Le blogue de François Cardinal

Archive du 27 avril 2012

De nouvelles tensions sont apparues à Montréal entre Francos et Anglos. Comment rapprocher ses communautés linguistiques dans un tel contexte? Quatre experts se prononcent.

Aujourd’hui, Josh Freed, chroniqueur à The Gazette et à L’actualité, et auteur de plusieurs livres dont The Anglo Guide to Survival in Québec.

freedJ’ai toujours vu Montréal comme une ville qui fonctionne bien en pratique, même si ce n’est pas toujours le cas en théorie.

Oubliez donc les différents sondages qui montrent que les Anglos ne connaissent pas Marie-Mai ou que les Francophones ne connaissent pas l’humoriste Rick Mercer malgré son immense popularité au Canada.

Oubliez le pourcentage de chaque groupe linguistique qui prévoit un mauvais sort à Montréal dans 50 ans… voire 500.

Et oubliez les politiciens et les médias qui font une histoire avec chacune des petites confrontations ou divisions qui peuvent survenir entre les communautés linguistiques.

Ce qui est important, c’est comment nous vivons ensemble au jour le jour – quelque chose que nous faisons mieux que n’importe quelle ville de la planète où de grands groupes linguistiques cohabitent.

Montréal est une ville francophone mais aussi une ville bilingue dans son quotidien où une conversation peut changer d’une langue à l’autre trois fois en plein milieu d’une conversation.

C’est une ville où il n’est pas rare qu’un Anglophone parle strictement en français à un Francophone, tandis que le Francophone ne lui parle pas qu’en anglais – les deux agissant par respect pour l’autre. Vous ne trouverez pas ce genre de conversation bizarre mais civilisé dans beaucoup d’autres pays.

Quand mes amis visitent l’Angleterre ou les États-Unis, ils sont étonnés et impressionnés par le dualisme et le respect mutuel qu’ils voient partout dans notre ville. C’est un changement énorme par rapport à la situation qui prévalait il y a quelques décennies, alors que les Anglophones s’exprimaient largement en anglais et les Francophones, largement en français.

Si j’avais voulu habiter une ville qui ne parle qu’une seule langue, j’aurais déménagé à Toronto, Los Angeles ou Edmonton, trois villes où j’ai vécu brièvement dans le passé.

Mais je suis revenu pour vivre dans ma ville – Montréal – un endroit unique sur ce continent qui parle deux langues (au moins)… et qui peut être un modèle pour le monde entier.

Alors, arrêtons de nous chicaner et retournons à ce que nous faisons le mieux : vivre bien ensemble… together.

***

Lisez également les réflexions sur le sujet de…

- Daniel Weinstock

- Simon Brault

- Jack Jedwab

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