
Au cours de la dernière année, le métro est tombé en panne générale pas moins de sept fois (en incluant celle de mardi*). Dont trois à l’heure de pointe. C’est énorme. Et impardonnable.
L’impression d’un métro qui manque de fiabilité, imprévisible, s’installe chaque fois un peu plus. Autant aux yeux des usagers que des usagers potentiels. On n’a qu’à lire les commentaires sous mon billet d’hier pour s’en convaincre.
Mais est-ce si vrai? Je vous soumets les deux côtés de la médaille et je vous laisse juger…
D’abord, les usagers n’ont pas la berlue, le nombre de pannes de plus de 5 minutes augmente bel et bien dans le réseau le métro.
Au début des années 1990, on déplorait environ 1 000 pannes par an. On a réussi à réduire ce chiffre autour de 850 au milieu des années 2000. Mais depuis, le nombre est remonté : 980 en 2011, 1029 en 2012.
On a augmenté le service, on a augmenté le kilométrage parcouru par les voitures entre deux visites au garage, on a donc augmenté le nombre de pannes aussi.
Cela dit, je ne veux pas minimiser les désagréments vécus chaque fois par les usagers, mais contrairement à ce que plusieurs lecteurs affirment, Montréal n’est pas pire que les autres villes du monde.
Loin de là…
Une comparaison internationale effectuée par le réputé Imperial College London montre en effet que la métropole québécoise n’a pas à rougir. Bien qu’elle possède l’un des plus vieux équipements roulant au monde, elle compte moins de pannes de 5 minutes et plus que la plupart des 28 grandes villes examinées.
En 2011, on dénombrait 24,6 interruptions par million de kilomètres parcourus dans l’ensemble des métropoles sondées. Plus de 48 en moyenne pour les grandes villes comme New York, Londres et Paris. Mais à peine 12,7 à Montréal!
Donc on se désole? Ou on se console?
***
*Le centre de contrôle n’est finalement pas en cause dans la panne de mardi. C’est plutôt le réseau de télétransmission qui a flanché cette fois. Sur les sept pannes qui ont eu lieu depuis le 20 juin 2012, cinq étaient liées à «la commande généralisée» du métro, deux au réseau de télétransmission.

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À Montréal, en moyenne 5 piétons, dont un enfant, sont blessés à chaque jour par une voiture. Ceci représente près de la moitié de tous les piétons blessés au Québec.







