Quel avenir pour Montréal?

Archive, août 2012

Vendredi 31 août 2012 | Mise en ligne à 8h15 | Commenter Commentaires (8)

Jean Charest: «Le Plan Nord pour dynamiser Montréal»

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Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

Je vous soumets les positions des chefs des trois principaux partis sur Montréal, telles qu’ils les ont formulées en rencontre éditoriale avec La Presse cette semaine.

Aujourd’hui : Jean Charest

Sur son bilan…

«Nous avons beaucoup été en appui à Montréal. Je ne suis pas de ceux qui pensent que quand on donne à Québec, c’est comme si on déduisait cela du compte de Montréal. Ce n’est pas vrai. Pensons au Quartier des spectacles, à la salle symphonique, aux importants travaux d’infrastructures, etc.

Nous sommes dans le milieu d’une rénovation de Montréal, tout simplement parce que les gouvernements précédents, toutes tendances confondues, n’ont pas investi dans l’entretien de nos infrastructures. Nous avons donc un déficit dans le maintien des infrastructures que nous sommes en train de réparer au Québec, en particulier à Montréal. Et cela, il faut le faire.»

Sur les projets d’infrastructure…

«Nous avons proposé un certain nombre de mesures, notamment dans le métro de Montréal. Le transport en commun est un élément très important pour nous, pour le développement et pour l’avenir de Montréal.

Nous allons, par exemple, augmenter sensiblement le nombre de voies réservées. Le déploiement du métro sera aussi très important; nous allons mettre 300 millions $ dans le rehaussement des infrastructures. Il y a aussi une série de projets qui touchent le 375e de Montréal, le Parc Jean-Drapeau, le Biodôme, l’Oratoire Saint-Joseph…»

Sur le financement du transport en commun…

«Dans les cinq dernières années, nous avons investi 5 milliards $ dans les immobilisations. Nous avons mis 1,1 milliard $ par année dans les opérations. Le gouvernement précédent mettait autour de 270 millions $.

Avec le marché du carbone, nous allons allez chercher 2,7 milliards $ d’ici 2020. Nous sommes les premiers en Amérique du Nord à faire cela avec la Californie. Et les deux tiers de cet argent, c’est-à-dire 1,5 milliard $, va allez dans le transport collectif. La part du lion va allez à Montréal, forcément, car c’est la moitié de l’économie.»

Sur la taxe sur l’essence…

«Dans notre plan de rééquilibre budgétaire, on a ajouté un sou. On s’en cache pas, on l’a fait. Maintenant, nous avons une formule spécifique pour Montréal en lien avec l’immatriculation. Les maires proposent d’allez en chercher encore plus. Ils seront en élection d’ici un an. Ils pourront le «retester» à nouveau.»

Sur le développement économique…

«Combien de fois avons-nous fait la démonstration que les retombées du Plan Nord sont à Montréal? La Chambre de commerce a commandé un rapport sur les ressources naturelles, c’est 4500 jobs à Montréal, c’est 3800 entreprises. Le moteur économique, il est là.

Il n’y a jamais eu autant de grues dans le ciel de Montréal. Et cette année, on nous annonce des investissements plus importants ici qu’ailleurs au Canada. Les investissements privés, donc, il y en a. Je ne vous dirai pas que cela n’a jamais été aussi bien, mais nous sommes sur la bonne voie.

Or ce qui m’inquiète, c’est d’entendre que certains veulent mettre leurs deux mains dans la gestion de la Caisse de dépôt et placement. Là-dessus, je suis en total désaccord avec M. Legault et Mme Marois là-dessus. C’est une erreur, un retour en arrière vers de vieux réflexes péquistes interventionnistes.»

Sur les structures…

«Je ne retournerai pas dans les structures de Montréal. Nous avons joué dans ce film-là. L’obsession pour les structures au Québec peut parfois être maladive. Il faut plutôt faire marcher les structures avec du leadership. Il faut que les gens travaillent à faire avancer les projets.»

Sur ses relations avec Montréal et les municipalités…

«Nous travaillons de très près avec les leaders du monde municipal. Notre relation est très bonne. Je serais mal pris de vous trouver un gouvernement qui a eu d’aussi bonnes relations avec le monde municipal que le nôtre. Pensez notamment au pacte fiscal et financier qu’on a fait en 2007, qui vient à échéance en 2013.»

Mercredi: François Legault

Hier: Pauline Marois

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Je vous soumets les positions des chefs des trois principaux partis sur Montréal, telles qu’ils les ont formulées en rencontre éditoriale avec La Presse cette semaine.

Aujourd’hui : Pauline Marois.

Sur l’immobilisme de Montréal…

«Je trouve qu’il y a eu un cheminement depuis quelque temps dans la région. Cela a été long, exigeant, pour ne pas dire pénible, mais il s’est adopté un Plan métropolitain d’aménagement et de développement, entre autres pour toute la question des transports. Pour ma part, je compte accompagner ce plan pour qu’il se réalise et pour faire en sorte que l’on continue de développer Montréal avec des objectifs que l’on partage.»

Sur le développement économique…

«Je veux que l’on recentre Montréal sur la création de masses critiques dans des domaines économiques particuliers, un peu comme on l’a fait avec l’aérospatiale, les technologies de l’information et le multimédia.

Dans les sciences de la vie, par exemple, on avait une masse critique intéressante, mais elle s’est un peu effritée parce que le gouvernement a abandonné beaucoup de moyens fiscaux qu’on avait rendus disponibles. Il faut donc faire plus d’effort de ce côté, surtout avec l’arrivée de nos deux centres hospitaliers et de leurs impressionnants centres de recherche.

Je pense aussi à des domaines comme les transports en commun, le transport individuel, l’utilisation des énergies renouvelables. Nous pouvons en effet construire des camions, des wagons de métro, nous pouvons électrifier nos transports en utilisant de l’énergie renouvelable, et j’en passe.»

Sur le transport en commun…

«Il faut redynamiser Montréal en répondant à un besoin, qui est celui d’augmenter les investissements en transport en commun et de se servir de ce levier pour créer des entreprises qui vont développer des technologies, ouvrir de nouveaux marchés. C’est ce à quoi je rêve pour Montréal, et cela concerne toute la grande couronne.

D’ailleurs, je suis allée à Saint-Jérôme l’autre jour. Il y a un petit centre de recherche très innovateur sur les transports avancés. Ils ont en main un projet de véhicule électrique individuel qui permettrait de circuler dans la ville en réduisant les gaz à effet de serre. C’est extraordinaire ce qu’on peut faire!»

Sur le dilemme métro-train…

Nous allons faire les deux. Nous allons faire le métro et nous allons faire le Train de l’Est. Cela dit, nous allons mettre davantage d’argent dans les infrastructures en transport en commun.

Nous ne nous sommes pas prononcés (sur la hausse de la taxe sur l’essence proposée par la CMM), car nous ne voulons pas hausser les taxes et les impôts. Nous allons travailler avec les élus de la région pour voir comment nous allons financer cela.

Mais il est certain qu’en plus des sommes déjà disponibles, nous allons ajouter une partie de l’argent consacré aux routes. Il y aura donc un déplacement, un changement de proportion dans les dépenses consacrées aux routes et au transport en commun.

Sur la culture…

Tout le domaine de la culture est, à mon avis, une réalité qui nous différencie dans tout le Québec, bien sûr, mais aussi dans notre métropole, qui a une force exceptionnelle. On parle de 97 000 emplois dans la culture, directs et indirects. Il faut continuer à soutenir l’exportation de nos talents, car cela profite au rayonnement du Montréal culturel.

Sur une panne de leadership à Montréal…

«Je ne veux pas parler de Gérald Tremblay, il a assez de trouble comme ça! Cependant, il est évident que le gouvernement Charest a beaucoup manqué de leadership en ce qui concerne Montréal. Il a investi des sommes très importantes à Québec, et je ne l’en blâmerai pas, car cela a amélioré notre capitale nationale, mais il a été un peu plus frileux avec Montréal.

Nous allons nommer un ministre responsable de la métropole. Il présidera un comité ministériel qui sera composé des principaux ministres concernés par la vie de la métropole. Et moi je rêve qu’il dispose d’une petite équipe pour qu’on saisisse bien ce qu’est la vie métropolitaine, pour que les politiques du gouvernement soient adaptées à la réalité montréalaise.

Nous avons vu des bras de fer entre Gérald Tremblay et le ministère des Transports, sur Turcot, sur Notre-Dame. À ce sujet, Gérald Tremblay me dit que (le gouvernement) ne nous écoute pas, qu’il ne nous comprend pas, qu’il ne connaît pas Montréal. Et je ne suis pas loin de penser que c’est pas mal exact dans certains cas. Il faut changer cette culture-là pour redynamiser Montréal.»

Sur les structures…

«Je n’ai pas le goût de jouer dans les structures. On a assez donné de ce côté-là. Évidemment que si des élus nous proposaient de modifier ceci et d’améliorer cela, je n’aurais aucun problème à y répondre favorablement. Mais je ne veux pas mettre de temps à refaire ces batailles-là.»

Hier: François Legault

Demain: Jean Charest

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Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

À partir d’aujourd’hui, je vous soumets les positions des chefs des trois principaux partis sur Montréal, telles qu’ils les ont formulées en rencontre éditoriale avec La Presse cette semaine.

Aujourd’hui : François Legault.

Sur le leadership que doit exercer Québec sur sa métropole…

«L’économie du Québec ne fonctionnera jamais bien si la métropole ne fonctionne pas bien. Et pour que la métropole fonctionne bien, ça prend du leadership de la part de Québec. On ne peut pas penser atteindre le bien commun de la CMM en laissant les maires du 450 et du 514 faire leurs propres arbitrages.»

Sur les investissements privés…

«Dans le PMAD, il y a eu de grandes discussions sur le résidentiel et l’agriculture. Mais à mon avis, les grands oubliés, ce sont les parcs industriels. Si on veut être capable d’avoir à Montréal des investissements privés comparables à ceux d’autres villes d’Amérique du Nord, il faudrait presque les doubler. Il faut donc identifier clairement des parcs industriels.

Or quand j’ai rencontré le maire Tremblay, je lui ai demandé où étaient ses parcs industriels. Il m’a dit qu’il en restait un peu dans Ville Saint-Laurent, mais qu’ils coûtaient chers, et qu’il y avait les terrains dans l’Est de Montréal, mais qu’ils sont contaminés. Mais encore? T’offres quoi à quelqu’un qui veut venir s’installer à Mtl?

Il faut être agressif. Si je suis premier ministre, je vais avoir un compteur sur mon bureau, je veux suivre les investissements privés, discuter avec les entrepreneurs, il faut en faire une priorité.»

Sur Investissement Québec…

«À l’heure actuelle, il y a une partie des pouvoirs de développement économiques dans les CLD (centres locaux de développement), une partie à Montréal International, une partie au ministère de l’Emploi, une partie dans les villes, une partie au ministère des Finances, une partie à Investissement Québec…

Nous, on veut faire d’Investissement Québec un guichet unique. Aujourd’hui, il n’est qu’une banque qui donne des garanties de prêts, mais nous voudrions qu’il puisse en faire plus, du capital de risque, parfois des subventions, du démarchage international systématique auprès des grandes entreprises… En autant que les retombées réelles excèdent le coût de l’aide.

Nous proposons donc d’abolir la moitié des crédits d’impôt de 4 milliards $, puis de donner l’autre moitié à Investissement Québec pour qu’il la gère avec obligations de résultats. L’organisme deviendrait ainsi un «investment banker» dans lequel on retrouverait des gens habitués de faire des deals. On va les allez voir les entreprises et on va faire des deals pour que ça investisse au Québec. Avec une priorité sur Montréal, c’est certain.

Habituellement une métropole tire plus en pourcentage du PIB que le pourcentage de la population que la ville représente. Ce n’est pas le cas pour Montréal. Ça veut dire que Montréal ne joue pas son rôle de locomotive. Et pour moi, quand je dis Montréal, je parle de la CMM, de la région.»

Sur ses rapports avec le maire Tremblay…

«J’ai été dur sur les constats avec Gérald Tremblay, mais je pense que c’est un homme respectable. Je l’ai eu comme professeur en 1ere année aux HEC. Il a même été une des personnes qui m’a donné le goût des affaires. Je serais donc capable de travailler avec lui. Mais je l’ai dit et je le pense encore, Gérald Tremblay, contrairement au maire Labeaume, ce n’est pas son style de mettre le poing sur la table alors qu’il aurait dû le faire il y a longtemps. Car le gouvernement Charest a négligé Montréal.»

Sur les structures de la Ville…

«Pour rentrer à Montréal à partir de la Métropolitaine, il faut passer par le royaume de M. Ferrandez. Or Gérald Tremblay n’a pas de pouvoir sur M. Ferrandez quant aux indications sur les one way dans les rues! Il faudrait redonner les pouvoirs (à la ville centre), surtout ceux qui ont trait au développement économique et à la circulation.

Ma priorité c’est l’économie, cela dit. Que le ramassage de la neige soit différent d’un arrondissement à l’autre, ce n’est pas ma priorité de changer cela. Mais au niveau économique, il faut que ça marche, il faut que les camions passent.»

Sur le transport en commun…

«L’AMT, ça ne fonctionne pas. Il va falloir que Québec s’en occupe. Pas vrai qu’on va attendre encore qu’il y ait un consensus entre le 450 et le 514. Il faut plus de leadership. Québec, ces dernières années, a joué à Ponce Pilate : arrangez vous et tant que vous ne vous êtes pas entendu, je mets pas une cenne…

A priori le métro coûte plus cher que le train. Il faudra voir. Mais il faut y aller selon les données, au mérite. On parle de combien en coût, en passagers attendus? Il faut se concentrer sur ce qui a le meilleur rapport coût bénéfice.»

Demain: Pauline Marois

Vendredi: Jean Charest

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