient. Il faut que cette improvisation cesse, et la décision de monsieur Lisée est encourageante. Il va probablement s’entourer d’autres spécialistes montréalais en économie, culture, tourisme.
gl000001
26 septembre 2012
11h38
@erno
Il n’est pas tout seul là-dedans. Son succès va dépendre de sa qualité de rassembleur.
Plein de gens voient trop d’influence de Big Business dans les affaires de l’Etat et vous en voulez plus !! C’est un équilibre qu’il faut avoir.
Alain Lajoie
frederico
26 septembre 2012
15h58
Enfin un ministre qui va se tenir debout devant les anglos et qui n’aura pas peur de démolir devant leur yeux les mensonges fédéralistes. Le gars fait un peu gauche caviar, mais au moins il est imperméable à la corruption des pétrolières, ce qui veut dire qu’il sera réellement ouvert aux véritables solutions pour s’attaquer au problème de pollution à montréal, pas des demi-mesures impliquant le recours aux sociétés de transport tributaires des grands conglomérats pétrolier.
Épaulé par son trio de première ligne Ouimet-Breton-McKay, on pourra enfin avoir droit à une loi qui interdit l’accès au marché québécois pour les fabricants automobile qui ne propose pas de voiture 100% électrique sur notre marché.
Frédéric Boisvert
L’Avenir
gl000001
26 septembre 2012
16h42
@frederico
On peut toujours rêver
Vous auriez eu plus de chance avec Québec Solitaire.
Alain Lajoie
voila
26 septembre 2012
17h46
Il va passer tellement de temps dans les hotels 5 étoiles en Europe en sa qualité de ministre des relations internationales qu’il ne sera même plus capable d’identifier
Montreal sur une carte géographique..il va être un ministre aussi inutile que couteux..
simon_c
27 septembre 2012
11h15
@frederico :
Ce qui sort du tuyau d’échappement d’une bagnole n’est qu’un des problèmes de pollution et sociaux auxquels Montréal est confrontée. Le recours aux transports actifs et aux transports collectifs est de loin la solution la plus simple, rapide et efficace pour s’attaquer de front à plusieurs problèmes environnementaux et sociaux causés par les transports.
La voiture électrique ne fait qu’atténuer un des problèmes.
Par analyse par cycle de vie, il est fort probable qu’un autobus à essence transportant 40 personnes soit nettement plus écologique qu’une voiture électrique transportant 1,41 personne.
Avec une moyenne de 1,41 personne par véhicule à Montréal, un autobus avec 50 personnes à bord remplace environ 35 voitures. Dès que l’on calcule la dépense énergétique et en matériaux pour produire 35 voitures au lieu d’un seul autobus, qu’on rentre dans la balance la durée de vie très élevée des autobus et l’énergie nécessaire pour disposer d’un véhicule à la fin de sa vie utile, la comparaison semble tourner à l’avantage de l’autobus.
L’impression de victoire de l’autobus se renforce nettement dès que l’on pense qu’un autobus a occupe beaucoup moins d’espace sur la route et de stationnement que 35 voitures, que les autobus sont produites dans la région de Montréal, que la réduction de la circulation automobile diminue le trafic et que l’usage des transports en commun favorise un niveau d’activité physique plus élevé chez les usagers, ne serait-ce que pour se rendre aux arrêts d’autobus.
D’ailleurs la majorité des Montréalais n’ont pas d’espace de stationnement à eux : nous stationnons sur la rue ou dans les espaces de stationnement des immeubles à condo ou locatifs. Des espaces sans bornes de recharge, ce qui fait que pour les Montréalais, la voiture électrique n’est même pas envisageable.
Simon Chartrand
frederico
28 septembre 2012
00h54
@Simon_C
Il suffit d’un peu de bonne volonté pour transformer les parcomètres en bornes de recharge.
Il n’y a pas grand monde qui sont prêt à délaisser le confort de leur voiture pour s’agglutiner les uns aux autres dans un bus sentant le fond de réservoir d’huile à chauffage. L’autobus au gazole nous à été imposé par le cartel pétrolier et il est temps de se délester de ce mode de transport couteux et polluant. La voiture électrique peut être recyclé à 100% et émet zéro CO2 dans l’atmosphère, tout comme le tramway électrique dont vous ne faites pas mention. Et votre bus?
Frédéric Boisvert
L’Avenir
gl000001
28 septembre 2012
07h23
@frederico
Toyota a compris que les tout-électriciques ne correspondaient pas à notre mode de vie. Ils vont promouvoir plus les hybrides à la place.
http://www.gizmag.com/toyota-reduces-availability-of-scion-iq-ev-ramps-up-hybrid-production/24324/
Bonen volonté !!! Combien pour transformer un parcomètre en borne de rechargement ?
Alain Lajoie
simon_c
28 septembre 2012
16h26
@frederico : ce n’est pas tout le monde qui veut être obligé de s’enfermer dans une voiture pour le moindre déplacement. Le mode de transport auto-solo est une aberration, quelque soit le mode de propulsion. Mobiliser des systèmes de 1500 kg ou 2000 kg pour déplacer quelques heures par semaines 100 kg de viande (le conducteur et ses passagers occasionnels).
La solution la plus efficace, dollar pour dollar, c’est de tout miser sur les TECs et les transports actifs. Nous n’avons pas les ressources pour s’éparpiller.
Simon Chartrand
frederico
28 septembre 2012
17h03
@Simon_C
2000 voitures électriques polluent moins qu’un bus diesel qui transporte 40 personnes. Je ne vois pas la nécessité d’emboucaner l’ile de Montréal avec des NOX et des CO2. Par-contre, Nova-bus s’apprête à lancer un autobus 100% électrique, alors j’appuierai les TOC lorsque leurs conseils d’admistration magouilleux remplira leur mandat d’offrir à la population des autobus qui répond à leur besoin; peu énergivore, économique, silencieux et vert. Quand ce moment arrivera, j’espère que vous mettrez autant d’énergie à promouvoir les transports électriques que vous le faite à défendre les solutions de l’Ouest.
Frédéric Boisvert
L’Avenir
frederico
28 septembre 2012
17h07
@GL0001
Quel est le prix de la vie humaine?
Frédéric Boisvert
L’Avenir
simon_c
28 septembre 2012
21h36
@Frederico :
Qu’entendez-vous exactement par «défendre des solutions de l’Ouest» ? Je n’ai pas parlé de solution pour l’ouest de l’île ou de l’est.
J’ai volontairement comparé le pire système de transport en commun (TEC) avec ce qui est présenté comme une solution-miracle et unique pour tous.
Un novabus hybride a une masse d’environ légèrement inférieure à 13 tonnes, ce qui correspond à la masse de 5 ou 6 Tesla S (un peu plus de 2 tonnes).
Un autobus remplaçant 35 voitures, même si c’est des Tesla S, ça requiert donc au total environ 6 fois moins de minéraux à extraire, transporter, concentrer, réduire, traiter, fondre, couler, mouler, transporter encore… le tout pour assembler beaucoup moins de pièces qui seront aussi beaucoup moins nombreuses à recycler.
Ensuite, un autobus occupe beaucoup moins d’espace sur la route, ce qui évite de construire d’autres voies et stationnement, une chose néfaste fabriquée avec du bitume (produit pétrolier), associées à la minéralisation des sols et aux îlots de chaleurs.
Finalement, au-delà de 40 km/h, l’essentiel du bruit provient du frottement de l’air et des pneus. Je préfère nettement un autobus à 35 voitures.
Comme je le disais, ce qui sort du tuyau d’échappement n’est qu’un des problèmes que cause un mode de vie axé sur la voiture. Faut avoir une vision plus large.
Si Novabus propose des véhicules électriques qui peuvent êtres adaptés à des trajets, tant mieux. Mais l’important, c’est qu’immédiatement on augmente les transports actifs et en commun. Les ressources ne sont pas illimitées. Le reste, comme la toto-électrique, c’est bien, mais c’est des solutions périphériques.
La preuve : pour améliorer la notre qualité de vie, nous avons élu Ferrandez, un type qui a osé calmer la circulation automobile en la réduisant. Le mode de propulsion des voitures est un débat secondaire.
Simon Chartrand