Quel avenir pour Montréal?

Quel avenir pour Montréal? - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est éditorialiste à La Presse. Journaliste depuis près de 20 ans, il est également chroniqueur à la radio et auteur des essais Le mythe du Québec vert et Perdus sans la nature.
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    Samedi 28 janvier 2012 | Mise en ligne à 7h30 | Commenter Commentaires (31)

    À méditer: la responsabilité de Montréal face aux pertes d’emplois…

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    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    Le fabricant d’électroménagers Mabe Canada mettra la clé dans la porte de son usine d’Hochelaga-Maisonneuve. Près de 740 emplois disparaîtront donc de Montréal.

    À Québec, Pauline Marois a mis la faute sur le gouvernement Charest, qui n’est pas suffisamment proactif à son goût.

    À Ottawa, le NPD a montré du doigt le gouvernement Harper, dont l’«inaction continue de coûter des emplois».

    Et à Montréal? Peut-on aussi déplorer le laxisme de l’Administration Tremblay?

    L’opposition n’a pas voulu jouer à ce petit jeu bassement partisan, ce qui est tout en son honneur. Représentant de Vision Montréal, le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, a même publié un communiqué conjoint avec Gérald Tremblay.

    Ensemble, ils invitent les «partenaires économiques concernés» à mettre rapidement en place un «comité de travail» afin d’évaluer toutes les options possibles. Une réaction de bonne guerre, comme dans le cas du transfert des employés d’Air Canada vers Toronto, mais une réaction trop tardive néanmoins.

    La Ville aurait-elle pu faire plus? Bien malin qui pourrait le démontrer. On semble davantage assister à un énième départ d’entreprise lié à la fois à la valeur du dollar canadien, à l’existence du Buy American Act et à des facteurs inhérents à la mondialisation.

    Mais l’administration doit-elle se croiser les bras pour autant et attendre que son tout récent plan de développement de l’Est porte ses fruits à long terme? Ou devrait-elle être beaucoup plus proactive face à une inquiétante tendance?

    Les chiffres dévoilés le mois passé montrent en effet que Montréal a connu, de mai à novembre, six mois consécutifs de pertes d’emplois (-38 500). Ce qui a fait grimper son taux de chômage à 9,9 %, soit pas mal plus haut que les 7,8 % qu’affiche la province.

    La question à mûrir : que pourrait bien faire l’administration pour renverser la vapeur, ou à tout le moins prévenir d’autres fermetures?

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    • Le NPD et le PQ. 2 partis étatistes taxeux d`entreprises et pro-syndicat. Si ces 2 partis seraient au pouvoir, les entreprises déguerpiraient encore plus vite.

      Concernant Montréal, je suppose que les taxes foncières pour les entreprises sont dans le plafond comme ceux des citoyens. Montréal est une ville surgouvernée, surtaxée et endettée avec des infrastuctures en décomposition.

      Des comités de travail, des tables de concertation, des placotteux, c`est tout ce qu`ils trouvent de bon à faire mais qui sert à rien.

      George Larimé

    • je crois qu’on a deux problemes , dans ce dossier et en general ,
      le premier probleme c’est deja juste la 3 niveaux de gouvernements , on est combien au canada ? on est surgouverne , 18% de la population au Quebec qui recois directement ou indirectement sont cheque de paye directement de la mamelle gouvernementale allimentee directement et de facon illimite par la poche de moins en moins de contribuables
      le deuxieme probleme c’est le % dimposition brut par $/h de travail reelement effectue , ca deviens de moins en moins rentable de travailler ici .
      deja je viens d’apprendre que je vais devoir travailler deux ans de plus , je paye en tant que mono-parental plus de 45% de taxe et le federal me refuse les allocations pour enfants , a chaque fois que je me suis presenter a st justine , je n’ai vu que des infirmieres de triage , jamais de medecin …… les infra s’ecroulent et harper detruit le canada de tolerance que j’ai toujours connu ………
      une chance je suis multi-national

      Tom Bombal Mtl

    • Pourquoi attribuer cette fermeture aux divers paliers de gouvernements?
      Même les dirigeants de Mabe et le syndicat sont d’accord.
      Aucune injection de fonds ne permettraient la survie de l’entreprise.
      D’ailleurs les travailleurs avaient fait plusieurs concessions il y a quelques années.

      Blâmez le libre échange et la conjoncture économique américaine.
      Ces emplois s’en vont en majeure partie au Mexique et aux ÉU.

      Et nous ne parlons même pas d’emplois super rémunérés. À 20.00$ l’heure en 2012, il s’agit d’un emploi normal, avec sécurité syndicale et pension.

      Toujours plus facile de mettre ça sur le dos des gouvernements.

      Lucien Trépanier

    • Peut-être pour faire taire certains commérages sans fondements. Je paie les mêmes taxes depuis que mon entreprise est à Montréal dans un local quatre fois plus grand que celui que j’occupais dans un édifice d’une petite ville de la deuxième couronne sur la rive-sud. Je veux dire que je paie le même montant de taxes cette année qu’il y a trois ans dans cette petite ville de la deuxième couronne. Alors, je ne pense pas que la taxation municipale puisse être blâmée. Sans doute que ceux qui occupent des espaces commerciaux et à bureaux dans le centre-ville paie plus cher, mais cela n’a rien de comparable non plus lorsque je fais la comparaison de mes deux locaux qui sont de catégorie équivalente.

      Je ne pense pas que Montréal puisse faire grand chose pour les entreprises qui quittent ou ferment à cause de la vigueur du dollar canadien, c’est hors du contrôle d’une administration municipale. L’administration municipale peut sans doute faire un certain nombre de choses pour faciliter l’installation d’entreprises ici lorsque des dossiers concrets se présentent. Mais aller à la pêche en général en tentant d’anticiper ce qui pourrait bien attirer ou inciter des entreprises à s’installer à Montréal, c’est un peu beaucoup du fumage de pot. BIen remplir sa mission principale et créer un environnement propice aux citoyens, c’est déjà beaucoup et c’est déjà attirant pour une entreprise.

      S’assurer de faciliter la vie des maisons d’enseignement et des centres de recherche est aussi un point important puisqu’il s’agit-là d’un des atouts de Montréal pour l’installation des entreprises. Mais, dans le cas d’une entreprise d’appareils électroménagers, cela n’a pas un gros impact.

      David Savard

    • Il n’y a rien à faire avec la classe politique actuelle du Québec. Le monde des affaires du monde entier sait que le Québec est le dernier endroit au monde pour investir en Amérique. Tant qu’on n’aura pas modifié le code du travail, aboli la formu Rand Rand, baissé les taxes et impôts, foutu dehors 60 000 fonctionnaires, etc., le Québec se videra de ses entreprises manufacturières. Il n’y aura plus bientôt que deux genres de jobs: les jobs de l’aristocratie prédatrice de la fonction publique et les jobs au McDo, Burger King ou Rona. Et ce sont les gens des Burger King qui feront vivre les fonctionnaires privilégiés. Une société de castes est en train d’émerger au Québec: les fonctionnaires et…les autres. Il est temps de quitter le Québec, du moins pour ceux qui ont de l’argent. Partez en Floride, en Alberta,en Ontario, en Suisse, à Singapour, etc.

      P.Savard

    • C’est un drôle de hasard, autour d’un excellent repas indien, des amis et moi discutions hier soir du déplacement de la main d’oeuvre manufacturière vers l’Asie, le Mexique, la Turquie… en fait un peu partout où les salaires sont assez bas pour être avantageux. Personne n’est arrivé à trouver une solution, pire encore, la main d’oeuvre manufacturière nous semblait seulement un début.

      En effet, l’Inde et la Chine ont de plus en plus des écoles de grande qualité. Ainsi donc, une main d’oeuvre hautement qualifiée dans plusieurs autres domaines que l’assemblage viendra sous peu mettre une pression ici. Comme l’économie du savoir pouvait autrefois être perçu comme un refuge dans ce mouvement de main d’oeuvre, il est maintenant nécessaire d’être critique envers notre éducation, notre économie et surtout envers notre propre consommation. Autrement, que nous restera t’il?

      L’administration de Montréal est-elle responsable donc? Oui, comme tous et chacun, mais avec plus de pouvoir.

      Il est urgent d’analyser la situation à long terme et d’évaluer quelles seront les solutions pour stopper cette saignée qui coûte beaucoup plus cher à tout le monde que les quelques économies réalisées en achetant made in China en rabais chez Walmart…

      Francis Huneault

    • Puisqu’on ne peut rien faire avec les variables incontrôlables, faisons quelque chose avec celles que l’on contrôle. Abolissons les syndicats dans le secteur manufacturier et laissons le marché fixer les salaires. Il n’est pas plus compliqué d’assembler une sécheuse qu’un ordinateur. 12$ de l’heure maximum. Ça ne vaut pas plus. Avec toutes les charges sociales, cela revient à l’employeur à 15$ par employé. C’est le maximum qui sont prêt à payer et encore.

      Simon Picotte

    • Qu’est-ce que Montréal peut faire? Montréal peut faire ce qu’elle fait de mieux :

      - Mettre des péages sur les ponts
      - Augmenter les taxes foncières
      - Augmenter les taxes sur l’essence
      - Bloquer la circulation automobile
      - Ajouter de la paperasse

      Toutes ces excellentes mesures feront en sorte de freiner l’exode.

      Go Montréal!

      G. Lalande

    • C’est bien plus la faute au gouvernement provincial, qu’à la municipalité. Toutefois, je ne vois pas de dynamique qui engendrerait la création d’emploi dans les domaines industriels toutefois. Tant qu’au gouvernement fédéral, on sait tous que l’on ne peut pas vraiment compter sur lui… Ça priorité c’est tout ce qui est fossile extraction comme utilisation, pour le reste c’est loin des priorités!

      M. Charest et ses acolytes, ils ne pensent qu’au plan nord… Pour donner nos richesse a faible prix!
      Pourquoi ne pas favoriser les start up dans différents domaines à l’aide de pôle technologique/industriels à Montréal? Cela fait longtemps j’en ai entendu parlé de la part du gouvernement du Québec!

    • Pierre-Alexandre Guillemette

    • L’emploi est une chose importante mais je ne crois pas qu’il faut sombrer dans les subventions abusives pour maintenir les emplois. L’exemple de Electrolux qui va faire subventionner chaque travailleur à 157 000 $ pour s’établir à Memphis le démontre bien. À ce prix là, aussi bien payer directement les gens à passer le balai dans la rue.

      Laissons de côté ce qui est de juridiction des autres palliés de gouvernement en concentrons-nous sur Montréal. Un des problèmes de cette ville est la congestion routière qui en plus des impactes environnementaux occasionne des pertes de productivité (coût de 1,4 milliard $). Si Montréal veut attirer résident et entreprise, elle doit miser sur les TEC. Si ceux-ci sont performants et fiable, les déplacements seront plus efficaces et moins stressant en plus d’améliorer la qualité de vie en ville. Déjà les Montréalais crée une richesse de 800 millions $ en tournant le dos à la voiture. Voilà une somme disponible que les entreprises voudront se partager. De plus, la grande majorité des dépenses des sociétés de transport reste au Québec, ce qui n’est pas le cas des dépenses automobiles. Donc je crois que Montréal devrait concentrer ses énergies à améliorer sont transport en commun, le développement économique suivra sans que de grand effort ou de table de concertation soit nécessaire.

      Merci à dcsavard d’avoir partager son expérience. Ça nous épargnera peut-être quelques râleurs qui se plaignent toujours des taxes.

      Pour ceux qui trouvent mon opinion trop à gauche, celle-ci a été fait grâce aux informations trouvées dans ce rapport de la Chambre de Commerce de Montréal Métropolitain. http://www.ccmm.qc.ca/documents/etudes/2010_2011/10_11_26_ccmm_etude-transport_fr.pdf

      S. Tétreault

    • @gasston

      Dans votre liste:

      - Mettre des péages sur les ponts
      - Augmenter les taxes foncières
      - Augmenter les taxes sur l’essence
      - Bloquer la circulation automobile
      - Ajouter de la paperasse

      vous oubliez le mur de chine aux limites territoriales de la ville…

      …Pardon…

      …Ah bon…

      …On m’informe à l’instant que ce projet est annulé aussi” :-)

      Salutations et bonne journée !!

      Jacques Bisson

    • Une mauvaise nouvelle qui va faire ressurgir les habituels Québec-basheux comme américanophile et cie à vomir encore une fois sur le Québec.

      Jean Émard

    • Tous les Québécois débrouillards ont déjà un pied à terre aux États-Unis. Il n’y a presque pas de compétition et celle qui est en place n’est pas « bonne ». Pour les Américains un taux de chômage de 8.5% c’est une crise ici c’est la réussite du modèle québécois. Le comportement du consommateur qu’il soit un particulier ou une entreprise est beaucoup soft. Au lieu de faire valoir leur garantie ils achètent un autre et toujours plus plus. Certains vont même achetez de vous parce qu’ils vous aiment parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire. Les États-Unis d’Amérique=le paradis sur terre pour celui qui veut faire de l’argent.

      Mon père a appris l’espagnol au Mexique à 60 ans il y allait plusieurs mois par année. Le gouvernement voulait lui retirer son droit de pratiquer la médecine parce qu’il n’avait pas de travailler depuis 4 ans. Aujourd’hui, ils se pointent tous les 180 jours pour conserver son permis de pratique. Il ne voit que des hispanophones et l’État lui donne 30$ de plus par patient. Il a repris le goût à la pratique, car il se sent utile. Aujourd’hui il est heureux. Fuyez! La maison est feu! C’est le temps d’acheter aux USA. Les demeurent se donnent. Sinon, vous êtes condamnés à vivre faire des fonctionnaires (une bonne partie de ma famille). héhé
      S picotte

    • une autre usine désaffectée que l on va pouvoir transformer en condos luxueux

      albert bela

    • Je connais une salle de bowling a MTL, coin Grenet et Gouin dans Cartierville, rentrez-la aller prendre un café, regardez sur le mur, il y a quelque chose comme 30 permis; pas un, pas 5, pas 10, non, 30 permis,30 permis pour opérer une simple salle de bowling avec des tables de pool en haut pis un comptoir pour des rafraichissements; alors imaginez, si ca prend 30 permis pour ouvrir et gérer une simple salle de bowling comment ca prend de permis pour gérer une moyenne ou une grosse entreprise a MTL. Faut pas chercher longtemps pour savoir ce qui va pas a MTL.
      Y. béchard

    • Si le monde des affaires international connaissait Nathalie Simard on surnommerait Montréal : « Le village de Nathalie. » Mon émission préférée quand j’étais petit. Ce qui explique le fait que je connais bien la culture québécoise

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Village_de_Nathalie
      S picotte

    • “L’opposition [municipale] n’a pas voulu jouer à ce petit jeu bassement partisan, ce qui est tout en son honneur.” Bravo! Pas le temps de faire de la petite politique.
      On ne peut en dire autant du PQ qui n’en manquera pas une.

      Cela étant, que pourrait faire l’administration municipale pour renverser la vapeur ou empêcher d’autres fermetures? Bien peu, j’en ai bien peur. Et peut-être des efforts mals placés.

      Le secteur manufacturier est en mutation. C’est aussi un enjeu américain majeur. Le Président aéricain en a fait une grande place dans son State of the Union. (Je ne l’ai pourtant pas entendu mentionner que c’était la faute à M. Charest).

      Que peut faire l’administration municipale, dans un effort concerté, afin de positionner Montréal comme une des villes de l’économie du futur?
      Miser et investir dans les atouts, les forces de la Ville. Continuer à positionner Montréal comme une ville progressive. N’en déplaise à tous les “montréaleux” qui ne trouvent jamais rien de bon à dire sur Montréal dans ces pages, notre ville jouit d’une enviable réputation mondiale de ville de culture avec une excellente qualité de vie.

      Le New York Times rapportait récemment que notre ville avait une “vraie âme”, et que le mélange d’influence européene, d’une cuisine top niveau, des arts vivants, d’une vie culturelle et d’une scène nosturne unique créaient un environnment propice à attirer, une nouvelle génération de travailleurs.
      Montréal était d’ailleurs la seule ville nord-américaine dans le top 10.

      Je suggère que l’administration municipale regarde par en avant. La nostalgie d’une ère manufacturière passée n’arrangera rien.
      Par contre, être conscient des ses atouts et investir dans ses forces pourront permettre de positionner avantageusement Montréal sur l’échiquier nord américain des villes de la prochaine vague. Culture. Aménagement et urbanisme. Design et architecture. Développement durable. Histoire et patrimoine.
      Je suis plus inquiet de la responsabilité que nous avons face aux gains d’emplois pour les 25 prochaines années, qu’aux pertes d’emplois d’un secteur et d’une époque passée.

      J-F Garneau

    • Débat fascinant… Bien des commentaires sans signature, cela dit.

      Rappel à tous: seuls les commentaires signés sont acceptés.

      Si vous avez déjà envoyé le vôtre, mais sans signature, renvoyez-le pour qu’il puisse être modéré.

      Merci

      François Cardinal

    • cimequaire

      28 janvier 2012
      15h49

      Dans cette affaire comme dans combien d’autres, nous sommes les victimes du nouveau terrorisme international : celui des détenteurs du capital.

      Mais ici comme ailleurs, ces terrorisme trouveront des aveugles pour les défendre, les servir et les louanger. Cette nouvelle économie, peu importe le nom qu’on lui donne, néo-libéralisme ou économie mondialisée, est une véritable catastrophe pour notre petite planète bleu.

      Pierre Mayers

    • Les gouvernements n’y sont pour rien. Tant l’entreprise que le syndicat le disent.

      Ces pertes d’emploi sont le résultat direct de la consommation à bas prix. Les gens n’achètent plus des biens, ils achètent des “prix” ou des “paiements”. Combien ça coûte, c’est quoi les mensualités. Personnellement, je fais tous les efforts nécessaires pour acheter des biens ou des aliments de bonne qualité. J’en ai rien à cirer du poulet en vente à 0.99$/lb. Comme disent les Anglais, “cheap is cheap”. Je préfère que mon poulet goûte quelque chose. Je l’achète donc de mon boucher, qui m’assure une qualité inégalable. J’ai pas assez d’argent pour être cheap, et acheter des biens qui ne dureront pas.

      S. Grégoire

    • Qui faudrait-il blâmer pour ne pas avoir vu venir l’exode de nos entreprises manufacturières ? Voilà des années qu’il est prédit que les salaires des pays émergents étant très bas, des milliers d’emplois seraient perdus au Québec. Il faudrait sans doute investir dans les secteurs plus payants comme l’aérospatial qui déjà connaît un essor très intéressant à Montréal.

      Bref, qui peut affirmer ne pas savoir qu’un grand nombre d’usines fermeraient ? Malheureusement, ce savoir n’a pas suscité de plan d’action pour se préparer à cette perte de milliers d’emplois. À qui la faute ? Les gouvernements ? les chefs d’entreprises ? les programmes de formation ? les travailleurs ?

      Il est clair que certains domaines d’emplois sont appelés à disparaître . Le défi est de trouver ceux qui conviennent et sont non transférables ailleurs à cause de la qualité supérieure reconnue . Parce que se battre pour conserver des usines comme Mabe, c’est une perte de temps , à moins que des Québécois prennent la relève ; alors l’exode pourrait peut-être se tarir.

      M-D Turcotte

    • Nous avons maintenant 740 employés spécialisés dan le montage d’appareil électrique qui se retrouve sans emploi. Certains assemblent des panneaux de contrôles, d’autres les moteurs électriques pour faire fonctionner ces laveuses et ces sécheuses. Un autre groupe s’occupe du travail des tôles métalliques afin d’assembler le châssis de ces appareils. Enfin, un groupe s’occupe de peindre les unités produite.

      Certains voient dans cette annonce une mauvaise nouvelle. Moi, je vois une opportunité!

      En effet, il s’agit de la main d’œuvre rêver pour opérer une production de voitures électriques!

      500-740 emplois, ça serait sans doute suffisant pour soutenir une production d’environ 10000 voitures électriques par année, un objectif réaliste si on compare aux chiffres de Tesla. Nous avons une grande expertise dans le domaine des propulsions électriques (moteur-roue) et les batteries performantes à base de nanotitane développés par Hydro-Québec. Nous pourrions avoir recours à un consultant extérieur comme Bertone ou Pininfarina pour concevoir le chassis, afin de sauver sur les coût, donner de la crédibilité au projet et accéléré le développement. En agissant rapidement, nous pourrions prendre de vitesse tout ces pétrosaures que sont GM et Ford qui veillent à rester le plus immobile possible et saisir le marché comme Apple l’a fait avec ses Ipods. Et puis, Camco (Mabe) est situé sur le coin de Notre-Dame/Dickson, autant dire que les chaîne de montage peuvent directement charger les bateaux dans le port! Un avantage sérieux pour expédier en Europe, alors que la production de Tesla s’effectue sur la côte Ouest, mieux disposé à expédier en Asie! Et globalement, je ne crois pas qu’aucun fabricant automobile dispose d’une telle proximité avec un port international.

      C’est à nous de saisir cette opportunité et il serait grand temps que nos gouvernements s’enlève les deux mains de dans le nez et pose les geste que les citoyens désirent vraiment. D’ailleurs, si Mabe n’avait pas refusé d’avance toute forme de subvention, je suis sûr qu’un généreux panier de produit du terroir les attendait. Il suffit juste de prendre cet argent que le gouvernement Charest été disposé a donner et l’investir dans l’avenir au lieu de la salle de lavage.

      Montréal a besoin d’un projet porteur rempli d’espoir de fierté pour Montréal. Et c’est aussi un projet rassembleur pour tout le Québec ne l’oublions pas

      Frédéric Boisvert

    • Lisez ce que M. Pratte écrit sur les conditions de travail dans les industries d’Apple en Chine et après, dites-moi comment être humainement compétitif avec ça. C’est étrange, mais il me semble qu’on ne peut y parvenir.

      Yves Maheux

    • Au fils des ans Montréal à fait des choix:
      On vote, favorise et glorifie tous les partis politiques pro-syndicaux et de gauche.

      Les taxes, les impôts, la paperasserie sont le résultats de ces choix

      Maintenant que les entreprises réagissent et quittent pour des endroits qui leurs seront moins hostiles… à qui la faute ???

      Aux électeurs peut-être.

      B Rheaume

    • C’est triste mais je ne vois pas comment nous pouvons empêcher les pertes d’emplois à court et moyen terme dans le secteur manufacturier. L’exemple de Mabe est frappant puisque autant l’employeur que le syndiicat apportent les mêmes raisons pour justifier la fermeture de l’usine. C’est donc pas une question de ne pas mettre “d’eau dans son vin”.

      La seule chance pour le Québec est de se spécialiser dans des secteurs où la province à une longueur d’avance et d’exploiter les ressources naturelles de façon importante.

      J’ai lu un article très intéressant du NY Times cette semaine “How the U.S. Lost Out on iPhone Work”. Un extrait m’a particulièrement troublé:

      “Apple executives say that going overseas, at this point, is their only option. One former executive described how the company relied upon a Chinese factory to revamp iPhone manufacturing just weeks before the device was due on shelves. Apple had redesigned the iPhone’s screen at the last minute, forcing an assembly line overhaul. New screens began arriving at the plant near midnight.

      A foreman immediately roused 8,000 workers inside the company’s dormitories, according to the executive. Each employee was given a biscuit and a cup of tea, guided to a workstation and within half an hour started a 12-hour shift fitting glass screens into beveled frames. Within 96 hours, the plant was producing over 10,000 iPhones a day.

      “The speed and flexibility is breathtaking,” the executive said. “There’s no American plant that can match that.”

      Ça fait peur parce que je ne vois pas comment c’est possible de compétionner ici à moins de retourner 80 ans en arrière.

      M. Rousseau

    • La vente du pétrole brut aux USA gonfle artificiellement la valeur du dollar.
      Depuis que le dollar est élevé, les emplois régressent au Québec…mais pas seulement au Québec. Les hommes d’affaires de l’Ontario en ressentent de plus en plus les effets et commencent à protester vigoureusement contre cette situation.
      L’entreprise manufacturière canadienne pour demeurer fortement compétitive, demande un dollar qui a une valeur de ,90c ou moins quand comparé au dollar américain. Ce qui n’est pas le cas. Alors aussi bien l’Ontario que le Québec écopent de cette valeur gonflée par cette seule exportation de pétrole brut non raffiné.
      Et les gouvernements provinciaux impliqués n’y peuvent absolument rien.
      François Ricard

    • @ M. Rousseau

      Les frais de transport, avec la rareté grandissante du pétrole, vont aller en augmentant obligeant par le fait même les entreprises à produire de plus en plus localement.

      De plus, une taxe sur le carbone, tout en aidant à diminuer la pollution mondiale, établira un meilleur équilibre entre tNous devons obliger les émetteurs de carbone établis sur notre territoire à payer une redevance sur le carbone et faire de même pour les importateurs. Cela coûte plus cher d’être propre, mais ce le sera davantage pour nos concurrents. Sauver la planète tout en coiffant nos concurrents, voilà une situation gagnante.

      Un tarif sur le carbone perturbera tous les secteurs de fabrication, de l’acier aux produits de luxe. Plus les émissions produites par la fabrication d’un produit exporté sont importantes, plus le tarif sera élevé lorsque ce produit pénétrera les marchés qui contrôlent le carbone.

      Les environnementalistes n’ont pas souvent l’occasion de diminuer les émissions de 50% d’un coup. C’est ce qui se produirait s’il y avait un régime imposant des tarifs sur le carbone. Sans compter que l’on rapatrierait de nombreux emplois qui nous ont échappés dans le passé.

      La seule raison pour laquelle des pays comme la Chine réussissent à attirer sur leur territoire des industries qui émettent beaucoup de carbone, c’est que personne ne force ces pays à payer pour les émissions de carbone qu’ils rejettent dans l’atmosphère.

      Lorsque les émissions auront un prix, elles produiront le même effet que les coûts de transport : plus les frais d’expédition sont élevés, moins l’avantage des salaires a d’importance.
      F. Ricard

    • Le festival de jazz de MTL, les Montréalais aiment ben ca le jazz, mais curieusement sont pas capable de faire vivre un club de jazz, L’air du temps ca existe pu, Couleur Jazz sur le FM est supposer fermer parce que déficitaire depuis son ouverture, mais on continue de subventionner le Festival de Jazz, encore de l’argent des Montréalais gaspillé.

      Y.Béchard

    • @ Frederico

      Nous n’avons pas d’expertise en moteur-roue.
      Hydro-Québec, à la demande de M. Charest et du PLQ, a cédé tous ses droits pour des peanuts.
      Possiblement comme ils s”apprêtent à céder nos richesses naturelles avec le plan nord.
      François Ricard

    • Si responsabilité de la ville de Montréal face à cette fermeture d’usine il y a, elle se trouve exclusivement du côté des permis, de la paperasse, des règlements et des… TAXES!

      Si responsabilité du gouvernement provincial/fédéral face à cette fermeture d’usine il y a, elle se trouve exclusivement du côté des permis, de la paperasse, des règlements et des… TAXES!

      Bien que la fermeture de l’usine soit l’aboutissement du phénomène de la destruction créatrice, il n’en demeure pas moins que c’est une tragédie humaine. L’intervention des autorités doit se faire auprès de ces hommes et femmes qui perdront leur emploi afin de les aider à se recycler.

      Soit dit en passant, une devise faible n’est JAMAIS une bonne chose à long terme. Ainsi, on a été relativement à l’abri de la hausse de l’essence grâce à la valeur de notre huard. Imaginez combien on paierait le litre si on était à 65 cennes comme à une certaine époque…

      É. Bourque

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