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Archive de la catégorie ‘Festival d'été de Québec’

Mardi 7 décembre 2010 | Mise en ligne à 12h35 | Commenter Commentaires (80)

Le Festival d’été boude Marjo et ses hommes

Valérie Lesage

Le Soleil

Le Festival d’été n’expliquera pas pourquoi il  refuse d’accueillir Marjo et ses hommes sur les plaines l’été prochain. Il nous dit d’attendre de voir la programmation avant de poser un jugement sur son choix.

Peut-être serons-nous surpris? Espérons-le. Mais vu d’ici, aujourd’hui, on peut se demander quelle idée, en chanson francophone, pourra rivaliser avec cette proposition qui aurait réuni sur scène la plus grande rockeuse du Québec avec Daniel Boucher, Éric Lapointe, Luc De Larochellière, Daniel Lavoie, Jonathan Painchaud, Les Respectables, Kaïn, Yann Perreau et plusieurs autres.

Marjo a vendu plus d’un million de disques en carrière, elle n’a jamais connu de creux de vague, et après quelques années de retraite, elle revient à la scène avec une fabuleuse énergie. L’occasion était belle de la célébrer, de créer l’événement autour d’elle. En tout cas, quand la rumeur a commencé à circuler que ce spectacle serait présenté au FEQ, je me suis tout de suite mise à rêver de la formidable énergie qui animerait les plaines ce soir-là… En vain.

Et vous, ça vous aurait plu ce rassemblement? Que pensez vous de la décision du FEQ?

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Mercredi 21 juillet 2010 | Mise en ligne à 13h19 | Commenter Commentaires (17)

Pourquoi on voudrait les chiffres

Publier les chiffres permettrait de mieux connaître Québec dans sa consommation culturelle. Ça permettrait aussi de vérifier si le Festival s'est trompé en affichant complet pour certains grands rendez-vous.
Publier les chiffres permettrait de mieux connaître Québec dans sa consommation culturelle. Ça permettrait aussi de vérifier si le Festival s’est trompé en affichant complet pour certains grands rendez-vous.

Valérie Lesage

Le Soleil

Certains d’entre vous se questionnent sur l’utilité de communiquer les chiffres de l’affluence aux concerts des plaines d’Abraham pendant le Festival d’été de Québec. Je vais vous donner quelques raisons et tenter de vous convaincre que les journalistes ne sont pas des trouble-fête, mais des gens qui aimeraient vous informer avec clarté et précision, travail qui n’enlève rien au succès et aux qualités du festival.

Il suffisait d’être sur les plaines pour savoir que c’était rempli, me disent des gens. Écrit-on le journal juste pour ceux qui prenaient part à l’événement? Et même sur les plaines, quand on est près de la scène, on a facilement l’impression que le parterre est rempli alors qu’au fond, il est clairsemé.

Ça empêcherait la Fête Nationale de continuer à faire croire au monde que 200 000 personnes assistent à son événement – on aurait une donnée objective pour s’y opposer.  Ça permettrait à des gens de faire des choix plus facilement, car certains s’empêchent de venir au festival, croyant qu’il y a toujours des foules géantes. Ça permettrait d’être précis, plutôt que vagues. Car nos reportages continueront toujours d’indiquer si les plaines sont remplies ou à moitié vides (ça fait partie des questions de base auquel un article doit répondre). Ça donnerait une mesure au succès, comme la cote en Bourse en est une pour des investisseurs. Ça permettrait peut-être, en relation avec d’autres données aussi gardées secrètes actuellement, de vérifier si la sécurité publique est adéquate.

Que ça n’intéresse pas tout le monde les chiffres, je comprends. Mais arrêtons de dire que ça n’a aucune utilité ou intérêt public. Les journalistes ne sont pas là juste pour faire la promotion d’un événement, ils sont d’abord là pour répondre à des questions d’intérêt public. Autrement, vaudrait mieux aller travailler dans une agence de pub.

En passant, le Grand Rire, chaque soir, nous disait combien de gens étaient à L’Agora. Les télés donnent leurs cotes d’écoute. Nous publions le box-office au cinéma chaque semaine. Quand on constate qu’un film connaît beaucoup de succès, ça peut donner envie d’y aller, non? Alors les chiffres, c’est une donnée qui peut aussi aider à faire des choix.

Dernier blogue avant les vacances. J’espère que ces précisions vous auront été utiles. Et si vous trouvez d’autres bonnes raisons de jeter un oeil sur les chiffres, n’hésitez pas à les ajouter.

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Mardi 20 juillet 2010 | Mise en ligne à 12h15 | Commenter Commentaires (22)

Les vilains chiffres…

Daniel Gélinas  refuse de dévoiler les chiffres concernant l’affluence sur les Plaines alors que pour la première fois, il pourrait être précis grâce au bracelet électronique.

Daniel Gélinas refuse de dévoiler les chiffres concernant l’affluence sur les Plaines alors que pour la première fois, il pourrait être précis grâce au bracelet électronique.

Valérie Lesage

Le Soleil

On a eu un beau Festival d’été, avec une participation populaire formidable, bravo. Mais pourquoi l’organisation devient-elle si opaque maintenant qu’elle a le vent dans les voiles?

Le directeur général du FEQ, Daniel Gélinas, disait lundi en conférence de presse qu’il ne donnerait pas de chiffres sur les ventes, consommations et produits dérivés d’artistes. Pourquoi donc? Nous payons largement pour ce festival en tant que payeurs de taxes et acheteurs de laissez-passer, nous avons le droit de savoir. Le FEQ n’est pas une entreprise privée.

M. Gélinas  refuse aussi de dévoiler les chiffres concernant l’affluence sur les plaines alors que pour la première fois, il pourrait être précis grâce au bracelet électronique. C’est drôle, mais par les années passées, quand on y allait au pif pour évaluer les foules, on avait toujours les chiffres qu’on demandait.

Aujourd’hui, M. Gélinas va jusqu’à se demander si c’est bien d’intérêt public et croit que les chiffres sont une insulte.

«Comparer les assistances entre les spectacles, c’est une insulte que tu fais à la personne qui est venue voir l’artiste. Et tu ne peux pas exposer l’artiste à ça. Dans les grands événements, ça ne se fait pas», a déclaré M. Gélinas hier en conférence de presse.

Ah! bon! Alors on ne donnerait plus non plus d’indications sur le nombre de disques vendus par un artiste pour ne pas le faire souffrir de comparaisons? On ne dirait plus combien de gens assistent à un match du Canadien de Montréal parce que ça pourrait faire de la peine à d’autres équipes de la LNH?

Je pense plutôt que la vraie raison, ce sont les commanditaires. Le FEQ est le seul grand événement qui peut aujourd’hui fournir de vrais chiffres sur sa fréquentation. Comme ils sont un peu plus bas que ce qu’il a toujours laissé entendre (M. Gélinas l’avoue du bout des lèvres), ça pourrait lui nuire. À Montréal, le Festival de Jazz et les FrancoFolies continuent de se vanter d’accueillir des foules de 100 000 personnes alors que le site est plus petit que les plaines. M. Gélinas n’a sans doute pas envie de dévaluer son événement aux yeux des commanditaires, mais il y aurait d’autres arguments que le silence pour vanter l’indéniable succès du FEQ.

En tant que lectrice et participante du Festival, j’aime connaître la participation populaire à tel ou tel spectacle. Ça me permet de mieux connaître les tendances de ma ville. Et vous, que pensez-vous de tout ça?

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