Le blogue de François Cardinal

Archive du 4 septembre 2012

Mardi 4 septembre 2012 | Mise en ligne à 23h05 | Commenter Commentaires (13)

Trois solitudes électorales: Granos, Anglos et bungalows…

derniere

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Le Grand-Montréal s’est partagé en trois solitudes bien distinctes, suite à ces élections provinciales…

Un coeur orange…

En son centre, les circonscriptions Gouin et Mercier ont porté au pouvoir deux solidaires, Françoise David et Amir Khadir. Bien qu’ils n’aient pas obtenu la balance du pouvoir, ils devraient jouer un rôle politique important, à la fois comme député et comme représentant de Montréal.

Pour faire image — comme le font les Américains en distinguant les États Starbucks (démocrates) des États Wal-Mart (républicains) —, on peut dire qu’ils ont été élus par les Bobos et les Granos. Ils apporteront ainsi un discours écologiste, féministe et pacifiste à l’Assemblée nationale.

Parions que malgré leur faible nombre, les solidaires trouveront le moyen de de faire entendre. Deux fois plus fort.

Une île rouge…

Autour de ces deux comtés, on retrouve un peu de bleu vers l’Est, mais surtout beaucoup, beaucoup de rouge, partout sur l’île. Pas moins de 19 des 28 circonscriptions de l’île sont libérales, soit une seule de moins qu’en 2008 (résultats préliminaires à 23h, mardi).

Les Anglos et les Allo (phones), encore une fois, ont clairement voté pour le Parti libéral. Même si cette fois, on a senti un certain regret face à ce parti qui les prend pour acquis, regret qui n’a toutefois pas su trouver de canal pour s’exprimer.

Le ressentiment, au final, n’a pas fait le poids face à la crainte du PQ…

Des couronnes bleues…

Puis au nord et au sud de cette île rouge, on retrouve de grands espaces bleus. C’est vrai à Laval dans une certaine mesure, où les Libéraux ont perdu deux de leurs six sièges au main des Péquistes (résultats préliminaires à 23h, encore une fois). Mais c’est vrai, surtout, dans la couronne nord et en Montérégie.

En ce sens, la tentative de la CAQ de faire du 450 leur champ de bataille victorieux a échoué. Pour faire image, disons que les autos et bungalows ont été peints en bleu, plutôt.

La Coalition, on s’entend, a réussi quelques incursions, à Saint-Jérôme (Jacques Duchesneau), l’Assomption (François Legault), Blainville, Groulx, Montarville et La Prairie.

Ce n’est pas rien. Mais c’est loin du balayage souhaité.

region finLe Parti québécois a en effet réussi à se maintenir en place dans les banlieues de première et de deuxième couronnes, même s’il a laissé les Libéraux conservé certains rares comtés, comme Laporte, Châteauguay et La Pinière.

Au lendemain de l’élection, donc, le Parti québécois a la mainmise sur le Grand-Montréal, mais le Parti libéral maintient l’île tel un invincible château fort… au coeur duquel se trouvent d’irréductibles solidaires.

Espérons que le futur ministre de la métropole, promis par le PQ, abordera Montréal avec inclusion et ouverture…

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Mardi 4 septembre 2012 | Mise en ligne à 21h26 | Commenter Aucun commentaire

L’île de Montréal en rouge…

ile rouge

La CAQ n’aura finalement pas gagné son pari: elle n’a pas réussi à faire du Grand-Montréal un véritable champ de bataille. Au mieux, elle aura augmenté le suspense dans les couronnes, très ponctuellement…

L’île de Montréal a en effet vite pris une teinte rouge, en début de soirée, puis elle l’a conservée jusqu’au moment d’écrire ce billet: 19 des 28 circonscriptions étaient libérales, 7 étaient péquistes et deux étaient solidaires. À peu près le même polaroïd qu’en 2008: 20 PLQ, 7 PQ, 1 QS…

À Laval, la lutte entre Libéraux et Péquistes était beaucoup plus serrée. De rouge qu’elle était en 2008, l’île était partagée à moitié vers 21h30: trois comtés pour chacune des formations (avec un comté changeant parfois du rouge au bleu, en faveur des Libéraux).

Dans les couronnes, l’incursion caquiste a fait choux blanc. À part Saint-Jérôme (Jacques Duchesneau), l’Assomption (François Legault) et Blainville, le nord était peint en bleu.Même chose en Montérégie, où Montarville était seule à pencher vers la CAQ.

Outre Laporte et LaPinière, où l’on a appuyé le PLQ, on a préféré voter pour le PQ en Montérégie.

Peu de surprises pour l’instant, donc…

À suivre.

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Mtl

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L’île de Montréal (cliquez ici pour avoir une image agrandie) n’est pas un champ de bataille électoral, mais ses couronnes le sont assurément. Même que l’issue des élections de ce soir pourrait se décider dans le 450.

D’un point de vue «montréalocentriste», quatre éléments à surveiller ce soir :

1) Les scores du PQ et de la CAQ dans la couronne nord de la métropole.

2) Le sort que réserveront les Anglos et Allophones au PLQ sur l’île.

3) L’issue de trois luttes à trois dans trois circonscriptions de Laval.

4) Les chaudes luttes que se font le PQ et la CAQ en Montérégie.

***

Plus précisément, voici les circonscriptions qu’il vaut la peine de suivre de près (les pourcentages entre parenthèses sont les projections du site TooClosetoCall.ca):

À suivre sur l’île…

- Laurier-Dorion: on assistera dans ce comté à une véritable course à trois entre le député sortant, le libéral Gerry Sklavounos (28,2 %),  Badiona Bazin du PQ (27,8 %) et Andrés Fontecilla de QS (23,1 %).

- Anjou-Louis-Riel: la ministre Lise Thériault (35,5 %) n’a qu’une avance de 2,1 % sur la candidate du PQ, Martine Roux (33,4 %).

- Verdun: le Libéral Henri-François Gautrin (35 %) devra faire sortir le vote s’il entend conserver son siège chaudement disputé par le péquiste Thierry St-Cyr (32,6 %), en avance de 2,4 %.

- Saint-Henri-Sainte-Anne: la ministre Marguerite Blais (32,2 %) a beau être la plus connue des politiciens (!), elle doit travailler dans les coins cette fois, étant derrière son adversaire péquiste, Sophie Stanké (38,1 %).

- Gouin: l’élection ne se décidera pas ici, mais la course entre Françoise David (42,1 %), co-porte-parole de QS, et Nicolas Girard (34,2 %), brillant député péquiste, est devenue l’une des épreuves électorales les plus suivies cette année.

***

À suivre dans la couronne nord…

- Argenteuil: Impossible de prévoir ce qu’il adviendra de cet ancien château fort libéral ayant voté PQ en 2008. Le péquiste Roland Richer (32,3 %) a une légère avance sur le caquiste Mario Laframboise (30,2 %), qui lui-même n’est pas très loin du libéral (28,2 %).

- Joliette: La péquiste Véronique Hivon (42,2 %) représente la relève au PQ, mais elle peine néanmoins à se distancier de son adversaire caquiste, Normand Masse (36,2 %).

- Terrebonne: Le caquiste Gaétan Barrette (37,5 %), qui aimerait bien devenir ministre de la Santé, souffle dans le cou du député sortant, le péquiste Mathieu Traversy (41,6 %). Mais rien n’est gagné.

- Blainville: Le député sortant, le caquiste Daniel Ratthé (37,3 %), n’a qu’une avance de 0,1 % sur le candidat du PQ et ex-président de la FQM, Bernard Généreux (37,2 %). Autant dire : rien du tout. Tout peut arriver.

- Saint-Jérôme : le candidat-vedette Jacques Duchesneau ( 42,5 %) est en avance sur le candidat sortant de l’ancienne circonscription de Prévost, le péquiste Gilles Robert (38 %). Mais rien pour lui assurer une victoire éclatante.

- L’Assomption: Le candidat de la CAQ, un certain François Legault (42,1 %), est en avance sur la candidate péquiste, Lizabel Nitoi (37,8 %). Mais pas tant que ça non plus…

- Repentigny: Dans cette toute nouvelle circonscription, le candidat péquiste, Scott McKay (40,9 %), est en avance sur l’ancienne présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, Chantal Longpré, de la CAQ (35,8 %). Mais la lutte s’annonce néanmoins chaude.

- Groulx: Lutte à deux dans ce comté, entre la mairesse de Rosemère, la caquiste Hélène Daneault (36,7 %), et l’ancien journaliste de Radio-Canada Raymond Archambault (33,8 %), qui pourrait bien mordre la poussière.

***

À suivre à Laval…

- Fabre : Course à trois dans ce comté laissé vacant par Michelle Courchesne: l’ex-bâtonnier du Québec, le libéral Gilles Ouimet (31,5 %) est en bonne place pour lui succéder, mais il est suivi de près par le péquiste François-Gycelain Rocque (29,9 %) et la présidente de la CAQ, Dominique Anglade (26,8 %).

- Laval-des-Rapides : Chaudes luttes entre trois candidats de taille, menée par le jeune péquiste Léo Bureau-Blouin (34 %). Non loin derrière, on retrouve le député libéral sortant, Alain Paquet (28,6 %), et l’ex-présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Maud Cohen, qui représente la CAQ (26 %).

- Mille-Îles : Rien n’est joué dans cette circonscription, même si la députée sortante, la libérale Francine Charbonneau (31,9 %), a une longueur d’avance. L’ancien bloquiste devenu péquiste Robert Carrier (30,8 %) se partage la balance des votes avec l’avocat Jean Prud’homme, de la CAQ (26 %).

***

À suivre en Montérégie…

- Châteauguay : Le ministre Pierre Moreau (27,3 %) aura fort à faire pour maintenir cette forteresse libérale face à deux adversaires de taille : la candidate péquiste Maryse Perreault (33,4 %), en tête, et le caquiste Denis Leftakis (28,3 %).

- Montarville : Impossible de savoir de quel côté penchera cette nouvelle circonscription : la lutte est tout simplement trop serrée entre Nathalie Roy de la CAQ (32,3 %) et Monique Richard du PQ (31,9 %).

- Saint-Jean : Cette circonscription baromètre pourrait basculer du côté du péquiste Dave Turcotte (36 %) aussi bien que du côté du caquiste Yvan Berthelot (35,9 %).

- Saint-Hyacinthe : La CAQ pourrait bien causer la surprise, ici : son candidat, Pierre Schetagne (36,1 %), a une longueur d’avance sur le député sortant, le péquiste Émilien Pelletier (35 %).

- Iberville : La lutte est serrée entre la caquiste Claire Samson (37,4 %) et Marie Bouillé, du PQ (36,8 %).

- Laporte : Forteresse libérale, cette circonscription pourrait causer la surprise : la ministre Nicole Ménard (32,2 %) peine à maintenir son avance sur le jeune péquiste Simon Bélanger (30,5 %).

- Sanguinet : Le très discret François Rebello de la CAQ (34,6 %) pourrait l’être encore plus au cours des quatre prochaines années. Il risque de mordre la poussière face à son rival péquiste, Alain Therrien (45,5 %).

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