Quel avenir pour Montréal?

Archive du 19 décembre 2011

Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine, des représentants de la génération Y* s’expriment. N’oubliez pas de signer votre commentaire.

PX187_7723_9Montréal doit cesser de vivre au dessus de ses moyens.

L’étalement croissant et les comportements individuels qu’on lui associe occasionnent des coûts que notre société ne peut plus assumer. Cela va au-delà de la lourdeur administrative que l’on se plaît à blâmer depuis les fusions municipales.

Il est temps de faire un grand virage dans nos modes de vie.

Pour 2026,  Montréal a besoin de plus de densité, de mixité sociale et d’activités, moins de pieds carrés individuels et plus d’espaces collectifs afin de mieux gérer notre territoire.

Depuis 1970, la population québécoise a augmenté d’environ 60 % alors que le taux d’occupation du territoire a bondi de 250 %. Cet étalement s’est incarné principalement par la banlieue pavillonnaire.

Pour l’instant, peu de choix sont offerts entre les milieux où dominent la maison unifamiliale et les quartiers centraux où le taux de propriété est encore peu élevé. Pourtant, des défis et opportunités intéressants existent entre ses deux mondes : les modes de vie changent, nos milieux de vie sont à réinventer en conséquence.

L’utilisation de l’automobile et son taux de possession sont en augmentation exponentielle : le parc est en hausse de 10 % par rapport à 2003 alors que la population a augmenté de 5 %.

Même si la part modale du transport collectif progresse, 71 % des déplacements se font encore en automobile dans la région de Montréal.

Il faut inverser les tendances au profit des piétons et des transports actifs, il faut plus d’intermodalité et des transports collectifs compétitifs, rapides, confortables, et mieux subventionnés, pour ainsi faire concurrence à l’auto-solo, à laquelle on doit associer ses coûts réels.

* Ce texte est le fruit d’une journée de réflexion sur les enjeux du Québec urbain à l’horizon 2026 qui s’est tenue le 28 octobre dernier à l’Institut d’urbanisme de l’UdeM. Il regroupait une centaine de jeunes de 20 à 35 ans. Le texte est signé par le comité organisateur QC URBAIN 2026, soit Liane Morin finissante à la maîtrise en urbanisme, Isabelle Laterreur et Pauline Wolff chargées de cours et candidates au doctorat en aménagement à l’Institut d’urbanisme de l’UdeM.

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