Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Vendredi 13 avril 2012 | Mise en ligne à 6h30 | Commenter Commentaires (51)

    L’identité de Montréal: ses deux langues…

    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    k9544La mondialisation est un énorme rouleau compresseur qui uniformise les villes de la planète. Partout, les mêmes McDo, Starbucks et chaînes hôtelières. Et pourtant, ce qui rend les villes intéressantes et attrayantes, c’est leur singularité, leurs différences, leur identité…

    C’est ce que nous rappelle de façon magistrale Daniel A. Bell, professeur de philosophie mondialement reconnue rattaché à l’Université Tsinghua de Beijing, dans son dernier livre The Spirit of Cities : Why the Identity of a City Matters in a Global Age.

    Cosigné avec le professeur Avner de-Shalit, cet ouvrage est un tour du monde des identités, en neuf villes bien circonscrites : Jérusalem et la religion, Paris et le romantisme, Berlin et la tolérance, New York et l’ambition… Montréal et ses deux langues!

    danielbellClichés, tout ça? Au contraire, il s’agit chaque fois d’une incursion en profondeur dans ce qui définit véritablement ces villes. Une véritable psychothérapie, en fait, réalisée par deux auteurs qui ont foulé les lieux dont ils parlent (en soi, c’est déjà beaucoup…).

    Les 21 pages sur Montréal sont un pur délice. Parce que Bell est né à Montréal et connaît très bien cette ville, mais surtout parce qu’il l’aime, parce qu’il l’a percée, parce qu’il l’a comprise dans ses plus intimes détails historiques et complexités culturelles. Ce qu’il doit fort probablement à la distance qu’il entretient aujourd’hui avec Montréal.

    Sa conclusion : la métropole québécoise est riche de ses deux communautés linguistiques qui forment, ensemble, son identité…

    Ce propos en fera probablement sursauter plusieurs pour qui cette dualité est plutôt une menace. Mais au contraire, il s’agit d’un atout qui, aujourd’hui, mérite d’être célébré, comme le souligne Bell avec justesse.

    Le français, langue officielle au Québec autant que dans sa métropole, est certes menacé par l’anglais dans certaines institutions. Les raisons sociales des entreprises constituent un réel problème. Et la vigilance est plus que nécessaire pour éviter des dérapages comme ceux de la Caisse et du CHUM.

    Mais rien de tout cela n’a à voir avec la cohabitation des Francos-Montréalais et des Anglos-Montréalais, sur laquelle s’est fondé Montréal à travers le temps.

    Rien de tout cela ne mine les relations harmonieuses qu’entretiennent généralement les deux communautés linguistiques.

    Rien de tout cela ne fait de «nos» Anglos une menace au français, peu importe s’ils regardent ou pas «notre» télé et «notre» cinéma.

    Et rien de tout cela n’efface les énormes progrès qu’ont accompli, de gré ou de force, les anglophones au cours des années. Bell rappelle qu’une majorité d’entre eux parlent français, alors qu’ils étaient à peine 3% à en faire autant en 1956…

    Aujourd’hui, ajoute-t-il, les francophones aisés sont attirés par NDG, les Anglos progressistes se font une fierté d’habiter le Plateau et les deux communautés sont de plus en plus interreliées.

    Phénomène, d’ailleurs, que soulignait L’actualité récemment : 80 % des Anglos se disent suffisamment bilingues pour soutenir une conversation en français, 83% veulent que leurs enfants soient bilingues et presque la moitié des Anglos choisissent un partenaire chez les Francos…

    «Bref, souligne Bell, les guerres de langues ont laissé place à des attitudes beaucoup plus relaxes (…) Il y a toujours certaines tensions, mais les relations entre les communautés francophone et anglophone n’ont jamais été aussi naturelles qu’aujourd’hui.»

    Un fait qu’il est important de se faire rappeler au moment où l’on sent croître certaines inquiétudes linguistiques.


    • «80 % des Anglos se disent suffisamment bilingues pour soutenir une conversation en français»

      M. Cardinal, votre utilisation tout à fait parcellaire des données de ce sondage vous a été reprochée, mais voilà que vous remettez ça !

      80% des jeunes anglos “peuvent” parler français, mais seule une minorité le fait. Et surtout, une très forte majorité envisage sereinement que Montréal devienne unilinge anglophone dans l’avenir.
      Autrement-dit, cette belle dualité linguistique que vous aimez tant, il y a une de ses deux moitiés qui n’en a rien a cirer.

      Et il est là le nœud du problème, que votre attitude jovialiste vous empêche de reconnaitre : le bilinguisme appliqué, le vrai, celui qui compte et qui permet de vrais échanges culturels, c’est seulement bon pour les francophones. Pour les anglophones, on ne dépasse pas le bilinguisme minimal qu’exige la loi. Autrement dit, cette belle valse de la dualité linguistique, il n’y a qu’un partenaire qui la danse, pendant que l’autre le regarde de loin.

      Y. Ménard

    • …je devrais ajouter :
      cette belle valse de la dualité linguistique, il n’y a qu’un partenaire qui la danse, pendant que l’autre le regarde de loin, semblant attendre qu’il s’essouffle…

      Y. Ménard

    • Rappel à tous:

      Seuls les commentaires signés sont publiés. Merci

      François Cardinal

    • @raman

      Vous reprochez à François Cardinal d’interpréter certains chiffres de manière ”jovialiste” et de tirer des conclusions qui n’ont rien à voir avec la réalité. Dans votre élan de contestation, vous l’avez peut-être oublié, mais vous ne mentionnez aucun chiffre, aucune étude, aucune citation d’expert… Avez-vous vraiment des leçons de journalisme à donner?

      ——–

      Pour en revenir au sujet principal du blogue, je suis tout-à-fait d’accord avec l’interprétation que Bell tire au sujet de Montréal. Il faut y vivre pour sentir cette hybridation culturelle qui s’opère depuis plus de 20 ans. À l’échelle international, peu de ville présente la même réalité. Il y a Barcelone, Bruxelles, Le Cap… Quand on y pense les exemples ne pleuvent pas.

      Une telle cohabitation ne se fait certes pas sans friction aucune, mais force est d’admettre que l’époque des affrontements a bel et bien laissée sa place à celle de l’ouverture, ouverture bénéfique et saine pour tout le monde.

      Francis Huneault

    • J’aimerais qu’on parle aussi de l’étude de The Gazette, qui répond à celle de l’Actualité. Bizarrement, personne en a parlé. http://www.montrealgazette.com/business/Asking+language+questions+differently/6422334/story.html

      Michèle Labrèche

    • «80 % des Anglos se disent suffisamment bilingues pour soutenir une conversation en français.»

      Voilà une légende urbaine qu’aiment bien véhiculer les journalistes payés par Power Corp.

      On va aller passer 30 minutes au centre-ville de Montréal, vous et moi, et je vais vous trouver sans effort des dizaines d’unilingues anglos.

      Faudrait cesser de nous prendre pour des caves.

      C.A. Desmarais

    • @ C.A. Desmarais

      Le journaliste payé par Power Corp. cite, ici, une donnée contenue dans un texte signé par JF LIsée. À moins que je ne me trompe, ce dernier n’a rien à voir avec Power Corp., justement.

      Bien à vous.

      François Cardinal

    • 13 avril 2012
      08h20
      C’est bête à dire pour certains, mais les natifs de Montréal ne se soucient guère en général qu’il y ait de l’anglais “partout”, ça fait partie de la réalité montréalaise et ce n’est pas un problème – c’est une force, c’est notre particularité culturelle, c’est une choses qui nous définissent.

      Discutez-en avec des Anglos de Montréal (des natifs), ils parlent français et ne se sentent pas persécutés – c’est à croire que les antagonistes sont ceux qui n’habitent soit pas ici, ou ne connaissent pas vraiment Montréal plus qu’il faut.

      Guillaume Mathieu

    • OH Boy,les natifs de Montreal toe!!!!!Je suis natif de la region de l Outaoauais,on n a le meme probleme qu a Montreal,qu on le veiuille ou non ,on parle de plus en plus qu en Anglais,notre langue perd du terrain, ,pretendre le contraire n amilioreras pas la situation,par contre je dois reconnaitre que c est provoquant,stimulant,oui je dis toujours a mes amis ce qui me garde souverainiste ce sont ces discours federalistes qui au lieux de nous parle de ce qu ils voulaient dirent par leur federalisme renouvelee.pays suposement bilingue,pays independant de la monarchie nous disent que si vous ne venez pas de Montreal vous ne comprenez pas,si vous ecrivez votre opinion en faisant des fautes vous ne pouvez pas emmetre votre opinion,AIE je paie autant mes impots que n importe qui qui ecrit sur ce blogue.Je termine en vous disant merci M.Cardinal,insiste pour deforme le sondage qui dit tout simplement plutot que 80 % des jeunes anglos s en fichent maintenant du francais comparativement a la generation anglophone precedente ,,vont assurement aide la cause souverainiste au Quebec,merci,continuer votre bon travail…….Alain Legault,Gatineau,Qc

    • quatre fleurs différents sur le drapeau Montréalais prouvent la diversité de notre ville.

      Mike Bison

    • M. Cardinal,

      La statistique que vous évoquez provient certes de L’actualité, mais vos collègues Dubuc et Pratte aiment bien nous faire croire que les anglos de Montréal sont de fiers bilingues, ce qui n’en est rien. Le pauvre Dubuc a même déjà écrit que «la guerre du français était gagnée à Montréal». Misère…

      Salutations.

      C.A. Desmarais

    • 13 avril 2012
      13h01
      Le bilinguisme dans une société minoritaire n’est pas un état stable mais temporaire. La nature des choses entraînent tout simplement la disparition graduelle de la langue la moins forte qui n’a pu s’imposer comme langue commune et se trouve ainsi condamné à la folklorisation. Sous le régime impérial autrichien, Prague parlait fièrement allemand avec le tchèque comme langue de seconde zone, ce qui ressemble étrangement à la situation de Montréal, ma ville natale, que j’ai retrouvé très ‘bilingual’ pour parler comme Jean Chrétien, traduire anglicisée, après 11 ans passés en Colombie-Britannique. Il a fallu la fin de l’empire austro-hongrois pour assister à une renaissance du tchèque à Prague. Il faudra un véritable choc à Montréal pour inverser cette tendance qui nous fait revenir aux années 50 du siècle dernier, où la majorité francophone se faisait plutôt silencieuse, voire très discrète devant la langue des “boss”. La ville qui plaît à M. Cardinal, ne lui déplaise, est une ville vendue au plus offrant et qui appartient donc de moins en moins aux Québécois d’expression française.

      René Brisebois

      Gatineau

    • Que s’est-il donc passé depuis 1956 pour entraîner un changement si radical? Une grâce tombée du ciel par une quelconque intervention divine? Ou plutôt une Révolution tranquille (chez les francophones, la Révolution, on oublie souvent de le préciser), des boîtes postales qui sautent, une crise d’Octobre, un gouvernement souverainiste élu, un référendum en 1995 gagné par la peau des fesses, et surtout, surtout, un gouvernement qui, en 1977, a proclamé haut et très fort à qui voulait ou ne voulait pas l’entendre que le temps du colonialisme était terminé. On a pris acte: certains sont partis (on ne les pleure pas), les autres sont restés, et se sont mis au français, leurs enfants du moins. Le constat de M. Bell est très intéressant, mais si on fait l’économie du pourquoi, comme l’autruche, on se plante la tête dans l’anglitude nord-américaine trois cents fois millionnaire. Au fil des soubresauts des cinquante dernières années, cette masse anglophone aura été une constante. En fait, on devrait plutôt parler de variable car la place déjà minuscule des francophones dans ce grand tout rétrécit d’année en année. Dans un tel contexte, vaut mieux penser long terme que se camper dans une jovialisme à courte vue. Rien n’est assuré. Rien ne sera jamais assuré. On a présentement un gouvernement à Québec qui croit en l’éternité du présent. Et bien du monde qui pense comme lui, se réclamant du même coup d’une incroyable ouverture d’esprit. Je vis à Montréal depuis 1985, j’ai vu la courbe de la francisation sociale monter jusqu’à ce qu’elle se mette à redescendre inexorablement depuis le début des années 2000, soit surtout depuis l’avènement du gouvernement Charest. Il ne suffit pas de dire que «Les raisons sociales des entreprises constituent un réel problème», il faut aussi se demander pourquoi ce problème des années soixante réapparaît. Quand on abandonne la surveillance d’un barrage et qu’on laisse n’importe qui, fût-il premier ministre, ouvrir une porte à sa base, il ne faut pas se surprendre d’être envahi par l’eau. Il y a peu, la ministre responsable des affaires linguistiques semblait tomber des nues en réalisant que oui, il y avait peut-être un problème à Montréal, lire donner plus de moyens à l’Office de la langue française. Ou appliquer la loi, plus simplement. En voilà une, comme beaucoup d’autres, à qui je ne confierais pas mon avenir.

      Je ne voudrais pas jouer les trouble-fêtes ni gâcher votre félicité, mais dans mon Acadie natale quand on entendait parler de «bonne entente et d’harmonie», c’était plus souvent qu’autrement à partir de la bouche d’un non-francophone ou d’un assimilé en phase pré-terminale, et ça signifiait essentiellement que c’était au francophone à mettre de l’eau dans son vin. Je dis ça comme ça… Peut-être que respect mutuel serait une expression plus appropriée, s’il s’agit bien de cela bien sûr. Moi, personnellement, je trouve qu’il y a beaucoup d’eau dans notre vin depuis quelques années. For water, press 9.

      Gilbert Jean

    • @ Francis Huneault

      Avant de “me” faire la leçon… M. Cardinal se réfère au sondage de l’Actualité du 15 avril 2012. Dans ma réponse, je me réfère au même sondage. Avais-je vraiment besoin de tout citer à nouveau ?

      Y. Ménard

    • Je suis assez vieux pour avoir assisté à une session publique de la commission Laurendeau-Danton à l’Université Laval et je me rappelle d’une phrase célèbre de André Laurendeau à une description tout en rose de l’autre commissaire décrivant la situation du billinguisme au Canada:” …et le cavalier dit à son cheval nous sommes vraiement heureux ensemble…”
      Oui la situation du bilinguisme s’est amélioréé, il y a de plus en plus d’anglo bilingues mais pour ce qui est de la situation de la langue francise ce n’est pas encore gagné. Si certains accusent M. Lisée de carburer à la parano vous M. Cardinal vous êtes au prosac.
      Francis Gylbert

    • Excellent billet M. Cardinal….Il y a assez de problèmes odieux dans le monde que les Québecois francophones font bien de respecter et être chaleureux envers nos co-fondateurs anglophones. Ils ont fait un effort magistrale pour devenir bilingues et en général la plupart d’eux parlent un meilleur français que certains québecois, mais c’est rare que nous les félicitons.

      Là ou j’ai un probleme c’est avec la loi 101, qui vraiment briment les droits et libertés et cause de sérieuses divisions. On ne protège pas sa langue en enlevant les droits aux autres. Montréal devrait être déclarée une ville bilingue ouverte au monde et aux entrepreneurs de la planète. We’re open for business!

      Les médias et les élus sont les principaux agitateurs vers l’acrimonie et la discorde à propos de la langue. Il n’y aurait pas tant de chicanes, si ils arrêtaient de pomper les gens en leur disant qu’ils vont disparaîtrent.

      Depuis 1971, plus de 500,000 contribuables ont quitté le Québec, demandez vous pourquoi notre dette continue à s’élever sans cesse.Cet exodus n’aide pas nos finances car ceux qui partent ne sont pas des BS.

      A part la langue, le Québec doit se redresser pour que ce soit un endroit paisible, invitant. Malheureusement le socialisme y est devenu trop important re: édudiants fénéants qui nous font tellement honte.

      Il y a même un site qui encourage les gens à partir du Québec à cause de l’immaturité qui y règne…Nous avons beaucoup de travail à faire. je dirais quela langue et l’identité ne sont vraiment pas en danger, elles reignnt chaque jour au Québec! UN SUCCES PHÉNOMÉNAL! PASSONS À AUTRE CHOSE. Live and let live. La langue nest qu’un outil de communication que chaque personne à une responsabilité à CONSERVER et à bien parler. Ne chasson plus les gens d’içi. Nous avons beaucoup à offrir ! http://www.quitterlequebec.com/

      renee houde

    • @raman: Autrement-dit, cette belle dualité linguistique que vous aimez tant, il y a une de ses deux moitiés qui n’en a rien a cirer.

      C’est là que vous ne citez pas vos sources.

      Vous tirez des conclusion qui n’ont rien à voir avec la réalité. C’est tannant cette attitude et, malheureusement pour vous, ça ne fait que démontrer que vous ne connaissez rien à la communauté anglophone de Montréal.

      Francis Huneault

    • Je réside en banlieue de Montréal, mais je vais très souvent à Montréal. Je me considère même comme quasi-montréalais tellement j’y suis souvent.

      À chaque fois que j’y vais, je suis choqué par le triomphalisme de l’anglais. Choqué aussi par le manque de tolérance des anglophones par rapport au français. Je suis donc vraiment surpris de vos conclusions qui ne correspondent vraiment pas à la réalité.

      Un exemple parmi tant d’autres: je me suis inscrit à un cours dans un petit institut de formation en technologies de l’information. Croyez-le ou non, je dois me forcer à parler anglais, car AUCUN EMPLOYÉ de l’administration y parle français et ne fait même l’effort d’essayer de le parler. Moi, je suis prêt à faire un effort pour parler en anglais, mais je vais le faire avec joie seulement l’autre fait comme-moi et fait un effort pour me parler EN FRANÇAIS. C’est une question de respect mutuel, un minimum, surtout dans un contexte où je suis le client et que, normalement, je devrais décider dans quelle langue la communication doit se faire. Au lieu de cela, on ignore totalement le français et on me regarde de haut. Et ne me dites pas que c’est une exception à la règle, car j’ai constaté ce phénomène de nombreuses fois.

      Non la supposée cohabitation harmonieuse dont vous parlez se fait au prix du rabaissement du français au statut de langue de second ordre, et ce, au sein de ma PROPRE PROVINCE.

      Alors, votre petit discours gnangnan à l’eau de rose complètement débranché de la réalité de cohabitation supposément harmonieuse et inspirée par votre valeureux collègue André Pratte, vous savez maintenant ce que j’en pense…

      Et ne dites pas que je suis hystérique. Non. Je suis écoeuré de me faire écoeurer et mépriser dans ma ville.

      F. Laforest

    • “Jérusalem et la religion, Paris et le romantisme, Berlin et la tolérance, New York et l’ambition… Montréal et ses deux langues.” Franchement, que de poncifs (ou clichés, si l’on connaìt plus le mot ‘poncif’) ringards, exhumés d’un guide populaire genre “Lonely Planet” pour touristes BCBG qu’il faut hypnotiser au profit des agences de voyage. Faut-il être aussi naïf et aussi niais pour reproduire noir sur blanc des sornettes aussi éculées, alors que la réalité quotidienne à Montréal nous rappelle à chaque heure que la coexistence “bilingue” est tout, sauf “fraternelle” ? Bref, l’opportunisme, la complaisance et l’aveuglement se portent à merveille dans notre chère métropole qui bientôt n’aura plus de français que son aspect folklorique, gracieuseté de la lâcheté de ses gouvernements succcessifs…

    • Roger Leclair, qui persiste et signe !

    • francisk :

      Moi je la connais la communauté anglophone de Montréal, j’ai habité dans un des quartiers les plus anglophones de l’arrondissement et j’ai travaillé downtown pendant 10 ans. Je suis trilingue pour votre information. Ce que j’ai pu voir c’est que 20% des anglophones sont vraiment bilingues, 30% connaissent quelques mots de français mais ne veulent pas le parler et 40% ne connaissent même pas la signification du mot Bonjour…

      La plus grande raison pour laquelle la majorité des anglophones que j’ai rencontrés m’ont donné pour ne pas connaître le français? It’s to hard to learn and they dont have to! C’est simple, ils trouvent le français trop dur à apprendre et c’est inutile de l’apprendre parce qu,ils peuvent vivre en anglais sans problème à Montréal.

      Lorsque j’ai lu le sondage dans l’actualité, je n’étais pas du tout surpris des résultats car je les avais constaté moi-même sur le terrain. Vraiment, la communauté anglophone de Montréal a du chemin à faire côté respect du territoire et de ses citoyens et intégration linguistique. Cette mauvaise volonté creuse le fossé entre les francophones et les anglophones.

      sortez de votre bulle Monsieur…

      Pierre-Luc Tremblay

    • La première citation du site d’extrême-droite “Quitter le Québec” m’a fait rire aux éclats:

      “Je suis parti du Québec et jamais je n’ai regretté la décision. Il existe au Québec une mentalité de socialiste qui rend la vie particulièrement difficile. J’avais l’impression que c’était interdit d’être riche. Quand je me promenais en Hummer, on me regardait toujours croches!”

      À part les fautes de français, ce type n’a pas pensé un moment qu’il y aurait d’autres raisons de “regarder toujours croches (sic)” un type qui se promène en Hummer? Bon débarras.

      Il y a bien plus que 2 langues à Montréal: J’habite près du marché Jean-Talon et j’entends de l’italien, de l’espagnol de plusieurs pays, de l’arabe – du Maghreb et du Levant, des langues asiatiques de l’Est, du sud-est et du sud, et d’autres, à part le français et l’anglais (anglais des allophones scolarisés en anglais, ou des hipsters montés du Mile-End; français d’ici, des immigrés maghrébins et français).

      C’est très bien que Montréal soit une ville cosmopolite et multilingue, mais il est impératif, étant donné notre situation en Amérique du nord sous le rouleau compresseur de l’anglais, de défendre et de contribuer à l’essor du français comme langue commune de communication. La langue n’est pas uniquement un outil de communication; c’est un élément clé de culture commune.

      Maria Soriano

    • Tout à fait d’accord avec ‘pixelhaus. Ça me fait rire que ceux qui trouvent que montreal s’anglicise semblent être ceux et celles qui n’habitent pas à Montréal! Wow, si on va au centre-ville, on peut identifier des unilingues anglais, mon dieu! notre langue est manacée! franchement. Pour ceux et celles qui viennent de l’extérieur de montreal arrêter d’agir en vierges offensés, enseignez la langue correctement à vos enfants, qui est la meilleure façon de s’assurer de sa survie . Pour le reste on va être correct ici à Montréal, nous sommes fier de la richesse et de la situation unique de cette superbe ville.
      T Sopreti

    • Le conflit de langues, c’est confit à Québec …
      William Raillant-Clark

    • @Tonys4 Ça me fait rire que ceux qui trouvent que montreal s’anglicise semblent être ceux et celles qui n’habitent pas à Montréal!

      Lisez donc le texte de boom25 avant de raconter n’importe quoi.

      F. Laforest

    • @ronronpatapon et @Tonys4

      Qu’est-ce qu’elles prouvent exactement vos anecdotes? Je pourrais vous sortir exactement l’inverse. Ça relève de l’expérience personnelle et ça se respecte comme tel, mais ça n’a absolument rien de crédible.

      Quand Jean-François Lisé rapporte que 83% des anglophones désirent que leurs enfants parlent français, je n’ai pas tout à fait 2 solitudes en tête.

      Si vous attendez qu’il n’y ait plus un seul anglophone qui parle sa langue maternelle en public pour constater que le français se porte bien, vous traînerez vos appréhensions longtemps. Bien que le Québec soit une province francophone, les anglophones sont chez ici chez eux et c’est tant mieux ainsi.

      L’ethnocentrisme ça n’a jamais rien apporté de bon. Vivre et laisser vivre par contre…

      Francis Huneault

    • @francisk

      - Je vais répéter ce que j’ai dit puisque vous ne comprenez rien: ce que j’ai décrit, ce n’est pas un phénomène isolé. Relisez également le texte de boom25 (et le mien) pour vous aider à comprendre un peu plus.

      Votre statistique n’est n’est absolument pas pertinente. Vouloir que son enfant apprenne le français, ça veut dire qu’ils veulent simplement essayer d’appliquer à d’autres ce qu’ils sont incapables d’appliquer à eux-même. Répondre positivement à cette question, c’est comme répondre qu’on est d’accord pour manger de la tarte au pomme: tout le monde ou presque est pour la tarte au pomme et la vertu. Et puis, l’expérience le prouve: en général, c’est aux francophones de se plier aux dictats linguistiques.

      - Votre petit discours de culpabilisation de supposé ethnocentrisme, est ridicule. Je le répète, il va me faire plaisir de parler anglais si je sens de la bonne volonté de l’autre côté. C’est du donnant-donnant ou, si vous préférez, du give and take. Pour moi, c’est une simple question de respect mutuel, surtout dans un contexte commercial. Être ouvert d’esprit ne signifie pas d’accepter de se faire écraser. Qu’ils parlent anglais entre eux, je m’en fout !

      F. Laforest

      Et puis, votre discours de vivre et laisser vivre ne tient pas la route non plus. Depuis quand, faut accepter de plier pour les autres, pour leur petit vivre et laisser vivre personnel. Pis mon vivre et laisser vivre à moi, il compte pas ?

    • J’habite et travaille à Montréal depuis 20 ans, toujours à l’Ouest de St-Denis. Au fil des ans, la qualité de mon anglais s’est détériorée. Pourquoi? Parce que 99,9% du temps, je parle français, même avec mes amis anglophones, lusophones, hispanophones, arabophones, etc., nommez-les.

      Plusieurs fois sur ces blogues j’ai demandé:
      Mais QUI sont ces gens que nous entendons parler anglais dans le Centre-ville?

      . des Anglos de Montréal entre eux
      . des gens en visite chez ces mêmes Anglos
      . des touristes de toutes régions du monde
      . des Américains de Nouvelle-Angleterre qui trippent sur Montréal
      . des touristes au Festival de Jazz
      . des touristes au FFM
      . des touristes à Juste pour rire
      . des congressistes de toutes les régions du monde
      . des gens d’affaires de toutes les régions du monde
      . des immigrants récemment arrivés
      . des familles de ces immigrants (récemment arrivés ou non) en visite chez ceux-ci
      . des étudiants étrangers à McGill, Concordia
      . etc.

      Oui, il y a parmi ces gens qu’on entend parler anglais dans les rues du centre-ville de Montréal le vieux dépanneur Chinois ou Pakistanais qui n’a pas voulu ou n’a pas pu apprendre le français. Il y a ceux qui n’ont aucune facilité à apprendre les langues qui leurs sont étrangères. Il y a des vieux qui ne vivent que dans leur cocon familial et qui ne ressentent pas le besoin d’aller passer des centaines d’heures le soir à l’école après leur 8 heures en usine.

      J’oubliais. Il y a des joueurs du Canadien de Montréal, de l’Impact ou des Alouettes qui ne savent pas s’ils passeront 2 ans ou 8 ans à Montréal.
      -

      À mon premier voyage à Paris, je me demandais d’où venaient ces gens qu’on entend au pied de la tour Eiffel ou sur les Champs-Élysées. On y entend toutes les langues du monde ! J’ai fini par comprendre que dans les grandes villes, la Terre entière y a rendez-vous et les gens se parlent entre eux pour se comprendre. À Paris ou à Montréal.

      Ysabel Labonté

    • @ Francis Huneault

      Comment, je ne cite pas mes sources ? Je viens de vous les citer !
      Quant à vous, tout comme il a été reproché à M. Cardinal, vous ne reprenez que le bout jovial du sondage de l’Actualité. Que 80% parle français va de soi : ils y sont obligés par la loi. Mais vous taisez complètement tout ce qui relève de leur attitude quant à l’avenir de français à Montréal, de la possibilité d’y travailler dans cette langue, ainsi que le fait qu’une majorité ne le parle jamais, même s’ils le peuvent !

      Quant à ma connaissance de la communauté anglo… J’y ai des amis, j’y ai étudié (McGill), j’y ai joué de la musique plusieurs années et j’y travaille depuis maintenant plus d’une décennie… en francisation !
      À chaque jour, je côtoie des jeunes anglos qui apprennent le français (je répète : c’est la loi), mais qui ne l’utilisent jamais en dehors de leurs cours, ni ne démontrent aucune intention de le faire : ils attendent de passer l’examen de secondaire 5 pour passer à d’autres choses plus importantes. En attendant, pour eux, jamais de radio, de télé, de journaux ou même de simples conversations en français. Entre deux « But French is haaaard ! », ils vous expliquent qu’il est inutile de parler une autre langue que l’anglais aujourd’hui, quand ils ne vous disent pas que « French is a dying language ».
      Ce que l’Actualité a révélé, je le constate de visu à chaque jour : rien ne traduit de réelle volonté de ne serait-ce que s’intéresser à la vie des francophones qui les entourent. Ils n’en ont rien à cirer.

      Je ne cherche pas à partir une guerre linguistique. Je n’ai aucune haine des anglos : si je suis si collé à cette commuanauté, c’est que j’ay ai nombre d’amis et de connaissances, qui sont des gens extraordinaires. Et je sais fort bien que plusieurs anglos sont très bien intégrés à la vie québécoise. Mais c’est encore loin d’être un fait général qui décrit la communauté dans son ensemble, ou même simplement dans sa majorité. L’Actualité n’a fait que démontrer ce fait qui relève de l’expérience quotidienne des Montréalais.
      Moi, tout ce que je souhaite, ce serait de voir les leaders de la communauté anglo cesser pendant deux minutes de décrier les lois linguistiques québécoises comme s’il s’agissait d’un premier pas vers l’holocauste, et qu’ils prennent plutôt un peu de cette énergie pour parler d’intégration et de réels échanges culturels. Vous savez, pour qu’un francophone qui tente d’échanger un peu avec ses voisins anglos n’ait plus à constamment expliquer qui est Normand Brathwaite ou Gilles Vigneault… Ça serait pas t’y beau si on commençait tous à vivre vraiment dans la même société, voir sur la même planète ? Vous ne trouvez pas que ça améliorerait un peu les relations intercommunautaires, non ? Ou préférez-vous que la communauté anglo continue de se cloîtrer dans un ghetto culturel complètement isolé des francophones et de notre culture ?…

      Au lieu de m’inventer des poux pour tenter de me discréditer, vous feriez mieux de développer de réels arguments.

      Y. Ménard

    • L’identité de Montréal n’est pas ses deux langues, mais ses deux solitudes démographique, l’est et l’ouest. . L’est celui des travailleurs et l’ouest celui de Québec Inc et les parvenus de la politique.
      Le gratin politique francophone et le Québec Inc en général cherche a s’installer dans l’ouest,notamment dans le cartier Outremont , ou dans une des villes défusionnées . Il y’a quelques sursauts pour le plateau mais c’est le petit gratin qui s’installe dans ce quartier. La langue n’est qu’un outil de travail pour le futur parvenu, qui va gérer le pays,l’important c’est son statut et ou il habite. Les futurs parvenus du Québec politique sont présentement dans la rue et ce sont eux qui feront les compromis dans le futur avec les futurs parvenus du Québec Inc. Ces futurs parvenus parleront les deux langues et seront les nouveaux matraqueurs des étudiants descendus dans la rue dans les prochaines décennies !
      R.Brodeur

    • Bonjour,

      « Sa conclusion : la métropole québécoise est riche de ses deux communautés linguistiques qui forment, ensemble, son identité… »

      De : « Daniel A. Bell, professeur de philosophie »

      – — –

      Personnellement et peu importe tous les commentaires émis au sujet des anglophones du Québec pour qui la langue française ne représente rien, je vous dirais que ce sont en premier lieu les Francoquébécois, autant ceux de Montréal que ceux qui vivent ailleurs au Québec, qui devraient se montrer convaincus que la langue française représentent une richesse pour Montréal, et même pour le Québec tout entier.

      Par ailleurs, pour ce qui est de l’anglicisation au Québec, il faut savoir que ce phénomène est présent partout sur le territoire québécois.

      Enfin, il n’est pas facile de provoquer un changement d’opinion à l’égard de la langue française quand c’est un professeur de philosophie qui parle de richesse, ici le bilinguisme français-anglais de Montréal, plutôt qu’un économiste ou un agent financier, ces nouveaux prêtres de la société québécoise, pour qui tout doit se dérouler en anglais et pour qui, l’économiste ou l’agent financier, la philosophie est reléguée au rang de discipline encore enseignée mais devant être bannie des universités.

      Daniel Verret (nadagami)

    • @ Ysabel Labonté

      Vous avez tellement raison.

      @ Y. Ménard

      J’ai moi-même des amis anglos qui, j’en suis convaincu, connaissent très bien Normand Brathwaite et Gilles Vigneault. Je crois même pouvoir dire que certains d’entres eux connaissent mieux Vigneault et son oeuvre que bien des francos. Ce sont des anglos francophiles. Ça existe. Quant aux autres, qu’est-ce que ça peut bien faire s’ils ne s’intéressent pas à la culture francophone ? Vous voudriez les forcer à s’y intéresser ? À aimer nos chanteuses et nos animateurs ?

      Michel Vance

    • @boom25: vous n’êtes pas crédible. Premièrement, 40% + 20% + 30%, ça fait 90%. Deuxièmement, 40% des anglos du centre-ville ne savent pas ce que veut dire bonjour? Complètement ridicule.
      @ montrealaise: vous êtes dans le mille. En effet, il y a beaucoup de gens anglophones en transit au centre-ville de Montréal, les étudiants de Mcgill et Concordia…
      De plus, les gens on le droit de parler la langue qu’ils veulent… les francophones aussi, et surtout! On a qu’à parler français, à ce que je sache si vous élevez vos enfants en français ils vont aussi parler français! Si on veut plus de francophones de “souche” il n’y a qu’une solution: se reproduire! Si vous n’êtes pas prêts à le faire, faut vivre avec le fait que seul l’immigration va augmenter la population active et que nos lois sont là pour les forcer à l’apprendre, mais pas les forcer à l’aimer…Mes enfants sont élevés dans les 2 langues et apprécient les 2 cultures.
      Je suis originaire de Laval et après un séjour de 10 ans à l’extérieur de la province, quand j’ai remis les pieds au Carrefour Laval j’étais surpris d’entendre autant d,anglais alentour de moi. Qui le parlait? En grande majorité, des gens de minorités visibles, donc des immigrants ou fils/filles d’immigrants. Ces gens-là préfèrent parler l’anglais entre eux, mais si on leur parle en français aucun problèmes, ils sont allés à l’école française grâce à la loi 101. Donc si on veut que ces gens là aiment parler français tous les jours, ils faut qu’ils trouvent ça cool; on les force déjà à apprendre le français, faudrait quand même leur vendre la beauté de notre langue au lieu de leur dire “vous-êtes-bin-mieux-de-tout-le-temps-parler-français-dans-la-rue-sinon-c’est-un-signe-que-vous-refusez-de-vous-intégrer”. La solution à ce problèeme? Un peu de marketing pourrait aider, des incitatifs quelconques… mais “forcer” du monde à aimer ça, c’est pas réaliste.

      Daniel Michaud

    • Ce qui caractérise Montréal c’est plutôt le déclin du français. On assiste à la “louisianisation” de la plus grande ville francophone (?vraiment?) d’Amérique du nord.
      “Rien de tout cela ne mine les relations harmonieuses qu’entretiennent généralement les deux communautés linguistiques”. Relations harmonieuses? Ben voyons! On devrait plutôt parler des deux solitudes. Rien d’harmonieux là-dedans.
      GTremblay
      Montréal

    • À Montréal, comme dans le reste de la province, il faudrait cesser de pointer les anglos pour le déclin du français. Les francos ont les outils qu’il faut pour redonner au français la place qui lui revient au Québec. Il ne faut que renforcer la loi 101, sans plus, ni moins.
      APratte
      Sherbrooke

    • M. Cardinal, très bonne perspective…elle rejoint une analyse sur la situation de Sarajevo que je lisais la semaine dernière dans un journal français. Montréal est une ville assez unique justemment à cause ce bilinguisme. Bien sur, ce bilinguisme est une cause de tensions, mais qui dit que les tensions de ce genre ne sont pas créatrices? En tout cas, une situation dans laquelle la coexistence de cultures est un fait est certainement préferrable au désert qui résulterait de la disparition de l’une de ces 2 cultures. Soyons honnêtes, la tentation sécessionniste du Québec et la propagation par une élite qui est en mal de religion d’une vision ans laquelles les anglophones sont des gens qu’ils faut faire disparaître est la principale cause du déclin de Montréal, et il ne semble pas que cela soit à la veille de s’arrêter… Montréal sera-t-elle victime, comme Sarajevo, des évènements précipités par une élite intellectuelle nationaliste qui rejète un état fédéral?

      Michel Lamarche

    • @nadagami – L’anglicisation est un phénomène mondial, pas du tout limité au Québec insulaire. “Business is business”, et mondialement, l’anglais continuera d’en être la langue de choix, sauf que peut-être un bon jour ce sera le mandarin ou tout autre dialecte chinois appuyé par des milliards de chinois.

      Nos cousins de France sont les pires dans l’utilisation d’anglicismes.

      J. Lincourt

    • @ raman
      En réponse à votre message: [..]À chaque jour, je côtoie des jeunes anglos qui apprennent le français (je répète : c’est la loi), mais qui ne l’utilisent jamais en dehors de leurs cours, ni ne démontrent aucune intention de le faire[..]

      Je côtoie chaque jour, surtout des jeunes immigrants ou fils d’immigrants qui étudient en français. Non seulement ils parlent français entre eux mais le parlent particulièrement bien. En dehors de l’école, ils parlent soit le français, l’anglais ou leur langue d’origine selon leurs interlocuteurs.

      Je côtoie aussi des anglophones “montréalais de souche” de tous âges et de tous les milieux. Surtout dans ma sphère privée plutôt qu’au travail. Il y a chez eux un plaisir tangible de parler français. P l a i s i r t a n g i b l e. C’est comme un + dans leur vie, une politesse et une coquetterie. On le ressent vraiment comme ça.

      Nous ne sommes plus deux solitudes comme certains ici souhaiteraient que ce soit. Nous allons aux mêmes festivals, souvent aux mêmes partys privés, aux même BBQ, aux mêmes restaurants.

      Une de mes meilleures amies est une vieille juive cinéaste anglophone du Mile-End. Plus Montréalaise que ça, tu meurs. Elle et moi, nous parlons 99,99999% du temps en français. Parfois je switche une phrase ou deux à l’anglais pour lui montrer qu’elle a toujours le droit de parler dans sa langue.

      Nous sommes M o n t r é a l a i s. C’est notre identité première.

      Y Labonté

    • @ Vance & montrealaise

      Le problème ici est que vous ne faites qu’affirmer que j’ai tort, et vous décorez votre opinion de quelques expériences personnelles. Moi aussi j’en ai des expériences personnelles, tout le monde en a. Mais, tout comme Cardinal, vous choisissez de taire l’essentiel : le coup de sonde de l’Actualité, parce que c’est ce dont on parle ici depuis le début, confirme mon point et infirme votre vision (votre désir ?) jovialiste.

      Continuez à affirmer que vous avez raison, criez-le ou écrivez-le tout en majuscules si ça vous chante, mais ça ne change rien à ça.

      Y. Ménard

      PS @ montrealaise
      -Vous pensez vraiment que Montréal serait la même si elle était située en Alberta ou au Michigan ? Faire de Montréal votre identité première revient à nier beaucoup de réalité québécoise…

    • @ raman

      Je ne nie pas la réalité québécoise mais ma première identité, celle qui est maintenant plus forte parce que je me reconnais mieux en elle, c’est d’être montréalaise.

      - Comment suis-je passée de Québécoise d’abord à Montréalaise d’abord? Le transfert s’est fait tranquillement quand j’ai commencé à participer aux réseaux sociaux. Il y a donc une quinzaine d’années. J’ai été d’abord étonnée puis, choquée et finalement résignée de voir à quel point les gens des régions qui écrivent sur les réseaux sociaux détestent ou méprisent Montréal et les Montréalais. À partir de ce constat, un peu comme lorsqu’on vit un amour non partagé, j’ai renoncé aux régions et refait ma vie avec ceux qui m’aiment, les Montréalais. Tout ça pacifiquement, sans trop d’animosité ni esprit de vengeance.

      “Il faut savoir quitter la table lorsque l’amour est desservi” ce serait la phrase synthèse sentimentale.

      - Un deuxième aspect maintenant. Les Montréalais réalisent avec le temps qu’ils ne reçoivent pas en retour ce qu’ils donnent en taxes et impôts au gouvernement du Québec. Malgré cela, beaucoup de gens à l’extérieur du Grand Montréal croient qu’ils nous font vivre… Après le pied de nez, c’est la claque dans face. Pourquoi s’obstiner à se sentir de la famille?

      - Avez-vous lu “Identités meurtrières” de Amin Maalouf?
      Selon le résumé qu’en fait Wikipédia, selon lui, “l’identité est une combinaison d’appartenances, qui évoluent au fil de la vie, qui sont propres à chaque individu, et qui sont organisées selon une hiérarchie variable. L’identité est notamment définie par le regard des autres, ou encore par des blessures marquantes (humiliations subies durant l’enfance par exemple)”

      - En terminant, on remarque qu’un New-yorkais en voyage dans le monde se définit comme d’abord comme New-yorkais et moins comme Américain. Un habitant de Rome est plus Romain qu’Italien quoique ici, je ne gagerais pas ma blouse. Un habitant de Paris est plus parisien que Français je pense. Même nous nous le sentons comme tel. beaucoup de citoyens montréalais se sentent d’abord Montréalais avant tout. Aux Oscar: Merci Montréal! Aux Grammy awards: Merci Montréal!

      Tout cela n’enlève rien aux régions. Elles ont leur valeur propre, elles ont leur fierté et leurs réussites.. Nous avons les nôtres.

      Y Labonté

    • @montrealaise,
      Je suis né à Montréal et j’y vis depuis 48 ans. Quarante huit années à voir le français perdre du terrain au profit de l’anglais. Pourquoi, parce que les anglos parlent anglais, les immigrants parlent anglais et même certains Québécois (complexés) parlent anglais.
      Il s’agit de se promener à Montréal pour constater que le français perd du terrain, à moins d’être tout simplement de mauvaise foi. Les anglos et les immigrants maîtrisent le français? C’est ‘autant plus insultant puisqu’ils choisissent donc volontairement de ne pas parler français.
      Allez voir par vous même: sur le Plateau, dans le Mile end, Outremont, Côte-des-Neiges, NDG. Si vous ne voyez pas que le français perd du terrain, ce doit être parce qu’on ne vit pas sur la même planète!
      GTremblay
      Montréal

    • journalistetudis

      En réponse à cette personne de l’Outaouais, si la sauvegarde du français dépend de lui, nous sommes tous foutus. Si l’on veut vraiment sauver le français, il faut d’abord savoir l’écrire sans faute, ce que cette personne ne sait absolument pas faire, à moins qu’elle n’ait fait exprès d’écrire ainsi en massacrant notre belle langue: ce serait d’autant plus odieux. C’est ma mère venue de l’Ontario, qui m’a donné le goût de bien connaître ma langue française, car elle a eu à faire des efforts pour la conserver. Si mes frères et moi sommes respectueux de notre langue c’est à cause d’elle, et cela me désole de voir que les francophones eux-mêmes ne sont pas capables de mieux connaître leur langue. Pour ce qui est de l’article lui-même,je crois que les anglophones ont en effet fait bien des efforts pour apprendre le français. Je me rappelle même une anglophone que je connaissais et dont les enfants avaient été en immersion qui me demandait: “Mes enfants rêvent en français, que voulez-vous de plus?

      Renée Leroux

    • Je vais vous laisser le debat a savoir si les anglos aiment parler francais ou non, et qui refuse ou accepte de le parler, mais ce que je voudrais juste souligner c’est que le travail fait par les progressistes doit toujours etre protege par les conservateurs. C’est a dire que tout le travail fait par ceux qui ont mis de l’avant des mesures pour faire que le francais survive a travers les 50 dernieres annees ne doit pas etre pris pour acquis et doit etre protege par les conservateurs (pas le parti conservateur bien sur !) qui protegeront ces acquis …
      .
      Pour l’autre parti du debat, oui Montreal est une belle ville culturelle ou les deux langues parlees (et bcp plus si on ajoute nos communautes Portuguaise, Italienne, Espagnole, Grecque, etc) font la fierte de la ville. Combien de fois ais-je vu des touristes ebahies de voir, a la meme table, une conversation qui passait du francais a l’anglais, voir meme a l’italien, en 2 ou 3 phrases. Ca fait de Montreal une ville ouverte, elle qui a deja une reputation de laissez faire, ou il fait bon vivre a notre facon …
      .
      J’habite maintenant Hong-Kong. Ici aussi on parle deux langues couramment, soit le cantonnais et l’anglais. Par contre on parle francais a chaque coin de rue car la communaute est enorme, et aussi le mandarin (chinois) se fait de plus en plus courante. Le mandarin, qui ne cesse de prendre de l’expension, me fait un peu penser au probleme de Montreal. L’anglais disparait petit a petit, et la ville devient de moins en moins interessante, et ce pas parce que je ne parle pas mandarin, mais qu’avec la disparition d’une langue il y aussi la disparition de sa culture. Et sans protection, a Hong-Kong, une belle culture est vouee a disparaitre …
      .
      Montreal a beaucoup d’autres atouts que ses deux langues. Et c’est ce que les communautes cultivees comprennent, a Montreal ou ailleurs. Quand on reconnait les forces et les beautes d’une ville, on s’efforce d’y parler la langue … et non l’inverse. Je suis fier que les etudiants anglophones habitent maintenant le plateau, ils ont compris, enfin, qu’ils peuvent sortir du ghetto et decouvrir une richesse insoupconne il y a de ca qques annees …
      .
      David Cormier. Hong-Kong.

    • a Montrealaise …
      .
      Votre constat sur les “Parisiens”, “New Yorkais”, et “Romains” dabord est tout a fait juste. Vivant a l’etranger depuis plus de 10 ans, je suis “Montrealais” dabord quand je me decris. C’est aussi une facon tres facile de s’effacer d’une conversation parfois pointu sur les relations Quebec/Canada :)
      .
      Je suis aussi toujours surpris de voir a quel point les Asiatiques savent qu’au Quebec/Montreal, on parle francais. Le Referendum, meme s’il n’a pas passe, fut une belle publicite. Recemment au Nepal, un commercant avait meme reconnu mon accent anglais a l’accent Quebecois, bcp plus proche de l’accent americain que celui de nos cousins.
      .
      Pour defendre les anglos attaques sur ce blogue (!), je dois aussi souligner le fait que lorsque groupe de gens se rencontrent, si qqu’un ne parle pas francais alors tout le monde parle anglais, automatiquement. Ou du moins, souvent. Bien ou pas, quand c’est le cas c’est souvent l’anglophone qui y perd au change car notre facon de communique en anglais est differente qu’en francais. Un francais qui parle bien anglais sans etre parfaitement bilingue ne peut bien exprime sa pensee, et ce n’est pas l’interlocuteur qui perd mais celui qui aurait tout interet a entendre une autre version des faits ou d’une histoire avec les bons mots …
      .
      David Cormier

    • @ jolico – « Business is business ».

      Oui, d’accord, les affaires sont les affaires sauf qu’ici il est bel et bien question de la richesse résultant de la cohabitation d’une communauté anglophone et aussi d’une communauté francophone.

      Quant à moi, la question se rapportant à l’usage de l’anglais est réglée au Québec et ce, pour une vaste majorité de Québécois. Je reconnais aussi que cette cohabitation puisse soulever des tensions épisodiques entre les deux communautés. Mais pour être franc avec vous et depuis le temps que je m’intéresse à la situation du français au Québec, il m’arrive assez souvent de me demander si les francophones du Québec y tiennent tant que cela à leur langue maternelle.

      Enfin puisque « business is business », je me demande aussi dans quelle mesure les Francoquébécois sont conscients qu’en faisant du Québec un territoire unilingue anglais, et c’est une réalité à venir qu’on ne peut plus occulter, il n’en résultera pas finalement une perte de richesse pour tous les Québécois.

      Mais bon et en usant ici d’ironie pour mieux expliquer mon point de vue, peut-être nous faudra-t-il penser davantage en anglais pour finalement comprendre que la maîtrise de la langue française constitue en soi une richesse.

      Daniel Verret (nadagami)

    • Jusqu’à présent, dans ce blogue, le débat s’est fait en français. Mais, on dirait que certains ne parlent pas la même langue ;-)

      @jolico
      “Nos cousins de France sont les pires dans l’utilisation d’anglicismes.”
      Mais un chauffeur de bus a un meilleur niveau de langage qu’un de nos universitaire moyen (cas vécu).

      Alain Lajoie

    • Merci François pour votre billet,

      Je suis Montréalais avant tout. Montréal c’est mon pays et je vis le bilinguisme au quotidien. Pour moi, le bilinguisme c’est une richesse. Plusiers s’insurgent parce qu’à Toronto on ne parle pas le Français, je n’en ai vraiment que faire. Je ne suis pas le genre à moduler mes actions parce que je ressens que mon voisin ne me respecte pas. Je me respecte moi-même et j’embrasse mes richesses. Toronto pourrait sombrer dans l’unlilinguisme Chinois, je m’en fout, Je ne voudrais pas vivire à Toronto ni à Québec pour ces raisons. Montréal est un endroit unique et j’aimerais que nous Montréalais nous parlions un peu plus fort et que nous nous affirmions au lieu de laisser les autres parler à notre place. Les anglos de Montréal ne sont pas une tentacule de Toronto pas plus que les francophones sont une tentacule de Québec. Nous ne somme pas le front d’une guerre, nous sommes le résultat enrichie d’un destin singulier. Montréal je t’aime.
      G. Gomez

    • J’apprécierias également que les gens qui ne vivent pas ici et qui aiment lancer des tomates se taisent un peu car ils ne vivent pas la réalité de cette ville. Cela va des deux côtés, pour les Francophones (plus âgées) qui entretiennent et cultivent cette bonne vieille haine du “méchant anglais” comme des anglos, ex-montréalais (souvent vivant à Toronto) qui aiment mentionner à qui veux bien l’entendre que les nationalistes francophones ont gâchés Montréal. Si vous n’aimez pas cette ville, si vous ne la vivez pas au quotidien, ne faites pas de commentaires svp. D’aller au centre-ville une fois au trois mois et de s’offusquer parce qu’on entend des hommes d’affaires Torontois parler entre eux, ce n’est pas du bon jugement. Chaque Montréalais embrasse ses deux identités comme jamais auparavant sans pourtant sentir qu’ils sont appauvris. La culture, ce n’est pas comme de l’écriture sur un tableau de classe d’école, ce n’est pas parce qu’on en rajoute que l’on doit effacer ce qu’il y avait avant.
      G. Gomez

    • @ Y Ménard.

      Vous écrivez: «Le problème ici est que vous ne faites qu’affirmer que j’ai tort, et vous décorez votre opinion de quelques expériences personnelles. Moi aussi j’en ai des expériences personnelles, tout le monde en a. Mais, tout comme Cardinal, vous choisissez de taire l’essentiel : le coup de sonde de l’Actualité, parce que c’est ce dont on parle ici depuis le début, confirme mon point et infirme votre vision (votre désir ?) jovialiste.»

      Alors premièrement, il n’est question ici du sondage de l’Actualité, mais du livre de Bell. Je n’ai jamais parlé du sondage de l’Actualité, c’est vous qui en parlez. Et concernant ce sondage, je le considère bidon étant donné les questions posées et l’analyse tordue qu’en fait Lisée et cie.

      Ensuite, vous me reprochez de donner mon opinion personnelle et de baser celle-ci sur mon expérience personnelle. Hello ? Sans commentaire.

      J’habite le centre-ville de Montréal depuis 1981. Selon mon expérience personnelle, le français n’est pas en recul mais en progrès constant. Je n’ai jamais de difficulté à me faire servir en français et lorsque ça arrive, j’ai toujours la liberté de magasiner ailleurs.

      Au centre-ville de Montréal, il y a deux immenses campus universitaires anglophones (Concordia et McGill). Juste pour cela, il est normal d’entendre parler anglais dans la rue. Ça ne m’a jamais dérangé, parce que je suis un francophone et un Montréalais fier de vivre dans une ville bilingue et ouverte sur le monde.

    • Oublié de signer: Michel Vance.

    • @ boisdort

      Vous et moi.
      -Nous vivons dans le même Montréal mais nous ne rencontrons probablement pas le même groupe de personnes.

      -Nous avons en commun l’amour de notre langue française.

      @ Gab77

      Vous et moi.
      - Nous aimons Montréal.
      - Nous allons nous faire tatouer la lettre M sur le coeur :)

      Y Labonté

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