Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Lundi 28 novembre 2011 | Mise en ligne à 4h30 | Commenter Commentaires (28)

    Camil Bouchard: «Montréal avec un “é”, if you don’t mind!»

    Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin, concrètement. Cette semaine, l’ancien ministre Camil Bouchard répond, sous forme de lettre. N’oubliez pas de signer votre commentaire.

    camilFrançois,

    Montréal a besoin de tant et tant de choses : cacher ses fils, repaver ses rues, apaiser son trafic, électrifier ses transports, repeindre  ses camions de vidange! Mais, j’habite NDG et je fréquente Monkland, Sherbrooke Ouest et Ste-Catherine Ouest. Voici donc les mots qui me sont venus…

    Montréal doit sortir de son ambiguïté identitaire. Montréal sans problème de personnalité, c’est Montréal la francophone, couveuse d’une langue et qui en assure la présence et le déploiement en Amérique. C’est Montréal française de partout, dans ses moindres racoins, dans toutes ses vitrines, dans son affichage d’une culture riche et envoutante à décoder. C’est Montréal qui accepte de se laisser deviner drapée d’un voile francophone aguichant. C’est Montréal la française sans complexe et sans retenue, belle comme ses accents vernaculaires de la pointe de l’Est, comme ses accents du Centre, du Nord et du Sud venus du monde européen, asiatique, sud-américain, antillais, africain, gaspésien, belle comme ses accents anglo-saxons de la pointe de l’Ouest. C’est Montréal recréatrice d’une langue qui débrouille nos complicités, nos chicanes, nos joies, nos déceptions, nos engouements, d’une langue de l’entendement que nous avons de nous-mêmes, d’une langue accent d’une identité assumée, sereine, accueillante, vibrante. C’est Montréal qui tressaille en français du frottement des grandes plaques culturelles européennes et américaines. C’est Montréal dépositaire d’une mission exaltante: nicher et dorloter une langue qui dit que  La grosse femme d’à-côté est enceinte sans besoin de traduire l’évidence. C’est Montréal fière dans son entêtement à se reconnaître telle qu’elle est, avec un é, if you don’t mind!

    Cette culture française parlée et écrite  que nous bricolons de notre mieux en Amérique du Nord est la plus grande richesse de Montréal. Nous l’oublions trop facilement. Nous ne l’aimons pas vraiment. Montréal perd doucement, muettement, paresseusement, par insouciance, par indolence, par nonchalance, par ignorance, par couardise le supplément d’âme qu’elle peut offrir au monde. Une fois cette richesse non renouvelable épuisée, elle pourra ressembler tantôt à Milwaukee, tantôt à Toronto, tantôt à Winnipeg, parfois à Québec, jamais à son identité perdue.

    Elle s’appellera Montreal, sans é. I mind!

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    • Une langue, une identité? Montréal est ce qu’elle est à cause d’une langue? Vous attribuez beaucoup de poids à ce fait. Évidemment, la langue est un morceau important mais ce n’est pas tout.

      Montréal, c’est deux langues. Notre histoire est fondée sur deux groupes linguistiques. Arrêtons ce faux débat en partant. À moins que vous souffriez de cécité, il y a beaucoup d’anglophones à Montréal. La majorité des anglophones vivent sur l’ile de Montréal. Vous ne les avez pas vus? Devraient-ils logiquement parler le français pour profiter de tout ce qu’a à offrir Montréal? Oui. Toutefois, la perte de l’unilinguisme de certains n’est pas mienne. Je suis assez confiant de mon français pour le considérer comme étant leur perte et non ma menace.

      Le bonheur de Montréal c’est son bilinguisme. Lorsqu’à Québec, on s’ennuie de l’anglais. Lorsqu’à Toronto, je m’ennuie du français. C’est cette bi-culturalité qui rend Montréal si attrayante, Monsieur Bouchard.

      Me dire que Montréal est une ville francophone me confirme que vous n’habitez pas Montréal la complète. Je vous pose les questions suivantes: que fait-on des anglophones qui vivent ici depuis des générations – peut-être même plus de générations que votre famille? Ils n’ont carrément plus le droit de s’afficher? Cette façon de balayer toute une communauté sous le tapis m’horripile. Parce que le québécois francophone à souffert par le passé, il faut aujourd’hui dire aux anglophones qu’ils n’ont pas le droit d’être? Retirons vite le clover leaf du drapeau de Montréal!

      Montréal est excitante de par sa bi-culturalité. Nous ne souffrons pas de cette homogénéité propre à presque tous les autres lieux. CÉLÉBRONS-la au lieu d’en faire une cause rassembleuse de petits penseurs.

      P. Ventura
      Montréal

    • @dgine, BRAVO 10000 fois, c’est très bien dit !

    • C’est bien mal connaître l’histoire de Montréal que d’affirmer qu’elle est une ville francophone. Montréal n’a jamais été une ville complètement francophone et ne le sera jamais. Le français et l’anglais se côtoient sur l’île depuis des siècles, il serait temps que vous l’acceptiez. Le drapeau de la Ville de Montréal en est la preuve incontestable.

      B. Falardeau

    • Voilà, j’en ai assez d’entendre le discours “péquisse” ou “nationaliste” sur la langue. Tout comme l’appel à l’indépendance, le discours linguistique est passéiste, simplement parce que, qu’on le veuille ou non, les choses changent sur la planète. La planète s’anglicise. Dans n’importe quel pays où une langue complexe pour un francophone est parlée (Chine, Pakistan, Russie), l’anglais risque d’être la seule porte de sortie. Donc, Montréal (avec un “é”) s’anglicise un peu plus chaque année et peut-être qu’en 2100 l’anglais sera la langue de vie dans cette ville, comme c’était le cas il y a un siècle. Aux nostalgiques d’une indépendance qui n’a jamais été décrétée et qui ne se fera jamais (pas dans un avenir prévisible), passer à autre chose, évoluer et cessez de ressasser le même vieux discours nationaliste.

      P Gauvin

    • Bien sur il y a ses imbécile anglais que voudrait que tout soien anglais mais il y a la même chose chez les francophones alors…

      Mais je crois sincèrement et pour l’avoir remarqué que la grande majorité des anglophones aime le français, il faut tabler la dessus et s’en faire des alliés ça ferait changement de s’allier au anglais au lieu de se battre.

      Mais je comprend que Mr Bouchard soit d’une autre génération. En passant je connais l’ouest de Montréal et je sais la prédominance de l’anglais mais je pense qu’il faut se faire des amis et des alliés des anglais plutot que des adversaires.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Pourquoi ramener son orientation politique dans ce débat? C’est énervant à la fin de voir un politicien incapable de prendre du recul face à son option politique et simplement réfléchir aux problèmes de la métropole du Québec. Montréal n’a jamais été complètement francophone et pourtant, elle s’est déjà mieux portée. Alors svp M. Bouchard, pourrait-on mettre de côté la campagne politique quelques instants?

      Sylvain Rivard

    • Bravo!
      Le français c’est la langue du Québec, c’est la culture du Québec. Il n’y a rien de “péquisse” là-dedans (cessons de sortir le spectre de la séparation pour parler de la langue).
      Le français c’est notre richesse à nous. Le français devrait être la richesse de toute l’Amérique tant elle est unique et en voie de disparition.Il reste si peu de francophones dans toute cette mer d’autres langues qu’il faut la sauver, la sauvergarder, la protéger.
      Il faut être fier d’être francophone, il faut être fier de notre langue c’est l’héritage de nos parents, le seul qui compte. Il faut la perpétuer avant qu’elle ne disparaisse.
      Il faut l’afficher fièrement (nous ne sommes pas des colonisés) et il faut la vendre comme attrait touristique du Québec tout entier et de Montréal particulièrement sinon comme vous le dites nous ressemblons à Winnipeg, Toronto (belle ville soit dit en passant que j’adore visiter et y parler la langue) ou Milwaukee!!
      Le français c’est notre différence et anglophones et allophones du Québec devraient aussi en être fiers. Tout québécois devrait être fier de cette différence!
      R. Boisvert

    • Je suis d’accord de manière général avec votre billet. Contrairement aux commentaires déjà ajoutés à la page, je ne ferai pas une longue tirade sur l’historique de Montréal ou sur votre parti politique.

      Je ne vois pas non plus à quel endroit il est inscrit d’éliminer la culture anglophone de Montréal dans ce billet. Oui, l’anglais à toujours eu une place importance dans l’histoire de Montréal. Ça ne veut pas dire pour autant qu’ils ne faut pas mettre en valeur la culture francophone dans Montréal. Je suis d’accord avec M. Bouchard sur le fait que Montréal pourrait faire beaucoup plus côté culture québécoise francophone étant donnée qu’elle est la ville la plus importante au Québec et la plus visitée par les touristes.

      Est-ce vraiment de l’ethnocentrisme de vouloir qu’une des villes phare de la province contribue à faire rayonner la langue et culture de la majorité des Québécois? Ça ne veut pas dire d’éliminer les autres cultures de la ville pour autant. Cependant, il semble que plusieurs ici ne semble pas avoir de problème avec le fait que le français soit en mauvaise posture dans la grande métropole. Quand on en est au point où on diffuse une publicité sur les lois sur l’affichage en français au Québec sur nos chaînes de télévision, on sait que la situation se dégrade.

      L’anglais est importante comme langue des affaires et du commerce dans notre monde où la globalisation fait que chaque localité est connectée avec le reste planète. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il faut abandonner notre propre culture et notre langue seulement pour des prétextes utilitaires. Certains de nos droits sont aussi de plus en plus bafoués. Les révélations de La Presse sur la BN sont pour le moins troublantes. Refuser l’embauche de francophones dans un département parce que le chef du département ne parle pas français dans un emploi où l’employé ne doit pas être bilingue pour bien performer est navrant. On ne parle pas d’un poste où l’employé doit communiquer avec d’autres institutions en anglais, on parle d’un poste ou il faut être anglophone ou bilingue seulement parce que le patron ne parle pas français dans une province où l a majorité est francophone!

      Plusieurs anglophones sont montés aux barricades quand Ottawa à décider d’exiger que certains postes clés du gouvernement requiert du candidat qu’il soit bilingue à cause de la nature du poste en question. Ici, les commentaires parlent au contraire d’arrêter de bafouer les droits des anglophones ou d’ignorer la culture anglophone de Montréal.

      Il semblerait que le relativisme culturel qu’on nous à martelé années après années semble avoir porté fruit. Il s’est non seulement transformé en relativisme culture absolu (dans les deux sens, totalement franco ou anglo) mais semble avoir profondément écorché notre fierté culturelle et notre capacité à la défendre.

      Il ne faut pas non plus rêver, peu de citoyens sont en mesure de devenir bilingues. Certains n’ont pas l’opportunité ou les capacités pour le faire… J’ai eu la chance d’être en mesure d’obtenir un excellent niveau en anglais et j’en suis reconnaissant, mais je peux comprendre que certains ne seront pas en mesure de faire pareil. Je suis récemment gradué de l’université et je peux vous dire que c’est très choquant de postuler dans des emplois à Montréal, Québec et Longueuil où le site web de la compagnie est en anglais seulement puis qu’on demande l’anglais comme pré requis d’embauche et langue de travail. J’ai de la chance mais certains ne l’auront pas et ce n’est pas juste du tout dans une province francophone pour des postes où les connaissance d’un tel niveau d’anglais n’est pas justifié.

      Mais bon, comme vous dites tous ici, mon discours est celui d’une autre génération.

      M. Boisvert

    • M Bouchard

      Votre texte est bien écrit – il est plaisant à lire, si ce n’est que pour sa structure.

      Ceci étant dit, que proposez-vous comme solution afin de “franciser” Montréal?

      Il y a déjà la loi 101, la loi sur l’affichage, l’OLF… il y a meme une loi qui dit en quelle langue nous devons travailler.

      Et vous voulez serrer la vis?

      La seule solution je peux envisager, car on s’entend que les gouvernement sont assez presents merci, est qu’il y aie plus de francos sur l’ile. Mais que voulez-vous, les “de souche” ont deserté l’ile pour habiter la rive sud.

      Il faut mener par l’exemple et c’est ce que vous faites, moi aussi d’ailleurs.

      Mais attention! Ne tombez pas dans le panneau la tentation est forte de blamer les autres, les “moulins” si on veut faire littéraire. Le moulin vous avez choisi est “l’anglais”. Sauf que ce n’est pas l’anglais qui a envahi Montreal, ce sont les francos qui sont partis.

      Beau Dommage ont meme fait une chanson d’avoir quitté Montreal pour la Rive Sud!

      Francois Vachon

    • http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_Montr%C3%A9al

      Lien vers le drapeau de Montreal, qui est né en 1939 sous le TRES franco et anti imperialiste Camilien Houde. Il a fait de la prison pour avoir ete contre la consciption lors de la 2e Guerre.

      - Fleur de Lys representant les francos (personnellement je préfère le “castor canadien-francais”
      - Le trefle irlandais
      - Le chardon ecossais
      - La rose anglaise
      - Le fond est la Croix de St-Georges

      Il a deja été établi que Camilien Houde etait un homme de convictino, ayant fait de la prison afin de defendre ses principes.

      Alors comment est-ce qu’il aie permis qu’un tel drapeau depeigne sa ville??

      Reponse: car elle representait sa population.

      Francois Vachon

    • “C’est Montréal qui accepte de se laisser deviner drapée d’un voile francophone aguichant. C’est Montréal la française sans complexe et sans retenue, belle comme ses accents vernaculaires de la pointe de l’Est”

      LOL y’en a qui ont un peut trop traine dans les allees sombres de pygale , pourquoi frnco veut dire aguichante ? montreal n’as que ses jerettelles a montrer ?

      montreal a surtout besoin de MOINS de ministres / ancien ministres / personalites de Quebec

      tom bombal montreal

    • Tout parti politique au pouvoir au Québec se doit d’avoir – comme membre de son Conseil des Ministres- une personne de l’envergure de Camil Bouchard :
      ce prof universitaire a le don – avec un sujet, un verbe et un complément- de s’exprimer clairement avec une lucidité et un jugement à faire rougir plusieurs chefs de parti et plusieurs ministres.

      Le problème est qu’on brûle ces ” têtes bien faites ” à qui on demande de jouer la “game ” politique,
      Monsieur Bouchard,
      salutations…
      yves graton

    • On voit bien M. Bouchard que vous n’habitez pas Montréal. Montréal français, mur à mur? Allons donc? Comparez donc les arrondissements entourant le centre-ville au centre-ville? Il y a des quartiers où la langue d’usage dans les familles est toute autre que le français et cela est d’autant plus vrai dans ces quartiers limitrophes du centre-ville. Alors, dites-moi? Pourquoi être allé installer le quartier des spectacles dans un milieu où les entouré de bâtiments, d’hôtels, d’instituts, d’universités, d’hôpitaux, de centres sportifs, de centres d’affaires, de grandes tours de bureaux et d’administration, d’installations touristiques, etc. où on parle en grande partie d’autres langues?
      Dans l’espoir de franciser tous ces gens, travaillant dans ces établissements. Dans un centre-ville où; tout est concentrée, et où de petits îlots comme ce quartier des spectacles attirent peu d’attention des la part des nombreux touristes et visiteurs de la ville? ? Alors que pendant ce temps là d’autres arrondissements où les francophones sont tout simplement abandonnés à leur sort et cela particulièrement ceux qui entourent le site olympique et le Jardin Botanique deux attraits touristiques de renommée mondiale? Non, M. Camil Bouchard, ce n’est pas ainsi qu’on peut au monde entier que Montréal aux yeux du monde entier que Montréal est une grande ville francophone. Ce n’est certainement pas l’impression qu’on peut donner aux touristes et visiteurs étrangers. Rolland Lambert

    • Il ne faut jamais oublier que Montréal es la plus grande ville francophone á l’extérieur de la France. Il ne faut pas avoir hônte ou des complexes d’affirmer que Montréal est une ville française avant tous. ,
      Nous vivons dans un pays bilingue, mais le bilinguisme n’a pas à remplacer le fait que Mondtréal et le Québec sont en grande majorité francophone. L’anglais a sa place à Montréal, mais c’est une langue secondaire et devrait le rester. Tous les nouveaux venus devront apprendre le français en priorité avant d’apprendre la 2ième langue du pays.
      Le bilinguisme nationale du Canada se limite aux services gouvernementaux, même les parcs nationaux à l’extérieur du Québec ne sont pas bilingue (exemplaire: Niagara Falls).
      Soyons fière du fait que Montéal est français et faisont tous pour qu’elle reste de même! WERNER ZUERCHER

    • Welcome to Monte-Riz-Hall. Bienvenue à Mouriale. Roger Leger

    • C’est très beau cette lettre. Mais j’ai bien peur que ça va prendre un peu plus que de la poésie.
      Dans l’interval c’est toujours, et encore pour quelques temps, MontrÉal.

      Benoît Duhamel.

    • Il faut vraiment avoir la tête dans le sable pour affirmer un tel mensonge. Que faites-vous du 51% qui se considère des Montrealers? Des Montreal sans accent. Ont-ils le droit d’exister et de montrer leur différence ou doivent-ils se cacher et disparaître de l’île?
      Montréal n’a jamais été francophone pure laine et c’est temps mieux. La variété que l’on retrouve sur l’île est ce qui fait son charme. J’aime me promener d’un quartier à l’autre et de me sentir dépaysé. Pourquoi rendre tout blanc,catholique,francophone et pure laine. Pour retrouver ça je pourrai toujours aller à Québec.
      Je suis heureux de voir que certains blogueurs connaissent leur histoire,f_vachon,p ventura, et qu’ils ne veulent pas la changer mais bien s’y fondre.
      Roger Sylvain

    • Poor little nation that cannot even exist for real nor save its language, ouvrez les valves de l’enseignement de l’anglais comme langue première au plus vite ca presse car il faut qui fasse du cash le petit peuple sans envergure, flush them up,
      G. McCrea

    • Montréal qui perd le bilinguisme je déménage. J’ai toujours vu et adorés cette ville pour cette raison. C’est non négociable, parce que pour mpi le nationalisme sur la langue m’a toujours fait voter non.
      Sylvain Lafrenière

    • Qui n’avance pas, recule, et le français à Montréal n’a pas fini de reculer. Dû à notre déni identitaire, à notre relativisme culturel et à notre négligence envers nos acquis, on va faire des Expos de nous-mêmes et péricliter tranquillement. Venez faire un tour dans le Mile-End, vous aurez un avant-goût du Montréal futur, soit des anglos qui ignorent le français et les francophones, et des francos qui trouvent ça “so cool to speak english”, sans jamais oser faire de vagues et imposer leur langue…

      P. Jolicoeur

    • @dgine – Bien d’accord avec vous. Côté drapeau de Montréal, vous ne mentionnez que le trèfle (Irlande), mais il faudrait aussi peut-être retirer la rose (Angleterre) et le chardon (l’Écosse)… Ça ne laisserait pas grand-chose…
      J. Lincourt

    • @chapala1

      La plus grande ville francophone du monde à l’extérieur de la France c’est Kinshasa (RDC).

      B. Falardeau

    • Comme y disent en angla: It’s over and out. God Bless Monte-Riz-Hall.

      Après le bastion West-Island, Westmount, maintenant le Mile-End. Nous sommes cernés de partout. Tous aux abris. Allons nous réfugier au Stade. Allons voir un bon ‘’show”. Parce que au Kwebec, on ne dit plus ‘’spectacle” mais ‘’show”. Sooooo Coooooooool.

      Roger Léger

    • @jolicoeurdepierre
      Vous avez tout à fait raison et ce qui me sidère encore plus c’est que non seulement ils ignorent le français et les francophones comme vous le dites dans votre commentaire mais c’est surtout qu’ils les méprisent. Il n’y a aussi qu’à lire certains commentaires sur les blogues pour le réaliser!!
      R. Boisvert

    • Merci Monsieur Bouchard! Quel bonheur de lire votre description de Montréal, ma ville, celle où j’aime habiter et vivre en français, même si j’habite au centre-ville… Ce n’est qu’en respectant nous-mêmes notre langue, porte-voix de notre culture, que nous pourrons être respectés et appréciés. Merci de le dire en de si jolis mots!
      B. Veilleux

    • C’est sidérant de voir à quel point tant de québécois francophones sont parfaitement colonisés. Avec de tels êtres sans fierté, le pays court sûrement à sa perte. Que c’est désolant!

      Michel

    • @mstlaurent

      La rengaine habituelle… si nous ne sommes pas parfaitement d’accord avec les fleur-de-lysés, nous sommes colonisés.

      Et vous trouvez le moyen d’insulter ceux qui ne sont pas d’accord avec vous! De la grande classe… qui a au moins le mérite d’avoir de la fierté. Fier de ne pas avoir de classe, c’est ca?

      Que c’est désolant!

      Francois Vachon

    • M. Bouchard, vous voulez un Montréal 100% franco? Grimpez vite dans votre machine à remonter le temps et aller combattre l’église Catholique qui à asservit tout un peuple, qui à, à coup de sermons, fait entrer dans nos esprits que le “profit” était une chose du “diable”. Montréal “Grande” ville francophone parce que les anglais s’y sont installés et ont construits tous les fondements du commerce dans cette ville. Un peuple qui ne prends pas en main sont développement économique est voué à la perte et est-ce la faute des anglais si pendant qu’ils construisaient Montréal, les québécois bâtissaient des églises aujourd’hui désertes? Si vous n’aimez pas Montréal l’anglophone, allez donc détruire tous les édifices du vieux Montréal, incluant l’église Notre Dame (architect Irlandais venu de New York). Montréal est unique parce qu’elle est bilingue. Montréal ne sera JAMAIS Québec et ne sera JAMAIS Toronto, n’en déplaise à la petite poigné criarde de nationalistes susceptibles et aux quelques anglophones impérialistes. Laissez nous vivre dans notre Montréal bi-culturel, bi-culturel depuis 250 ans! Montréal c’est Montréal. Pour terminer, si vous voulez un Montréal francophone, n’allez pas vivre dans des quartiers fondés, peuplés, developpés par des anglophones ou les Français n’ont jamais habité.
      G.Garcia

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