Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mardi 10 avril 2012 | Mise en ligne à 6h37 | Commenter Commentaires (31)

    Crémeux ou traditionnel? Pistes ou bandes cyclables?

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    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    Avec le printemps reviennent les BIXI, les pistes cyclables, les bollards qui redonnent aux cyclistes leurs voies réservées. La saison ramène aussi les élus municipaux et leurs annonces annuelles concernant le vélo.

    Si la tendance se maintient, la Ville devrait détailler dans quelques jours les projets qu’elle compte réaliser en 2012. Elle devrait ainsi annoncer pour 10 millions $ de prolongements et de nouvelles pistes, notamment celle du boulevard Saint-Jean-Baptiste, entre Rivière-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles.

    Après s’être penchée sur le partage du réseau cyclable, comme je l’évoquais hier en édito, la Ville dévoilera donc de nouveaux projets, mais privilégiera-t-elle les bandes, ou les pistes cyclables?

    Question existentielle…

    La différence entre une piste et une bande est majeure. La piste est protégée, par un muret de béton ou par des bollards. Tandis que la bande est peinte au sol et donc intégrée au réseau routier.

    Personnellement, j’ai souvent dénigré les bandes peintes au sol, comme celle de Saint-Urbain avant les récentes modifications, y voyant un semblant de piste aménagée par des gens qui n’y croient pas trop…

    Et à l’inverse, j’ai toujours chanté les louanges des pistes à l’écart qui donnent, quand elles sont bien conçues (oublions donc Rachel!), un sentiment de sécurité. La piste qui longe la Côte-Sainte-Catherine, par exemple, est un vrai bonheur.

    J’évoque ce débat entre pistes et bandes car il y a quelques jours, j’ai eu un intense débat sur la question, sur Twitter. Certains cyclistes aguerris m’ont alors fait voir l’autre côté de la médaille, énumérant les grands bénéfices des bandes cyclables.

    D’abord, on évoque la «disparition» des cyclistes de la circulation avec les pistes protégées, ce qui nuit au sain partage de la voie routière, me fait-on remarquer. «On écarte totalement le cycliste de la circulation et du coup, de l’esprit des automobilistes, note Mathieu Séguin. Ceux-ci, lorsqu’ils ont à tourner pour traverser la piste oublieront ainsi la présence possible d’un cycliste.»

    De la même façon, les voitures stationnées qui font tampon entre la piste et la rue créent un obstacle visuel pour les cyclistes, qui peuvent ainsi avoir de la difficulté à voir venir l’auto qui tourne à droite. «Aux intersections, souligne Magali Bebronne, le cycliste ne peut jamais présumer qu’il sera vu, et donc que sa priorité sera respectée.»

    Il y a ensuite la cohabitation des différents usagers du réseau cyclable, plus difficile dans un endroit fermé comme une piste. «Le plus lent irritera le plus rapide, qui donnera une frousse au premier en le dépassant, m’écrit Simon Carreau. Plus une piste sera chargée, et plus cette diversité posera problème.»

    Enfin, il y a le déneigement qui ne se fait pas sur bien des pistes fermées, ce qui condamne la voie cyclable pour plusieurs mois de l’année.

    La solution? Éviter le mur à mur. Éviter la vision manichéenne (qui est/était la mienne…) en faveur des pistes, en défaveur des bandes.

    «Les bandes cyclables peintes sur le sol ne sont certes pas parfaites, mais elles intègrent plus naturellement les vélos à la circulation, écrit Mathieu Séguin. Et dans les sections les plus dangereuses, on peut favoriser les pistes cyclables unidirectionnelles protégées par des poteaux amovibles. Les véhicules sont alors beaucoup plus près des vélos, ont une meilleure conscience de leur présence tout en assurant une certaine sécurité aux cyclistes.»

    Simon Carreau, qui a participé aux audiences sur le partage du réseau, privilégie pour sa part une solution «à la pièce». «Il y a de la place et des besoins pour tous les types d’infrastructure : piste en site propre, chaussée partagée, bande cyclable, etc. La planification du développement du réseau devrait viser une complémentarité des types de voies possibles selon les trajets, de manière à ce que, autant les travailleurs, les étudiants, les personnes âgée, etc. puissent trouver le chemin qui leur convient.»

    Et vous, vous en pensez quoi? Vous êtes plus bandes, ou plus pistes? Crémeux ou traditionnel, votre réseau cyclable?


    • “Complémentarité” est le mot important même si je préfère les bandes cyclables et que l’idéal est du respect de tout le monde pour pouvoir rouler en partageant les rues avec les voitures.

      Et il faut refaire la piste sur Rachel. C’est un vrai coupe-gorge. Et ça prend une piste nord-sud qui n’est pas coupé par des rues ou les voitures n’ont pas de STOP.

      ALain Lajoie

    • Lorsque Mikeal Colville-Andersen (Copenhagenize) a fait son top10 des meilleures villes cyclables, Montreal en faisait parti. La première conclusion était que Montréal doit “graduer” du bidirectionnelle à l’unidirectionnel afin d’avoir un réseau plus convivial, plus instinctif, et surtout, plus sécuritaire.

      La gestion des carrefours des pistes bidirectionnelles (Rachel) est problématique. Un cycliste qui circule vers l’Est se fera courrament coupé le chemin (accident ou collision?) par un véhicule en direction Est qui tourne a gauche (apres qu’il est trouvé un trou dans la circulation). Apres, un automobiliste circulant vers l’ouest veut tourner a droite et croiser la piste cyclable: un cycliste lui fait face (il est en direction est). Le cycliste traverse et l’automobiliste tourne (oubliant totalement le cycliste qui circule vers l’ouest qui se trouve derriere lui.

      Bref, l’unidirectionnelle est utilisé en milieu urbain et les guides d’aménagement nord-américain les favorisent également et il est même difficile de trouver des références et des aménagements modernes qui sont bidirectionnelles. Oui, dans le cas d’une piste hors chaussée, une bidirectionnelle fonctionne tres bien… comme c’est le cas sur Cote Sainte-Catherine puisqu’il n’y a que très peu de carrefour. Par-contre, il est tres difficile de parcourir Rachel d’un bout a l’autre sans avoir a freiner brusquement ou de risquer une collision avec un véhicule… mais ce type de “near-miss” n’est pas étudié et n’est pas comptabilisé par aucune donnée du service d’ambulance ou de police.

      Mon choix: La voie de droite sous-fréquentée et les voies réservées qui sont fréquentées par des chauffeurs professionnels. Les débits y sont moins élevés et la largeur de la voie donne beaucoup de flexibilité et de visibilité des automobilistes à contresens.

      E Leonard

    • Il ne fait aucun doute dans mon esprit que la seule vraie solution, ce sont de véritables pistes cyclables séparées de l’endroit où stationnent les autos et de la voie utilisée par les autos. La séparation doit se faire à l’aide d’une bande de béton ou à tout le moins de poteaux (les meilleurs exemples sont la piste sur le bouldvard De Maisonneuve et sur la rue Côte-Sainte-Catherine).

      D’ailleurs j’aimerais qu’on m’explique la différence entre la présence d’une bande cyclable et pas de bande cyclable du tout. Pour ma part, je ne vois aucune différence entre les deux. Par exemple, il est apparu il y a quelques années une bande cyclable dans Hochelaga-Maisonneuve, je crois sur la rue Chambly. Je ne suis pas certain de l’emplacement et je ne suis même pas sûr que cette bande existe encore, car je ne l’ai empruntée qu’une seule fois. Voyez un peu le topo : on avait droit, de la droite vers la gauche, à un trottoir, puis une rangée d’autos stationnées, une bande cyclable et la voie pour les autos. Ce qui fait que les cyclistes étaient pris en sandwich entre les autos stationnées (et leurs portières qui peuvent s’ouvrir à tout hasard) et celles qui circulent sur la voie. C’est quoi la différence entre ça et pas de bande du tout, auquel cas les cyclistes rouleraient exactement au même endroit? Des solutions de ce genre sont pensées par des gestionnaires paresseux et qui ne font pas de vélo. Mais ça permet à la ville de dire ensuite : « nous avons créé XXXX km de pistes cyclables au cours des XXX dernières années ».

      David Cormier
      Montréal

    • J’habite en Montérégie et là depuis quelques années le MTQ ne nettoie plus les accotements (quand par chance il y a un accotement pavé…), en conséquence le sable accumulé durant l’hiver reste jusque tard dans l’été, ce qui rend la vie des cyclistes plus difficile et surtout plus dangereuse.

      Comme quoi au Québec on aime bien parler mais dans le fond….

      P Brasseur

    • Il ne fait aucun doute dans mon esprit que les bandes cyclables sont beaucoup pratiques et sécuritaires! J’emprunte à tous les jours de la semaine la piste cyclable sur Rachel et je la trouve incroyablement mal conçue et dangereuse. Trop souvent les automobilistes ne me voient pas et risquent de me frapper. En plus, cette piste n’est pas déneigée ni entretenue, ce qui fait qu’elle est rendue plein de nids de poule.

      À l’inverse, lorsqu’il y a une simple bande peinturée au sol, les automobilistes voient la bande et me voient, ce qui fait que je m’y sens beaucoup plus respecté et en sécurité, même si le risque d’accident n’y est pas nul. Une solution efficace, pas chère et très appréciée des cyclistes au quotidien. En passant, j’ai une voiture, mais je préfère de loin bouger et utiliser mon vélo.

      Mathieu Gagnon
      Montréal

    • @David Cormier il existe en effet une bande cyclable sur De Chambly dans MHM particulièrement mal conçue au sud de Rachel. Comme vous l’expliquez, le marquage est assez mal fait et des voitures sont stationnées en bordure. Celle-ci existe toujours et est utilisée puisqu’elle permet d’aller à contre-sens de la circulation et permet de rejoindre au nord (16e avenue) une section nettement mieux conçue.
      Les bandes cyclables sont avantageuses quand le marquage est bien fait. Les voitures respectent celui-ci et donnent plus d’espace aux vélos. De même, les cyclistes auront tendance à emprunter plus massivement ces voies. L’effet de “sécurité par le nombre” peut alors appraître.

      Mathieu Séguin

    • La piste séparée n’est pas souhaitable, car si on va dans cette direction, la prochaine étape c’est l’interdiction des vélos dans la rue pour tous les rediriger dans les pistes “cyclables” séparées. Et je met “cyclable” entre guillemets, car ces pistes n’ont de cyclable que le nom, encombrées qu’elles sont de promeneurs de chiens, de poussettes, et dans certains endroits, d’enfants qui jouent et qui y laissent trainer leurs jouets.

      La place du vélo, c’est dans la rue avec les autres véhicules, et une réglementation qui, comme en Europe, donne en tout temps la priorité au plus vulnérable: piéton > vélo > auto > camion de déneigement qui “n’a pa vu” le piéton.

      G. Lalande

    • Toutes les formes de pistes cyclables ont leur raison d’être. J’aime bien les rues avec marquage d’une bande sur la chaussée. J’en mettrais sur chacune des rues. Ca rappelle à l’automobiliste qu’il n’est pas le seul proprio du royaume public ;0)

      andré boulanger

    • Par défaut, les bandes cyclables de chaque côté de la voie (dans le même sens que la circulation sont à privilégier pour les arguments mentionnés mais aussi pour l’aspect économique.

      Par contre, à certains endroits, les pistes cyclables sont une meilleure solution lorsque:
      - le cycliste doit rouler à contresens de la circulation automobile. En cas d’accident, un face-à-face aura des conséquences nettement plus grave.
      - là ou la limite de vitesse est supérieure à 50 km/h pour les même raisons susmentionnées.
      - pour une piste qui a pour principale vocation le loisir.

      Les pistes ou bandes qui sont isolées par des autos stationnées dans la rue sont un fléau. Autant pour les cyclistes que pour les automobilistes.

    • Tony Verdechi

    • Maintenant que les pistes cyclables sont biens intégrés au réseau de transport, on pourrait passer à l’étape 2, soit la création de sanctuaires favorisant la voiture électrique. Avec le vieillisement de la population, c’est important de garder l’accès au réseau routier aux personnes âgées tout en conservant les acquis environnementaux du transport par vélo. La voiture électrique devrait être privilégié au centre-ville et sur les artères commerciales, afin de réduire le bruit et la pollution. Les bornes de recharge devrait êtres légion et certaine journée l’accès à ces zones devrait être interdites aux particuliers circulants en véhicule à essence, comme ça se fait au centre-ville de Londres.

      Frédéric Boisvert
      L’avenir

    • Je n’ai jamais vraiment compris l’utilité de ces murets de béton, qui sont d’une laideur incroyable, pour séparer les cyclistes du reste de la circulation, alors que la route leur appartient au même titre qu’aux automobilistes. Je me trouve en ce moment au Danemark, mais la situation s’applique aussi à l’Allemagne du Nord ou aux Pays-Bas, où l’on privilégie davantage les bandes cyclables peintes sur la route, mais le plupart du temps délimitées par des lignes pointillées surélevées. À mon avis, les murets de béton enferment littéralement les cyclistes dans un enclos.

      En fait, on devrait adapter le conception de la bande ou de la piste cyclable selon l’artère sur laquelle elle se trouve. En Europe, même si les bandes sont légion, on trouve aussi des pistes asphaltées qui se trouvent au même niveau que les trottoirs pour piétons lorsque l’espace le permet ou que la rue est trop étroite pour y intégrer une bande.

      Les bandes sont néanmoins beaucoup plus esthétiques et intègrent plus facilement non seulement les cyclistes, mais s’intègrent aussi plus facilement dans le paysage urbain. Il faudrait aussi améliorer la conception des supports à vélos et leur disponibilité en ville. Il n’est pas normal qu’un cycliste doive cadenasser son vélo à une clôture.

      Mais la priorité numéro un du Québec en la matière devrait être la rééducation des automobilistes sur le Code de la route et la révision de la hiérarchie implicite sur la route. Comme gasston l’a si bien dit, cela devrait être piétons, cyclistes, automobilistes, dans l’ordre.

      Il est toujours fascinant de voir un automobiliste allemand ou scandinave laisser passer les cyclistes, considérant les vélos comme des voitures, avant d’effectuer leur virage.

      B. Falardeau, Québec

    • J’habite sur la rue Boyer et j,ai devant chez-moi la piste cyclable. A certaines heures, je suis d’accord avec vous, monsieur Cardinal, la congestion est problématique. Je comprends que les cyclistes aient du mal à vivre avec cette congestion, mais je ne comprends pas pourquoi un nmombre assez important d’entre eux décident de transposer leur problème sur les piétons. A tous les jours d’été, il y a des cyclistes, excédés par les “touristes” qui ne roulent pas vite sur la piste, envahissent les trottoirs en y roulant comme de véritables malades mentaux. Quandon a le courage de le leur dire, le doigt d’honneur est la seule réponse que nous recevions, parfois avec des onomatopés peu élogieux…

      Rouler sur les trottoirs , qui est formellement interdit, doit être évèrement réprimandé. Mais aussi rouler sans éclairage (aussi formellement illégal) demeure un sérieux danger. Sans exagérer, il n’y a pas un vélo sur deux qui soit clairement doté d’un système d’éclairage avant et arrière. A la pénombre, ou le soir, c,est très dangereux de croiser des cyclistes sans éclairage. Dites-moi, qu’est-ce qui amène cette majorité de cyclistes d’être aussi insconscients? Et être des dangers publics aussi pire que les automobilistes.

      Jean-François Lacerte

    • Je suis d’accord avec @ragazzino, on devrait d,abord et avant tout penser à l’éducation (non pas la ré-éducation) des automobilistes, mais aussi des cyclistes et piétons.
      Soit, plusieurs pays européens (et provinces et état américains) font bien meilleure figure que nous. Mais je constate aussi que nos piétons traversent les rues n’importe où et n’importe quand… je ne veux pas repartir le débat “c’est de ta faute c’est de ma faute” mais force est d’admettre que plusieurs sociétés sont beaucoup plus disciplinées que nous, le tout dans l’intérêt public. Mais ici c’est quand un policier donne une contravention à un piéton, on devient un “état policier”. Faut juste se faire une idée.
      Personellement je crois que les bandes doivent être mieux signalisées, et AVEC CONSTANCE. Or on semble retrouver toutes sortes de bandes, peut-être conçues et signalisées au gré des arrondissements.
      Je crois que les pistes délimitées par des murets de béton devraient être limitées. Les investissement requis semble atteindre le point de “retours diminuants”.
      Sur Maisonneuve dans NDG, on a coulé des chaines de béton pour suppléer à une piste balisée par des bollards. À quel coût ces sections de chaines de béton au droit des rues sens iniques aboutissant sur Maisonneuve? Elles sont déjà toutes arrachées par les déneigeurs. Elles ont déjà causé de nombreux accidents en hiver et ont empêché que la piste cyclable soit déneigée. Je ne trouve pas la piste plus sécuritaire avec les chaines de béton qu’avec les bollards verts seulement.
      On devrait penser à investir une petite portion des sommes dans des campagnes de sensibilisation des cyclistes et automobilistes. Je suis toujours étonné de voir que je suis un des seuls cyclistes à faire mes Stops et arrêter aux feux rouges.
      JF Garneau

    • @ lacjf

      Je suis d’accord avec votre premier paragraphe. Je le dis toujours, un chauffard est un chauffard, qu’il conduise une auto, un vélo ou des souliers.

      Par contre, je suis moins d’accord avec votre deuxième paragraphe. Malgré que beaucoup de cyclistes sont aussi indisciplinés que les autres utilisateurs de la route, ce qui tue des gens, ce sont les automobiles. Oui les cyclistes sont la cause d’accidents graves mais la quasi totalité des morts et des blessés graves sont causés par des automobiles.

      De plus, étant quelqu’un qui se déplace en automobile, en transport en commun, en vélo et à pied, je peux vous dire que les villes se sont développés de façon à être optimum pour l’automobile. Si vous ne me croyez pas, déplacez-vous à pied pendant une heure en ville en essayant de respecter à la lettre la signalisation pour piétons (notamment les feux pour piétons), vous allez comprendre. Je vous souhaite bien du plaisir. Vous allez voir, les feux pas super bien synchronisés pour les automobiles, comparé à ça, c’est un pur plaisir…

      Tony Verdechi

    • @boulangero

      Ca rappelle à l’automobiliste qu’il n’est pas le seul proprio du royaume public ;0)….

      …mais qu’il est l’unique vassal.

      f . begin

    • Bandes ou pistes? Tout dépend de la voie et de l’usage principal qui en sera fait. Exemple: axe nord-sud sur Lajeunesse: bande cyclable car ce seront surtout des cyclistes utilitaires qui l’emprunteront pour aller travailler ou autre. Les pistes cyclables devraient être plus récréatives, sauf s’il s’agit d’un endroit qu’il faut vraiment sécuriser à cause de la grande vitesse des automobiles.
      Ce qu’il faut surtout améliorer, c’est la disposition des pistes, surtout si elles empruntent le trottoir. Souvent, aux intersections, l’espace pour monter ou descendre est si restreint qu’un seul vélo peut passer à la fois. Pas pratique aux heures de pointe! De même, à cause des structures en béton, il est parfois difficile ou dangereux d’intégrer la piste ailleurs qu’à certaines intersections
      EN voyage en Europe, j’ai eu l’occasion de circuler sans problème sur des voies réservées à la fois aux cyclistes et aux autobus. Et, honnêtement, c’est ce que je fais ici aussi car c’est bien plus dangereux de circuler entre la voie réservée et la voie centrale qu’à la droite de la voie réservée.

      Et oui, une bonne campagne de sensibilisation sur portant sur le rappel des priorités aux intersections, l’éclairage des vélos et le sens de la circulation.

      Elaine B.

    • M. Cardinal, j’adresse à vous cette complainte. Depuis quelques semaines vous êtes tous de noir vétu. Alors voilà que ce matin, sur Cyberpresse, je remarque Mgr Lépine, lui aussi tout de noir garni. Y aurait-il un rapprochement transubstantiel entre Gesca et le Vatican, cher Cardinal?

      Le tout humblement soumis.

      Jean Boisjoli

    • Je suis d’accord avec vos twitteurs. Je constate encore une fois que les pistes cyclables séparées ont la préférence des cyclistes occasionnels tandis que les cyclistes assidus préfèrent les bandes cyclables.

      Personnellement, je fait plusieurs milliers de km de vélo et j’en ferais davantage si mon employeur avait la décence de permettre de stationner mon vélo dans un endroit sécuritaire.

      Je déteste les pistes cyclables pour toutes les raisons que vos twitteurs ont mentionnées. Je suis d’accord avec Tony Verdechi quand il dit que nos villes se sont développées en fonction de l’automobile. J’ajouterais que le code de la route devrait être rebaptisé code favorisant les déplacements automobiles. Les routes de campagnes où la vitesse autorisée est de 70 à 90 km/hre devraient être dotées d’accotement. Comme celui-ci prolonge aussi la durée de vie des routes, le coût de revient est à peu près nul et la sécurité grandement améliorée.

      Un autre avantage aux bandes cyclables, c’est qu’on diminue le risque d’y rencontrer des piétons et autres utilisateurs non cyclistes, ceux-ci utiliseront les trottoirs.
      L paquette

    • À mon humble avis, les bandes cyclables unidirectionnelles, dans le sens de la circulation et sans stationnement du côté de la rue où se trouve la bande cyclable, sont de très loin les aménagements les plus sécuritaires. En vélo, la première règle de survie est d’être visible en tout temps, pour éviter de se faire frapper et pour éviter de surprendre les automobilistes, ce qui peut causer un accident.

      La piste cyclable de la rue Rachel est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire.

      Bruno Gagnon

    • Quand on pense à bandes cyclables, on pense alors en terme de commodité et de partage de la rue. Donc on s’adresse à des gens qui, comme moi, utilisent le vélo comme principal moyen de transport. Les pistes sont surtout destinées aux petites balades en famille et non pas pour le cyclo-boulot.

      Dans le fond, il faut penser que la part de la voiture dans les transports en ville doit diminuer. On ne peut pas continuer à croire qu’on peut utiliser des systèmes de 2 ou 3 tonnes pour transporter 1,2 personne. Le vélo permet aussi de garder les personnes actives le plus longtemps possible. C’est important dans une optique de vieillissement de la population.

      Simon Chartrand
      Montréal

    • Le vélo est mon premier mode de transport pour aller au travail (et pourtant, je possède une voiture). Cette année, j’ai même fait l’hiver au complet, sauf trois journées (neige). Et vous allez rire, mais 2 de mes 6 voyages en métro, ben il y a eu un problème!

      Je déteste foncièrement les pistes/bandes cyclables, car elles confinent le cycliste dans un espace dangereux (portière et virage des autos), sans oublier qu’elles le forcent à prendre un chemin qui n’est pas nécessairement celui qu’il veut prendre! (tiens donc, ça me fait penser aux transport en commun…).

      Quant aux bandes cyclables à contre-sens (pour ma part, je ne connais que celle sur Chambly), c’est d’une grande stupidité et dangerosité, contraire à l’esprit du code de la route.

      Cela dit, je puis comprendre la pertinence des pistes/bandes cyclables pour les cyclistes qui ne sont pas à l’aise avec les mouvements des voitures. Malheureusement, je crois que c’est un faux sentiment de sécurité et que ça ne nous (cycliste et voiture) habituent pas à nous côtoyer.

      Bref, continuons (quand même) de développer le réseaux, mais forçons aussi les autos à respecter les vélos et ces derniers de cesser de zigzaguer un peu partout n’importe comment.

      Pour ma part, j’utilise presque toujours Sherbrooke ou René-Lévesque sans aucun problème (ni incident). J’utilise ces artères, car c’est le chemin le plus direct et le plus rapide. Oubliez pour moi la piste cyclable de Maisonneuve dans le centre-ville!

      @jfrancois001
      Le cas de Maisonneuve dans NDG est particulièrement navrant. Cela a enlevé plusieurs places de stationnement pour les commerçants (garagistes pour la plupart). Mais qu’est-ce qu’on en a à faire de ces méchants capitalistes qui veulent faire du fric sur notre dos! [sic] C’est aussi un problème pour les gros camions qui doivent tourner sur Maisonneuve. Et l’hiver, vu que la piste n’est pas déneigée, il devient dangereux de s’aventurer comme cycliste sur Maisonneuve, car c’est trop étroit pour faire passer le vélo et une voiture à ces endroits et éviter tous les trous/bosses. Le comble de tout ça, c’est d’avoir gaspillé du béton dans des murets sans avoir refait l’asphalte qui est en piteux état (du moins pour la phase 2 du projet – la phase 1 avait été plus intelligente : ils avaient fait les deux – mais on s’entend : uniquement du re-surfaçage; voilà de ça deux automnes maintenant. Pas surpris de voir déjà réapparaître les bosses).

      Éric Bourque

    • J’appuie les propos de JF Lacerte et JF Garneau (13h24, 13h36) et vais ajouter mon grain de sel. Personnellement, je préférerais un monde où il n’y aurait aucun besoin d’avoir de pistes ou bandes cyclables, où le respect serait primordial. Pistes ou bandes, ça ne change pas grand chose aux cyclistes qui se promènent sur le trottoir. Peut-être qu’avec les pistes bien définies et “bollardées”, les cyclistes obéissent mieux au sens de la circulation, mais avec les bandes ici à Ville Saint-Laurent, c’est le bordel total. Les uns circulent à l’inverse, les autres sur les trottoirs. Je blâme aussi les automobilistes qui ne se gênent pas pour dépasser sur la droite, donc sur la bande cyclable, sur des voies comme le boulevard O’Brien, la rue Poirier, etc. etc. tout en dépassant les limites de vitesse de 30 km/h. C’est “plate” des limites de 30 km/h sur de telles voies, mais ça ne veut pas dire de ne pas y obéir. En passant, un petit rappel aux automobilistes: les bandes jaunes dans les rues sont des passages piétonniers. Pensez-y un peu et obéissez à ça aussi.
      J’ai déjà fait beaucoup de vélo, je marche encore, je conduis encore et suis navrée de voir comment toutes ces trois catégories de gens désobéissent même aux simples lois du gros bon sens.
      J. Lincourt

    • J’ai rien contre les bandes cyclables en autant qu’elles soient unidirectionnelles et dans le sens du trafic routier. Il m’est déjà arrivé de rouler sur une bande cyclable unidirectionnelle qui allait en sens inverse du trafic et arrivé à une intersection, un automobiliste qui voulait tourner a évidemment regardé si des voitures s’en venait, mais jamais n’a-t-il pensé à regarder si des cyclistes arrivaient. Heureusement, j’ai deviné ses intentions et j’ai rasé le trottoir, mais depuis, je boude ce genre de bande cyclable.

      Benoit Forget

    • Personellement je hais les bandes cyclables, je ne m’y sens pas du tout en sécurité. J’ajoute aussi que plusieurs bandes sont à moitié visible, ce qui n’aide en rien le sentiment d’être dans sa zone réservée.

      J’ai besoin d’une limite physique entre les voitures et moi. Quelques petits poteaux font le travail….de toute façon, on s’entend que la plupart des automobilistes craignent plus de frapper un poteau qui pourrait abîmer leur véhicule. Un cycliste? Bah, ce n’est qu’une nuisance….

      Ben Bibeau

    • Je n’aime pas non plus les bandes cyclables, surtout celles où on est pris entre une rangée d’autos stationnées (et leurs portières) et le trafic. C’est encore pire si les lignes au sol sont à moitié effacées… Je préfères nettement les pistes cyclables séparées par des poteaux, pas besoins de bandes de béton, juste des poteaux est suffisant. Il y a plus d’espace, c’est plus facile à mettre en place et ça coûte moins cher à la ville.

      Pour les rues sans trafic, les marquages au sol indiquant la présence de cyclistes peuvent être suffisants.

      François B.

    • Les pistes cyclables ont un autre effet pervers: elles rendent les automobilistes intolérants. En effet, beaucoup d’automobilistes – et de conducteurs d’autobus, qui se comportent parfois de façon dangereuse en voulant faire peur aux cyclistes – croient que les vélos n’ont pas leur place dans la rue, et qu’ils devraient se cantonner aux pistes cyclables. Dans leur esprit, le vélo est un loisir.

      Les bandes cyclables ont l’avantage de créer une ligne de partage entre la circulation et les vélos, qui sont donc intégrés au réseau routier. Pour ma part, je déteste les pistes cyclables, très peu pratiques pour se déplacer, certaines étant carrément dangereuses, et mal entretenues. On a parlé de la piste de la rue Rachel, que j’évite pour ma part, mais il y a aussi celle de Christophe Colomb, avec les voitures garées à droite… Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis fait ouvrir une porte de voiture en pleine face sur cette piste, les automobilistes n’ayant pas le réflexe de surveiller la circulation lorsqu’ils débarquent de ce côté.

      Je me déplace été comme hiver en vélo, donc j’apprécie beaucoup les nouvelles bandes cyclables apparues sur Lajeunesse et Berri. Il devrait y en avoir sur toutes les grandes artères suffisamment larges. Reste plus qu’à inciter les policiers à faire leur travail, et à donner des amendes aux automobilistes délinquants qui s’en servent comme espace de stationnement ou comme voie de dépassement… Comportement que j’observe un peu trop fréquemment – l’automobiliste montréalais est trop souvent un maudit sauvage qui est prêt à vous passer sur le corps pour arriver cinq minutes plus tôt à destination.

      Il faut intégrer le vélo au réseau routier et en faire un mode de transport comme un autre. Les pistes cyclables, c’est surtout bon pour les mononcs et les matantes qui font du bicycle la fin de semaine, et qui font rager les cyclistes aguerris parce qu’ils semblent incapables de rouler droits et de regarder où ils vont…

      Stéphane Thibodeau

    • Eh bien, moi, je suis une matante qui fait du vélo tous les jours et presque toute l’année. Pas mal aguerrie, mais aussi un petit peu handicapée par l’arthrite. Une boomeuse qui ne peut pas toujours rouler aussi vite que les chars… Je dis cela tout simplement parce qu’une ville, une société cyclable digne de ce nom est accueillante pour les cyclistes de 8 à 88 ans. Je me rends à Amsterdam au moins une fois par an pour raisons professionnelles et constate non seulement comment ça marche, une société cyclable, mais aussi les améliorations continues et les défis qui demeurent.

      Stéphane Thibodeau frôle dangereusement l’idéologie du “cyclisme utilitaire”, qui est une variante à deux roues de la loi du plus fort – heureusement qu’il réclame des bandes et autres aménagements pour l’ensemble des cyclistes. Je ne compte plus les fois où j’entends des gens – presque toujours d’autres femmes, souvent sensiblement plus jeunes que moi (une boomeuse dans la cinquantaine), qui me disent qu’elles aimeraient bien pédaler au travail et pour d’autres fins utilitaires, mais qu’elles en ont trop peur.

      Les pistes, bandes et autres aménagements sont essentielles à l’augmentation qualitative de la part modale du cyclisme comme moyen de transport utilitaire; seuls les pays qui y ont eu recours ont atteint cet objectif. Rappelons que les aménagements “matériels” ne peuvent pas atteindre cet objectif seuls, sans le concours de mesures comme les cours de cyclisme à l’école et aussu pour les adultes qui n’ont jamais enfourché un vélo ou qui sont mal à l’aise à pédaler en ville (voir Vélo caravane: velocaravane.org), ainsi que des modifications juridiques (Code de la route, responsabilité…) Il faut s’inspirer des meilleures pratiques ailleurs tout en les adaptant au contexte montréalais et québécois.

      J’aime bien le blogue www.aviewfromthecyclepath.com , l’oeuvre d’un Anglais qui vit et pédale aux Pays-bas: très concret – par ailleurs, il parle de la situation aux Pays-bas et celle, assez déplorable, qui règne toujours au Royaume-uni.

      Pour un printemps québécois – cycliste!

      Maria Soriano

    • Si les bandes sont placées dans la section de droite des voies de circulation automobile, et dans la même direction que celles-ci, je pense que c’est un plus. Ca permet au moins de dégager un minimum d’espace entre les autos stationnées et celles qui roulent… parfois vite. St-Urbain, c’est mieux depuis les changements, et c’est souvent congestionné, mais prenez la rue Viau, entre Notre-Dame et Sherbrooke, c’est une autre histoire. Là-bas, d’ailleurs, plusieurs automobilistes n’ont toujours pas compris 2 ans plus tard que la bande est exclusive aux vélos, et s’en servent comme 3e voie de circulation. Surtout à l’approche de l’intersection de la rue Hochelaga.

      J’utilise aussi la bande à contresens sur Chambly. Évidemment la bande est nécessaire pour autoriser la circulation à contre-sens (autrement interdite, ce que plusieurs cyclistes omettent de respecter également). Par contre, dans le cas de la rue de Chambly, c’est trop à l’étroit. D’autant plus qu’il y marquage pour partage auto/vélo dans la direction sud (direction des autos). Il n’est pas rare de voir une auto qui s’en vient vers moi et qui chevauche passablement la bande. C’est toujours un petit peu stressant… Heureusement ce n’est pas une rue très passante. Je me demande quand même pourquoi on n’a pas mis à profit la rue Joliette à la place… elle est déjà plus large à cause du passage des bus de la STM (29).

      La piste Rachel est principalement dangereuse dans son tronçon du Plateau, personnellement je trouve qu’à l’est de la rue Frontenac c’est beaucoup mieux. Mais je ne serais pas contre sa démolition au profit de bandes peintes intégrées aux voies de circulation.

      Pour l’ensemble, je pense qu’il faut utiliser le type de voie qui s’intègre le mieux à la circulation urbaine, et qui assure la meilleure fluidité. Parlez-en aux automobilistes qui attendent de nombreuses minutes sur Rachel (en direction Ouest) près de Papineau…

      Marc-André Turmel

    • Ooop! Je voulais dire “cyclisme véhiculaire” calque de l’anglais “vehicular cycling” et non pas “cyclisme utilitaire”.

      Maria Soriano

    • Bonjour Maturmel,

      Je pense que ce serait pertinent de mieux marquer les bandes cyclables, comme c’est le cas aux Pays-bas et au Danemark – à plusieurs endrois, toute la bande est d’une couleur différente de la chaussée – rougeâtre aux Pays-bas et bleue au Danemark. Notamment rue Viau, qui est une voie très passante.

      J’aime beaucoup l’aménagement de la bande St-Urbain aux intersections/arrêts de bus, mais il faut le poursuivre plus au nord, quand les interminables travaux de l’avenue du Parc auront pris fin!

      Maria Soriano

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