Le blogue de François Cardinal

Archive du 18 février 2012

Le maire Tremblay, en septembre dernier, lors du dévoilement de la maquette du nouveau métro.

Le maire Tremblay, en septembre dernier, lors du dévoilement de la maquette du nouveau métro.

Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

Le président de la STM, Michel Labrecque, emprunte régulièrement le transport en commun. En fait, plus de 70% de ses déplacements se font à vélo, en autobus ou en métro, selon le confrère de la Gazette Andy Riga.

Normal, direz-vous, il dirige une société de transport…

Eh bien non, ce n’est pas si normal. Je me souviens de cette entrevue accordée en 2007 par le président du Réseau de transport de la Capitale (l’équivalent de la STM à Québec), Gilles Marcotte, qui avouait candidement qu’il préférait l’auto à l’autobus!

La raison évoquée: trop d’attente et trop d’incertitude quant à la présence de l’autobus à l’arrêt à l’heure dite…

Entre l’un qui teste quotidiennement le réseau et l’autre qui le fuit, à votre avis, qui prendra les meilleures décisions, dans l’intérêt des usagers? Celui qui est sur le terrain, évidemment.

Dans ce cas, extrapolons aux élus municipaux, car le président de la STM ne prend pas ses décisions en vase clos. Il relève d’élus, responsables de la STM, de la planification du transport en commun et de son développement.

Ne devraient-ils donc pas, eux aussi, se mettre dans la peau des usagers le plus souvent possible, expérimenter le service à la clientèle, vérifier la fiabilité du réseau?

J’ai déjà posé la question au maire Tremblay, en 2008, ainsi qu’à ses deux collègues du comité exécutif d’alors, Claude Dauphin et Alan DeSousa. Ils m’avaient tous avoué ne pas être des usagers réguliers des transports en commun.

«Je travaille de 6h à 23h, ce serait bien difficile pour moi, m’avait dit le maire Tremblay. Mais vous avez raison, je devrais le prendre…»

À la décharge du maire, il est vrai, les horaires des élus ne sont pas nécessairement compatibles avec ceux des autobus de la STM, rigides et limités. Leur travail les oblige à zigzaguer d’un arrondissement à l’autre, alors que le réseau privilégie les déplacements vers le centre.

En même temps, Robert Perreault croisait chaque jour ses «clients» lorsqu’il était président de la STCUM. Jack Layton se déplaçait en tramway ou en vélo lorsqu’il était conseiller municipal à Toronto. Le maire de New York se fait un devoir de prendre le métro une fois par semaine. Et plusieurs élus du conseil municipal de Montréal en font autant.

Donc je vous pose la question : devrait-on obliger les élus à se déplacer en transport en commun? Seulement les membres de l’exécutif?  Le maire?

Devrait-on les contraindre à le prendre tout le temps? Régulièrement? Une fois par semaine?

Ou tout cela serait-il trop contraignant, voire contreproductif?

Lire les commentaires (55)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    décembre 2013
    D L Ma Me J V S
    « nov   jan »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives

  • publicité