Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mercredi 25 janvier 2012 | Mise en ligne à 6h00 | Commenter Commentaires (12)

    En vrac: pont Champlain, vulgarités et art urbain…

    Crédit: architizer.com

    Crédit: architizer.com

    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    Art urbain…

    Contrairement à Montréal, qui a d’emblée sévi contre les œuvres urbaines surprenantes de Roadsworth, la petite bourgade suisse de Vercorin (photo ci-dessus) demande expressément aux artistes urbains de prendre la ville d’assaut, chaque été.

    Pont Champlain…

    Ottawa veut un pont Champlain, vite, vite, vite. Mais il ne doit pas être plate, plate, plate pour autant, affirment trois Montréalais du milieu des affaires dans une lettre ouverte. Ils demandent la construction d’un pont qui «épatera le monde».

    Photos…

    La carte des endroits les plus photographiés au monde: Montréal a une belle teinte orange… On est donc s’a map!

    Vélos meurtriers…

    La Grande-Bretagne débattra d’un projet de loi visant à punir… les accidents mortels causés par les cyclistes! Résultat de la place grandissante qu’occupent les vélos en ville, j’imagine…

    Et vulgarités…

    Montréal: 6e ville canadienne la plus vulgaire sur Twitter, juste derrière Laval, selon un tout récent palmarès… À quand un palmarès des palmarès les plus inutiles?

    Tags:


    • Moi, les ponts et viaducs montréalais passant du pire au plus pire

      http://ysengrimus.wordpress.com/2011/10/15/jirai-cracher-sur-vos-ponts/

      au encore plus pire, ben, poétiquement, ça m’inspire… Art urbain? Vulgarité? Décidez…
      Paul Laurendeau

    • J’aime bien la carte des photos. On y voit un point orangé sur le Centre de la Nature à Laval. L’été, il y a beaucoup de photos de mariages qui se prennent là.

      J’ai toujours entendu dire que Londres était une ville anti-vélo. C’est carrément dangereux d’y circuler. On voit que ça continue. Mais de toute façon, si une personne est reponsable de la mort de quelqu’un il doit être puni. Que ça soit à vélo ou en voiture.

      Alain Lajoie

    • Pont Champlain:

      Tout-à-fait d’accord avec messieurs Daifallah, Fortier et Leopold. L’opportunité qui se présente pour construire quelque chose d’utile, mais aussi hautement significatif ne se présente pas souvent à une ville. Montréal doit saisir la balle au bond et faire de ce pont Champlain un symbole et s’en servir en tant que levier.

      Je le disais hier sur ce blog, 5 milliards de dollars représente une énorme somme d’argent (presque Turcot et le CHUM combinés!). Combien en coûterait-il réellement de plus -ou de moins- pour en faire une oeuvre novatrice signée?

      Francis Huneault

    • …@FC: «À quand un palmarès des palmarès les plus inutiles?»
      +++++++

      En effet, à quand? S’agissant de la «vulgarité», ces éminents «chiffrologues» utilisent le % de «tweets» dans lesquels on trouve les trois mots interdits en langue anglaise, soit sh**, f**k et dam*it. Or, la ville «championne» compte 1,41% de «tweets» dans lequels on trouve ces mots. Autrement dit, 98,59% écrivent comme du monde, un score que l’on peut aisément qualifier de «soviétique». Alors, où est le drame?

      Y’a du monde qui a du temps à perdre rare. Et dire que moi aussi, je viens de gaspiller cinq précieuses minutes à commenter ça. Misère. Mais faut dire qu’en même temps j’écoute une émission du matin sur mon portable fait que…..

      Allez, bonne journée. Et dites vous que le principal avantage de Twitter, c’est qu’avec le rationnement des caractères, il force ceux qui n’ont rien à dire à le dire en peu de mots. C’est toujours ça de pris.

      J-F. Couture.

    • “Montréal, qui a d’emblée sévi contre les œuvres urbaines surprenantes de Roadsworth,”

      Tant mieux! Ses “oeuvres” (si on peut les appeler ainsi) sont horribles et affreuses.
      Il est normal de vouloir habiter dans une ville propre, belle, et agréable a vivre. Et donc de sévir contre la pollution visuelle.

      B Plante

    • Au pays de l’hiver qui fesse dans l’dash, l’art urbain comporte une très importante dimension technique. L’oeuvre doit résister aux cycles de gel-dégel, à l’abrasion, à des différences de températures annuelles de l’ordre du 70 degrés (-35 à +35), etc. Une collaboration entre artistes, municipalités et ingénieurs (mécanique, matériaux, bâtiment, etc) donnerait des résultats incroyables.

      Je me souviens, dans la morne banlieur où j’habitais dans les années 80, qu’un artiste avait proposé à ma ville d’ériger une sculpture abstraite dans l’ovale gazonné d’une sortie d’autoroute. Histoire de mettre un peu de personnalité là où il n’y avait rien. Eh bien, la ville avait peur que l’oeuvre (qui n’existait même pas encore sur papier) “ne plaise pas à tout le monde”. Maudit qu’ils sont frileux, nos élus; on dirait que seuls les lampadaires en fer forgé, les plate-bandes de fleurs annuelles et les pavés unis les font vibrer.

      On ne peut quand même pas s’appuyer sur la seule présence d’un clocher d’église et de trois ou quatre parcs avec des bancs et des poubelles pour égayer le paysage d’une banlieue. Une ville résidentielle dont la population a été multipliée par 10 en 30 ans, et dont les principaux “atouts” sont des commerces organisés en “power center”, des trottoirs pas trop fissurés et des arrêts d’autobus vitrés “design” (sic).

      L’humain est plus heureux, plus productif, moins agressif, a de meilleurs rapports avec les gens qu’il côtoie et prend plus soin des lieux publics lorsqu’il est en présence de végétation (parcs, boisés, bosquets, lignes d’arbres) et d’installations visuellement attrayantes. Il ne faut pas y voir un simple argument esthétique ou “émotif”. L’argument est réellement de nature économique et l’investissement dans l’embellissement du milieu de vie a de réelles retombées, tant au niveau personnel/familial, que municipal et professionnel.

      C’est bien simple, une ville devrait cartographier le volume de circulation dans toutes ses rues, puis prioriser les éléments les plus moches en fonction de la quantité de gens qui les voient ou qui les côtoient. Terrains vagues remplis de détritus, blocs de ciment, bâtiments à l’abandon, poste de transformation électrique, arrière-cour de parc industriel, ligne à haute tension, grand stationnement, mur aveugle, terre-plein “vide”, sortie d’autoroute, etc. C’est là qu’il faut planter des rangées d’arbres, élever des remblais de terre (où l’on sème des plantes de sol), planter des clôtures aux lattes colorées, border les boisés de conifères (touffus à l’année), ajouter des fresques sur les murs, des mosaïques dans les tuiles des toits, ou des motifs de pavés aux couleurs “pas trop neutres”.

      SURTOUT, nos villes et nos citoyens devraient arrêter d’avoir peur des COULEURS. Le sud du Québec est gris, beige, blanc, greige. Des villes entières de la rive-sud de Montréal sont des amas de maisons sans couleurs, aussi déprimantes collectivement qu’un quartier de l’URSS stalinienne, même si chaque maison a un certain charme. C’est cette marée monochrome qui frappe, surtout quand le ciel est gris et les arbres nus. Dans les maisons, on a peur de faire des choix, alors on peint les murs en blanc cassé, beige, café, chocolat.

      OSONS LES COULEURS!

      H. Dufort

    • “Le bon goût est l’ennemi de l’art” Je crois que c’est Ducharme qui disait ça. Dès le départ, il est certain qu’une oeuvre ne plaira pas à tout le monde et c’est tant mieux. Parce qu’une oeuvre qui plairait à tout le monde serait beige et fade émotivement parlant afin de susciter l’adhésion de tous.

      @hdufort, c’est d’ailleurs pour ça que les maisons sont grises et beiges. Oser la couleur, c’est éventuellement faire fuir une série d’éventuels acheteurs, et donc diminuer la valeur de la propriété. C’est pourquoi les fabricants de revêtements extérieurs donnent tous dans les teintes de gris et de beige. C’est bien plate, mais c’est malheureusement ça la loi du plus grand nombre.

      Pour le pont, nous pourrions demander à Cristos de l’emballer pour ne pas qu’il rouille.

      David Savard

    • @cmoibenlepro

      Depuis quelques temps, je commence à croire que vous êtes en réalité Jean-François Mercier qui se cache derrière un pseudo pour tester les limites de l’absurde. Depuis que j’ai découvert votre réelle identité, je vous trouve très drôle.

      Vous voulez savoir ce qui m’a mit la puce à l’oreille? Personne ne peut être aussi négatif et impertinent sans se cacher derrière un personnage.

      Bonne journée et merci pour vos commentaires incontournables,

      Francis Huneault

    • Ce qui me fâche c’est que le gouvernement conservateur va s’attribuer le mérite d’avoir construit un nouveau pont Champlain (et dans des délais raisonnables); le Québécois moyen va accepter sans trop rechigner les postes de péage car le principe de l’utilisateur-payeur fait son chemin dans la tête des gens et on vante les mérites d’une telle approche sur le plan environnemental.

      Cependant, le Québécois moyen ne réalise pas qu’il s’en fait passer une petite vite, que ce pont devrait être financé entièrement par le fédéral, comme il a l’habitude de le faire dans le reste du Canada et que l’argent des postes de péage devraient rester au Québec pour financer des projets de transports en commun.

      V. Gagné

    • Moi j’aimerais bien que Montréal demande aux artistes, pas aux graffiteurs du dimanche parce qu’il y a une distinction à faire, de prendre d’assaut la ville à tous les étés. Il y a plein de coins qui bénéficieraient d’une oeuvre artistique, fût-elle temporaire. Avant qu’ils ne démolissent un bâtiment désaffecté dans le coin où je travaille, les artistes venaient peindre des murales, dont certaines véritablement époustouflantes. Par contre, il y avait aussi des graffiteurs du dimanche qui venaient ensuite barbouiller n’importe quoi par-dessus. Il faudrait donc trouver un moyen que les oeuvres temporaires de ces artistes persistent au moins pour l’été à l’abri de ces vandales de la bombe aérosol.

      David Savard

    • Concernant Champlain, entièrement d’accord avec l’idée d’en faire un ouvrage autant significatif qu’utilitaire.
      Ce qui me scie les deux jambes c’est de voir l’engouement et la reconnaissance que l’on voue aux esprits créatifs d’ici et d’ailleurs, sauf, de façon générale en environnement bâti. Là, on se contente généralement de peu. Très peu.
      Dans plusieurs pays, les “ouvrages d’art” (expression faisant référence aux travaux d’infrastructure) sont traité avec intérêt et innovation. Plusieurs ponts et viaducs font, et ont fait l’objet d’un processus de conception alliant l’utilitaire au novateur, la saine ingénierie au design bien fait et bien pensé.
      Le viaduc de Millau a été conçu par l’architecte Norman Foster. Santiago Calatrava (un architecte ingénieur) a conçu aussi plusieurs structures à la jonction de l’art et de l’ingénierie. Ça coûte pas nécessairement plus cher de faire beau… et signifiant.

      Je crois cependant qu’au Québec, notre cynisme “par défaut”, et notre capacité de manger du prochain sans engraisser, rendent même l’idée d’explorer cette avenue impossible.

      Il y a toutes sortes de pièges à faire des concours “ouverts” d’architecture ou d’ingénierie, mais il y a, par ailleurs, plein de bonnes façons d’associer des gens d’ici et d’ailleurs afin d’aller chercher “the best of the best”.

      Je ne suis pas d’accord entièrement avec les auteurs de la lettre ouverte à la Gazette. L’objectif visé n’est pas nécessairement, selon moi, la création d’une “icône”. Mais l’intégration d’un processus permettant une vision élargie de la conception d’un ouvrage de genre (et à ce prix) vision qui inclus les aspects esthétiques autant que techniques, serait bienvenue.

      Mais au fait, si c’était beau et que ça se faisait dans les budgets, et à l’intérieur des échéanciers, plusieurs seraient probablement déçus.

      J-F Garneau

    • On pourrait prendre le mat du stade olympique et suspendre le tablier du pont avec des chaines en or….
      F. Larose Roxton pond….

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