Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Jeudi 21 juin 2012 | Mise en ligne à 6h30 | Commenter Commentaires (33)

    Entourée de barbelés, une sculpture négligée… qui semble oubliée!

    cap2

    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    J’ai participé à un ArchitecTour d’Héritage Montréal sur la Pointe-du-Moulin et son fameux Silo no 5, il y a quelques jours. J’ai adoré accéder à ces lieux habituellement fermés au public et ainsi pénétrer dans les entrailles de ce monstre de béton fatigué, mais toujours aussi solide.

    Je reviendrai sur la visite comme telle et sur le sort qui attend cet emblème hors du commun, car je veux aujourd’hui partager avec vous une découverte qui, dans le contexte du débat en cours sur la place de l’art public à Montréal, m’a jeté à terre.

    Lorsque vous faites le tour du silo no 5, que vous marchez vers l’est en longeant les annexes 1 et 2, en dépassant l’élévateur en métal puis en atteignant le bout de l’annexe B1, vous arrivez à la pointe de la Pointe-du-Moulin.

    Et à cet endroit, vous apercevez, à quelques mètres derrière une clôture Frost surmontée de barbelés, une imposante sculpture à fourches de l’artiste Robert Roussil. Une sculpture magnifique, témoin d’un brutalisme d’une autre époque, et pourtant négligée.

    Personne, en effet, n’a accès à ce secteur. Personne ne peut apercevoir la sculpture depuis le Vieux-Port. Personne ne peut donc profiter de cette œuvre signée par un des importants artistes de Montréal (d’autres sculptures de Roussil sont disséminées dans la ville), sinon les quelques plaisanciers qui se faufilent entre la Pointe-du-Moulin et le quai Alexandra.

    Or il est intéressant de noter que cette œuvre, en plus d’être le vestige d’une autre époque, est pionnière de la fameuse politique du 1% en vigueur à Québec. Commandée par le ministère des Transports en 1973, elle faisait partie du projet de l’autoroute Ville-Marie.

    Elle a d’ailleurs été installée, initialement, sur le terrain de la Tour de contrôle routier de l’autoroute, sur la rue Viger Ouest. Mais la construction de l’OACI a obligé les autorités à la démanteler en 1997, puis à l’installer ailleurs.

    Mais pourquoi là? Mystère. La Société du Vieux-Port, manifestement, ne semblait pas savoir où la mettre.

    Prêtée par le MTQ, elle a ainsi été installée dans ce no man’s land il y a… 15 ans, puis laissée à elle-même, entourée de hautes herbes et de barbelés (voir photo ci-dessous)… alors que l’on déplore justement le manque d’œuvres d’art public en ville!

    Le Vieux-Port est conscient du problème, ce qui est en soi rassurant. «Nous réfléchissons à différentes avenues pour mettre en valeur nos œuvres d’art dans nos prochains travaux de réaménagement, explique Julie Mailhot. Nous sommes conscients que la sculpture de Robert Roussil pourrait être mise en valeur d’une manière plus importante.»

    Ça me rappelle ces histoires, pas si lointaines, d’entrepôts municipaux remplis d’œuvres oubliées. Des œuvres, comme celle de Roussil, qui pourraient pourtant bonifier l’expérience culturelle publique à très peu de frais.

    Montréal n’est pas une ville riche. Ne devrait-on pas profiter le plus possible de ce que l’on possède déjà?

    cap


    • Beaucoup de trésors cachés hors de la vue du public… Dommage, ils ajouteraient de la couleur à Montréal. Manque de connaissances, de vision et de goût esthétique chez les autorités municipales…

      F. Moisan

    • Montréal, malheureusement, a cette mauvaise habitude de sous-exploité ses trésors. L’exemple de cette sculpture abandonnée dans un terrain vague est symptomatique. Mais il y a pire et ce n’est pas toujours la ville elle-même qui est à blâmer.

      Que pensez, par exemple, de la fermeture depuis de nombreuses années du restaurant du 9e dans l’ancien Eaton ? Il s’agit du plus bel espace public canadien de style Art Deco et sûrement un des plus somptueux espaces publics de ce style dans le monde. Le 9e est classé monument historique par Québec. Dans n’importe laquelle autre métropole culturelle, il s’agirait d’une destination touristique, d’un «must see». À Montréal, c’est fermé depuis dix ans et absolument personne n’en parle, sauf parfois Heritage Montréal.

      Autre exemple: Le Musée des beaux-arts de Montréal a hérité en 2000 de l’extraordinaire collection du musée d’art décoratif de de David et Liliane Stewart. Reconnu pour être une des meilleures collections d’objets et de meubles du milieu du 20e siècle, particulièrement des années 50 et 60. Or, il y a présentement dans le monde un extraordinaire engouement pour cette période
      ultra cool en arts décoratifs. Or, le MBA n’a pas suffisamment d’espace pour mettre cette collection en valeur. Et pourtant, si elle était exposée dans un musée suffisamment vaste, cette collection unique au monde serait en elle-même une fabuleuse destination touristique pour les amateurs d’art et de cette période. Mais cet atout, personne n’en parle, rien n’est fait pour en tirer profit. Et ce, malgré tous les efforts louable de la direction du MBA.

      On pourrait dire la même chose de la collection du Centre Canadien architectures. Elle est suffisamment riche pour remplir un vrai Musée de l’architecture qui deviendrait facilement un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’architecture. Malheureusement, faute d’espace et de moyens, le CCA se contente d’expositions ponctuelles où sa collection est rarement mise en valeur. Une autre occasion manquée.

      Michel Vance

    • Votre ville est en train de s’écrouler et ce sont des rails de tramway de plus de 100 ans qui ont empêché une hécatombe et vous vous interrogez sur l’emplacement d’une “oeuvre d’art” !!
      Pathétique.
      R. Gagnon

    • Bonjour M. Cardinal.

      En faisant une randonnée de vélo vendredi dernier, je me suis rendu au parc René-Lévesque à Lachine par la piste cyclable longeant le fleuve à Verdun. Ce magnifique parc jouxte la marina de Lachine et offre un point de vue exceptionnel sur le lac Saint-François. À l’intérieur de ce parc, outre l’arboretum, on peut y voir une multitude de sculptures. C’est vraiment magnifique. On dirait par cotnre qu’elles sont concentrés à un seul endroit. Effectivement, Montréal devrait se être plus active pour se doter d’art public.

      Louis Lavoie

    • La règle du 1% appliquée depuis les années 70 a sans aucun doute contribuée à produire plus d’œuvres d’art qu’au paravent dans l’histoire du Québec. En cela, elle constitue un apport important et irréfutable à notre richesse culturelle commune. Tel était le but d’une telle mesure.

      N’en demeure pas moins qu’on peut aujourd’hui questionner cette relation directe entre travaux public et art public? L’exemple de parachutage rapporté par François Cardinal en témoigne. En effet, il est facile de consentir 1% pour la production d’une œuvre lors de la construction d’un édifice public. Il est beaucoup moins évident de savoir quoi faire avec lorsque la vocation d’un lieu change ou disparaît. Comment peut-on blâmer le MTQ ou même la Société du Vieux-Port de mal exploiter les œuvres d’art dont ils ont la responsabilité? La gestion et la valorisation d’œuvres d’art se situent à des kilomètres d’asphalte de leurs compétences respectives.

      En effet, pour l’art, il y a les muséologues. Or on devrait donner à ces derniers le moyen de travailler, non pas à titre d’instrument parallèle, mais bien à titre de catalyseur culturel.

      J’en viens donc à cette question toute simple : pourquoi ne voit-on pas plutôt l’art public comme une collection vivante et indépendante des chantiers urbains? En se libérant des contraintes administratives propres à l’édification d’un projet public, l’art public pourrait s’affirmer d’avantage.

      L’art, par définition, n’est pas un instrument mais un acte de liberté. Quand on le considère comme une brique à placer, on en fait une brique.

      Francis Huneault

    • M. Cardinal

      Pendant que la maison brûle ou presque vous vous concentrez sur des détails.

      On dirait que vous êtes en plein déni, franchement c’est pas fort votre affaire…

      P Brasseur

    • @francisk
      “pourquoi ne voit-on pas plutôt l’art public comme une collection vivante et indépendante des chantiers urbains ?”
      Parce que le résultat serait souvent banal, plate, sans attrait. A mon avis, il ne faut pas seulement imposer le 1% pour art mais il faut imposer un autre pourcentage au design, à l’intégration avec son entourage …

      @levique
      Merci de nous rappeler que faire un classement de problèmes devrait être la priorité un. La priorité deux serait de commencer à les régler. Etc. La toute dernière priorité, loin loin loin en bas, serait de vous enseigner la politesse. ;-)

      Alain Lajoie

    • magnifique est un bien grand mot , disons qu elle existe , si vous voulez voir du beau stock allez sur la presqu’île à Lachine ou en plus de plusieurs sculptures qui ont de l allure il y a un arboretum

      albert bela

    • Coudon, c’est moi, ou l’on perd tranquillement le sens des nuances et des proportions dans le débat public?

      Je publie un billet sur une oeuvre d’art au moment où l’on découvre un trou au centre-ville et…

      1) un lecteur prétend que «la maison brûle» et donc, que je perds mon temps avec des sujets comme celui-ci (@ P Brasseur)

      2) un autre lecteur termine son commentaire avec une tonne de briques, qualifiant le billet de «pathétique», rien de moins (@R. Gagnon).

      Ouf…

      D’abord, il y a actuellement un débat à la Ville sur la place de l’art public, d’où mon billet.

      Ensuite, prétendre que la maison brûle parce qu’il y a un trou au centre-ville est un peu fort poussé dans un contexte où l’on sait les infrastructures vieillissantes et que cet incident n’a fait ni mort, ni blessé.

      Comme je l’ai écrit 100 fois plutôt qu’une, les administrations successives n’ont tout simplement pas entretenu les infrastructures. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait un trou, plutôt qu’il y en ait si peu…

      François Cardinal

    • M Cardinal

      Vous parlez du trou sur Sainte-Cat, sur Peel ou Sherbrooke?

      Si vous croyez que c’est un simple trou je vous suggère de lire ce texte de votre collègue Sophie Cousineau (pourtant pas une radicale), elle y voit pas mas plus clair que vous:

      http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/sophie-cousineau/201206/21/01-4537016-montreal-le-mal-chausse.php

      La réalité est que la classe moyenne et peut-être maintenant les entreprises fuient cette ville en courant et que cela risque même de faire boule de neige. Si c e n’est pas la maison qui brûle ça alors c’est quoi?

      P Brasseur.

    • @ P Brasseur

      Vous parlez comme si cela était nouveau. Vous souvenez-vous des geysers? De toutes ces canalisations qui ont éclatées ces dernières années? Cela n’a pas fait fuir les entreprises. Il y a bien des choses qui peuvent les inciter à quitter l’île, on s’entend, la congestion en premier lieu. Mais de là à prétendre que des entreprises vont partir parce qu’il y a des trous dans la chaussée? Je ne le crois pas du tout. Nommez une seule compagnie qui a évoqué l’état de la chaussée pour justifier son départ de Montréal…

      De toute façon, si elles quittaient l’île, elles risqueraient de recevoir un morceau de viaduc d’autoroute sur la tête en banlieue…

      François Cardinal

    • @fcardina

      Ne plaisantez pas avec le béton :-) je me tape l’échangeur Turcot régulièrement et j’ai peur!

      “Nommez une seule compagnie qui a évoqué l’état de la chaussée pour justifier son départ de Montréal…”

      Ce n’est pas tant celles qui partent que celles qui ne viennent pas parce que les conditions de transport sont trop difficiles. Des bonnes infrastructures c’est important, c’est pour ça qu’un pays comme la France malgré tous ses problème attire encore pas mal d’investissements.

      C’est vrai que des travaux il y en a dans toutes les villes, mais ce qui se passe à Montréal en ce moment je n’ai jamais vu ça, nulle part. Et on en a pour des années comme ça, on parle même de travaux majeurs dans le tunnel.

      P Brasseur

    • @ Alain Lajoie

      Pour faire suite à votre commentaire, je crois aussi que le design et l’architecture sont déjà des oeuvres en elles-même. L’intégration fait partie des contraintes que les architectes et les designers s’évertuent déjà à respecter. Qu’on juge cette intégration réussie ou non, je crois que tous les architectes vous diront qu’ils y ont pensé.

      Sur un autre plan, l’esprit de la règle du 1% vise essentiellement à faciliter le travail des créateurs (sculpteur, multi-média, céramiste, etc) en fournissant un cadre budgétaire et physique en amont des projets publics. C’est bien, très bien même. Mais il ne faut pas oublier que cette politique vise à produire plus d’oeuvres et non pas à garantir l’intégration parfaite de celles-ci. On se dit qu’avec plus de quantité, la qualité ressortira forcément un jour. En gros, on gère l’art comme une ressource. Mais qu’arriverait-il si l’on confiait une enveloppe globale à des muséologues plutôt que de fragmenter les argents en mille projets? On perdrait peut-être en intégration, mais est-ce réellement un problème?

      Quand Chicago fait parler d’elle pour Kapoor ou Calder, que Paris rafraîchit par Niki de Saint Phalle ou que Londres choque par Marc Quinn, il n’est jamais question d’intégration, mais plutôt d’émerveillement à l’état pur. Et justement, il n’y a rien dans ces exemples qui soit “plate ou sans attrait”. Ces exemples démontrent bien que ce qui est nécessaire, c’est bien plus que 1%. Ce qu’il faut, c’est de l’indépendance et des spécialistes qui savent quoi faire avec.

      Francis Huneault

    • @fcardina, je crois que nous avons perdus a la fois le sens des nuances ET le sens du débat public.
      Même en ignorant les commentaires des trolls (toujours les mêmes) je ne sais pas ce qui est arrivé à la notion du discours, du débat sur les idées, de l’échange dépointes de vue.
      M’enfin, comme disait l’autre.
      Votre blogue et les sujets que vous abordez sont assez diversifiés pour avoir des échanges potentiellement intéressants. Ce que je constate de plus en plus c’est que les commentaires en ces blogues ressemblent souvent aux lignes ouvertes de jadis : “bon je sais pas c’est quoi la question, mais m’a vous dire mon point de vue”.
      JF Garneau

    • Rentabiliser les oeuvres d’arts existantes est très sensé. Merci pour cet exemple.

      @pbrasseur : l’administration actuelle met les bouchés doubles pour combler le déficit d’entretien et la non-cotisation aux régimes de retraite. De là les travaux. Faudrait se brancher :Vous dites que la maison est en feu (entretien des structures ) et un peu après, vous chiâlez contre les travaux.

      @levique :

      La plupart des gens normaux peuvent marcher et mâcher de la gomme en même temps. Si c’est au-delà de vos capacités, ne traitez pas les autres de pathétiques dans votre jalousie.

      Simon Chartrand

    • @ vance
      Que pensez, par exemple, de la fermeture depuis de nombreuses années du restaurant du 9e dans l’ancien Eaton ?
      ……………………………………………..

      Enfant, ma marraine m’y amenait à mon anniversaire. Je me pensais dans une salle de banquet du Titanic. C’était comme un moment solennel que ce dîner au 9e chez Eaton.

      Art déco?
      Est-il toujours intact?
      À qui appartient-il?

      Alex Martin

    • Le restaurant Art déco du 9e chez Eaton’s. Souvenirs, souvenirs.

      http://jackaimejacknaimepas.blogspot.ca/2011/06/photo-du-restaurant-du-9e.html

      Alex Martin

    • Et avez-vous vu le nouveau quartier des spectacles, 0 oeuvres d’art, beaucoup de béton, d’acier et de granit. Une place tout indiquée.
      G. Tremblay

    • simon_c

      “’administration actuelle met les bouchés doubles pour combler le déficit d’entretien et la non-cotisation aux régimes de retraite. De là les travaux. Faudrait se brancher”

      Encore heureux qu’on ait encore les moyens de faire ce qu’on fait, pour le moment….

      Mais comme on dit le mal est fait!

      Sculptures et égouts délabrés, même causes même combat… Selon vous desquels on peut se passer le plus facilement?

      P Brasseur

    • Pour expliquer le délabrement des infrastructures, incluant l’art public (pour rester dans le sujet) les journalistes invoquent pudiquement les “mauvaises décisions” de génération de politiciens.

      Sauf que là pour moi ça coince sérieusement, le Québec porte une dette publique calamiteuse de 250 milliards, la Ville de Montréal n’est pas en reste, c’est de loin (avec Québec) la grande ville la plus endettée au Canada et même avec des taux d’intérêt très bas elle consacre 17% de son budget à la dette (…).

      Coudonc c’est quand même pas parce qu’on a pas dépensé assez d’argent qu’on en est rendu là!

      Alors dîtes moi, pour financer correctement les infrastructures il aurait fallu se passer de quoi? Des garderies? Des frais de scolarité à rabais? Dans quelles convention collective il aurait fallu sabrer? Et quoi encore on ne déneige qu’un jour sur deux? Sans compter qu’avec ça vous rêvez sans doute d’investir massivement dans les transports en commun!

      Et basta avec le gaspillage et l’évasion fiscale, même dans le meilleur des monde c’est très loin de suffire (sauf dans les délires du bon Léopold…)

      Alors soyez logique et expliquez nous comment on décoince ça? Vous voulez financer vos lubies, alors on coupe où?

      B Brasseur

    • Merci M. Cardinal de mentionner cette sculpture que j’ai aussi remarquée lors de la visite du Silo à laquelle j’ai pu prendre part dimanche passé.

      Cela fait plus de 50 ans que nous avons une politique pour intégrer les arts à l’architecture. C’est en 1961 qu’est adoptée la politique, mais ce n’est qu’en 81 que celle-ci sera appliquée officiellement avec un pourcentage du 1% que l’on connaît aujourd’hui. 20 ans! Il y a eu des œuvres produites dans la sphère publique sous cette politique avant 81, certes, mais ce n’était pas quasi systématique comme aujourd’hui.

      Vers la fin des années 50, les architectes et les artistes se rapprochent en ce qui concerne leur vision de la démocratisation de l’Art. Ils étaient sur la même longueur d’onde et n’avaient pas besoin de politique pour travailler ensemble. Ces mêmes acteurs sont-ils toujours en dialogue? Pour avoir intégration, qui pour ma part, rend l’œuvre plus difficile à déplacer quoi que peut-être plus facile à détruire, encore faut-il que les acteurs se parlent.

      Bref, je suis aussi désolée que vous que cette sculpture soit laissée seule sur sa Pointe. Comme je le disais dans votre précédente intervention, il faut se préoccuper sérieusement de la pérennité des œuvres en même temps que du % alloué par qui, par quoi et pourquoi. Sans quoi, il y aura probablement des sculptures encore plus grandioses dans un terrain vacant près de chez vous.

      Je propose un cimetière du 1% :) vous savez au lieu de semer les oeuvres un peu partout quand il ne font plus l’affaire de tel ou tel promoteur nous pourrions aller les voir dans un musée a ciel ouvert.

      En passant, ce terrain n’est-il pas fédéral? Le MTQ aurait mis l’oeuvre sur un terrain fédéral?

      Valérie Wagner

    • Pbrasseur, votre question est mauvaise.

      Comme je l’ai déjà mentionné, la plupart peuvent marcher et mâcher de la gomme en même temps.

      Une sculpture déjà existante peut, à coûts relativement bas, être mise en valeur. Pour qu’une ville soit attirante pour les touristes et agréable pour les citoyens, l’art public est important. Et ça, ça aide à remplir les coffres.

      Deuxièmement, les déficits accumulés sont en grande partie causes par l’énorme déficit de la balance commerciale que cause la dépendance à la voiture. Leçon d’economie gratuite : quand t’es dans le trou, tu cesses de creuser. Donc si on est est dans le trou à cause de la voiture, il faut se tourner vers autre chose, pour cesser de creuser.

      Simon Chartrand

    • @ P Brasseur : ”expliquez nous comment on décoince ça?”

      On vous l’expliquerait, que vous ne voudriez pas à comprendre. Semaines après semaines, vous revenez sur ce blogue en bougonnant. Aucun sujet ne mérite du positif de votre part, vous ne proposez ni ne suggérez quoi que ce soit, à part bien certainement de fermer la shop.

      Vous vous trompez d’endroit. Mauvaise tribune. Comment, ça, faut-il l’expliquer?

      Francis Huneault

    • simon_c

      Toujours pareil, “mon truc s’est des pinottes comparé à tout le reste, pourquoi ne pas ne donner ma pt’ite part?”

      C’est ce qu’il disent tous, artistes, étudiants, sportifs, environnementalistes, etc…

      Sauf qu’à la fin y’a plus assez de pinottes pour tout le monde.

      P Brasseur.

    • francisk

      Très Québécois comme réaction, surtout pas de confrontation, pas de débat si vous n’êtes pas d’accord avec nous allez discuter ailleurs, avec des gens qui pensent comme vous…

      Sauf que ce forum porte sur l’avenir de Montréal. Or il se trouve que je pense que ça va mal à Montréal, que l’avenir est plutôt bouché, que ça empire et que si on ne donne pas très bientôt un VRAI coup de barre ça pourrait se mettre à barder encore plus.

      Qui sait, peut-être que rendu là le message passera mieux?

      P Brasseur

    • @ P Brasseur

      Si je participe à ce blogue, ce n’est certainement pas parce que j’ai peur de la confrontation. Vous vous rendrez compte aussi que je me donne la peine de documenter ce que j’avance.

      C’est simplement qu’il y a une limite à constamment ramener votre cassette en boucle. Si ce blogue existe, c’est que nous sommes tous au courant que Montréal pourrait être en de meilleurs postures. Nous sommes maintenant en mode solution ici. Si votre seul point est de toujours ramener que Montréal va mal, et bien vous êtes en retard de cinq ans.

      Pour finir, si vous vous étiez simplement donné la peine de lire le lien que je vous adressais la semaine dernière, vous vous seriez rendu compte que le conservatisme fiscal que vous pronnez n’a jamais rien réglé. Juste au cas, le voici à nouveau.

      http://lecercle.lesechos.fr/economistes-project-syndicate/joseph-e-stiglitz/221146598/lausterite-nest-solution-a-crise-europeenn

      Francis Huneault

    • Présentement nous sommes dans une période sans mémoire. Les photos sont sur des supports informatiques faciles à perdre.

      J’ai visité Florence, Paris, Londres, etc. Dans ces villes il y a eu dans le passé un devoir de mémoire et on les visites en partie pour leurs oeuvres d’art.

      Certaines œuvres d’art ne résistent pas au temps mais d’autres doivent êtres conservées et mises en valeurs, en particulier les œuvres monumentales.

      Du point de vue strictement économiques, conserver ces œuvres d’art et les valoriser ne coûtera pas grand choses. Présentement, nous investissons dans le Montréal de demain.

      Pour les infrastructures, il faut se faire une raison. Les quarante ans de retard ne peuvent pas se rattraper instantanément. Cela va prendre des décennies et cela coûtera plus cher que si ça avait été fait à temps car ils faut payer pour des réparations d’urgence car on a des bris catastrophiques.

      On a un dossier actuellement d’écoles pleines de moisissures. Est-ce qu’on se rappelle les reportages à la télévision de toits d’écoles qui coulaient, de planchers de gymnase à refaire parce qu’endommagés par l’eau? Cette eau est la cause de nos problèmes d’aujourd’hui.

      Parce qu’il y a dix ans, on n’a pas dépensé $300 000 pour refaire le toit d’une école, on paie maintenant des millions de $ pour démolir et remplacer des écoles. Parce que collectivement et pas seulement les politiciens, à l’époque on préférait mettre l’argent ailleurs que dans les choses essentielles. Aujourd’hui, il faut payer.

      Daniel Legault

    • @pbrasseur
      Et vos solutions sont ? C’est quoi un “vrai coup de barre” pour vous ? Comment est-ce possible de le faire ? Vous êtes probablement comme beaucoup de gens qui ne comprennent pas le Système dans lequel il vit. Le Système, c’est une grosse masse informe qui va dans un sens. Pour le faire changer de direction, ça prend du temps et beaucoup d’efforts. Dire que ça prend un “vrai coup de barre” ça équivaut à rien concrètement.

      Si vous souhaitez une révolution (se mettre à barder), c’est ridicule de souhaiter le chaos parce que tout les gens qui “pensent la même chose” ne peuvent plus rien faire étant trop occupés à foutre le bordel.

      Alain Lajoie

    • @pbrasseur : on recommence

      De l’art public est un des facteurs qui attirent les touristes, et l’industrie touristique rapporte beaucoup, tout en améliorant la qualité de vie des citoyens, ce qui augmente la valeur des immeubles, parce qu’une belle qualité de vie attire les acheteurs.

      Donc il vaut mieux entretenir et mettre en valeur une sculpture existante à coût raisonnable plutôt que d’attendre que celle-ci soit dégradée au complet, tout en gaspillant l’investissement déjà fait.

      De toute façon il y a une capacité limitée à faire des travaux d’égoût et d’aqueduc. Veut ou veut pas, le nombre d’entreprises ayant le matériel nécessaire pour les travaux et les employés compétent n’est pas infini. On ne peut pas non plus fermer toutes les rues en même temps.

      Donc on peut s’occuper des infrastructures souterraines et en même temps conserver la valeur de la ville avec la mise en valeur et l’entretien normal des oeuvres existantes. C’est l’analogie de marcher et mâcher de la gomme en même temps.

      Il n’y a rien de «toujours pareil», outre votre radotage.

      Simon Chartrand

    • gl000001

      “Dire que ça prend un “vrai coup de barre” ça équivaut à rien concrètement.”

      Sauf erreur “coup de barre” signifie changement de direction.

      Quand aux solutions oui il y en a, en tout cas à long terme, mais les rapports de force étant ce qu’ils sont chez nous c’est presque une perte de temps d’en parler.

      P Brasseur

      P Brasseur

    • @pbrasseur
      Oui. Je sais. Mais “concrètement” . ?

      Dans un “coup de barre”, il y a la direction mais aussi une composante temporelle . Un coup de barre, ça se fait vite et le bateau répond vite. Donc, que vous ayez nuancé en disant “à long terme”, ça ne change rien. Votre choix de mot était mauvais.

      Et de ne pas essayer de trouver des solutions, c’est défaitiste. “Très québécois” comme vous dites (et que je partage pas).

      Alain Lajoie

    • J’avais encore oublié de signer. (une suggestion, notre signature ne pourrait-elle pas être ajoutée automatiquement? :) )

      Cette sculpture, on peut la voir, partiellement s’entend, en se tenant près de la 1ère écluse du canal Lachine, près de la voie ferrée. Ou encore mieux, du spa Bota-Bota (sans vouloir faire de pub), mais ce n’est pas la plus accessible ni “mainstream” des façons de la voir. Dommage, je la verrais bien, au-moins, pas très loin plantée au milieu de la pelouse près de la piste cyclable au sud-ouest des silos.

      Pour ceux qui s’en font avec l’opinion des touristes, compagnies et autres à propos de nos trous, allez faire un tour à New York et vous verrez que les rues pullulent de ces plaques de métal entourées d’asphalte-joint qui cachent des trous dans la ville. Je n’ai encore jamais entendu personne ayant été là-bas s’en plaindre, ni de compagnies quitter la Grosse Pomme pour si peu. Z’ont d’autres chats à fouetter et d’autres choses plus intéressantes à regarder faut croire.
      Et dans un sol glaiseux comme le sol montréalais, mal irrigué because trop de béton, ajoutez 2-3 grosses pluies comme on a eu et de vieilles (mais charmantes) canalisations… il est normal que ça se produise à l’occasion.

      Michel Ménard

    • Monsieur Roussil, créateur de plusieurs oeuvres publiques dans le monde entier est né sur le plateau Mont-Royal QC et a été éjecté du pays parce que son opinion de canadien français était perçu comme un outage à la domination anglaise sur le peuple canadien français au Québec. L’encouragement du président Lamarre président de Lavalin a permis à ce sculpteur qui est considéré comme le père des sculpteurs Québécois de faire connaitre sa position de canadien français dans le monde entier. Son oeuvre dans le port de Montréal illustre en quelque sorte le sort des canadiens français comme conquérant de leur propre territoire contre l’envahisseur anglais toujour dominant mais de plus en plus soumis à la volonté du peuple canadien français. Cette oeuvre illumine notre présence sur le sol Québécois comme peuple.

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