Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Samedi 18 août 2012 | Mise en ligne à 8h16 | Commenter Commentaires (32)

    Un conseiller municipal, ça ne sert à rien. Non?

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    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    À quoi sert un conseiller municipal, au juste?

    La question, manifestement, se pose suite aux propos de François Legault, qui suggère de couper bêtement un élu sur deux afin de rendre Montréal plus efficace.

    La question se pose aussi suite aux commentaires de certains lecteurs qui ont ridiculisé mon plaidoyer pour la proximité, comme si j’étais un grand naïf qui vivait sur une autre planète.

    «Vous trouvez que les Montréalais sont proches de leur administration, mais où habitez-vous? Qui côtoyez-vous?», me demande Bernard Théroux.

    «Vous parlez de services de proximité, ajoute G. Lalande. Mais moi, je ne le connais pas, mon élu. Je ne l’ai jamais vu. J’aimerais bien jaser avec lui une ou deux heures par semaine, proximité oblige. On pourrait parler, par exemple, du trottoir qui est craqué au coin de la rue, et d’autre chose comme ça de première importance. Mais non, je ne le vois jamais.»

    J’ai donc cru bon de lancer une perche à ces mêmes élus, histoire de leur demander à quoi ils servent. Pas que je considère que leur nombre doit nécessairement rester le même, comme certains l’ont compris suite à mon dernier billet, mais simplement parce que je trouve que leur rôle est méconnu et surtout, sous-estimé.

    Avant de penser revoir la structure de la Ville en coupant simplement le nombre d’élus comme s’il s’agissait d’un remède magique, il est nécessaire de bien comprendre ce que ces derniers font, me semble-t-il.

    Voici leur réponse :

    arton2-d1bb1Louise Harel, chef de l’opposition officielle et conseillère de ville du district de Maisonneuve-Longue-Pointe (Vision Montréal)

    J’aurai toujours la fierté d’avoir introduit à titre de ministre de la Métropole l’organisation des arrondissements au sein de la grande ville de Montréal, en 2000.

    Montréal souffrait d’une hypercentralisation et, à l’instar des autres grandes villes dans le monde, pouvait dorénavant offrir des services de proximité à ses citoyens et renforcer leurs sentiments d’appartenance, de responsabilité et de solidarité à l’égard de leur environnement et de leurs voisins. D’autant que pour la première fois dans l’histoire de leur ville, les Montréalais pouvaient s’opposer par voie référendaire à un changement de zonage.

    L’élu municipal introduit dans l’engrenage de la gestion des services de première ligne (habitation, sportif, culturel, urbain, environnementaux…) la primauté du point de vue du citoyen au regard de la machine administrative.

    La capacité de manifester son désaccord en refusant ultimement de renouveler le mandat d’un élu favorise l’implication citoyenne, donne prise sur le milieu et fait reculer le cynisme et la déresponsabilisation.

    Après vingt-huit années à l’Assemblée nationale en tant que députée pourtant impliquée dans son quartier, jamais je n’avais connu une telle proximité que depuis ma fonction de conseillère municipale. Les citoyens attendent des réponses directes, concrètes sur un nombre incalculable de sujets, de la lutte aux îlots de chaleurs, à l’animation dans les parcs, au traitement fait aux animaux, aux mesures d’apaisement de la circulation, à la fermeture d’une entreprise, etc.

    C’est passionnant !

    ***

    François-Croteau_officielle2_2012_webFrançois William Croteau, Maire de l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie (Projet Montréal)

    Le rôle d’un élu municipal est d’abord législatif. Qu’il soit maire d’arrondissement ou conseiller de ville, l’élu se doit de siéger au conseil municipal, là où les décisions concernant la Ville sont débattues. Nous devons donc nous en approprier les tenants et aboutissants en lisant l’ordre du jour et les différents dossiers à l’étude et préparer nos interventions pour voter. À Montréal, les élus municipaux doivent aussi siéger au conseil d’arrondissement. Les maires d’arrondissement dirigent l’assemblée. Les élus doivent également voter au conseil d’arrondissement.

    La branche exécutive, dans un arrondissement, est exercée par le maire d’arrondissement. C’est de lui que relèvent toutes les décisions d’ordre administratives et quotidiennes, comme par exemple, l’autorisation des dépenses. Le rôle du maire d’arrondissement peut se comparer à celui d’un PDG d’une entreprise.

    Le rôle d’un élu municipal consiste aussi à répondre aux demandes des citoyens, des associations et d’autres organisations qui sont en lien avec la Ville ou l’arrondissement. Que ce soit pour un litige, une demande de collaboration ou une simple plainte de nid de poule, les élus doivent faire le pont entre les demandes des citoyens et les réalités de l’administration municipale.

    En parallèle, les élus exercent un rôle de représentation auprès des organismes, des associations ou des groupes qui interviennent dans l’arrondissement. Les élus deviennent donc, en quelque sorte, des ambassadeurs de leur quartier! Un bon élu municipal, pour accomplir toutes ses tâches, y consacre plus de 50 heures par semaine.

    ***

    profil65Jocelyn Ann Campbell, conseillère de la ville, district de Saint-Sulpice, embre des conseils d’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville et de Ville-Marie ((Union Montréal)

    Les grandes activités humaines que sont le travail, la famille, les études et les loisirs se concentrent dans les villes qui héritent de la responsabilité d’assurer aux citoyens les multiples services exigés par la société.

    L’administration municipale gère les grands dossiers liés au transport, à l’habitation, à la sécurité, à l’eau potable, à l’environnement, aux parcs, aux infrastructures, aux loisirs et à l’urbanisme. Elle s’occupe aussi des services directs comme le déneigement, la réfection routière, les bibliothèques, la gestion de la circulation et du stationnement, la collecte des déchets et la propreté.

    Ce sont des enjeux quotidiens qui déterminent la qualité de vie des résidents de nos quartiers. Les attentes envers les élus sont élevées et souvent pressantes. La ligne est toujours mince entre l’intérêt particulier et le bien commun. Notre travail est un exercice d’équilibre. Nous sommes l’interface incontournable entre le citoyen et l’administration.

    La gestion des budgets municipaux dont les sources de revenus sont limitées se fait toujours dans la contrainte et exige des arbitrages douloureux sous la pression directe des contribuables.

    Notre travail demande de plus en plus de compétences. Nous siégeons aux conseils de ville et d’arrondissement, aux commissions de la ville, de l’agglomération et de la Communauté métropolitaine de Montréal. Nous sommes membres du CCU (comité consultatif d’urbanisme) et de divers comités qui exigent du temps et de la générosité. La ville est aujourd’hui le cœur de la vie dans nos sociétés. C’est une aventure intellectuelle, morale et émotive pour celles et ceux qui la choisissent.

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    • On dit pas qu’un conseiller ça sert a rien, on dit qu’il y en a trop, pourquoi a la Chambre des communes a Ottawa 75 députés c’est assez pour représenter les Québécois , mais a l’Assemblée nationale a Québec ça en prend 125 députés pour nous représenter ? Pourquoi New York avec 8 millions d’habitants arrive a fonctionner avec seulement un maire et 50 conseillers et a Montréal, pour une population de 1,3 millions de personnes ça prend 27 maires d’arrondissements et 100 et quelques conseillers ? Tant qu’a moi, a MTL il devrait avoir un maire et un conseiller par ancienne municipalité ce qui donnerait environ 27 conseillers.

      Y. Béchard

    • @mr. Cardinal
      Et le but de votre exercice était de prouver que vous étiez vraiment naïf?
      Vous croyez vraiment qu’il y aurait un élu qui vous dirait candidement: “effectivement, M. Legault a raison, je ne suis assez inutile.”

      La question n’est pas de savoir si les élus sont complètement inutiles, il faut le voir en termes d’efficacité et de rendement marginal.
      Venez me dire que les New Yorkais se sentent moins bien représentés que nous! Ou les citoyens de Vancouver ou de Los Angeles?
      Allez sonder le taux de satisfaction des élus montréalais versus les autres grandes villes nord-américaines puis comparer le ratio de conseillers par centaines de milliers d’habitants.

      C’est exactement cela qu’on appelle du gras en gestion.

      Alexandre Turmel

    • Aucune des réponses n’est convaincantes.

      @teddybear 09h14

      Bien d’accord avec votre équation au niveau municipal, rien a dire.
      Par contre dans votre comparaison avec les députés d’Ottawa versus ceux du Québec, vous oubliez que le faible nombre de députés réduit considérablement le poids démocratique du Québec et qui fait parti d’une stratégie centenaire visant à assimiler le Québec conquis. On est dans un autre ordre de concept.
      F. Coupal

    • Bonjour
      Mme Harel parle de «primauté du point de vue citoyen». Bien d’accord avec elle dans l’opposition. C’est son rôle. J’aime bien la vision de M. William mais la ligne de parti ne lui donne pas les coudées franches. Mme Campbell, au travers de son texte, est bien consciente des enjeux de la ville. Il est improbable d’après moi de posséder toutes les compétences auquelles elle fait référence. C’est pourquoi d’après moi, l’élu a un rôle de vision, d’orientation, sur les grands enjeux de la ville. On dira ce que l’on voudra mais il est imputable et «sa» sanction tombe aux quatres ans. J’aimerais moi aussi voir leur nombre réduit. Je préfererais donc qu’au niveau de la proximité des services aux citoyens et au plus haut palier de l’arrondissement, qu’un fonctionnaire, imputable lui aussi d’une façon efficace, soit en poste pour assurer la livraison des services.
      Merci
      S. Legault

    • Vous avez tout à fait raison, un conseiller municipal ou rond de cuir ne sert absolument à rien à Montréal, j’espère de tout coeur que M. Legault va le faire le ménage (des conseillers, fonction publique, commission scolaire. hydro québec)

      D.BOULIANNE

    • @ teddybear
      Entièrement d’accord avec vous ! J’écoute de temps à autre les débats du conseil municipal de Québec et je vous avoue que le maire de Québec a entièrement raison de diminuer le nombre de conseillers. Certaines interventions sont pathétiques !
      R. Gagnon

    • Montréal (ville “importante” la plus pauvre au pays) est la seule municipalité en Amérique du nord à avoir 20 maires… Et nous avons aussi le conseil municipal le plus obèse, sans compter les élus dans les arrondissements… Le roîtelet-maire de Projet Montréal dans Rosemont se gourre dès le départ en disant “Le rôle d’un élu municipal est d’abord législatif”. Il devrait savoir qu’une administration locale adopte des règlements, et qu’un gouvernement adopte des lois… Le nombre d’élus adéquat au conseil de ville de Montréal devrait être d’au plus 63, mais comme maire (unique…) je le ferais baisser à 40. Exit les élus d’arrondissements et la lourdeur bureaucratique inutile, truffée de “petits amis des partis au pouvoir”. Si la position de Projet Montréal n’a pas changé, ce parti voudrait conserver les 103 postes électifs… Quelle folie !
      Michel Bédard
      signataire du mémo de Fierté Montréal, et gestionnaire municipal de formation.

    • Pour tous ceux qui pensent que les conseillers municipaux ne servent à rien, soit que vous n’avez jamais eu un problème vous affectant personnellement qui relève du municipal, soit que vous avez été trop paresseux pour: 1. chercher qui est votre conseiller municipal; 2. communiquer avec elle ou lui pour expliquer votre problème et en chercher la solution.

      J’habite à Ville Saint-Laurent et quand j’ai quelque chose à dire ou quand je veux qu’on m’explique quelque chose, je me démène: en allant à une réunion du conseil municipal ou en communiquant avec mon conseiller municipal ou en contactant le service municipal concerné.

      C’est peut-être plus difficile pour les personnes les plus âgées qui ont de la difficulté à déchiffrer un annuaire téléphonique et qui n’ont aucune idée de ce qu’est internet ou un ordinateur (j’en connais pourtant qui ont 90 ans et qui savent…), mais dans la population en général, il n’y a aucune excuse à dire qu’un conseiller municipal ne sert à rien.

      Les élus municipaux répondent-ils toujours aux attentes de leurs citoyens? Non. Les municipalités sont-elles parfois injustes avec leurs citoyens? Oui. (Exemple d’amis chez qui un arbre voisin est tombé, arbre qu’on se “déchire” maintenant qu’il n’est plus là. Il y a 3 ans, la Ville disait que le proprio du terrain n’avait pas le droit d’y toucher car il appartenait à la Ville, maintenant qu’il est tombé, il appartient au proprio du terrain. En sus, la Ville dit que de nombreux arbres qui étaient considérés lui appartenir ne lui appartiennent plus – ça, c’est maintenant qu’ils sont tous en train de tomber malades…) La municipalité arrive-t-elle à régler tous les problèmes? Non. Puis si vous êtes propriétaire de bâtiment, c’est sûr que si vous faites des améliorations, vous allez payer plus de taxes: c’est débile comme ça. Vous dépensez pour améliorer, on vous taxe sur la nouvelle valeur, même s’il s’agit de choses aussi bêtes et nécessaires que changer portes et fenêtres pourries par le temps.

      J. Lincourt

    • @teddybear: absolument!

      Vivement Legault et son grand ménage.

      T. Rightman.

    • Ils ne sont pas inutiles, ils sont en premiere ligne pour s’assurer que
      les pots de vins et magouilles de toutes sortes servent le parti au pouvoir.

      C’est ce qu’on appelle la proximite…
      P Allen

    • @sicnarfc

      “Bien d’accord avec votre équation au niveau municipal, rien a dire.
      Par contre dans votre comparaison avec les députés d’Ottawa versus ceux du Québec, vous oubliez que le faible nombre de députés réduit considérablement le poids démocratique du Québec et qui fait parti d’une stratégie centenaire visant à assimiler le Québec conquis. On est dans un autre ordre de concept”

      C’est quand même pas la faute au Canada anglais si depuis 40 ans on fait pu d’enfants au Québec, que nos immigrants, après 6 mois, déménagent dans une autre province. On est 23% de la population au Canada et pourtant on 24% des sièges a la Chambre des communes et le méchant Harper veut augmenter la députation du Québec encore de trois sièges, malgré que notre population n’augmente pas, le méchant Harper qui fait un doigt d’honneur a la démocratie pour faire plaisir aux Québécois, c’est a se demander pourquoi il pogne pas plus au Québec.

      Y. Béchard

    • Ménage, réduire, inutile…

      Que de beaux mots pour parler des conseillers comme des fonctionnaires, B.S., étudiants, syndicats, professeurs, défenseurs du CH, artistes, Inuits, écureuils, responsables de sécurité, Algériennes, journaleux de Radio-Canada, résidants du Plateau et quelques poteaux de téléphone dont on me dit qu’ils n’ont même pas voté aux dernières élections.

      En fin de compte, j’ai bien compté et nous sommes 17 pour faire vivre tout le Québec, les autres sont des parasites. Alors aussi bien en profiter pour parler entre nous:

      Je suis bien d’accord pour réduire le nombre de conseillers à Montréal, pas de doute. La question est : qu’y gagnerons-nous à part quelques centaines de milliers de dollars divisés par
      deux millions de personnes ? Je m’inscris tout de suite pour recevoir mes cinquante cents, j’y tiens beaucoup. Chèque certifié je vous prie.

      D’accord, on fait le ménage, on jette le bois inutile, et on fait quoi ensuite ?

      Le nombre de conseillers est probablement un problème mais ce n’est pas LE problème. Parlons plutôt de décentralisation maladive et surtout de manque profond de transparence.

      Je ne veux accuser personne à l’Hôtel de Ville contrairement à ce qui pourrait sembler. Il est possible qu’il y ait grenouillage et copinage dans l’administration actuelle mais à la limite je crois que la responsabilité en incombe bien plus à la structure de gérance et non aux élus actuels.

      Comment un directeur de l’exécutif peut-il faire preuve de transparence quand il est débordé et toujours coincé dans des budgets aussi serrés ? On me donnerait la job que je n’en voudrais pas. Quelle question aller lui poser quand absolument tout arrive sur son bureau ? Je ne souhaite pas non plus devenir journaliste au municipal, y a rien à comprendre dans un tel fouillis.

      Quant à la décentralisation… Quelle est la personne qui a pensé à laisser le déneigement à l’administration des arrondissements ? Probablement quelqu’un qui conduit un 4X4 et a un garage parce que, stationner à Montréal en hiver… faut être patient et un peu fou.

      En clair, centralisation oui mais restructuration de l’exécutif en plusieurs responsables imputables et aptes à répondre devant la population par journaliste interposé, sinon le fouillis va se perpétuer et grossir encore.

      Évidemment je puis en décider en, attendez… je crois qu’il me reste 10 minutes à mon agenda pour le début de la semaine prochaine, ça devrait suffire. Bon, je doute que ça fonctionne plus de trois mois. Et alors, on s’en fout, au moins on aura fait quelque chose, s’pas ?

      Sans concertation nous irons encore direct dans le mur, c’est évident. Ce truc infâme monté sans réflexion il y a neuf ans a déjà causé assez de problèmes, il faudrait être vraiment maso pour refaire la même erreur.

      Montréal a la chance d’être multiple et diverse, l’enfermer dans un système de broche à foin où les décisions sont impossibles à retracer est la dernière chose que je souhaite d’autant plus que nous sommes dedans jusqu’au cou.

      Ben oui, je demande un effort de réflexion concertée en un délai raisonnable et ensuite une action dirigée. C’est ça ou… mais qu’est-ce que vous avez contre les écureuils ?

      Jean-François Trottier

    • Je suis d’accort avec J. Lincourt (@jolico). Je suis de ceux qui se plaignent. Le lampadaire en face de chez moi fonctionne mal depuis 1 mois. Je le signale aux services municipaux, ça ne bouge pas, je le signale à mon conseiller et à mon maire d’arrondissement, ça se règle.

      Ma méthode est la suivante: Je me plains aux services concernés et ensuite je me plains aux élus. En général, cela fonctionne.

      J’ai le souvenir d’une plainte contre le traitement arbitraire d’une université à M. Ryan qui était Ministre de l’éducation et un sous-ministre m’a téléphoné pour dire qu’il étudiait le dossier (les courriels n’existait pas à l’époque). Le problème a été réglé à ma satisfaction et à celles de tous les étudiants qui étaient dans mon cas.

      Un des gros problèmes de notre démocratie, c’est les gens ne prennent pas le temps de s’occuper de leur problème.

      Il faut améliorer la gouvernance de Montréal mais ne pas être dogmatique. Il faut analyser le problème et trouver des solutions. Présentement, j’ai l’impression que nous avons des guerres de religions. J’ai souvent l’impression que l’on veut niveler par le bas et non s’inspirer des arrondissement les plus performants.

      Quand à l’exemple du déneigement à Montréal, qui serait mieux si c’était centralisé, ceux qui préconisent cette solution, se trompent. J’ai 55 ans et j’ai toujours vécu à Verdun. J’ai connu la vraie tempête du siècle. J’ai fait du ski de fond dans les divers pars de l’Île et si on tombait à coté de la piste, on avait de la difficulté à se relever car il avait 3 pied de neige. J’ai toujours vu un déneigement impeccable à Verdun et épouvantable sur l’autre coté de la rue qui était à Montréal.

      Il faut avoir une structure qui est à la fois centralisée et centralisée.

      On définit au centre les objectifs de déneigement. On divise la ville en secteurs et on donne des ressources aux secteurs et on nomme des responsables qui organisent le déneigement des secteurs. On élabore des plans que l’on conserve sur papier pour ne pas les perdre dans le système informatique et on les perfectionne à chaque année. Et c’est une bonne chose d’avoir un élu que l’on peut débarquer aux prochaines élections pour se plaindre du déneigement.

      L’hiver passé, je suis resté pris dans la neige sur le Plateau avec ma mini-van qui est haute sur roue, avec des pneus d’hiver d’excellente qualité et un système de contrôle de traction. Il a fallu que j’utilise des “traction aid” que je n’avait jamais utilisé avec ce véhicule qui avait 11 ans. Pourtant, avec ce véhicule, j’ai circulé en région dans de grosses tempêtes et je n’ai jamais été immobilisé. Mais je n’avais pas à circuler sur le Plateau en auto, car c’est pour les jeunes et les athlètes qui peuvent circuler en vélo dans une tempête de neige.

      Daniel Legault

    • L’argument de New York dit tout. Mais au Québec on aime beurrer épais. Une saine gestion ce n’est pas dans notre vocabulaire. En ayant plusieurs couches de gestion, on en arrive a ne plus trouver qui est responsable de qui et de quoi. C’est pas demain que ca va changer.

    • Signature: Louise Gagné

    • Plutôt d’accord avec @jolico 12h49.
      Je crois malheureusement que le débat illustre aussi la vision biaisée de la démocratie, vision selon llaquelle il n’y a aucun effort à faire du côté du citoyen, que tout doit se régler par magie.
      Il y a quand même un minimum. Si les gens ne connaissent pas leur conseiller… qu’est-ce qu’ils attendent? Ce sont les mêmes qui n’ouvriront pas la porte à un conseiller en campagne, qui n’ont jamais assisté à une séance de conseil municipal, qui ne se sont jamais donné la peine d’accepter une invitation à aller prendre un verre de punch dans le parc par un beau samedi ou la conseillère faisait un barbecue. Oui, ça prend du temps. Oui, ça demande un effort. Mais si vous n’allez pas voter et que vous ne vous donnez pas la peine de vous renseigner, c’est trop facile ensuite de dire “ça sert à rien”.
      Ma conseillère est Susan Clarke. Avant c’était Warren Allmand. Je les ai croisés quand ils faisaient du porte à porte. Je sais qui ils sont. Je leur écrit au besoin… et… oh surprise… j’ai eu des réponses!
      Ben oui.
      Peu importe si il y en a 100 ou si il y en a 20, il faut se donner le trouble d’interagir et de se renseigner. La démocratie par chiâlage est beaucoup moins efficace.
      JFGarneau

    • en lisant les réponses on voit vite qui sont les professionnels de la politique et qui veut servir le peuple

      albert bela

    • Je pense sérieusement à briguer le poste de Conseiller de mon district dans mon merveilleux village de l’Estrie. Or, je suis retraité depuis déjà 19 mois et ça m’épate. Alors, pour le cas où je serais élu, j’espère de tout coeur ne servir à rien. Quoi? Vous pensez que je devrais poser ma candidature pour un poste de fonctionnaire? C’est pas con ça!
      R. Ducharme

    • D’après mon expérience personnelle ça ne sert pas à grand chose.

      P Brasseur.

    • @legada
      A chaque années, ils changent de contracteur dans mon quartier à Laval, pour le déneigement. En général, le service est assez uniforme. Mais il y a deux ans, Ils passaient 2-3 fois dans les petites rues et négligaient les grands boulevards. J’ai appelé au “comptoir multiservice” qui est le même pour tout Laval (fusion de 14 villes il y a longtemps). J’ai eu un retour d’appel dans la journée et le contracteur a corrigé le tir à la tempète suivante.
      Je ne sais pas si être passé par le conseiller, ça aurait été plus long mais lorsque les bons services sont centralisées, ça aide à accélérer leur résolution.
      Pour ce qui est du service sur le Plateau. Ils ont décentralisé le service et ça montre que le moindre hurluberlu qui part sur un power trip peut tout foutre en l’air.

      Alain Lajoie

    • @JFrancois0002 ”Si les gens ne connaissent pas leur conseiller…c’est qu’il ne se sont jamais donné la peine d’accepter une invitation à aller prendre un verre de punch dans le parc par un beau samedi ou la conseillère faisait un barbecue. Oui, ça prend du temps. Oui, ça demande un effort. Mais si vous n’allez pas voter et que vous ne vous donnez pas la peine de vous renseigner, c’est trop facile ensuite de dire “ça sert à rien” Peu importe si il y en a 100 ou si il y en a 20….

      NON! Mais je suis en plein cauchemar ou quoi… qu’il y en est 100 ou 20sa change quoi!!!
      va faire un pique-nique avec ton conseiller tu va l’apprécié@#$%?&*

      NON! Mais on s’en va où là, c’est du délire total…

      dboulianne

    • @boulianne8
      puisque vous semblez ne pas avoir compris mon propos,(ou ne pas vouloir comprendre) mon point c’est que peu importe qu’il y ait 10 conseillers municipaux, ou 20, ou 22, ou 31…( d’aileurs c’est quoi dans votre tête le nombre “parfait”?) mon point est qu’un conseiller municipal, c’est un élu de PROXIMITÉ, et que à beau chiâler celui qui ne s’est jamais donné la peine d’entrer en contact avec son conseiller.
      À Montréal, il y a les bureaux d’arrondissement, les séances du conseil, la poste de la Reine, le couriel (oui les adresses mails sont publiques) et, pour autant que ça vous chante plusieurs occasions publiques… comme les pique-nique annuels (n’en déplaise à vos #@@%$?)
      Bon, après, on peut avoir la discussion si 20 c’est assez ou 100 c’est trop (et vos cauchemars le cas échéant), mais mon point (encore) est que chaque citoyen a UN conseiller municipal, et je réagis au commentaire dans le billet ci-haut (de G. Lalande) :
      “Mais moi, je ne le connais pas, mon élu. Je ne l’ai jamais vu. J’aimerais bien jaser avec lui une ou deux heures par semaine, proximité oblige.”
      Pour ne pas connaitre son élu, et ne l’avoir jamias vu, il faut faire preuve de mauvaise foi, ou tout simplement être très paresseux. La démocratie demande un MINIMUM d’effort.
      JF Garneau

    • Ce qui me fait rire dans ce faut débat au sujet du nombre d’élus montréalais, c’est que certains semblent s’imaginer qu’avec moins d’élus, le travail se ferait tout seul pour moins cher. Comme si l’on gaspillait des millions par année en salaires inutilement versés.

      À titre d’anecdote pour illustrer mon propos, le maire du Plateau (oh mon dieu je viens de parler de lui!) n’a même pas d’assistant ou d’assistante administrative. Son horaire, comme celui des autres élus est saturé.

      Selon cette réalité, chaque poste d’élu coupé devrait donc être remplacé par, au minimum, un cadre non élu. Connaissez-vous l’échelle salariale qui prévaut pour ce genre de poste? Ne comptez donc pas sur une économie d’échelle. En plus, un directeur n’est pas redevable envers la population.

      Il n’est pas impossible de revoir le modèle administratif montréalais. C’est souhaitable en fait. Mais ce qu’il faut garder en tête, c’est que l’équilibre qui prévalait avant l’aventure fusion-défusion a eu la vie dure depuis 10 ans.

      Continuer avec une vision aller-rentre-dedans n’arrangera rien. Ce qui est fait, est fait. Maintenant il faut démêler ce tas de noeuds, impossible de tout jeter.

      Pas si difficile à comprendre il me semble.

      Francis Huneault

    • On fait maintenant l’apologie de la strucutre actuel, wow. Après on se demande pourquoi on tourne en rond.

      Bernad théroux
      Hochelaga

    • @JFrancois0002
      “Pour ne pas connaitre son élu, et ne l’avoir jamias vu, il faut faire preuve de mauvaise foi, ou tout simplement être très paresseux.”
      Troisième option : Ne pas avoir de temps à perdre à rencontrer des gens avec qui je n’aurais probablement jamais à avoir à faire !!! Et même lorsque j’aurais à le rencontrer, qu’est-ce que aurait changé que je le connaisse ? J’en ai un seul conseiller. Je vais prendre celui qui est là avec ses qualités et ses défauts.
      Quatrième option : Se foutre pas mal d’un beau parleur parce qu’il ne tient pas ses promesses qu’il m’a fait sur le pas de ma porte. A savoir, faire quelque chose pour les voiture pétaradantes qui polluent le quartier. (Celui qui est venu chez moi lors de la campagne électorale, je ne me souvient même plus s’il a été élu.)
      Cinquième option: Avoir entendu une conversation au restaurant d’un groupe de conseillers municipaux qui a confirmé chez moi qu’ils se sacrent bien de leurs électeurs ou d’un quelconque plan d’urbanisme.

      Je vais rencontrer mon agent d’assurance et planificateur financier parce qu’il a un bien plus grand effet sur ma vie. Le médecin également. Mon psy si j’en avais un. Mes amis, ma famille, ma massothérapeute. Pis après tout ça, si jamais j’ai encore du temps, là j’irais voir des gens dont l’utilité dans ma vie est quasi nulle.
      Vous êtes visiblement interpellé par l’administration municipale. Ne faites pas de projection, s.v.p. Ne coyez pas que tout le monde devrait être comme vous.

      Alain Lajoie

    • @gl000001
      Non, je ne suis pas “interpellé” par l’administration municipale en particulier. Je suis plutôt interpellé par le cynisme à outrance. Je suis interpelé par le manque de compréhension qu’un système démocratique, pour autant qu’on veuille qu’il marche, nécessite un peu d’effort et d’attention.
      Je pense qu’entre l’élection et les casseroles dans la rue, il y a tout un vaste monde peu exploité de l’implication citoyenne.

      Mais je constate que plusieurs semblent entrer dans la catégorie 6 : S’assurer de ne rien faire pour s’impliquer activement dans notre vie collective pour conserver le droit de chiâler en “backbencher”et tous les traiter comme des pourris, ce que vos propos confirment.
      Ce que je dis, encore une fois puisque ça semble être difficile à comprendre, c’est que c’est bien drôle le cynisme, mais il me semble que ça fait pas avancer les choses.
      Ce que je dis, encore une fois, c’est pas qu’il faut connaitre son conseiller municipal (encore qu’il me semble que c’est le B-A BA de la démocratie, mais passons) mais que si on a besoin de lui ou elle, eh bien ça prend pas la tête à Papineau pour savoir que si on le connais pas pis qu’on veut pas se donner le trouble de le connaitre, pis qu’on se contente de rester dans son salon pour chiâler, pas sûr qu’on obtienne de bien bons résultats. Si le pouvoir est détenu par le peuple, mais que le peuple s’en sacre… ou pire, adopte comme vous une belle attitude passive-aggressive avec sa classe politique.
      JF Garneau

    • Une chose est ABSOLUMENT sûre, c’est qu’à Laval les conseillers ne servent à rien. Ils sont tous du même parti que Gilles Vaillancourt. Ils sont toujours d’accord avec tout ce qu’il a à dire ou à proposer. Il n’y a jamais de débat sur quoi que ce soit. Il n’y a même jamais lecture de procès verbal. L’ordre du jour est lu par un greffier qui a le débit de Louis-José Houde. Tout ça, c’est parce que les décisions doivent se prendre VITE. Pas le temps d’niaiser, et filmez les souliers de Vaillancourt. R. Adams

    • @JFrancois0002
      “pis qu’on se contente de rester dans son salon pour chiâler, pas sûr qu’on obtienne de bien bons résultats”
      Expliquez-moi comment le fait de la connaitre va m’aider si jamais j’ai la malchance d’avoir besoin de lui ?
      Quelle est la valeur ajoutée ? Parce qu’il me connait, il va en faire plus ? Si c’est ça, ça s’appelle du favoritisme et ça devrait rien faire dans la balance. Si c’est ça, ça donne encore plus de raison d’être cynique.

      Et sur une note personnelle, je ne reste pas dans mon salon pour chialer. J’ai fait plusieurs plaintes et demandes d’améliorations au “guichet municipal”. Elles ont toutes été répondues sans avoir à passer par le conseiller.
      Et j’évalue que traiter les gens de paresseux est une attitude agressive tout court.

      Alain Lajoie

    • @francisk & jeanfrancoistrottier

      Vous avez, et de loin, la meilleure vision de la situation. Mais il y a un certain groupe de simplets ”diplômés” qui aime bien tout simplifier à la mesure de leur capacité à comprendre.
      Et il y a les autres qui s’imaginent qu’un conseiller ne sert à rien parce qu’il n’a pas caressé et adulé leur ti-nombril. Ceux là vont écrire des choses genre: Moi…Dans mon cas… et autres firmules qui tournent autour de leur ti-moi.
      Évidemment, ils diront qu’ils ne connaissent pas leur conseiller mais éviteront de dire qu’ils n’ont fait aucun effort pour le rencontrer. Quelle responsabilité….Il eu fallut que le conseiller aille che’ eux pour faire connaissance, évidemment. Misère…
      Les simplets ont maintenant un parti: La caq.

      Sylvain Pelletier

    • @syl20_65
      Votre propension à tout “simplifier” vous fait perdre le sens des interventions. Ce que vous reprochez à certains, sans avoir le courage de les nommer, ne s’applique à personne tellement vous avez tout mélangé dans vos conclusions.

      Alain Lajoie

    • Bla bla bla. Ils ont tous prouvé qu’ils sont inutiles. zzzzzzz

      B Plante

    • Non mais, comment il a fait le maire Drapeau ? Un maire tu seul avec quoi ,50 conseillers ? Ça donner le métro de MTL, la venue des Expos, L’exposition intl de 1967, les Floralies, les Olympiques, l’autoroute Décarie, la Bonaventure; après ça été le maire Doré, les pistes cyclables, les parc natures (est-ce de lui ça ? ). En 2012, Cote des neiges, Cartierville,Ahuntsic, Plateau Mont royal…c’était des quartiers de MTL ça avant, maintenant ce sont des arrondissements ( ça fait tellement Francais ça arrondissement, on reconnait nos élites ici, complètement branchées sur Paris et faisant fi de notre américanité ) avec un maire d’arrondissement pis des conseillers , avec tout le personnel politique qui vient avec j’imagine, et malgré tout ça, y’a pu rien qui se fait a MTL; le projet de Casino associé au Cirque du Soleil ? Non, la réfection de la rue Notre Dame ? Non, le recouvrement de l’autoroute Décarie ? Oubliez ça; le prolongement du boulevard Cavendish ? On attend encore. Bref trop de chefs pas assez d’indiens et y’a du monde qui défende ce modèle.

      Y. Béchard

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