Le blogue de François Cardinal

Archive, septembre 2012

Samedi 29 septembre 2012 | Mise en ligne à 8h23 | Commenter Commentaires (19)

La recette du succès: les femmes…

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Vous voulez savoir si une ville accorde de l’importance aux vélos : regardez la proportion des déplacements utilitaires effectués en bicyclette par les femmes. Tout est là.

Bloustein Head Shots 9-22-11C’est la conclusion à laquelle arrive John Pucher, spécialiste mondialement connu des questions cyclables, dans un livre à paraître aux MIT Press, City Cycling. De passage à Montréal à l’invitation de Vélo-Québec, hier, il a bien voulu en détailler le contenu à l’avance.

On y retrouve toutes sortes de révélations intéressantes, des faits qui mettent à mal bien des mythes et des données qui montrent que Montréal peut à la fois se désoler (en comparaison des villes européennes)… et se consoler (en comparaison avec les villes européennes).

Mais revenons au sujet, d’abord : la popularité du vélo auprès des femmes.

La thèse du prof Pucher est simple : plus grande est la proportion des déplacements à vélo effectuée par les femmes, plus grande est la proportion des déplacements à vélo dans une ville.

En clair : plus les infrastructures des villes sont sécuritaires, plus elles sont développées, plus elles permettent de rouler en tout confort, plus les femmes opteront pour la bicyclette; et plus le vélo deviendra un moyen de transport populaire dans une ville.

«Les femmes sont la clé du succès pour n’importe quelle ville souhaitant augmenter la part des déplacements effectués à vélo», résume celui qui est professeur au School of Planning and Public Policy de l’Université Rutgers, au New Jersey.

Le seuil critique est 50 %, soit la parité hommes-femmes… Les villes qui atteignent un tel équilibre font un excellent boulot. Les autres devraient penser à des mesures de discrimination positive…

Ainsi, au Danemark, le taux de déplacement effectué par les femmes est de 55 %.

Aux Pays-Bas, même chose, 55 %.

En Allemagne, 49 %.

À Montréal, selon L’état du vélo, il n’est que de… 38 %.

C’est très bon en comparaison avec les autres villes du Québec, comme Sherbrooke (25%), Québec (27%) Laval (23%) et même Longueuil (28%). Mais avouons-le, ce n’est pas très fort pour une ville qui voudrait bien être la Mecque nord-américaine du vélo.

«Les hommes devraient enfin écouter les femmes, lance à la blague John Pucher. S’ils le faisaient, le monde serait une bien meilleure place…» Et Montréal aussi.

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Vendredi 28 septembre 2012 | Mise en ligne à 7h05 | Commenter Commentaires (29)

Le maire joue aux impatients… Franchement!

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Gérald Tremblay est choqué noir. Choqué parce que la GRC n’a pas transmis ses vidéos incriminantes plus tôt. Choqué parce qu’il ne peut pas écarter les entrepreneurs qu’il soupçonne de collusion. Choqué parce que les travaux de l’Assemblée nationale ne reprennent pas assez vite à son goût.

En soi, sa réaction se défend. Seul Québec, après tout, a les pouvoirs de lui permettre de contourner les Zambito de ce monde.

Mais avec un peu de recul, sa réaction semble plutôt déplacée.

N’est-il pas au pouvoir depuis maintenant 10 ans? Ne s’est-il pas entouré de tous ces gens aujourd’hui mis au ban? N’a-t-il pas tardé avant de s’attaquer avec vigueur à toutes ces histoires? N’a-t-il pas attaqué ceux qui soutenaient qu’il y avait des choses qui ne tournaient pas rond à l’hôtel de ville?

Comment peut-il aujourd’hui s’impatienter face à quiconque?

M. Tremblay est TOUJOURS le dernier à apprendre ce qui se passe à l’hôtel de ville, TOUJOURS en mode «damage control», TOUJOURS en mode rattrapage avec des règles pertinentes mais trop tardives.

Bien difficile pour lui d’exiger que les autres bougent rapidement quand lui a pris autant de temps pour le faire…

Dans le fond, qu’est-ce qui est le plus choquant?

Que la GRC, occupée avec des dossiers qui ne concernent pas la Ville, ait fermé les yeux sur des informations potentiellement incriminantes?

Que l’Assemblée nationale ne reprenne pas ses travaux assez vite pour satisfaire les demandes de Gérald Tremblay?

Ou que le maire de Montréal, premier magistrat de la Ville, n’ait tout simplement pas vu ce qui s’y passait pendant tant d’années?

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Mercredi 26 septembre 2012 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (11)

Le DG, le coach et l’entraîneur adjoint de la Métropole…

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Nicolas Girard, l'entraîneur adjoint responsable du jeu de puissance?

Rencontre intéressante avec le nouveau ministre responsable de la région métropolitaine, hier. J’étais des «scribes» (comme il dit) réunis à l’invitation de Jean-François Lisée pour échanger de façon non partisane sur les défis de Montréal.

«Je suis en mode apprentissage», nous a-t-il lancé d’emblée.

Plusieurs dossiers ont été abordés, mais manifestement, celui qui captivait le plus M. Lisée concernait son éventuel degré d’interventionnisme. En un mot : à quel point devrait-il s’interposer dans la bonne marche du Grand-Montréal?

Excellente question qui définira son mandat. Responsable des relations entre le gouvernement et les 82 maires de la CMM, il doit en effet décider à quel point la région est autonome, et donc à quel point il interviendra dans les décisions qui la concernent.

Exemples.

Jouera-t-il à la police avec le PMAD, ou laissera-t-il les maires et la CMM veiller à son application?

Imposera-t-il le choix du prochain prolongement de métro, ou demandera-t-il aux maires des trois grandes villes de s’entendre?

Mettra-t-il de la pression pour que le SRB Pie-IX débloque un jour, ou attendra-t-il que l’AMT, la Ville et les arrondissements trouvent un terrain d’entente?

Personnellement, je suis pour une grande implication. Les maires de la CMM ont bien fini par s’entendre sur le PMAD et la hausse de la taxe sur l’essence, mais après 10 ans de réflexion (!), et après le gouvernement Charest ait mis son poing sur la table.

J’ai déjà illustré dans un texte ce à quoi la région de Montréal me fait penser : une patinoire sur laquelle évoluent 82 joueurs simultanément. Des joueurs qui portent le même chandail, mais qui ne se gênent pas pour jouer égoïstement et même, pour «donner de la bande» à leurs propres coéquipiers.

Tout le monde veut compter un but, donc personne ne réussit.

Il faut donc un peu d’organisation et de leadership dans l’équipe. Ce que peut apporter le ministre responsable à la fois de la région et du comité ministériel sur Montréal. Il devient en quelque sorte le directeur général de l’équipe métropolitaine.

On se retrouve ainsi avec le DG Lisée, l’entraîneur André Lavallée (sous-ministre à la Métropole) et l’entraîneur adjoint responsable du jeu de puissance Nicolas Girard (PDG de l’AMT).

En espérant qu’ils aient plus de succès que l’autre équipe montréalaise…

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