Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mercredi 29 août 2012 | Mise en ligne à 7h07 | Commenter Commentaires (24)

    François Legault: «Montréal ne joue pas son rôle de locomotive»

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    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    À partir d’aujourd’hui, je vous soumets les positions des chefs des trois principaux partis sur Montréal, telles qu’ils les ont formulées en rencontre éditoriale avec La Presse cette semaine.

    Aujourd’hui : François Legault.

    Sur le leadership que doit exercer Québec sur sa métropole…

    «L’économie du Québec ne fonctionnera jamais bien si la métropole ne fonctionne pas bien. Et pour que la métropole fonctionne bien, ça prend du leadership de la part de Québec. On ne peut pas penser atteindre le bien commun de la CMM en laissant les maires du 450 et du 514 faire leurs propres arbitrages.»

    Sur les investissements privés…

    «Dans le PMAD, il y a eu de grandes discussions sur le résidentiel et l’agriculture. Mais à mon avis, les grands oubliés, ce sont les parcs industriels. Si on veut être capable d’avoir à Montréal des investissements privés comparables à ceux d’autres villes d’Amérique du Nord, il faudrait presque les doubler. Il faut donc identifier clairement des parcs industriels.

    Or quand j’ai rencontré le maire Tremblay, je lui ai demandé où étaient ses parcs industriels. Il m’a dit qu’il en restait un peu dans Ville Saint-Laurent, mais qu’ils coûtaient chers, et qu’il y avait les terrains dans l’Est de Montréal, mais qu’ils sont contaminés. Mais encore? T’offres quoi à quelqu’un qui veut venir s’installer à Mtl?

    Il faut être agressif. Si je suis premier ministre, je vais avoir un compteur sur mon bureau, je veux suivre les investissements privés, discuter avec les entrepreneurs, il faut en faire une priorité.»

    Sur Investissement Québec…

    «À l’heure actuelle, il y a une partie des pouvoirs de développement économiques dans les CLD (centres locaux de développement), une partie à Montréal International, une partie au ministère de l’Emploi, une partie dans les villes, une partie au ministère des Finances, une partie à Investissement Québec…

    Nous, on veut faire d’Investissement Québec un guichet unique. Aujourd’hui, il n’est qu’une banque qui donne des garanties de prêts, mais nous voudrions qu’il puisse en faire plus, du capital de risque, parfois des subventions, du démarchage international systématique auprès des grandes entreprises… En autant que les retombées réelles excèdent le coût de l’aide.

    Nous proposons donc d’abolir la moitié des crédits d’impôt de 4 milliards $, puis de donner l’autre moitié à Investissement Québec pour qu’il la gère avec obligations de résultats. L’organisme deviendrait ainsi un «investment banker» dans lequel on retrouverait des gens habitués de faire des deals. On va les allez voir les entreprises et on va faire des deals pour que ça investisse au Québec. Avec une priorité sur Montréal, c’est certain.

    Habituellement une métropole tire plus en pourcentage du PIB que le pourcentage de la population que la ville représente. Ce n’est pas le cas pour Montréal. Ça veut dire que Montréal ne joue pas son rôle de locomotive. Et pour moi, quand je dis Montréal, je parle de la CMM, de la région.»

    Sur ses rapports avec le maire Tremblay…

    «J’ai été dur sur les constats avec Gérald Tremblay, mais je pense que c’est un homme respectable. Je l’ai eu comme professeur en 1ere année aux HEC. Il a même été une des personnes qui m’a donné le goût des affaires. Je serais donc capable de travailler avec lui. Mais je l’ai dit et je le pense encore, Gérald Tremblay, contrairement au maire Labeaume, ce n’est pas son style de mettre le poing sur la table alors qu’il aurait dû le faire il y a longtemps. Car le gouvernement Charest a négligé Montréal.»

    Sur les structures de la Ville…

    «Pour rentrer à Montréal à partir de la Métropolitaine, il faut passer par le royaume de M. Ferrandez. Or Gérald Tremblay n’a pas de pouvoir sur M. Ferrandez quant aux indications sur les one way dans les rues! Il faudrait redonner les pouvoirs (à la ville centre), surtout ceux qui ont trait au développement économique et à la circulation.

    Ma priorité c’est l’économie, cela dit. Que le ramassage de la neige soit différent d’un arrondissement à l’autre, ce n’est pas ma priorité de changer cela. Mais au niveau économique, il faut que ça marche, il faut que les camions passent.»

    Sur le transport en commun…

    «L’AMT, ça ne fonctionne pas. Il va falloir que Québec s’en occupe. Pas vrai qu’on va attendre encore qu’il y ait un consensus entre le 450 et le 514. Il faut plus de leadership. Québec, ces dernières années, a joué à Ponce Pilate : arrangez vous et tant que vous ne vous êtes pas entendu, je mets pas une cenne…

    A priori le métro coûte plus cher que le train. Il faudra voir. Mais il faut y aller selon les données, au mérite. On parle de combien en coût, en passagers attendus? Il faut se concentrer sur ce qui a le meilleur rapport coût bénéfice.»

    Demain: Pauline Marois

    Vendredi: Jean Charest

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    • M. Legault voit Montréal comme un outil économique avant tout. En disant que les camions “doivent rouler” sans entraves de part et d’autre de la ville, il ne démontre pas toutes les nuances nécessaires pour décrire la plus grande ville du Québec. Il se contente de quelques sens uniques maladroits dans un secteur résidentiel du plateau pour discréditer en bloc les actions d’un maire d’arrondissement.
      Son ton et ses propos démontrent une vision étroite et réductrice de Montréal. S’il fallait que ce soit lui la solution à nos problèmes récurants et chroniques, nous serions définitivement tout près de la fin.
      Ça sent l’improvisation. Je ne suis définitivement pas impressionné.

      Francis Huneault

    • Ça va être difficile pour Montréal durant les prochaines années, comme dit Desautel à la circulation “le mal est fait” et on échappera pas aux conséquences de dizaines d’années de mauvaise gestion.

      La ville est très délabrée et il va falloir refaire tant d’infrastructures majeures que la circulation sera entravée pendant des années. Cela explique aussi où devra aller en priorité l’argent des gouvernements, des ponts et des échangeurs ça coûte cher et il en restera bien peu pour d’autres développements.

      En plus des infrastructures il y a le dossier des fonds de retraite des employés dont les coût sont en train d’exploser. Pas facile de dégager des budgets pour développer quand on a ce trou noir juste à côté… A ce jour seule la CAQ à effleuré ce problème.

      Et il y a que le Québec en entier est dans le rouge, les particuliers ET le secteur public s’endettent à un rythme insoutenable et il est impossible que cela se poursuive encore bien longtemps. Si bien que même alimentée par ces dépenses à crédit l’économie peine à croitre imaginez ce que ça sera quand l’endettement cessera de grandir. Et le vieillissement massif de la population qui entre dans sa phase la plus critique. Bref on se demande qu’est-ce qui viendra alimenter la croissance économique de Montréal et du Québec dans les années qui viennent. En d’autres mots non seulement la situation actuelle n’est pas rose, il est très probable qu’elle empire.

      Montréal (et le Québec en entier) fait face à des défis immenses et ce dans un contexte extrêmement difficile. A ma connaissance aucun des partis en lice n’ose seulement parler aux électeurs pour les informer de la gravité de la situation. Alors de là à avoir des solutions viables à proposer oubliez ça, on en est encore très loin.

      P Brasseur.

    • M. Legault a raison.

      Montréal est bien la seule ville en Amérique du Nord qui n’a pas encore complété ses voies de contournement. Comme conséquence on importe de la circulation inutile, de la pollution et les camions remorques brisent les infrastructures. La A30 est déjà congestionnée entre le Pont Champlain et la A20 et elle n’est pas complété.. Du côté nord, la A640 se termine toujours à la A13. C’est de l’incompétence incroyable.

      Tous les livres d’économie de base le confirment, une ville qui n’a pas d’infrastructures se pénalise.; c’est le critère no 1 pour une compagnie qui songe à s’installer dans une ville. Montréal et les gouvernements doivent finaliser ces infrastructures de contournement au plus tôt et introduire du péage pour les financer.

      Ça ne veut pas dire de ne pas avoir un système de transport en commun performant. Les trains de banlieue doivent être améliorés. Via Rail doit mettre des trains Montréal – Québec -Ottawa – Toronto plus performants. On a pas besoin d’attendre un TGV pour çà. Le trajet Montréal – Québec en train prend autant de temps qu’il y a 30 ans !

      Et, Montréal doit avoir une vision de développement qui se tient; aujourd’hui c’est de l’improvisisation et des discussions à ne plus finir. Pourtant comme porte d’entrée de l’Europe en Amérique du Nord, Montréal a un potentiel incroyable. On a des universités de qualité; de la main d’oeuvre qualifiée. Rien ne manque; simplement de la coordination et une vision.

      R. Nault

    • Ouf ! Par quoi commencer

      1) Oui, les parcs industriels sont nécessaires. Toutefois, Montréal a une économie différente, dans la mesure où le prix du terrain est hors de prix. Donc, Montréal doit vivre d’une économie de services, qu’elle fournit au reste du Québec. Montréal doit se spécialiser dans les arts, la culture, le droit, les services informatiques, les services médicaux et pharmaceutiques. Il faut valoriser le pied carré industriel à Montréal, car, contrairement en région ou en banlieue, Montréal ne pourra jamais rivaliser. Le Québec a besoin de Montréal et Montréal a besoin du Québec. C’est beaucoup plus facile, pour un industriel, de s’installer dans le parc industriel de Bécancour, par exemple, qu’à Montréal. Le prix du pieds carré est moins cher. De plus, ce parc a accès direct à la voie maritime et aux voies ferrées, ce qui nécessite moins d’investissement. Moins le container a à faire du chemin pour se rendre sur le bateau, plus les investisseurs vont trouver ça sexy.

      Ce que le gouvernement du Québec peut faire, toutefois, c’est renforcer les poles technologiques. On parle ici du CRIQ, de l’INO, de l’ETS, l’INRS. On peut les renforcer et en créer d’autres.

      2) Sur investissement Québec

      Les politiciens ont la mauvaise tendance de compter les emplois comme des revenus. Soyons clairs: Un gouvernement ne crée PAS d’emplois. Il rend des services. Il peut rendre des services à des personnes morales (notamment les centres de recherches précédemment mentionnés) ou des personnes physiques.

      C’est un mythe que de croire qu’en enlevant de l’argent à tout le monde, on va permettre à certains d’en créer plus. Lavoisier 101: Rien ne se perd, rien ne se crée. Pire, au passage, on perd de l’argent, via les agents de taxation. Taxer ces bonnes entreprise nécessite de la main d’oeuvre que le gouvernement doit payer !

      Ainsi, vaut mieux abaisser le taux de taxation des entreprises, global, que de favoriser certaines, comme Bombardier. Pendant que Bombardier se gargarise avec les emplois qu’elle préserve, grâce aux garanties de prets, à côté, la PME lutte avec le fisc…

      euhhhh, cherchez l’erreur ?

      3) La vision de Legault sur le métro est désolante. Tout le monde sait que la densité de trafic est plus élevée dans un métro qu’un RER ou un train de banlieue. En remettant en cause le métro, Legault veut percer dans le 450. Il sait qu’il n’a aucune chance dans le 514, que ce soit le 514 bleu ou rouge (quoique Libmann).

      4) Finalement, si vous avez retranscrit fidèlement les paroles de François Legault, telles qu’elles sont, ça m’inquiète beaucoup. Son raisonnement est simpliste, populiste, il utilise le tu, ton …des raccourcis intellectuels et semble sombrer dans le micromanagement

      Ex: S’attaquer aux élus de Montréal, sur la seule base du maire Ferrandez, utiliser le mot “one way” au lieu de sens uniques, ” Pas vrai qu’on va attendre “, “il faut que ça marche, il faut que les camions passent.» “T’offres quoi à quelqu’un qui veut venir s’installer à Mtl?” “je vais avoir un compteur sur mon bureau, je veux suivre les investissements privés, discuter avec les entrepreneurs”

      Bref, rien d’édifiant

      F. Picard

    • François Legault met le doigt sur un point dont on ne parle jamais à Montréal, les parcs industriels. Ce n’est pas vrai qu’il y en a juste un peu à Saint-Laurent et dans l’est. Il y a plusieurs parcs industriels sur l’ile de Montréal, mais ils sont sous-utilisés ou on est en train de les couvrir de condos (le projet “le triangle” par exemple). Je n’ai rien contre le fait qu’il y ait du développement résidentiel à Montréal, mais il faut aussi garder des espaces pour les entreprises qui ont besoins de plus que juste des bureaux. Je suis conscient que le secteur manufacturier n’a plus autant d’avenir dans les pays développés, mais il y a quand même un potentiel. En couvrant les parcs industriels de condos, on envoie des emplois un peu partout en banlieue, ce qui va obliger des Montréalais à aller travailler en banlieue en voiture, car le transport en commun est inefficace. Cela va créer du trafic supplémentaire, il faudrait concentrer les industries dans quelques parcs industriels qui pourraient être bien desservies par le transport en commun.

      François B.

    • Bravo!

      Sylvain Rivard

    • François Legault de la CAQ (FLcaQ en raccourci) blame la grande région de Montréal pour ses déboires. Peut-être que les politiques des gouvernements précédents y ont joué pour beaucoup ?
      Le PQ a forcé les fusions. Le PLQ a permis des défusions. Ca a peut-être pris de l’énergie et du temps qui aurait été mieux investi ailleurs.
      Ils ont réalisé le PMAD sans fusionnner toutes les villes et villages à 100 km à la ronde à ce que je sache.
      C’est un peu cavalier de sa part de nous dire de s’aider soi-même avant qu’il ne daigne nous aider.
      Simpliste et populiste le résume bien. J’ajoute arriviste.

      Alain Lajoie

    • M. Legault à tout à fait raison, ce qui se passe à Montréal depuis déjà plusieurs années est une vraie HÔNTE… C’EST LA DÉCHÉANCE, mais y des pianos sur le plateau”/$%?&*(

      d. boulianne

    • Montréal est bien la seule ville en Amérique du Nord qui n’a pas encore complété ses voies de contournement

      et ça fait bien son affaire puisque comme l indique son nom , une voie de contournement permet d éviter une métropole, le jour ou elle va être terminée les industries et leurs taxes vont quitter montréal pour aller s installer le long de cette voie de contournement

      c gaucher

    • @ Fleurdelise76: Merci! Ça fait du bien de lire un commentaire étoffé!

      B. Veilleux

    • «Pour rentrer à Montréal à partir de la Métropolitaine, il faut passer par le royaume de M. Ferrandez. Or Gérald Tremblay n’a pas de pouvoir sur M. Ferrandez quant aux indications sur les one way dans les rues!»

      Son opinion démontre parfaitement ce qui va mal au Québec: des mentalités très en retard. Ce que Ferrandez a fait, beaucoup de villes l’avait déjà fait il y a de cela plusieurs années et plus. C’est comme les supports à vélo sur les autobus. Au canada, il y a des villes qui ont ça depuis dix ans. Ici: non seulement on est en retard là-dessus mais, en plus, on niaise encore.

      D’ailleurs, le reste de son discours sur le transport en commun illustre bien sa méconnaissance du dossier et l’archaïsme de son point de vue. Le genre qui va «régler le problème» en construisant des routes (très original). Solution couteuse, peu efficace et éphémère:
      http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201009/06/01-4313040-congestion-automobile-des-gouttes-deau-dans-un-vase-trop-plein.php

      Quand on a une vision courte…

      T. Verdechi

    • @ T. Verdechi

      Très bon article, merci pour la référence. Les statistiques qu’on y énumère sont frappante de clarté.

      “Il a été démontré scientifiquement qu’en ajoutant seulement 10% de véhicules dans un réseau déjà saturé, le niveau de congestion additionnelle causée par ce surplus peut s’élever jusqu’à 200%.”

      Que peut-on ajouter à cela? La congestion routière est une problématique dont le résultat est exponentiel par rapport à sa cause. Tant que l’on continuera de voir cette problématique selon nos paramètres individuels, rien ne pourra s’améliorer.

      Francis Huneault

    • Le leadership de Québec sur la métropole…
      Ça commence mal! Un autre qui va vouloir “dompter la bête” au lieu de la laisser s’épanouir. Il parle déjà de maires qui “font leur propre arbitrage”. Ce son les paroles d’une personne qui veut diviser pour régner.

      Investissements privés…
      Quelle réponse de comedia del Arte! Être agressif, allô! C’est le genre de niaiserie que disent les vendeurs de char quand ils perdent une vente. En gros il dit “M’a m’en occuper”. Pourquoi pas “Je suis prêt” tant qu’à faire ? Il dit qu’il faut identifier clairement les parcs industriels et répond tout de suite qu’il n’y en a pas, ce qui est absolument vrai. S’il veut en créer, il aura affaire à sortir son carnet de chèque pour décontaminer les terrains et il ne le fera pas : il préfère avoir un compteur sur son bureau…
      Sinon il faut créer des parcs à l’extérieur de Montréal et s’assurer d’un retour, non à la ville mais à la communauté. Tant que Legault voudra “jouer à l’arbitre” la balance ira toujours vers le 450, c’est une évidence. Ignorance et slogans vides.

      Investissement Québec…
      D’accord sur le principe de la centralisation pour avoir un plan d’ensemble mais pas sur le guichet unique. Oui, la politique de soutien du Québec est trop molle et doit avoir plus de colonne mais l’implication dans chaque région reste essentielle. je suppose qu’il faudrait accroître le lien entre les bureaux régionaux et chaque député si l’on veut redonner un sens au rôle politique mais du même coup on se retrouve devant la patate chaude du copinage. Alors encore là il faut un petit peut plus de bureaucratie, des notes précises sur chaque demande et des dossier clairs, annotés. Plus de bureaucratie, Legault ? Jamais! Il veut dégraisser et il arrivera à un autre système de tripatouillage comme tous ceux qui ont fait ça.

      Quant à ce pourcentage du PIB trop bas, depuis le temps que la matante ADQ a fait ses choux gras de la grogne des régions envers Montréal on voit bien où sont les intérets des amis de Legault. Dès sa première élection la CAQ a déjà un lourd passé à son bilan.

      Le maire Tremblay…

      C’est ça, la réponse est toujours de mettre un boxeur en place! Plus ça saigne, mieux c’est! Je regrette, M. tremblay n’est pas la bonne personne à ce poste mais rien ne prouve qu’un Labeaume ferait mieux, au contraire. Ici un Labeaume serait déjà passé sous le rouleau compresseur.

      Les structures de la Ville…
      Le grand ennemi est Fernandez! Youppi, on a trouvé sur qui taper! Sérieusement, Legault croit-il qu’il règlera les “one way” en devenant arbitre entre le 450 et le 514 ? Il n’apporte encore rien de rien, des paroles pour soulever les frustrations et pas un mot sur sa façon de gouverner à l’avenir.

      Transports en commun…
      Québec va régler. Québec va régler. Québec va régler. Le consensus ici est impossible. Laissez-moi faire. Je suis prêt. On verra.

      Il est absolument faux que le métro coûte plus cher que le train. Ce monsieur parle à tort et à travers. Est-il ignorant ou menteur ?

      Il parle de Montréal comme il parlerait de Tombouctou. Quelques belles paroles qui démontrent surtout un vide abyssal.
      ————————————————————————
      C’est qui ça, Legault ???

      Dans les faits il y a ici deux promesses : il va enlever tout pouvoir à la région et mettre un compteur sur son bureau. Un cas grave oui : il n’est pas encore entré qu’il faut déjà le sortir.

      Jean-François Trottier

    • J’espère que M. Legault, ou du moins des membres de son équipe, liront les commentaires.

      Sur le leadership :

      Bien qu’il y ait des problèmes structurels à Montréal, la région en tant que tel a réussi à élaborer des politiques communes et des demandes communes. Le plan de transport et le PMAD sont des exemple. Bien sûr, ça pris du temps à naître, mais ces politiques communes viennent de gens de la région qui ensemble ont fixé des priorité. Le leadership, c’est aussi de ne pas refaire ce qui a été fait et bien fait pour arriver avec ses gros sabots dans un secteur où on en connaît moins que les principaux intéressés.

      Sur le guichet unique, à priori ça me semble une bonne idée, mais je ne connais pas assez le domaine

      Sur le maire Tremblay, je ne suis pas certain de le suivre. Labaume est bien mignon avec ses crisettes, mais pour son show, il néglige les infrastructures de base. Tremblay remet le navire à flot en réparant les structures et en renflouant les déficit des caisses de retraite.

      Sur les structures de la Ville, là, je décroche totalement. Oui, les camions qui doivent traverser la ville doivent passer par le Plateau. Et ils le peuvent parfaitement, les artères de transit sont là. Ce qui n’est plus possible, c’est de foncer en fou dans les petites rues résidentielles pour s’épargner 2 minutes sur les grandes artères. Est-ce que Legault propose vraiment de favoriser le passage à haute vitesse et intense du trafic de transit dans les petites rues étroites et résidentielles du Plateau ? Vraiment ? Et des gens à Montréal supporteraient ça ? C’est plus une politique pour les 450 (non, je ne veux pas partir la guerre 514-450 mais le commentaire Legault vise à flatter les 450 au détriment de la qualité de vie des 514)

      Sur le transport en commun, pourquoi ne pas mettre en oeuvre les demandes du milieu ? C’est ça qui compte le plus. Par passage, le métro, la priorité de la CMM, coûte moins cher que le train, et ça roule beau temps mauvais temps. Favoriser le train de banlieue, c’est flatter les 450 encore.

      Franchement, il me déçoit ce Legault.

      Simon Chartrand

    • Le fait de penser que Montréal est important est déjà une amélioration.

      Le grand problème est qu’il y a beaucoup de besoins à Montréal, que les centres de décisions sont à Québec et que les électeurs de Montréal n’ont pas un grand poids politique car ils pèsent 2 fois moins que des électeurs en régions et qu’en plus il y a polarisation du vote.

      Il est préférable d’avoir une personne qui veut vraiment régler les problèmes et qui part avec des mauvaises solutions mais qui changera d’idée en cours de route parce qu’il veut régler les problèmes.

      Il semble que M. Legault est une personne qui peut changer d’idée lorsqu’il constate que ça ne fonctionne pas.

      Daniel Legault

    • @jean-francois trottier et simon c

      Après la lecture de vos textes @#$%?&* Je suis encore plus convaincu de l’importance de voter pour François Legault, non mais c’est une vraie farce… Vous souhaité même que M. Legault ou encore quelqu’un de son équipe liront vos commentaires

      ”dompter la bête” au lieu de la laisser s’épanouir” S’ÉPANOUIR!!!

      ”Tremblay remet le navire à flot en réparant les structures et en renflouant les déficit des caisses de retraite.” DU VRAI DÉLIRE!

      C’est incroyable de lire de pareil chose, vous êtes au bord du gouffre, la ville est en ruine, vous êtes à genoux devant Charest pour qu’il taxe toute la province afin de vous sortir du trou, donc SVP! Gardez vous un peu gêne. Ça ressemble de plus en plus au tiers monde…

      D. Boulianne

    • @simonc
      Legault flatte dans le mauvais sens du poil de toute façon. C’est pas des trains que la banlieue a besoin (et les citadins également). Ce sont des lignes de transports rapides nord-sud ou est-ouest qui ne ramènent pas tout le monde dans les goulots d’étranglement que sont devenus les lignes de Métro.

      @legada
      “mauvaises solutions” “peut changer d’idée lorsqu’il constate que ça ne fonctionne pas”
      On appelle ça quelqu’un qui manque de vision et un impatient. Des plans d’urbanisme dessinés sur une napkin du Starbucks on en a pas besoin. Corriger une erreur coute plus cher que le temps investi dans une bonne planification. C’est une notion élémentaire pour quiconque fait de la gestion de projet.

      Alain Lajoie

    • Le métro de Montréal est une aberration. Dans presque toutes les grandes villes, comme New York, le métro fait le plus gros du trajet à la surface c’est à dire à l’extérieur. Les ram de métro utilisent aussi de nombreux viaducs qui leur sont dédiés. La section sous- terre est spécifiquement utilisé dans les centre- ville, ainsi les couts de constructions exorbitant du sous-terrain sont ainsi évité quand les véhicule passent dans les zones moins encombrées. Cette option est impossible pour Montréal puisque son métro de roule sur des pneus et non sur des rails et des pneus ça glissent l’hiver ce qui impliquerait des déneigements et de nombreux retards. Un autre mauvais choix a été fait récemment lors du renouvellement de la flotte du véhicule. S’il était sur rail les nouveaux véhicules du métro pourraient facilement boucler toute la région de Montréal en comptant sur une bonne portion de ses circuit à l’extérieur construit à un fraction du prix. En plus ils seraient propulsé par l’électricité bien entendus.
      José Ferreira

    • Je ne suis pas un partisan de François Legault, mais je considère son analyse concernant la gouvernance de Montréal tout à fait réaliste lorsqu’il considère que l’économie du Québec est directement reliée à celle de Montréal et qu’on ne peut atteindre le bien commun en laissant les maires de banlieues se regarder le nombril. Mais, d’abord et avant tout, Québec se doit absolument de revoir la structure administrative de la Métropole où une chatte ne parvient même plus à retrouver ses petits…et là-dessus ce n’est certainement pas l’ineffable Gérald Tremblay qui, malheureusement, battra le fer pendant qu’il est chaud.

      Pierre Samuel
      Montréal

    • @Boulianne:

      Le délire, c’est de faire des commentaires sur les commentaires sans prendre la peine de s’informer.

      Ainsi, vous auriez pu lire les 5 derniers budgets de Tremblay et voir noir sur blanc que oui, les infrastructures sont remises à niveau et que les caissent commencent à être renflouées.

      Quoique si vous représentez l’électeur moyen de la CAQ, soit juger rapidement sans s’informer, il faudra voter contre Legault.

      Simon Chartrand

    • @José Ferreira :

      Quand le métro de Montréal fut construit, le choix du système sur pneumatique fut décidé pour 1- avoir suffisamment de traction pour gravir les pentes, ce qui aurait été problématique avec la technologie fer sur fer de l’époque, 2- pour un plus grand confort de roulement et plus de silence. Le choix de le faire entièrement souterrain fut orienté par la rigueur des hivers.

      Lors du renouvellement, il aurait été possible de passer au fer. Une compagnie chinoise voulait faire cela mais puisque la surface de contact est moindre, il aurait fallu changer les dalles de béton de tous les tunnels et de toutes les stations. De plus, selon les ingénieurs de la STM, passer au fer aurait impliqué de relever tous les quais, car il faut des suspensions plus volumineuses avec le du fer, ce qui donne une hauteur hors-tout supérieure.

      Simon Chartrand

    • Pour revenir au métro sur pneu, on pourrait à la rigueur le faire passer sur viaducs couverts, vitrés sur les côtés. Ça se ferait sûrement et permettrait des prolongements non souterrains dans certaines zones qui seraient moins coûteux. Si un jour on construit une nouvelle ligne de métro, elle pourrait être sur roue de métal. J’ai pris des métros modernes sur roue de métal en Asie et c’est très confortable, pas nécessairement plus bruyant.

      François B.

    • @Bret

      Les métros fer sur fer utilisent maintenant des contre-ondes pour atténuera le bruit, une technologie bien plus récente que le métro de Montréal, même si le principe de la contre-onde était connu depuis longtemps. Les ordinateurs des années ‘60 n’auraient jamais pu gérer ça.

      Simon Chartrand

    • Ben ouin! M’sieur Legault! Doublons les parcs industriels en vidant les poumons de la planète, les milieux humides au lieu d’utiliser tous les terrains et édifices industriels à louer ou à vendre tout le long de l’A-20 et autres endroits!

      Je mettrais une main au feu que “Canards Illimités” se sont fait couper les fonds dont ils auraient eu besoin pour poursuivre la cartographie de ces milieux humides entamée en 2011. Y en a-t-il d’autres qui n’auraient pas peur de perdre une de leurs mains? (Sans compter le lobby des promoteurs qui veut tous les lopins de terre, humide ou pas, dans la région métropolitaine.)

      Et de voir maintenant comment M. Charest traitera de la question… MDR

      J. Lincourt

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