Quel avenir pour Montréal?

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Voici le premier de quatre billets tirés de mon «espionnage urbain» dans la capitale nationale, Ottawa.

Il y a actuellement en Amérique du Nord une volonté de diversifier le parc d’autobus pour combattre la congestion tout en continuant à étendre les tentacules du réseau de transport collectif.

Un peu partout, on achète ainsi des petits bus, des moyens bus, des longs bus… et même de très gros bus, à Ottawa du moins.

On retrouve en effet quelques autobus à deux étages dans les rues de la capitales. Ils ne sont que trois pour l’instant, mais 75 autres s’ajouteront à compter de cette année, ce qui en fera la deuxième plus importante flotte d’«autobus duplex» en Amérique du Nord, après Las Vegas.

Cela, au grand plaisir de la clientèle de banlieue, très contente lorsqu’on remplace un autobus articulé par un autobus «à l’impériale».

En effet, les habitués des articulés vous le diront : pour des parcours longitudinaux à vitesse raisonnable (du Parc, Pie-IX ou Sherbrooke, mettons), ils font très bien la job; mais pour transiter de la banlieue au centre-ville (par le pont Champlain, mettons), ils sont un peu trop bringuebalants.

C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle OC Transpo, à Ottawa, a décidé d’acquérir des bus à deux étages. Certes, ils coûtent moins cher que les articulés et sont plus stables, mais d’abord et avant tout, ils accueillent plus d’usagers assis que n’importe quel autre type de véhicules.

À Montréal, il n’y a que les touristes qui s’engouffrent dans ces autobus (décapotables) à deux étages. La STM n’en veut tout simplement pas. Elle n’a pas de lieux d’entreposage suffisamment grands et croit davantage aux articulés, ce qui se justifie en ville.

En dehors de l’île, donc? La STL, à Laval, ne ferme pas la porte (de son garage). Et les autres banlieues devraient, à mon avis, sérieusement l’envisager. Car le gros avantage est le nombre de sièges disponibles et donc, le confort des usagers.

Voyez par vous-mêmes : les articulés de Nova Bus accueillent 105 passagers, mais seulement 48 sont assis; les bus à deux étages d’Ottawa accueillent 96 passagers… mais 82 sont assis! Presque deux fois plus!

«Les trajets de la banlieue vers le centre se font habituellement d’une extrémité à l’autre pour les usagers, précise la présidente de la Commission du transport en commun d’Ottawa, Diane Deans. Il est donc très important qu’ils soient assis. En plus, quand il y a de la congestion en ville, ces autobus occupent moins d’espace au sol, ce qui n’est pas négligeable.»

Si les sociétés de transport de la proche banlieue montréalaise se décidaient à essayer ces autobus, les navetteurs des deux rives pourraient bien en redemander. Vous ne croyez pas?

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Mardi 15 mai 2012 | Mise en ligne à 6h30 | Commenter Commentaires (25)

Ottawa: une inspiration pour Montréal. Oui, oui…

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Ottawa, c’est bien connu, roule ses trottoirs à 19h…

De Montréal, la capitale nationale attire davantage les bâillements que n’importe quoi d’autre, avouons-le. On aime bien ses musées, ses tulipes de mai et son marathon du printemps, mais sinon, y a pas de quoi fantasmer…

Et pourtant, Ottawa a des vertus qui devraient attirer l’attention de Montréal, particulièrement en transport urbain. Mieux, le réseau d’autobus d’Ottawa pourrait être LE modèle à suivre pour Montréal, comme pourrait l’être, par ailleurs, sa ceinture verte ou encore, certaines de ses politiques progressistes.

C’est un lecteur, Jean-Mathieu LeBlanc, qui m’a attiré ici. En septembre dernier, suite à un texte que je publiais sur le transport en commun, il m’envoyait un courriel très enthousiaste, soulignant qu’«il pourrait être intéressant de faire un comparatif entre les deux métropoles, étant donné que certains échecs à Montréal sont ici des réussites et que certaines avenue ici prometteuses pourraient fort bien inspirer Montréal».

J’ai donc sauté dans le train, débarqué à la gare d’Ottawa, partagé un taxi avec Stéphane Dion (il était devant moi dans la ligne d’attente et m’a invité à embarquer avec lui…) pour venir voir cette «grande petite ville» qui souhaite devenir une «petite grande ville», selon les mots récemment prononcés par le maire Jim Watson.

À compter de demain et pour toute la semaine, donc, je vous partagerai les résultats de mon «espionnage urbain» dans la capitale nationale, comme je l’ai fait le mois dernier pour Calgary.

Des idées de projets et de mesures à me suggérer?

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Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine, Frédéric Metz, professeur associé à l’École de design et membre fondateur de l’École de Mode et du Centre de Design de l’UQAM, se prête au jeu. N’oubliez pas de signer votre commentaire.

2008-06-18 fm.Quoi de plus valorisant pour un maire que de voir ses citoyens et touristes heureux?

Montréal offre peut-être le plus grand festival comique au monde, mais rien ne nous pousse à rire. Faudrait remédier à ça au plus vite et trouver des trucs pour nous faire ressentir cette «joie de vivre» légendaire.

Commençons avec ce tristounet aéroport ? Que voyons-nous en sortant? Des taxis moches…

J’imposerais un modèle identique, mêmes lanterneaux, même couleur, qui deviendrait symbolique pour Montréal… quoique cette idée est un peu plate et vue dans toutes les citées.

Alors, pourquoi ne serions-nous pas les premiers à avoir une flotte de taxis dont tout le monde jaserait, entièrement couverte de graffitis hyper colorés? Chocs visuels pour touristes avides de dépaysement et pièces de conversation pour montréalais en quête d’art mobile unique.

Vu que du talent, il y en a plein, gaspillé sur les murs du centre-ville, utilisons cette énergie pour symboliser une ville qui n’a pas peur de virer un défaut en fierté. Mais pour que ça marche, il est indispensable que l’intérieur de chaque voiture soit nickel. Propre comme pas possible, odeur de fraicheur et chauffeur enthousiaste… qui connaît sa ville par cœur.

Concept et photo: Zilon

Concept et photo: Zilon

Quoi de plus reconnaissable qu’un policier? Copié sur la désobéissance durant leur grève du zèle, pourquoi ne pas récupérer cette fantastique idée rafraîchissante de la casquette rouge Montréal et du pantalon camouflage bleus-gris insérés dans les bottillons? Un designer d’uniformes n’aurait pas pu faire mieux.

Policiers hypeEn conservant la chemise bleue affichée du badge réglementaire aux épaules, leur gilet pare-balles, leur walky talky et leur arme sur la hanche, ils conservent totalement leur look de policiers sérieux. Quelle image spectaculaire pour la ville.

Quoi de plus triste que le chalet du mont Royal et le Quartier général des incendies sur l’avenue du Parc, si dévalorisés? Deux endroits spectaculaires qui feraient la gloire de la Ville en offrant des repas brasserie-chic dans ces endroits hype.

Et quoi de plus désagréable que de croire qu’on se fait avoir en payant son addition au resto ? II serait indispensable d’imposer des prix tout inclus, taxes et pourboires. Quel plaisir de payer le même prix que celui affiché sur l’ardoise ? Cela s’applique à tout : souvenirs, vêtements, journaux, timbres-poste ou… taxi.

Et le ministre des Finances serait encore plus heureux.

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