Quel avenir pour Montréal?

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Les usagers du métro avaient été prévenus le mois dernier : d’autres pannes surviendront, avait lancé la STM. Et une autre panne est donc survenue.

Une panne générale de 45 minutes.

En pleine période de pointe.

Pour la quatrième fois en moins d’un an.

Dire que c’est inacceptable est un euphémisme. D’autant qu’il ne s’agit pas là d’un pépin mécanique que résoudront les nouvelles voitures de métro.

«Une panne informatique affecte le réseau entier», pouvait-on lire vers 16h sur le compte Twitter de la STM. Ce qui signifie qu’à nouveau, c’est le système informatique qui a flanché.

Un système installé l’automne dernier.

Qui a coûté 174 millions $.

Qui rencontre plus de bogues qu’un portable à 100 $.

Cela pose des problèmes à court terme à tous les usagers dont le déplacement a été perturbé, mais aussi à long terme, à tous les usagers potentiels qui choisiront finalement de ne pas s’aventurer dans le métro. Car le message que l’on répète panne après panne, après les plates excuses de la STM, est que le métro n’est pas fiable.

Un message, malheureusement, qui risque d’être entendu bien au-delà des stations de métro…

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Lundi 20 mai 2013 | Mise en ligne à 12h33 | Commenter Commentaires (21)

Dominique Sorel: «pour que Montréal marche…»

Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine: Dominique Sorel, vice-présidente du conseil d’administration du Centre d’écologie urbaine de Montréal.

rrrrÀ Montréal, en moyenne 5 piétons, dont un enfant, sont blessés à chaque jour par une voiture. Ceci représente près de la moitié de tous les piétons blessés au Québec.

Pour améliorer ce lourd bilan, il s’agit de mieux construire nos rues et diminuer le volume de circulation. La Ville de Montréal publiait en 2006 sa Charte du piéton, et en 2008 son Plan de transport qui énonce l’objectif de réduire les traumatismes routiers de 40% en 10 ans. La Ville a présenté le 30 avril dernier la démarche «Quartiers verts» pour aménager des milieux de vie favorisant la marche et le vélo en toute sécurité et apaiser la circulation afin de «redonner aux citoyens la qualité de vie qui leur revient». Les idées sont là, une force rassembleuse et les moyens financiers doivent émerger pour les mettre en œuvre largement et rapidement pour assurer l’atteinte de ces objectifs.

Afin que l’on puisse vivre dans une ville à échelle humaine, où l’on peut élever notre famille, vieillir en santé et profiter de ce que la densité urbaine offre de mieux, tous peuvent mettre l’épaule à la roue:

-La Ville et ses arrondissements profitent de chaque opportunité de réfection pour mettre en place les aménagements favorisant la sécurité et la convivialité sur nos rues (trottoirs élargis, terre-pleins, feux pour piétons, arbres, bancs, etc.);

-Le ministère des Transports du Québec facilite le déploiement de cette vision en mettant à jour sa réglementation pour soutenir la qualité de vie en milieu urbain (par exemple avec un nouveau «code de la rue» en supplément au «code de la sécurité routière»; ce ministère ouvre aussi toutes grandes les vannes du transport en commun (électrique !) pour répondre à la demande de mobilité plutôt que d’ajouter des voies de circulation… Je n’abandonne pas le rêve d’un meilleur Turcot, et d’un (beau!) pont Champlain qui priorise le transport en commun!

-Les budgets pour les aménagements pour piétons, cyclistes et transports collectifs sont augmentés, en meilleur équilibre par rapport aux projets routiers qui accaparent présentement des milliards. Une synergie s’établit avec les paliers de gouvernement supérieurs pour donner les moyens à la Ville de Montréal, aux citoyens de la métropole du Québec, de mettre à niveau les aménagements visant la sécurité dans les rues des quartiers qui subissent la pression d’ouvrages autoroutiers d’autres juridictions.

-Finalement, un partenariat efficace s’établit entre citoyens (et pourquoi pas même les citoyens corporatifs!), élus, professionnels de toutes les agences concernées et organismes de la société civile pour profiter des connaissances de tous, identifier les solutions optimales et les mettre en œuvre rapidement.

Comme l’a si bien dit l’anthropologue américaine Margaret Mead : «Ne doutez jamais qu’un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. C’est d’ailleurs toujours comme cela que ça s’est passé!»

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Samedi 18 mai 2013 | Mise en ligne à 8h09 | Commenter Commentaires (36)

Applebaum se lancera-t-il? Avec Michel Labrecque?

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Je reviens sur le sondage CROP publié ces derniers jours, non pas parce que j’accorde une crédibilité absolue à ces enquêtes d’opinion, mais parce que peu importe sa valeur, il a le potentiel de transformer en profondeur la course électorale des prochains mois.

Ce qui est important dans ce sondage, en effet, ce ne sont pas tant les résultats (on a vu ce qu’ils pouvaient valoir dans l’ouest du pays), que ce que pourraient provoquer les résultats…

Jusqu’ici, la course semblait scellée. Le scénario de 2009 donnait l’impression de vouloir se répéter, avec un candidat libéral se faufilant entre Bergeron et Harel.

Or deux choses ressortent du sondage : Coderre n’est pas imbattable, Applebaum est plus connu et apprécié qu’on l’aurait cru.

Le lien entre les deux est évident : la faiblesse de l’un pourrait ouvrir la porte à l’autre.

Vrai, Applebaum a promis qu’il ne se représenterait pas lors de la formation de son administration de coalition. Mais on sait ce que peuvent valoir certains engagements politiques…

D’ailleurs, on me dit qu’en début d’année, l’entourage d’Applebaum a bel et bien envisagé une candidature à la mairie en novembre. Un scénario tournant autour du 100e jour (février dernier) a même été esquissé : Applebaum présente les réalisations de son administration ainsi que les prochains objectifs à atteindre. Puis il finit par se présenter officiellement.

Mais les révélations des médias ont repoussé ce scénario, qui a finalement été abandonné… jusqu’à ce que l’entourage d’Applebaum ait en mains le sondage CROP de cette semaine.

Pas moins de 88 % des répondants ont su nommer Michael Applebaum, sans même avoir accès à un choix de réponse. Et 65 % se sont dit très ou sassez satisfait de la coalition qu’il dirige, un taux qui bondit à 75% chez les non-francophones.

C’est énorme! En outre, lorsque CROP défile une liste de nombreux candidats potentiels, Coderre récolte 20 % d’appuis et Applebaum, 17%. Loin de tous les autres candidats, de Harel à Bachand, en passant par Bergeron et Bissonnette. Aucun ne dépasse les 6 %.

Dire que ça en fait rêver certains est un euphémisme.

Certains membres de l’entourage d’Applebaum testeraient actuellement la température de l’eau. C’est un secret de polichinelle dans le milieu que le PQ se cherche un candidat (Harel ne serait pas dans les bonnes grâces de Marois, dit-on), de même que la communauté des affaires. Sachant qu’il y a une brèche, on tente de voir si Applebaum peut s’y engouffrer.

Parallèlement, certains militants réfléchissent à divers scénarios : une candidature seule, avec un groupe d’indépendants, voire avec un candidat complémentaire. Le nom de Michel Labrecque a ainsi été évoqué (sans que MM. Applebaum et Labrecque n’aient nécessairement été mis au courant).

Apprécié du PQ, des gens d’affaires et, possiblement, des francophones, le patron de la STM pourrait former un duo avec Applebaum, dit-on, qui lui est proche des anglos et du PLQ (Daniel Gagnier, ancien chef de cabinet de Jean Charest, s’est d’ailleurs joint récemment à lui).

Les deux hommes, fait-on valoir, pourraient ainsi se positionner en rassembleur, regrouper quelques indépendants et former, éventuellement, une autre coalition. Si d’aventure Applebaum acceptait en outre d’être le numéro 2 de Labrecque, il n’aurait même pas à renier sa promesse.

Cela dit, ce ne serait pas gagné. Encore hier, dans Le Devoir, les mots «Applebaum», «enquêteurs» et «UPAC» se sont retrouvés dans un même texte. Son passé le suivra-t-il ainsi longtemps?

Je le souligne à gros traits : on est ici dans le spéculatif, l’hypothèse de travail, les discussions de couloir. Mais cela prouve que peu importe la valeur réelle du sondage CROP, il pourrait avoir un effet décisif sur la campagne.

Je vous pose donc la question : Michael Applebaum devrait-il se présenter? Avec Michel Labrecque?

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