Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Jeudi 31 mai 2012 | Mise en ligne à 7h09 | Commenter Commentaires (48)

    Une pluie de mauvaises nouvelles s’abat sur l’île de Montréal…

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    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    Après les averses torrentielles, au tour d’une pluie de statistiques, froide et drue, de s’abattre sur Montréal.

    Au cours des derniers jours, Statistique Canada et la CMM ont publié de nombreuses données qui sont bien plus dommageables pour la métropole que les inondations de mardi…

    D’abord, l’agence fédérale confirme la poursuite de l’exode des jeunes familles vers la banlieue. Les plus fortes concentrations de jeunes de moins de 15 ans se retrouvent en effet loin de l’île, à Saint-Colomban, La Prairie, Blainville et Lavaltrie.

    À ce rythme, c’est à se demander si les enfants deviendront une espèce en voie de disparition à Montréal…

    Ensuite, la CMM a réalisé une compilation des trois enquêtes Origine-Destination (1998, 2003 et 2008) afin de dresser un portrait de l’évolution des déplacements dans le Grand-Montréal. Dans le lot, une seule bonne nouvelle : le transport en commun gagne en popularité (17,3 % à 21,5 % des déplacements en dix ans).

    Pour le reste, rien de réjouissant pour l’avenir de la métropole.

    En vrac :

    - la distance moyenne parcourue est en hausse depuis 1998, ce qui confirme que les banlieusards s’installent toujours plus loin du centre;

    - ce sont les déplacements pour le travail qui tirent la moyenne vers le haut, avec une distance moyenne parcourue d’environ 10 km;

    - les déplacements qui se font vers l’île pour le travail, les achats et les loisirs diminuent de manière considérable, ce qui témoigne de l’autosuffisance croissante des banlieues;

    - le transport actif, c’est-à-dire le vélo et la marche, accuse une légère baisse de popularité au moment où on le croyait en hausse (notons que ces statistiques s’arrêtent en 2008).

    Il n’y a là rien de bien nouveau, direz-vous. Ce qui est vrai. Mais là est justement le problème : ce sont des tendances lourdes. Et peu importe les politiques, les stratégies et les plans d’action, elles ne semblent pas vouloir se résorber.

    J’ai donc une question pour vous.

    Étant donné que cette évolution des déplacements n’est pas différente de celle que l’on observe ailleurs en Amérique du Nord, perd-on notre temps à essayer de l’inverser? Ou doit-on continuer à espérer, quitte à intensifier les mesures pour attirer familles et banlieusards sur l’île?

    Personnellement, je crois qu’il faut continuer d’espérer, car une région dont le centre se vide est une région dont le cœur cesse de battre. Il faut donc, à mon avis, bonifier les programmes d’accès à la propriété, multiplier les quartiers verts, contraindre les promoteurs à bâtir autre chose que des condos et investir massivement dans le transport en commun urbain.

    Mais bon, certains pensent que c’est une perte de temps et d’argent. Vous en pensez quoi?


    • Tendance lourde, effectivement. Ma fille et son conjoint ont acheté une maison à Verdun: 335 000$ pour une résidence qui demandera au moins 150 000$ de rénovations. C’est le prix à payer pour rester en ville.
      Les promoteurs à condos et les agents d’immeuble narcissiques font monter les enchères pour les petites familles. L’indécence, elle est là.

      JP Cantin

    • “Ou doit-on continuer à espérer, quitte à intensifier les mesures pour attirer familles et banlieusards sur l’île ?”
      Ca sera difficile de convaincre les insulaires à couper le prix de vente de leur maisons en deux, n’est-ce pas ?
      La faute ne revient pas uniquement aux banlieusards. La spéculation s’est faite sur la distance avec le centre-ville. Ce n’est pas tout le monde qui peut se payer une maison sur l’Ile (oui, oui, en comptant la voiture, l’essence, le parking, le taxi, la passe d’autobus …)

      Est-ce que ces chiffres font la différence entre les gens qui ont grandi en ville et qui quittent pour la banlieue. Comparé à ceux qui ont grandi en banlieue, vécu en ville un certain temps et retournent en banlieue ? J’en connais beaucoup comme ça qui se sont désillusionnés de la Ville (moi entre autre). C’est difficile de changer de cadre de vie.

      Alain Lajoie

    • Nous avons acheté un condo parce qu’il y avait une cour fermée à l’arrière de la bâtisse où des enfants et leurs parents jouaient au moment de la visite.

      Lors de la rencontre des copropriétaires, le propriétaire d’une des unités a invoqué la clause de quiétude des règlements de condo pour demander l’interdiction que des enfants jouent dans la cour arrière à tout moment.

      La Ville pourra bien avoir autant de programmes qu’elle veut, s’il faut se battre avec nos voisins pour qu’ils acceptent l’idée “enfants”, l’option banlieue deviendra toujours plus intéressante.

      D. G. Beacon

    • «Et peu importe les politiques, les stratégies et les plans d’action, elles ne semblent pas vouloir se résorber.»

      Justement, ce ne sont que des stratégies qui ne sont pas ou peu appliquées. Nous sommes encore à rattraper le retard pris au niveau des transports en commun et les politiques actuelles en matière de transport sont encore teintées d’archaïsme. Et pour toute sorte de raisons: veilles mentalités au MTQ, au niveau des politiciens, des citoyens, etc. Il y a même les syndicats qui mettent des bâtons dans les roues pour l’installation de supports à vélo alors que ça fait 10 ans que d’autres villes canadiennes y sont. Bref, un peu tout le monde est coupable.

      Pour l’exode des jeunes familles, ce n’est pas un problème montréalais mais un problème lié à la flambé des coûts de l’immobilier. Les taux d’intérêts ont beau être bas, les prix ont explosés et tout le monde sait que les taux d’intérêts augmenteront à un moment donné. Alors quand ces votre premier logement, même avec de faibles taux d’intérêts, il faut quand même être capable d’étendre l’argent.

      Coupler à cela une politique de protection des milieux naturels pratiquement inexistante et des dérogations à tour de bras pour la protection des terres agricoles et vous avez le résultat qu’on a là.
      Il n’y a pas que dans l’augmentation de frais de scolarité qu’il y a un manque de gestion et qu’on a autant de vision qu’une marmotte.

      Tony Verdechi

    • La ville de Montréal fait une analyse un peu différente de la situation, en ce qui a trait aux jeunes.
      de 2006 à 2011, le nombre d’enfants de moins de 4 ans à augmenté drastiquement, de 12.6%, sur l’île. Il y a aussi une grande augmentation de la population de 30 à 34 ans, dans des proportions presque semblables. Par contre, il y a une baisse des enfants de 10 à 14 ans, ainsi que des adultes de 40 à 44 ans (-8.8 et 8.6%).

      Serait-ce que les parents plus jeunes préfèrent la ville? Il semblerait que oui, selon ces données. Tandis qu’une génération plus vieille préfère la quitter. Enfin, lors de ces prochaines études, je ne serais pas surpris de voir une mitigation de la saignée vers les banlieues. Élever une famille est un “phénomène” plus à la mode qu’il y a quelques années.

      Je ne suis pas surpris par la fréquentation des banlieusards à Montréal. L’accès à l’île est saturé. J’imagine qu’en nombre absolu, le chiffre se maintient plutôt bien quand aux déplacements vers l’île, mais ce chiffre ne peut simplement plus augmenter. Il y a un équilibre entre l’offre de transport et l’achalandage… Il y a aussi une différence au niveau de la clientèle. Le banlieusard moyen préférant le DIX30 pour son magasinage et ses loisirs ne se soucie probablement guère de l’offre plus éclatée de Montréal, autant pour le magasinage que pour l’offre culturel et les loisirs. Je ne sais pas comment Montréal pourrait attirer cette clientèle, à moins de perdre son âme.

      Mais je suis d’accord que le plus grand frein aux familles à Montréal est le prix des maisons.
      La banlieue offre des maisons peu chères, et ce mode de vie est ultra subventionnée, ne serait-ce que par les infrastructures routières provinciales ou le transport en commun beaucoup plus subventionné qu’à Montréal. Si la banlieue était responsable des coûts supplémentaires qu’elles engendrent, et si les banques prenaient en compte le coût de la vie spécifique à son lieu de résidence lors du calcul de l’hypothèque, la situation serait différente!

      Pour ma part, je veux élever des enfants en ville. Je veux que mes enfants puissent se déplacer par eux-mêmes dans la vie, dès que possible, qu’ils ne soient pas pénalisés par le transport, sa durée et sa disponibilité. Je veux qu’ils puissent aller aux musées par eux-mêmes (je trouve inquiétant que la plupart de mes collègues de la banlieue n’emmène jamais leurs enfants au musée, car ils sont sur l’île), aller à l’école par eux-même, allez chez leurs amis par eux-mêmes… Je veux qu’ils fréquentent des parcs bondés et qu’ils socialisent et qu’ils s’exposent à la diversité. Je trouve que tout cela est bien plus important qu’un espace de jeu individuel dans le jardin privée de la maison.

      Mario Bélanger

    • Il faut de véritables programmes d’accès la propriété sur l’île. Ceux qui existent actuellement ne suffisent pas du tout. Et je suis tout à fait d’accord avec votre idée de contraindre les promoteurs immobiliers à bâtir autre chose que des condos. J’irais même plus loin: j’imposerais un ratio strict de permis de construction de condos et de maisons à vocation “familiale”, avec évidemment un net avantage aux maisons.

      André Cartier

    • Montréal est moribonde, branchée sur le cash de ses citoyens par ses taxes trop élevées et un service de police collecteur de fonds. Sans parler de la corruption, la mafia ne siège pas dans l’opposition. Une des plus laides, des moins accueillante, et de plus en plus Anglophone.
      Laisser la mourir de sa belle mort , oubliez Montréal, on y était bien mais voila bien 30 ans de ça.
      Pier Hubert Verdun

    • Pourquoi pas commencer par un remboursement des taxes de vente sur l’achat de propriété neuve pour les familles!

      13% sur 280 000$ – 300 000$ ça fait une immense différence!

      I. Dessureault

    • Ça prend une loi. Qu’est-ce que c’est que cette idée du moyen-âge de laisser les gens choisir où et comment ils veulent vivre? C’est pas de leurs affaires! Les gens ordinaires ne comprennent tout simplement pas ces enjeux importants, qui sont bien trop compliqués pour eux. Il faut que le gouvernemaman écoute les bien pensants, et qu’elle augmente son contrôle sur la population, c’est la seule solution.
      G. Lalande

    • @mariob
      “si les banques prenaient en compte le coût de la vie spécifique à son lieu de résidence lors du calcul de l’hypothèque”
      Les banques regardent les moyens de payer des gens. Ils regardent toutes leurs dépenses. La voiture en est une.
      Et il ne faut pas demander au banques de faire quleque chose dans ce dossier. S’il y a de l’argent à faire avec des hypothèques, ils vont y aller. Peu importe que ça soit à St-Colomban ou sur le Plateau.

      Alain Lajoie

    • Vous avez mis le doigt sur un bobo je crois: les condos…

      Je suis l’archétype de la jeune Montréalaise: J’ai bientôt 30 ans, j’habite Villeray, j’adore mon quartier et j’aimerais teeeellement y rester… Mais trouver une maison avec une toute petite cour est pratiquement impossible, malgré deux bons revenus… Je ne peux m’imaginer avec des enfants coincée dans un condos au 8e étage, sans accès à l’extérieur…Je vais tout faire pour rester à Montréal et être propriétaire, mais j’ignore si j’en serais capable et je suis bien triste de cela…

      iLea

    • Le prix des habitations à Montréal constitue l’un de ses atouts principaux quand vient le temps d’y comparer la qualité de vie avec d’autres grandes villes dans le monde. En effet, on remarque très rapidement que les prix sont indéniablement plus élevé à Toronto, Vancouver, Boston, Chicago ou San Francisco. Même phénomène si l’on regarde vers l’Europe, Hong Kong ou le Japon.

      Je trouve donc particulièrement intrigant que l’on critique le marché immobilier montréalais, jusqu’à en élever celui-ci comme première cause de l’exode vers les banlieues.

      Je ne nie certainement pas qu’il soit plus accessible de vivre en deuxième couronne qu’à 5 kilomètres du centre-ville, je dis simplement qu’on penne à voir les avantages de vivre en milieu urbain. Pour ma part, je vie à Montréal depuis 8 ans. Bien que j’ai grandit en troisième couronne, je ne vois pas du tout ce que ma ville natale m’apporterait de plus, à part une perte de temps inouïe en transport.

      La quiétude, les espaces verts, la vie de quartier, une jolie court privée, une maison que j’aime… j’ai tout ça en ville et je ne profite pourtant pas d’un gros budget. On peut donc dire ce qu’on veut sur Montréal, mais à mon sens ce n’est qu’une question de perception émotive.

      Quoi qu’en disent les détracteurs de Montréal, plus de la moitié des touristes qui y viennent sont Québécois. Or, quand on choisi d’utiliser ses propres vacances dans une ville, ce n’est certainement pas parce qu’on la déteste. En cela, je demeure positif pour l’avenir de Montréal.

      Francis Huneault

    • Ça fait longtemps que je le dis, il faut déménager les grandes entreprises et les services gouvernementaux en dehors de l’ïle de Montréal,c’est la seule façon de :

      1. diminuer le traffic au centre-ville

      2. Améliorer la qualité de vie des habitants

      3. permettrait d’Augmenter les espaces verts et par ricochet rendrait plus humaine la vie en ville, surtout pour les famille.

      4. Axer le centre-ville sur la culture, l’habitation et l’accès au fleuve en éloignant les entreprises et créerait un environnement de quasi banlieue en ville avec en prime des infrastructures culturelles et sportives à proximité, un service en commun efficace car non débordé par les travailleurs du matin et du retour. Dans cet ordre, l’accès au fleuve doit être une priorité et ce sur toute sa longueur (en bordure de l’île).

      5. On doit accepter le fait que peupler d,entreprises et de services gouvernementaux les centre-villes est contre productif et non attirant pour les gens qui veulent y vivre.

      6. Les entreprises s’installant en dehors de l’île auraient plusieurs avantages à s’y installer, dont des taxes et coûts de services moins élevés, des employés restant plus proche de leur emploi, un cadre de vie moins stressant, des capacités d’expansion améliorées.

      7. Montréal pourrait être compensée par un dédommagement que les villes accueillantes des nouvelles entreprises. La différence de taxe avec Montréal pourrait être remises à cette dernière pour convertir les édifices vacants en complexes sportifs, en immobilisations culturelles ou encore en complexes d’habitation.

      Il y a de quoi à faire, mais il faut arrêter de s’acharner à vouloir maintenir ce modèle dépassé de centre-ville hyper centralisé et densifié d’entreprises et de services gouvernementaux qui est tout sauf efficace et qui amène une perte de productivité et une pollution qui ont des coûts énormes pour toute la société.

      François Bélanger

    • @ François Bélanger

      La stratégie dont vous parlez porte un nom: l’étalement urbain.

      Ce qui est particulièrement cocasse dans votre proposition, c’est que vous suggérez de simplement combattre le feu par le feu. En effet, on cherche ici des solutions pour limiter l’étalement urbain et vous suggérer de l’augmenter.

      La question n’est pas de peupler d’avantage le centre-ville, secteur qui vise essentiellement à remplir des fonctions économiques, mais bien de valoriser la vie dans des secteurs tels que Hochelaga, Ahuntsic, Rosement, La Petite-Patrie, St-Henri, Pointe-St-Charles, Verdun ou même St-Michel. Il y a une énorme différence.

      Finalement, démanteler un centre-ville pour en éparpiller les ressources un peu partout en périphérie a un effet pervers bien plus dérangeant. Que feront les résidents de la banlieue sud pour avoir accès à un service déménagé en banlieue nord? Ils iront par téléportation? Mais non, ils iront en voiture et passeront de toute façon par Montréal. Même chose pour les travailleurs.

      En quoi cela règle-t-il quoi que ce soit?

      Francis Huneault

    • @francisk
      “Je trouve donc particulièrement intrigant que l’on critique le marché immobilier montréalais”
      Comparez-le à St-Colomban et pas à San Francisco. Il n’y aura plus rien d’intriguant.

      Et il en faut pas tout mettre dans le même bateau. Je ne vivrais plus à Montréal. Mais je viens y travailler. Je vais voir ses attractions. Je ne déteste pas Montréal.

      “perception émotive.” J’avais le choix entre une maison de $140K à Duvernay et une équivalente à $300K et plus à Montréal 5km plus proche. Le choix n’a même pas été émotif. A moins que le siège de l’émotion soit situé maintenant juste à l’extérieur de la fesse droite ;-)

      Alain Lajoie

    • D’abord, l’agence fédérale confirme la poursuite de l’exode des jeunes familles vers la banlieue.

      normal , ils ne construisent que des condos inabordables et les multiplex se vendent en condos inabordables pour les familles

      albert bela

    • @ francisk

      L’étalement urbain est inévitable, mais il faut le contrôler et densifier la banlieue. Montréal ne peut plus être densifié, ses infrastructures n’étant pas capable de le supporter. je parle de long terme, pas de faire ça demain matin. De plus, diminuer la circulation vers le centre-ville soulagera Hochelaga, Ahuntsic et tous les autres secteurs que vous soulignez. Et pour les services, au lieu de les déménager dans un sens ou un autre, vous créez de plus petites unités décentralisées qui offrent leurs servies autant au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest et c’est beaucoup plus efficace et proche de la population. De plus vous créez des emplois de proximité.

      On ne peut comparer Montréal avec n’importe qu’elle autres ville d’Amérique du Nord, Montréal est une île, donc avec un niveau maximum de développement qu’il ne faut pas dépasser sans quoi la qualité de vie s’en ressent. Il y a moyen de densifier l’extérieur de l’île de façon à ne pas trop nuire aux terres agricoles et à la nature, il faut planifier et respecter le plan, ça peut se faire.

      François Bélanger

    • @ Alain Lajoie: “Comparez-le [le marché montréalais] à St-Colomban et pas à San Francisco. Il n’y aura plus rien d’intriguant.”

      Si pour vous, on peut mettre Montréal et St-Colomban dans la même colonne, c’est que nous n’avons véritablement pas la même vision d’une grande ville. Pour comprendre les prix montréalais, il faut observer des villes comparables. St-Colomban c’est une option similaire à Varennes ou St-Rémi. Pas à Montréal.

      Cela dit, je crois comprendre ce que vous amenez. Quelqu’un face à sa maison de rêve en banlieue y voit une économie considérable en comparant une offre similaire à Montréal. Ce n’est pas faux, mais c’est incomplet comme analyse.

      Premièrement, outre les condos, il est difficile de comparer une propriété montréalaise à une propriété en banlieue. L’une est généralement détachée avec un terrain plus grand, l’autre est souvent jumelée ou en rangée. L’une est neuve, l’autre est ancienne. Ainsi de suite.

      Deuxièmement, sur une période de 20 ans, le rendement d’une propriété montréalaise est bien plus rentable qu’une propriété comparable en banlieue. C’est un fait facile à vérifier auprès de la Chambre Immobilière du Grand-Montréal. De plus, 6% annuel sur 300 000$ sera toujours plus intéressant que 6% sur 140 000$.

      Et pour finir, quand j’évoque la perception émotive, je parle de ce vague idéal que l’on a de notre milieu de vie. C’est un idéal qui se construit lentement de part nos expériences, mais surtout de par nos perceptions. Ainsi, vivre en banlieue est, d’abord et avant tout, l’affaire d’accéder facilement à son idéal, si facilement qu’on en oubli les désavantages. À l’inverse, on peut dire la même chose des Montréalais. Ils font des sacrifices pour y vivre, il est donc normal qu’ils se convainquent d’avoir fait le bon choix. Tout ceci est entièrement relatif, subjectif, donc émotif.

      Pour faire le ménage dans le débat, il faut donc voir les effets de chacun des modes de vie (banlieue ou ville) sur notre société et notre gestion du territoire.

      Francis Huneault

    • Les taxes municipales ne sont pas seulement plus élevées à Montréal (une moyenne de 5929$ sur l’Ile l’an dernier! http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201111/27/01-4472157-la-region-de-montreal-la-plus-taxee-au-quebec.php ) elles sont aussi disproportionnées par rapport au revenu moyen des citoyens (et c’est sur le revenu net!). Ensuite, on ajoute plein d’autres taxes supplementaires comme sur l’immatriculation des voitures.

      Aussi, quand des voisins plus riches decident de payer plus les maisons qu’il achetent dans votre voisinnage, votre compte monte en fleche meme si vous n’auriez jamais paye ce motant pour votre logement. Je pense de plus en plus a m’exiler en banlieue a cause de ca.

    • OUblie de signer :

      M. Allard

    • @ François Bélanger: “vous créez de plus petites unités décentralisées qui offrent leurs servies autant au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest”

      Des unités décentralisées il y en a déjà pour toutes les institutions gouvernementales. N’en demeure pas moins qu’il y a certains services qui ne gagnent pas à être éparpillés. À moins que je me trompe, je ne suis pas certain que le CHUM sera démantelé suite à sa construction. Même chose pour le campus principal de McGill ou du siège social d’Hydro-Québec.

      Renouveler vos plaques d’immatriculation ou aller au CLSC, vous pouvez déjà le faire un peu partout à travers le Québec. Je ne vois donc pas de quels services vous parlez en particulier.

      Finalement, Manhattan est une île beaucoup plus dense que Montréal (27 000 habitants par km/2 contre 4 500 habitant par km/2). N’y voyez surtout pas une coïncidence de son succès. La densité constitue un important vecteur de richesse culturelle, économique et sociale.

      Montréal a des croutes à manger avant d’être surpeuplée. Je ne dit pas qu’il n’y a aucun inconvénient à la densité, je dis seulement que la décentralisation en comporte de bien pires, inconvéniants que l’on s’efforce tristement d’ignorer.

      Francis Huneault

    • La ville de Montréal prétend avoir un programme pour aider les familles à acheter une première résidence mais les critère sont complètement déconnectés du marché. C’est peut-être le marché qui a monté trop vite. Et est-ce que c’est à la ville de jouer ce rôle? Oui si on peut prouver que c’est un investissement rentable…
      Pour ma part, nous avons réussi à trouver quelque chose à acheter de très bien sur Christophe-Colomb, entre Rosemont et St-Grégoire, avec une cour et ce qu’il faut pour 2 enfants mais on a été chanceux. Je croyais pas qu’on trouverait et on regardait sérieusement la rive-sud…

    • signé JF Fortier

    • @francisk
      Donc ça confirme que c’est une utopie de vouloir ramener les banlieusards à Montréal. Le 6% annuel sur un bien plus gros montant fait grandir l’écart. Et on ne sera jamais capable de le combler.

      “il est difficile de comparer une propriété montréalaise à une propriété en banlieue.”
      C’est faisable. Ca s’appelle une grille d’analyse. Mais c’est personnel à tous et chacun. Quand on a décidé d’acheter, ma grille ne donnait pas la même chose que celle de mon épouse. Les trois maisons de banlieue gagnaient toujours pour nous deux par-contre.

      On essaie de savoir pourquoi les gens vont en banlieue. Pas à San Francisco. La grille sera bien plus compliquée mais c’est faisable de comparer. Comparer avec SF, c’est encore plus compliqué. Je ne comprends vraiment pas votre point de vue.

      “Tout ceci est entièrement relatif, subjectif, donc émotif.”
      Pourquoi “donc émotif” ? Je me suis fait une grille et je l’ai respectée. S’il y en a qui ne la respectent pas, ce n’est plus de l’émotivité. C’est de la malhonnèteté. Il n’y a rien à faire avec ces gens-là.

      Et j’ajouterais que la majorité des gens ne regardeent même pas “la maison de rêve”. C’est bien trop cher pour beaucoup de gens. Ils prennent ce qu’ils peuvent, ou ils peuvent. Moins tu es riche, plus tu penses à court terme. C’est une autre réalité de la vie au Québec (qui est moins vraie à San Francisco par exemple ;-) ).

      Alain Lajoie

    • Ho boy!!!
      La tendance était que les jeunes universitaires venaient à Montréal pour étudier, ensuite les familles partaient hors Montréal pour élever leur enfants et les retraités revenaient acheter un pied à terre à Montréal pour avoir accès aux activités. Les logements ont augmenté de façon indécente à Montréal au court des 12 dernières années. Le prix des condos sont carrément criminel. Le prix de l’essence avec leur surtaxe, la qualité des services sur évalué pour une qualité médiocre, le métro arrête tous les jours et augmente leur tarif… Trouvez l’erreur…
      Les salaires n’ont pas suivie la tendance à la hausse des prix du logement, les propriétaires abusent des augmentations à répétition. La qualité du voisinage est médiocre, les rénovations de rue mal planifié nous obligent à zigzaguer parmi les rue pour arriver à destination, augmente les frais d’essence et la pollution. Un maire qui s’accrochent à son poste au lieu de prendre sa retraite et de passer le flambeau. Des augmentation de taxes ridicules avec une diminution de services.
      Montréal se transforme en ville non habitable pour la moyenne des ours. Seule les plus riche pourront se permettre d’y habiter. Montréal est une ville décrépit, sans envergure, sans vision, c’est carrément la décadence.
      Vous voulez que les jeunes familles déménage ici? ark mais vous êtes tombé sur la tête!
      Les jeunes n’auront même plus les moyens d’aller étudier à Montréal bientôt, ils devront être être 50 dans un 3 1/2 gracieuseté des propriétaires excessifs.
      Jean Deslauriers

    • Quand Montréal se sera dotée d’un maire visionnaire, charismatique, moderne et rassembleur, la ville saura bien retenir ses citoyens. On peut toujours rêver mais torrieux qu’on est ben à la campagne!

    • Oups… Signé R. Ducharme

    • @ Alain Lajoie

      Si vous avez de la misère à comprendre mon approche c’est que vous la prenez en pièces détachées. Permettez-moi de recoller les morceaux:

      1- On reproche souvent à Montréal d’être inaccessible. À ce titre, il est bon de la comparer à d’autres grandes villes. Cela permet de mettre les choses en perspective et de réaliser que Montréal est accessible pour une grande ville. C’est un avantage à notre portée, c’est une chance que nous avons comparé à Paris, Londres, Manhattan, etc.

      2- Pour établir la valeur d’une résidence (je ne parle pas ici d’appréciation personnelle), on utilise des propriétés comparables immédiates. Cette technique fait la norme en évaluation immobilière. Cela a pour avantage de considérer le milieu, le style, l’âge, la condition, etc. C’est pour cela qu’il est difficile de comparer un duplex de 100 ans près du marché Jean-Talon à un bungalow de Mirabel. À part leurs fonctions, ces deux résidences n’ont rien en commun. Pourquoi alors bêtement en faire une image comparative du genre “pour le même prix, j’avais trois fois plus grand avec une piscine en plus”?

      Mes interventions d’aujourd’hui n’avaient rien à voir avec nos appréciations personnelles de la ville ou de la banlieue. Je tenais simplement à démontrer qu’il est ridicule de constamment mettre en parallèle le prix d’achat ville vs banlieue car ceux-ci ne partagent rien. Ils sont tous deux fondés sur des offrent complètement différentes.

      Francis Huneault

    • La maison dans laquelle j’habite dans Hochelaga coûte quatre fois plus cher que ce qu’elle a été vendue en 2000. Ce n’est sûrement pas la seule motivation de l’exode, mais c’est certainement une cause majeure.

      - Jean-Marc Chevalier
      Montreal

    • @ilea

      Je vous souhaite bonne chance dans votre projet. Dans la meme situation que vous, j’ai acheté il y a 4 ans dans Villeray avec ce que vous recherchez, N’oubliez pas de tenir compte des taxes dans votre budget. On a eu droit a 27 % d’augmentation en 4 ans, ce n’est pas le genre d’incitatif qu’on s’attend de la ville de Montreal pour qu’elle y garde les femilles.

      David

    • Dans Villeray il y a beaucoup de jeunes familles. Les parcs sont grouillant d’enfants et les bibliothèques très fréquentées. La vie sociale y est riche. Acheter un duplex dans Villeray est toujours faisable mais il faut aborder la chose avec une vision à long terme.

      Y Labonté

    • Entièrement d’accord qu’il faudrait multiplier les quartiers verts, contraindre les promoteurs à construire autre chose que des condos, investir dans les transports en commun. Bonifier les programmes d’accès à la propriété??? Bien sûr! Mais on oublie encore et presque toujours cette partie de la population qui, pour toutes sortes de raisons, ne peut pas aspirer à devenir propriétaire, soit parce qu’il y a des personnes seules qui ne seraient pas “équipées” adéquatement pour entretenir une maison, d’autres qui n’auront jamais les moyens, même avec une bonìfication à l’accès, de même penser à devenir propriétaires. Personne ne voit de mal à la gentrification d’anciens quartiers ouvriers, de la destruction de bâtiments locatifs à la moindre chance comme une inondation ou un incendie moyen pour pouvoir construire de sempiternels condos ou modifier un ancien édifice en unités de condos. Il y a des limites à la construction de maisons neuves sur une île.

      Je suis jalouse de francisk qui semble vivre dans un coin où il y a la quiétude. Pour la PREMIÈRE FOIS depuis les 16 ans que j’habite mon modeste immeuble à appartements à VSL, j’ai pu laisser ma fenêtre ouverte mercredi soir. Le corridor aérien qui me survole est fermé jusqu’à la fin juillet (j’espère! j’espère que c’est vrai!), puis Bombardier Aéronautique ne faisait pas son tintamarre nocturne habituel, ce qui est très rare. Dans les années passées, quand Bombardier ne faisait pas son tintamarre, il y avait quand même les avions (y a-t-il encore des gens qui croient qu’il y a un couvre-feu????? ben voyons donc! Entre 11 p.m. et 5h30 a.m., il y a pas loin d’une centaine de “mouvements” aériens).

      Pas les moyens de déménager, je sortirai d’ici pour la dernière fois les pieds les premiers, dans un sac, sur une civière – oubedon le bruit, les îlots de chaleur qu’est tout l’arrondissement ou presque et la saleté du coin auront raison de ma … raison!

      J. Lincourt

    • @francisk
      “il est ridicule de constamment mettre en parallèle le prix d’achat ville vs banlieue car ceux-ci ne partagent rien. Ils sont tous deux fondés sur des offrent complètement différentes. ”

      Ce que vous oubliez peut-être, c’est qu’on est des vraies personnes qui veulent s’acheter une vraie maison. Pas des urbanistes, pas des évaluateurs de maison. La vraie personne va assurément vouloir comparer le bungalow de Mirabel avec le duplex près du Marché Jean-Talon si ce sont ses choix.
      Et, dans mon cas, ça ne s’est pas fait “bêtement”. Ma grille d’analyse avait plus de 30 critères et calculs. J’avais 3 bungalows, un semi-détaché, un duplex. A Duvernay, Ste-Rose et Ahuntsic.

      Mettez-vous à la place des gens des fois. L’exode vers la banlieue, c’est plus que “bêtement” des chiffres.

      Alain Lajoie

    • Oui vous perdez votre temps! Trop d’avantages…

      MArc-Antoine Blondin

    • Très inquiétant pour Montréal, mais à mon avis vous n’avez encore rien vu car la perception que les gens ont de Montréal continue de se dégrader.

      Les tendances que vous observez présentement sont le résultat da la situation qui prévalait avant, des perceptions passées, demain ça sera pire parce que l’image de Montréal est encore plus moche qu’avant.

      Notamment à cause les entraves de travaux et les infrastructures qui flanchent partout, de la pauvreté de plus en plus évidente, c’est pire qu’avant. Les manifestations quotidiennes renforcent aussi la perception que Montréal est à fuir.

      Exemple concret je connais des gens qui organisaient une soirée hier au centre ville avec des visiteurs de l’extérieur. Mais avec la fermeture du tunnel VM tout était bloqué partout, tout le monde est arrivé très en retard, ça a été l’enfer et tout le monde chialait sur la ville. Croyez moi la prochaine réunion n’aura pas lieu au centre ville, probablement même pas à Montréal.

      Et ça c’est sans parler de la bulle immobilière qui va finir par péter et heurter de plein fouet l’économie de cette ville où il y a déjà 11% de chômage… Le déficit des infrastructures, la situation économique, les coût des pensions des employés qui explosent dans cette ville qui pourtant consacre déjà 17% de son budget à la dette (avec des taux d’intérêt au plancher…), ne permettent en aucun cas pas d’espérer un redressement que cette ville n’a aucune possibilité de financer.

      Non décidément vous n’avez pas finir d’entendre des casseroles. Si vous voulez rester en ville acheter vous des bouchons.

      P Brasseur

    • @Alain Lajoie

      En disant que je suis incapable de me mettre dans la peau du “vrai monde”, vous supposez que je fasse partie d’une classe à part. C’est absurde, mais je ne peux absolument pas vous en vouloir car vous ne me connaissez pas. Vous ne connaissez pas mes amis, mon travail, ma famille, mes origines. En quoi êtes-vous plus habileté à parler au nom du vrai monde?

      Mes propos ne visent ni ne jugent personne. Faites en de même s’il vous plaît.

      Francis Huneault

    • M. Cardinal, vous dites:
      “qu’il faut continuer d’espérer, car une région dont le centre se vide est une région dont le cœur cesse de battre. Il faut donc, à mon avis, bonifier les programmes d’accès à la propriété, multiplier les quartiers verts, contraindre les promoteurs à bâtir autre chose que des condos et investir massivement dans le transport en commun urbain.”

      Je suis d’accord avec toutes ces initiatives. Je crois que le plus grand danger serait de ne rien faire. Car pour que les banlieues existent, cela prend une ville centre en santé. C’est une hérésie de penser que la “périphérie” va se porter bien si la ville centre meurt.
      N’en déplaise à plusieurs, la relation symbiotique qui existe entre la ville centre et sa périphérie est essentielle, pour la survie des deux. Le rêve que semblent caresser certains dans ces pages où une banlieue sans fin, prête à recevoir toutes les voitures de nos désirs les plus fous, sans embouteillages, où les filles sont plus belles et les homme plus forts, où les maisons coûtent $100K et les familles de 5 enfants jouent en liberté sur des terrains d’un âcre et demi pour jouer… eh bien pas sûr que ce monde “idéal” soit viable ou réalisable.
      Il reste que les vrais coûts de l’étalement urbain ne se reflètent jamais dans le prix artificiellement bas de maisons dans la deuxième et troisième couronne, et c’est bien là le problème.
      Donc, oui pour les incitatifs et programmes d’accès à la propriété, oui pour une vision plus créative sur les nouveaux quartiers et aux investissements en TEC.
      Pour ce qui est de “bâtir autre chose que des condos”… si on parle locatif c’est inutile de se tourner vers le privé, car bien qu’il y ait un marché, nous avons créé un système tellement pro-locataire ici que cela fait peu de sens économique pour qui que ce soit (même monsieur tout le monde qui veut acheter un triplex) d’avoir des locataires, compte-tenu de l’absence de tous droits des propriétaires sur leur propre bien, une fois loué. On compte sur les doigts d’une main les projets locatifs récents (majeurs). Or le modèle locatif est bien intéressant pour des investisseurs institutionnels, cependant je crois que nous devons aussi analyser le cadre réglementaire. Certains programmes comme Operation 10,000 logements ont eu du succès par le passé.

      JF Garneau

    • @francisk
      Je juge vos propos qui semblent déconnectés de ce que les gens vivent. Quoique vous en pensez, les gens vont comparer St-Colomban et le Plateau. Nier ça, c’est nier la réalité.

      @jfrancois002
      “une banlieue sans fin, prête à recevoir toutes les voitures de nos désirs les plus fous, sans embouteillages, où les filles sont plus belles et les homme plus forts, où les maisons coûtent $100K et les familles de 5 enfants jouent en liberté sur des terrains d’un âcre et demi pour jouer…”
      Je cherche et je trouve seulement vous pour dire une telle chose. Il y a une limite à l’exagération et vous l’avez dépassée.

      Alain Lajoie

    • Ville vs banlieue

      Si les gens préfèrent de plus en plus la banlieue, c’est peut-être que le mode de vie qu’on y trouve est plus agréable (?).

      Tenter de les convaincre les qu’ils ont tord, qu’ils se trompent, ca fait un peu arrogant. En effet, les gens sont capables de faire leur propre analyse et prendre leur propore décision.

      Et puis, il ne s’agit pas d’une conspiration organisée, simplement l’expression d’un choix. Inutile d’en dire plus

      Jacques Bisson, Laval

    • @jacques_bisson
      “Si les gens préfèrent de plus en plus la banlieue”
      Ca monte en chriffres absolus mais il reste encore à savoir si la proportion banlieue/ville augmente.

      Probablement que la majorité des gens qui ont grandi en banlieue vont choisir ce milieu de vie également. La croissance de la population doit être relativement égale partout. Donc la progression de la population doit être proportionnelle. Est-ce le cas ? C’est une bonne question pour Mr Cardinal. Elle répondrait à votre question à savoir si c’est plus agréable.

      Alain Lajoie, Laval

    • @ Jacques Bisson

      Vous avez raison. La tendance que l’on observe résulte d’un choix tout simple. Il n’y a aucune conspiration et je suis certain que ceux qui optent pour la banlieue le font on se disant que c’est le meilleure choix pour eux.

      Néanmoins, il est temps que ce choix soit éclairé par des faits, faits que l’on ne connaissait pas encore, il y a 20 ans à peine. À l’instar du développement durable, l’étalement urbain est (et sera) un sujet incontournable quand on parle de développement.

      À ce titre, il n’est en effet pas question de convaincre les populations, mais plutôt de les informer. Pour qu’une telle conscientisation soit efficace et durable, elle doit être endossée librement. Nous devrons regarder et déconstruire les mythes qui pourrissent le débat. Cela n’est pas sans demander un certain effort d’ouverture. Il faut cesser de se braquer et y voir l’intérêt général.

      Somme toute, il n’est pas question de changer dramatiquement le mode de vie de centaines de millier de personnes, mais plutôt de s’assurer que celui-ci demeure cohérent avec nos ressources collectives (territoire, environnement, moyens économiques, etc).

      Que tous soient libres de choisir son mode de vie est la base d’une société en santé. Ce choix doit par contre se faire les yeux ouverts.

      Francis Huneault

    • @gl00001 … ne le prenez pas personnel, c’est seulement une “image” pour faire contrepoids à tous les commentaires qui disent plutôt incessamment que la ville est laide sale décrépite et qu’elle ne vaut pas la épine d’être sauvée. Ça s’appelle de l’humour. Respirez un peu, souriez, c’est le week-end.
      JF Garneau

    • @ Jacques Bisson

      Vous avez tellement raison! Une majorité de familles ont fait leur choix.

      La réponse à mr. Cardinal, oui c’est une perte de temps de les convaincres qu’elles ont tort.

      Concentrons nos efforts à ce que ce développement se fasse intelligemment en souhaitant que tout le monde y trouve son compte.

      La ville sera toujours esssentielle à la banlieue, développons cette vocation plutôt que tenter d’aller à l’encontre de cette tendance lourde.

      Marc-Antoine Blondin

    • @gl000001

      Plus agréable la ville que la banlieue ? pour moi oui et j’ai beaucoup de plaisir à y élever ma famille. Néanmoins, ça n’en fait pas une règle et je peux comprendre ceux qui ne partagent pas cet avis. Aujourd’hui à la retraite, je me félicite de mon choix.

      @francisk

      “Nous devrons regarder et déconstruire les mythes qui pourrissent le débat. Cela n’est pas sans demander un certain effort d’ouverture. Il faut cesser de se braquer et y voir l’intérêt général.”

      Ça résume assez bien mon opinion sur cette question. Peut-être devrions nous, dans la foulée de ce raisonnement, voir la relation ville-banlieue en terme de complémentarité. Je rejoins et endosse les propos de bellinger (31 mai 2012 11h56) qui propose une forme de partage et de décentralisation des services. Je milite en ce sens depuis plusieurs années. Certains pourraient y voir une lutte de clochers mais ce n’est pas mon avis. La complémentarité implique le partage.

      Pour ce qui est de la densification des banlieues, l’idée a sa valeur. Faudrait par contre s’assurer qu’on ne recrée pas une situation semblable à celle qui incite le familles à quitter la ville actuellement car dans ce cas, ça ne ferait que stimuler davantage l’étalement urbain.

      Jacques Bisson, Laval

    • “Vous en pensez quoi?”

      Que quand on s’attarde trop aux obstacles, on perd de vue nos objectifs.

      Tomas Agusto Mileño

    • @jfrancois002
      Votre humour plate entretient les “mythes qui pourrissent le débat” comme dit Francisk.
      Bonne fin de semaine pareil.

      Alain Lajoie

    • Le principal critère de sélection d’une maison pour beaucoup de gens est qu’il y ait une belle “chambre” de bain, une belle cuisine et un peu de gazon pour pouvoir jouer au voisin gonflable. Que cette maison soit située à côté d’une autoroute bruyante au milieu de nul part dans une banlieue dortoir sans âme n’a pas d’importance, il y a une belle “chambre” de bain… Ça fait simpliste, mais je suis sûr que c’est vrai pour beaucoup de gens!

      François B.

    • @ bret

      PLutôt faible comme argumentaire que de sortir les clichés.

      Marc-Antoine Blondin

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