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Quand j’ai du temps, en vacances notamment, j’aime bien dessiner. Surtout des esquisses, des croquis de voyage, des dessins d’architecture à main levée. Rien de bien élaboré, à mes heures, seul dans mon coin.
Or en faisant quelques recherches sur le sujet, récemment, j’ai découvert à mon grand étonnement deux choses : un monde dont j’ignorais l’existence, celui de l’«urban sketching»; et la place importante qu’y occupe Montréal…
Vrai, il y a toujours eu, de par le monde, des artistes en herbe qui dessinent et peignent leur environnement, leurs petits coins de paradis, les villes qu’ils visitent. Mais depuis un moment, ces dessinateurs se rassemblent de plus en plus, créent des groupes d’échange sans frontières, se retrouvent là où ils se trouvent.
Témoins de cette dynamique en essor, le site web urbansketchers.org, sa déclinaison Facebook et son pendant littéraire, The Art of Urban Sketching: Drawing On Location Around The World, qui vient de paraître.
On retrouve dans chacun d’eux une panoplie de dessins, de peintures et de styles, une foule de lieux et de villes, un nombre impressionnant d’artistes au talent surprenant. Un musée virtuel, bref, d’esquisses, de peintures et de croquis.
Dans le lot, à la page 66 du livre, on tombe sur… la métropole québécoise, sur des images du Vieux-Port et de la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde peintes par un certain Marc Holmes.
Peu surprenant, me suis-je aperçu, car Montréal fait partie des «10 villes les plus intéressantes à dessiner», selon un récent palmarès du USA Today. Un fait confirmé, d’ailleurs, par le journaliste américain et directeur du livre dont il est question, Gabriel Campanario.
«L’expérience qui se rapproche le plus d’une visite à Rome sans y mettre les pieds est une visite au pied de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal», affirme-t-il.
Pour en savoir plus, j’ai appelé l’artiste Marc Holmes chez lui, sur le Plateau Mont-Royal. En plus d’avoir peint les images de Montréal dans le livre Art of Urban Sketching (et dessiner la Place d’Armes et le cimetière Mont-Royal, qui accompagnent ce billet), il est un des correspondants officiels du site urbansketchers.org, en plus de tenir son propre blogue.
«L’urban sketching, que l’on traduit par “carnet de voyage”, est un genre très en vogue dans le monde, m’a-t-il expliqué. On retrouve autant des artistes qui utilisent l’aquarelle que le crayon à mine ou même le iPad», explique ce designer de jeux vidéos et professeur de dessin né en Alberta et ayant vécu une bonne partie de sa vie à San Francisco.
L’idée, a-t-il ajouté, est de regrouper le travail de tous ces gens souvent solitaires en une seule plateforme, qui elle peut ensuite être déclinée par ville. Lui même, par exemple, a créé une page Facebook pour les «urban sketchers» de Montréal.
Personnellement, je suis beaucoup trop timide pour y ajouter mes œuvres. Pour l’instant. Donc si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je vais prendre congé de ce blogue pendant quelques semaines, histoire d’améliorer mes techniques de dessin…
À bientôt!

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