Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Vendredi 7 septembre 2012 | Mise en ligne à 7h30 | Commenter Commentaires (36)

    En ville sans… mon périmètre. À quoi bon?

    voiture

    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    Un événement qui fête ses 10 ans, habituellement, est un événement qui a gagné en pertinence et en maturité. C’est tout l’inverse avec la journée «En ville sans ma voiture»…

    L’AMT a dévoilé, hier, la programmation de la 10e édition de cette journée annuelle sans auto qui se tiendra les vendredi 21 et samedi 22 septembre prochains. Nouvelle approche : plutôt que de mettre une croix sur les voitures cette année, on met une croix sur… le périmètre sans voitures!

    Donc après 10 longues années d’un périmètre sans ambition qui n’a pas gagné un seul pouce, on a choisi la décroissance plutôt que l’agrandissement.

    Pire, on a choisi de déménager l’événement là où on est sûr qu’il ne dérangera absolument aucun automobiliste : dans le Vieux-Port!

    Comme ça, on va être ben, ben, ben sûr qu’il n’y en a pas une seule, de voiture…

    Rendu là, c’est à se demander pourquoi on continue de mandater des fonctionnaires, des experts et des relationnistes pour imaginer un tel événement, trouver des partenaires financiers, le réaliser.

    Aparté… Est-ce une anecdote révélatrice? La photo habituelle des dignitaires, hier, s’est faite avec, en arrière-plan, une… voiture! C’est une autopartage électrique (merci @andyriga), on s’entend, mais n’oublions pas qu’on fait ici la promotion d’En ville, sans ma… voiture.

    Il faut souvenir qu’à l’origine, en 2003, l’idée était d’organiser un événement «revendicateur» qui chamboulait les habitudes des navetteurs et des commerçants. Une idée qui avait fort bien marché, à l’époque, puisque les commerçants et les élus s’étaient ligués pour bloquer l’initiative. En vain.

    Puis à partir de la 3e et de la 4e édition, les esprits ont cessé de s’échauffer. L’idée d’une journée sans auto a fait son petit bonhomme de chemin. On a élargi un tout petit peu les heures de fermeture des rues (sans jamais embarquer sur les heures de pointe!). De telle sorte que l’événement avait fini par être accepté de tous (ou presque).

    Normal, donc, que l’AMT veuille revoir les détails de la journée. Après tout, un événement qui ne dérange plus n’a plus grand-chose de subversif, de revendicateur.

    Mais de là à en faire deux petites journées festives pour piétons et touristes dans le Vieux-Port? Franchement! On ne parle plus d’un manque d’imagination, mais bien d’un manque flagrant de volonté!

    On transforme ainsi un acte d’«urbanisme tactique» (tactical urbanism) en une foire sans grande pertinence. Pas surprenant qu’il y ait déjà une page Facebook déplorant une telle décision. Et ce n’est pas la tenue d’un TranspoCamp ou la mise en ligne d’un «nouveau blogue qui permettra d’échanger tout au long de l’année sur les expériences en transport collectif et actif» qui y changera quoi que ce soit, aussi intéressantes soient ces initiatives.

    L’an prochain, on fera quoi? On tiendra l’événement sur un bateau? En pleine forêt? Sur les îles de Boucherville? Rendu là, pourquoi ne pas tirer la plogue? À moins que ce soit l’intention, ce déménagement n’étant que le premier des derniers pas? (Les raisons de l’abandon du périmètre sont d’ailleurs nébuleuses. Dans le journal Métro, le patron de l’AMT évoque des commentaires négatifs de commerçants et de citoyens irrités, tandis que sur le site mondial de la journée sans auto, on parle plutôt de «problèmes de circulation dans la métropole»)

    Vrai que les transports collectifs sont plus populaires que jamais, comme l’ont souligné les organisateurs hier, lors de la conférence de presse. Mais cela ne justifie en rien l’abandon du périmètre, une mesure de sensibilisation qui justifiait à lui seul l’événement.

    Au contraire. Il aurait fallu profiter de ce qu’on appelle en bon français une «fenêtre d’opportunité». Il aurait fallu appuyer sur l’accélérateur. Bousculer les habitudes. Multiplier les coups d’éclat pendant toute une semaine.

    On aurait pu, par exemple, avoir une journée complète de gratuité du transport en commun dans toute la région, par exemple (idée que j’ai proposée l’an dernier et que Vision Montréal défend cette année).

    On aurait pu, le lendemain, offrir 30 minutes de BIXI gratuitement à tous les Montréalais. Et le surlendemain, transformer Saint-Urbain en autoroute cyclable d’un bout à l’autre, sur toute sa largeur. Puis tenir un Park(ing) Day (en français ici) pour susciter le débat, comme le fera d’ailleurs le Conseil régional de l’environnement de Montréal le 21 septembre.

    En fait, l’important était de revenir aux origines revendicatrices de l’événement. Sinon, à quoi bon?


    • M. Cardinal, je me dois ici, pour une fois, rendre hommage à nos “décideurs” qui ont, pour une fois, fait preuve d’intelligence. Vous savez fort bien que le but de votre “périmètre”, c’est de niaiser les gens qui essaient de se rendre à leur travail sans avoir à passer 90 minutes dans des autobus bondés et dans un métro surchauffé. Vous, et les autres activistes, voudraient augmenter le niaisage, évidemment. Mais vous ne pensez pas qu’après dix ans, c’est assez?
      G. Lalande

    • Ce n’est pas si mal à mon avis. Pour ce genre d’évènement, je préfère, de loin, l’annonce de mesures permanentes et utiles plutôt que d’embêter une partie de la population temporairement.

      Un changement de cap dans les façons de faire au niveau du transport est tellement plus souhaitable. On a du retard au niveau des mentalités qu’on peine à rattraper.

      Je prends exemple dans ma région. Sur la Rive-sud, la société de transport de Lévis est digne du tiers-monde mais on met 50 millions pour élargir la 20… Bref, ce n’est pas une question d’argent mais de où on la met (ou plutôt où on la dépense parce que imaginez ce qui aurait pu être fait seulement avec 25 millions pour la STLévis).

      T. Verdechi

    • bof je vais juste pu en ville

      c de gauche

    • Ca me fait penser à un air de chanson de l’ex Bottine Souriant, Mr Lambert :

      Ainsi font, font, font, les fon, fon, fonctionnaires …

      Ca ressemble au cas classique de la patate chaude. D’année en année, on la passe de fonctionnaire en fonctionnaire. Chacun essayant de se démarquer en “faisaint différent”. C’est comme ça que le but premier se perd dans la brume administrative.

      @gasston
      Il faut brasser les gens pour les faire changer. Vous ne le voyez peut-être pas car vous êtes un “résistant” qui ne changera probablement jamais. Mais si jamais, l’offre se bonifie et que ça prend beaucoup moins que 90 minutes, les gens iront enfin ver le Métro.

      Alain Lajoie

    • Je pense à ce gars de la construction qui travaille ce matin sur le site du nouveau Chum et qui se rendra en après-midi ailleurs sur l’île de Montréal. Il ne peut pas se rendre au travail en métro avec tout son attirail et sa boite à lunch “grosse comme ça”. Pour le retour, c’est encore pire. Je l’imagine dans le métro avec son habit de travail taché de goudron…

      Prends ton char mon chéri! que je lui ai dit, tout inquiet qu’il était ce matin à 6h à savoir comment se rendre au travail.

      Y Labonté

    • Les parvenus dépendants pollueurs ont encore gagné. Les pollueurs, qui ne paient pas pour les dommages qu’ils causent, font encore la loi.

      De toute façon, cette journée sans ma voiture était d’une hypocrisie sans borne puisqu’on permettait aux dépendants polluers de se rendre à leur travail en voiture attendu qu le périmètre était érigé après l’entrée des dépendants en ville et était levé avant leur sortie. Contrairement à ce qu’avance le démagogue gasston, les automobilsites n’ont jamais été incommodés. Par contre, toute la population du centre-ville est incommodée par les émanation des parvenus des banlieus trop ”importants” pour prendre les transports en commun. Ça descend de la cuisse de jupiter ce monde là. C’est pas pour se mêler à la masse.
      Et je suppose que les abrutis qui vélipendent cet événement viennent du fin fond des bois ou des banlieus. C’est comme le gars qui critique le plateau alors qu’il habite en Abitibi. Misère

      Sylvain Pelletier

    • @ gl00001, je vais travailler à vélo 7 mois par année. Pas pire pour un “résistant”, n’est-ce-pas? Vous, vous faites quoi?
      G. Lalande

    • Et le responsable de ce fiasco on peut le nommer? Le pointé du doigt? Ben c’est un comité ou mon élu n’a aucun poid.

      C’est ça la sur-représentativité, les élus font bien des choses mais en bout de ligne, devant le citoyens, ils ne sont responsable de rien.

      C’est cette responsabilité facile et clair pour le citoyen qui est perdue par le sur représentation.

      Alors vous nommé qui comme responsable et je vote quand contre lui?

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Si le transport en commun était assez performant pour permettre d’être un alternative à toutes ces voitures, peut-être que cette journée aurait pu être un succès. Mais ce n’est pas le cas.
      C’était la “Journée Coincée Comme des Sardines”. Un fiasco, année après année.

      Bravo à nos dirigeants qui ont eu l’intelligence et la dignité, de mettre fin à cette stupide journée.
      Journée qui incite les gens à ne plus utiliser de transport en commun le reste de l’année, en leur montrant à quel point le transport en commun est inefficace et à quel point ils font bien d’utiliser leur voiture les 364 autres journées de l’année.

      B Plante

    • @gasston
      Pourquoi vous chialez si ça ne vous touche pas ?

      @syl20_65
      Toujours l’analyse uni-dimensionelle. 450 = pas bon. J’en vois plein de 514 qui prennent leur voiture. Relisez le commentaire très bien analysé de Montréalaise.

      Alain Lajoie

    • Bravo! Il était temps que ces fonctionnaires réalisent que ce n’est pas toute la population qui travaillent à Montréal qui font du 9h00 à 16h00 dans des tour à bureau et qui habitent à deux pas du métro.

      Pour les livreur, travailleur de la construction, travailleur sur appel, service d’urgence ou tout simplement pour une personne qui a une urgence, cette journée était un cauchemar. De toute manière, l’arrondissement du Maire Fernandez est déjà en mode ’sans ma voiture’ à longueur d’année.

      P Busque

    • J’ai la chance d’éviter d’aller à Montréal depuis quelque temps, mais je me souviens qu’avant on devait se taper une semaine complète de propagande anti-voiture par ces fanatiques qui veulent dicter leur mode de vie à tous. En limitant l’impact économique et psychologique de ces folies encouragés par quelques illuminés verts, je songerai peut-être un jour à retourner dépenser mon argent dans cette ville qui perd son lustre depuis trop longtemps.

      Sergio Olivera, Laval.

    • Le nombre de voiture en circulation augmente le périmètre diminue moins que l’augmentation toute proportion gardée. Il y a donc un gain des verts ici.

      simon picotte

    • @Montrealaise

      On parle ici d’une bout de rue de 500 mètres. Ça fera l’hystérie collective des pollueurs IRRESPONSABLES. Il n’y a pas qu’une seule rue à Montréal. C’est pathétique de lire tous ces bébés gâtés qui pleurnichent parce qu’ils doivent faire un détour de quelques mètres.
      Pis l’autre qui parle de cauchemar. Je suppose qu’il n’a jamais mis les pieds à Montéal cette journée là.
      Que font ces braillards lorsqu’il y a une tempête de neige ou un accident qui les retardent. Après qui ils gueulent parce que le confort de leur ti-nombril a été dérangé. C’est pathétique à la fin ce pleunichage et ce chignage collectif.

      @sergioo

      Un gars de Laval qui essaie de nous faire croire qu’il a l’habitude de venir à Montréal faire ses achats alors que Laval est la capitale des ilots de chaleur que sont les nombreux quartiers commerciaux bâtis de toute pièce sur de fertiles terres agricoles. Il peut même faire paresseusement ses achats en passant d’un temple de la consommation à l’autre en voiture. On as-tu un poignée dans le dos???? J’vais pas à Laval faire mes achats, je suppose que Laval va décliner. Pis ça vient parler de propagande anti-voiture. Et si c’était des messages de prévention et de sensibilisation contre l’usage abusif et irresponsable de la voiture? Misère…

      Sylvain Pelletier

      Montréal

    • Du point de vue d’un cycliste, cette journée est sans intérêt car il n’y a pratiquement rien dans sa programmation pour ce mode de transport, si ce n’est l’ajout de quelques supports à vélo à Montréal-Nord et l’inauguration de quelques mètres de piste cyclable à St-Laurent.

      Elle le deviendra le jour où, par exemple :
      • Stationnement de Montréal y sera présente et annoncera que des cases de stationnements pour voitures du centre-ville seront converties en places de stationnements pour vélo.
      • La Ville de Montréal y annoncera des modifications à son règlement d’urbanisme pour que lors de nouvelles construction ou lors de modifications des immeubles existants, des cases de vélo y soient obligatoirement aménagées.
      • Les propriétaires de stationnements, incluant les espaces souterrains, annoncerons la mise en place de stationnements sécuritaires pour vélo et ce, en quantité suffisante pour répondre à la demande.

      Jérôme Croteau

    • le métro c est ben beau mais à partir de la semaine dernière , j ai décidé d arrêter de le prendre, je lui portais malchance, à chaque fois que je décidais de le prendre pour mes déplacements , j entendais toujours la petite phrase , une interruption de service blabla bla , suivi de la devise de la STM et de air canada , ”on s’excuse ”

      c degauche

    • @Sylvain Pelletier

      Quelle belle analyse!! Vous pensez qu’aucun Montréalais utilisent leurs voitures pour leurs déplacements? J’ai la chance d’arpenter les rues de Montréal (de P.A.T jusqu’au Plateau) à chaque jours (de 8H à 15H), et des voitures sur les grandes artères de l’est de la ville, il y en a une pis une autre (et j’imagine que c’est la même chose dans l’Ouest de la ville)!!!! Avant de me tomber dessus, ma voiture est mon outil de travail je suis représentent dans le domaine alimentaire, donc je visite les épiceries. Continuez votre démagogie sur les méchants banlieusard si ça vous chante, la vérité est que les Montrélais utilisent beaucoup, beaucoup la voiture comme mode de déplacement.

      M.Robidoux
      Boucherville

    • @ sergioo

      Ah oui, c’est clair que les ayatholla d’automobilistes n’imposent rien aux autres… (enfin, si peu: 365 jours moins 1 semaine par année)

      Ha ha ha, ça faisait longtemps que j’avais rencontré quelqu’un d’aussi comique, ha ha

      T. Verdechi

    • Ce qui m’étonnait à chaque année lors de la courte fermeture d’un petit quadrilatère est la baisse radicale du niveau de certains polluants atmosphériques. En si peu de temps et sur une si petite zone, je ne pensais pas observer une telle baisse.

      C’est remarquable car ces polluants ont une incidence connue considérable sur la santé, que ce soit sur la santé pulmonaire, l’incidence des cancers ou même les cardiopathies. Une incidence qui nous coûte collectivement des centaines de millions de dollars annuellement en perte de productivité et en frais de santé.

      @Tony Verdechi :

      Excellent commentaire. Comme si, 364 jours par année, on ne se faisait pas imposer l’automobile.

      Simon Chatrand
      Montréal

    • @syl20_65
      “Laval est la capitale des ilots de chaleur ”
      Montréal EST un ilot de chaleur.

      “sur de fertiles terres agricoles.”
      Ou sont les meilleures terres arables au Québec ? Ville St-Laurent.

      Pas trop informées vos interventions aujourd’hui.

      Alain Lajoie

    • @ syl20_65

      Chez nous, depuis 2 ans on ne prend à peu près jamais l’auto pour aller au centre-ville. Toujours les transports en commun. Sauf que… lorsque môssieur travaille au nouveau CHUM puis dans un autre chantier de construction la même journée -parfois dans l’île, parfois en région- c’est sûr que môssieur voyage en “char”. Sans aucune culpabilité.

      Juste à voir la grosseur de la boîte à lunch qu’il transporte (genre un pique-nique famillial…) ajouté à de l’équipement…. ça prend un char.

      J’aime ça dire un char. lol

      Y Labonté

    • Mr Cardinal,

      Vous semblez ne pas saisir le monde qui nous entoure. Vous êtes le pire des idéaliste : les réseaux de transport de la métropole sont saturés, archisaturés, et dans cette situation votre idée de ‘gratuité’ est une gifle aux abonnés : congestion garantie pour le même prix. Pour la même raison, le périmètre et les trajets perdus qu’il entraîne ne PEUVENT PAS être absorbés par le système de transport public ; alors on continue de rêver en couleur à vos côtés ?
      Pendant ce temps, de courageuses âmes imaginent le futur de l’activisme urbain, et avec un partenaire aussi courageux que l’AMT, le TranspoCamp représente la chance de pouvoir s’exprimer et agir sur la problématique de transport. J’ose espérer que vous nous y amènerez toutes vos idées, que nous puissions collectivement y faire le tri, pour le bien de tous. Voici le lien pour l’inscription à cette foire non pertinente
      http://transpocampmontreal2012.eventbrite.ca/

      Cordialement
      Fabrice V., collaborateur au Living Lab de Montréal
      Dans le cadre du TranspoCamp Montréal 2012, j’ai produis des données pour HackTaVille www.hacktaville.ca et vous invite cordialement à vous joindre à la réflexion que nous mènerons au Vieux Port, le 21 Septembre prochain.

      Créateur d’un jeu urbain de mesure des comportements collectifs
      Hackeur, créateur de CasserolesEnCours

    • Bob, bon bon, gl0000 qui s’énerve.

      D’abords je n’ai pas parlé des ”meilleures terres arables’ mais de fertiles terres agricoles car elles le sont et ce même si les meilleures sont à St-Laurent comme vous dites.
      De plus, si Montréal est un ilot de chaleur, comme vous l’affirmez, on peut en dire autant de Laval. Je ne vois pas ou vous voulez en venir à part jouer au pisse vinaigre. Je parlais d’ilots de chaleurs. Vous ne semblez pas savoir ce que c’est et leurs effets néfastes sur l’environnement et sur la santé publique. C’pas grave, on en a en masse du fric pour soigner les diverses maladies dûes à pollution. On prendra plus de pilules et on engraissera les pharmaceutiques. On fera payer les étudiants pour le manque à gagner Misère…Pas trop brillant votre intervention.

      @antiquebecor

      L’un empêche pas l’autre. Je parlais de ce côté là des choses parce que d’autres s’occupent de varloper les Montréalais.
      Je parle des gens individualistes et égotistes qui ont accès à un service de métro et d’autobus mais qui utilisent irresponsablement leur véhicule sans jamais avoir à en payer la juste coût tout en refilant la facture à l’ensemble de la société. Quand je marche ou que je fais de la bicyclette, je ne cause de tord à personne parcontre, la concentration de voitures au centre-ville cause des préjudices importants à la population qui y vit et qui n’utilise pas leur voiture pour aller au dépanneur.

      Sylvain Pelletier

    • @ gl000001

      Montréal est une ville, ce qui veut dire une unité urbaine. Un îlot de chaleur est une élévation localisée des températures. Il est vrai que la ville de Montréal contient plusieurs îlots de chaleur, mais elle n’est pas elle même un îlot de chaleur. Tant qu’à reprocher aux autres de ne pas être informé, il faudrait, pour votre part, ne pas tomber dans l’imprécision et l’inexactitude!

      La différence avec Laval, c’est qu’à plusieurs endroits, à Montréal, nous luttons spécifiquement contre les îlots de chaleur. Plusieurs mesures spécifiques sont appliquées à des endroits spécifiques (définition même d’un îlot de chaleur). C’est plutôt le contraire à Laval, où le couvert vert est pratiquement inexistant des nouveaux développements, autant commerciaux que résidentiels. Il n’y a aussi aucune véritable politique pour augmenter le couvert végétal. C’est décevant, alors qu’il y a une opportunité de développer mieux, du premier coup.

      Il n’existe aucune terre agricole dans Saint-Laurent. Il y en a à Laval. Les erreurs du passé ne justifie pas des actions répréhensibles maintenant. (Bien que personnellement, je crois qu’il ne faut pas nécessairement limiter complètement le développement à Laval sans distinction, je préfère cela à l’étalement urbain incontrôlable sur la Rive-Nord)

      Au sujet de “En ville sans ma voiture”, il est très drôle de voir les automobilistes se plaindre de se faire imposer un mode de vie par les “verts”, alors qu’ils imposent eux-mêmes, durant toute l’année, la dictature de leur moyen de transport. Alors que pour eux, ne pas utiliser la voiture revient à se tasser dans le métro ou dans un autobus un peu plus longtemps, leur mode de vie blessent et tuent des centaines d’enfants tous les ans à Montréal, coûtent des milliards en déficit commercial, en congestion de notre activité économique, et en soins de santé, tout en réduisant la qualité de vie des quartiers utilisés pour transiter. Certains se croient tout permis, lorsque la sécurité de nos enfants (je pense aux changements sur le Plateau, qui n’ont jamais touché les artères principales, toujours à proximité des parcs et écoles, sur les rues locales) est moins importante que de pouvoir transiter en quelques secondes de moins, en prenant un raccourci.

      Et franchement, personne ne parle d’interdire l’automobile. Il est évident que plusieurs personnes en ont besoin pour leur travail ou pour bien des raisons. Ce n’est pas un mal. Mais il est complètement faux de croire que nos routes sont congestionnées par ces gens aux heures de pointe. C’est une question de mentalité avant tout, et aussi d’alternatives peu développées, pour ceux qui pourraient facilement s’en passer. Il est tout de même étrange de voir les mêmes personnes dépendantes de leur véhicule par manque d’alternatives lutter si fort contre tout ceux qui veulent leur offrir d’autres options qui sont, statistiquement, bien plus saines.

      Mario Bélanger

    • @gl000001

      Euh… Ville Saint-Laurent se développe depuis la fin des années 1800. On ne pouvait déjà plus la sauver dans les années 60 lorsqu’on a commencé à s’étendre en banlieue. Par contre, le territoire que couvre les villes de banlieue de la couronne nord et sud aurait pu être protégé ou son développement à tout le moins mieux encadré. Laval est bel et bien un champ de béton et d’asphalte; cette ville n’est tellement rien d’attrayant, ce n’est qu’une immense étendue de centres commerciaux.

      Oui, les Montréalais utilisent beaucoup leur voiture, mais la part du transport en commun s’élève à 22 % à Montréal, ce qui est relativement élevé pour l’Amérique du Nord. Ce n’est pas parce que beaucoup de gens conduisent à Montréal qu’il ne faut pas implanter des mesures pour inciter les gens à laisser leur voiture à la maison pour des trajets quotidiens maison-centre-ville. Si vous conduisez sur les routes de Tokyo, de New York ou de Berlin, vous y trouverez aussi beaucoup de voitures, mais ça n’empêche pas les habitants de ces villes d’utiliser le transport en commun beaucoup plus que nous. Votre argument est quelque peu bidon.

      @montrealaise

      Si les travailleurs de la construction d’autres pays en Europe, en Asie ou en Amérique du Sud réussissent à prendre le métro ou l’autobus, je ne comprends pas pourquoi votre homme n’en serait pas capable. Il s’agit d’un caprice, voilà tout, parce que nous sommes beaucoup trop habitués au confort de l’automobile.

      Bref, oui, à quoi bon? Autant ne pas faire de journée du tout si c’est pour organiser une activité aussi minable que celle de cette année. Franchement.

      B. Falardeau, Montréal

    • Ça ne prend pas grand chose pour exciter les vroumvroumobilistes! La journée sans ma voiture se passait en dehors des heures de pointes et la rue Ste-Catherine était fermée entre St-Urbain et Bleury, that’s it that’s all….même pas un kilomètre, faudrait arrêter de nous prendre pour des valises. On repassera pour le cauchemar de cette mini journée! La rue Ste-Catherine, braves gens, a été fermées tout l’été entre ces mêmes artères, depuis le mois de mai, c’est fermé 24 heures sur 24. Je n’ai pas entendu grand monde pleurer sur ça.

      Enfin, il y a tant de chialage à faire dans une journée, et on dirait que ce sont toujours les mêmes qui prennent le crachoir.

      D. Bélanger

    • @gl000001

      “Ou sont les meilleures terres arables au Québec ? Ville St-Laurent”

      Ville St_laurent ? HAHAHA Fais longtemps que y’a pu de terres arables la, z’ont meme pas de jardins communautaires c’est tout dire, les terres arables dans la région du grand MTL que je connais c’est a St-Francois a Laval, a l’est de la 19, peut etre un peu dans l’Ouest de MTL genre St-Anne de Bellevue, mais St-Laurent ? Oublie ça.

      Y. Béchard

    • @syl20_65
      Les voici, vos ilots de chaleur. Page 5, figure 4

      http://www.francvert.org/pages/23articleportraitdesilotsdechaleur.asp

      Une autre carte. Remarquez Terrebonne. Bien pire que Laval. Pourquoi ? La ville de Terrebonne est bâtie sur un grand pit de sable.

      Alain Lajoie

    • Le deuxième lien :
      geoegl.msp.gouv.qc.ca/inspq_icu/

      Alain Lajoie

    • Une solution simple pour diminuer radicalement la circulation automobile a Montréal !
      Interdire aux montréalais eux-mêmes de prendre leur voiture. Pif ! Du coup, 50% moins de voitures à Montréal. Pourquoi un montréalais prendrait sa voiture quand il a quatre arrêts d’autobus a chaque coin de rue ?

      Claude Maltais……Saint-Hubert !

    • @gl000001 : Je suis aussi quelqu’un qui alterne entre (mon) vélo et automobile. Pourquoi chialer? Parce que le transport en commun est polluant, il me coûte extrêmement cher même si je ne l’utilise pas et, pour un cycliste, les autobus sont très dangereux. Pire, même pour un cycliste, ils ralentissent la circulation. Dit simplement, les autobus sont une plaies pour tout le monde (sauf ceux qui le prennent évidemment).

      F. Fradin

    • @syl20_65
      Vous lancez insultes par-dessus mensonges, et c’est moi qui s’énerve ?
      Regardez les cartes. 10 fois plus d’ilots de chaleur à MOntréal.

      “Vous ne semblez pas savoir ce que c’est et leurs effets néfastes sur l’environnement et sur la santé publique.”
      Pourquoi vous croyez que je suis déménagé à Laval ? En prenant une marche de 20 minutes dans mon quartier, j’ai compté 400 arbres. Et je n’ai pas compté les haies de cèdre, les arbres à faible déploiement (pommetier …). Qui combat le plus les ilots de chaleur ? Laval.

    • Signé Alain Lajoie

    • @mariob
      Je répondais à la provocation de syl20_65. Il ne semble que comprendre la rhétorique de celui qui crie le plus fort. J’ai fait pareil à lui. Il n’a pas compris plus. Un cas vraiment désespéré qui ne cherche pas les solutions. Juste jeter de l’huile sur le feu.
      Et pour le couvert à Laval, lle problème vient des nouveaux quartiers qui ont été construits sur des champs. On ne fait pas pousser des arbres de 40 pieds en 2-3 ans. Regarde les nouveaux quartiers des années 80 et ils sont remplis d’arbres. Mon quartier date de 1960 et on en a des tonnes. Les rues sont sous des tunnels de végétation. Et on ne fait rien selon vous ?

      @ragazzinno
      Même chose. je répondais à syl20_65 qui ne blame que les banlieusards. Il ne semble pas comprendre que le problème est global. Il faut améliorer beaucoup l’offre du transport en commun. Je l’ai souvent dit. Votre compréhension est completement fausse.

      @teddybear
      C’est ce que disait mon prof de géo au CEGEP il y a presque 30 ans alors qu’il en restait des terres agricoles. Maintenant il n’y en a plus. Même les Jésuites l’ont mentionné dans leurs Communications avant 1800.

      @89170
      Wow. Quel beau commentaire. Eliminons les autobus et tous les gens qui n’ont pas les moyens de s’acheter une voiture ne pourront plus aller travailler. Super !!!

      Alain Lajoie

    • @gl000001

      Effectivement il en restait, mais a partir de la fin des années 70 il y eu beaucoup de développement immobilier a St-Laurent, la ville est méconnaissable, il ne reste rien de son passé d’agriculture.

      Y. Béchard

    • @teddybear
      Il reste qu’on savait que c’était les meilleures terres et on les a quand même utilisé à autre chose. Quelqu’un plus haut a dit qu’il ne fallait pas revenir sur les erreurs du passé, alors qu’ils laissent les banlieusards en paix. Ca a été une erreur de développer des nouveaux quartiers sur des terres agricoles tout le monde est d’accord. Mais ça se fait depuis toujours et ça fait moins de 10 ans qu’on est conscientisé sur ses effets néfastes. Si on en blame un il faut tous les blamer. Mon père se rappelle de champs à Rivière-des-Prairies. Est-ce que ça chiale sur les gens qui y habitent ? Non. Sur Laval oui. Qu’ils essaient de trouver des solutions plutot que de faire du pointage de doigt.

      Alain Lajoie

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