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Archive de la catégorie ‘Junos 2009’

Dimanche 29 mars 2009 | Mise en ligne à 18h02 | Commenter Aucun commentaire

Prix Junos : en rafale avec Simple Plan

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Kathleen Lavoie
Le Soleil

À la course, entre deux entrevues, la formation montréalaise Simple Plan a accepté de répondre en rafale à quelques-unes de nos questions, hier. En plus d’offrir une prestation lors du gala d’aujourd’hui, le groupe est en nomination pour les Junos de l’album et du groupe de l’année.

Question : Pour la deuxième fois de suite, vous venez de terminer une tournée en Amérique du Sud. Y a-t-il une raison particulière?

Charles Comeau : C’est devenu une sorte de tradition. C’est un endroit où c’est vraiment la folie, où c’est vraiment intense, et c’est l’fun pour nous de finir comme ça. Là-bas, les fans qui se pitchent partout. Il faut se déplacer sous escorte policière. C’est vraiment surréaliste.

Question : Quel bilan faites-vous de cette dernière tournée?

Sébastien Lefebvre : Ç’a été super. On est encore allés partout dans le monde et on a visité de nouveaux endroits. Là où on est retournés, c’était encore plus gros qu’avant. Le groupe est en bonne shape.

Charles Comeau : Ce qui est l’fun, c’est que les fans ont aimé l’album, qu’ils ont compris ce que l’on voulait faire. Les pièces se sont bien intégrées au spectacle. Je pense que nos shows sont devenus meilleurs et ont plus de variété. Pour nous, c’était un plaisir de jouer des pièces qui nous challengeaient davantage. On s’est beaucoup améliorés comme band. On sait maintenant qu’on peut se faire confiance et essayer de nouvelles choses.

Question : Que représentent les Junos pour vous?

Charles Comeau : C’est la reconnaissance la plus prestigieuse au Canada. L’industrie du disque est tissée très serrée. C’est donc l’fun de se retrouver ici. Sans compter que sur le plan personnel, c’est un beau week-end. Et de jouer pendant le gala, ça nous donne une belle visibilité.

Sébastien Lefebvre : Pour moi, c’est excitant. Tous les groupes que j’aime sont ici cette année.

Charles Comeau : Je pense qu’aujourd’hui les Junos sont plus prestigieux, qu’ils sont davantage pris au sérieux. Il y a 10 ans, les groupes étaient peut-être moins pertinents… Disons que ç’a beaucoup évolué. Même qu’aujourd’hui, les groupes canadiens devancent souvent les modes en musique. La qualité est là.

Question : Lors de notre dernier entretien, en décembre, vous parliez déjà de travailler sur un nouvel album. Est-ce toujours le cas?

Sébastien Lefebvre
: Oui. On a pris congé dans le temps des Fêtes, alors on est reposés. De toute façon, ce n’est pas quand on commence à écrire que c’est le plus rushant.

Question : Y a-t-il un stress à se retrouver une nouvelle fois devant une page blanche?

Charles Comeau : C’est excitant, c’est stressant. C’est ça qui va définir les prochaines années de ta carrière, dans quel sens le show va aller. Personnellement, j’y pense tout le temps un peu. Ça revient toujours de façon cyclique. Sinon, il n’y a pas de doute, de questionnement. La seule pression que nous avons, c’est celle de se dépasser.

Question : Vous avez également laissé entendre que vous vouliez enregistrer plus rapidement la prochaine fois. Est-ce toujours le cas?

Charles Comeau
: Ça va dépendre du moment où on va commencer à écrire. Ce qu’on a toutefois réalisé, c’est qu’on a déjà hâte de se retrouver en tournée. On a réalisé à quel point on aime ça. C’est ce qui nous définit comme band. En même temps, ça prend un super bon disque. On veut revenir à la base, on veut essayer des choses, mais on aimerait que ce soit plus direct.

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Dimanche 29 mars 2009 | Mise en ligne à 15h42 | Commenter Aucun commentaire

The Stills : une reconnaissance méritée

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Kathleen Lavoie
Le Soleil

Aucune autre formation musicale ne représente mieux Montréal que The Stills. Composée à part égale d’anglophones et de francophones — tous bilingues! —, le groupe mené par Tim Fletcher (voix, guitare) et Dave Hamelin (guitare, voix), proposent un rock bien ancré dans la rythmique.

Actif sur la scène musicale depuis une dizaine d’année, le quintette a cependant toujours évolué sous le radar. Plusieurs raisons expliquent cette situation. À commencer par une musique qui n’est pas formatée pour les radios, une attitude farouchement indépendante et une indifférence presque totale de la part des médias généralistes.

Encore aujourd’hui, bien peu de Québécois savent que ce groupe vient de chez nous, ce qui agace d’ailleurs les principaux intéressés.

Cette situation découle du fait que les deux premiers albums de la formation, Logic Will Break Your Heart (2003) et Without Feathers (2006), ainsi que le mini-album Rememberese (2003), sont tous parus sur l’étiquette américaine Vice Records, dont les efforts promotionnels sont à peu près inexistants au Canada.

Pour Oceans Will Rise (2008), leur troisième album, Tim Fletcher, Dave Hamelin, ainsi que leurs collègues Olivier Corbeil (basse), Liam O’Neil (claviers) et Julien Blais (batterie) ont choisi une nouvelle approche, s’associant cette fois à la plus grosse étiquette indépendante au pays, Arts & Crafts (Feist, Broken Social Scene, Stars).

La décision aura été salutaire. Parce que pour la première fois en 10 ans de carrière, The Stills a pu bénéficier d’un appui promotionnel important et d’une réelle diffusion au Canada. C’est ce qui, aux yeux de l’Association canadienne des arts et des sciences de l’enregistrement (CARAS), fait de lui un «nouveau groupe» et lui a valu hier le Juno de la découverte de l’année. Aussi paradoxal que cela puisse paraître.

S’ils considèrent la chose ironique, les cinq musiciens n’en font pas de cas outre mesure. Ils sont conscients que, pour une majorité de Canadiens, la pièce Being Here, tirée de l’album Oceans Will Rise, fut leur introduction à la musique des Stills. Pour d’autres, ce fut la première partie historique de Paul McCartney, sur les plaines, l’été dernier.

Ils savent aussi qu’ils n’ont jamais été les favoris de la critique. Encore hier, un chroniqueur du Globe & Mail leur prédisait une défaite cuisante dans les deux catégories pour lesquels ils étaient en nomination aux Junos. L’industrie en a toutefois décidé autrement en leur attribuant deux statuettes de verre.

En bout de ligne, c’est leur persévérance qui sera sortie grande gagnante de l’aventure.

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Dimanche 29 mars 2009 | Mise en ligne à 15h34 | Commenter Aucun commentaire

Une journée avec The Stills

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Kathleen Lavoie
Le Soleil

Quelques heures avant de voir leurs efforts des 10 dernières années récompensées par deux Junos, la formation montréalaise The Stills s’est tapée un sprint promotionnel dans la ville de Vancouver, hier. Le Soleil a suivi les cinq musiciens.

10h30. Journaliste, musiciens et représentants de l’étiquette Arts & Crafts se retrouvent dans le lobby d’un hôtel de Vancouver pour le départ. Les deux relationnistes du groupe, Stephen McGrath et David Tysowski, arrivent les premiers. La journaliste suit. Une dizaine de minutes plus tard, le chanteur Tim Fletcher fait son apparition, en apparence frais et dispos, mais de son propre aveu affecté par le décalage horaire de 18 heures avec la Nouvelle-Zélande, d’où son groupe arrive. Il faudra encore quelques minutes avant que le guitariste Dave Hamelin émerge lui aussi de l’ascenseur. Après un brin de causette, portant tantôt sur les pronostics négatifs du Globe & Mail à leur endroit en vue des Junos tantôt sur la tenue de rigueur pour le souper du soir, la caravane se met en branle. Les deux musiciens sont les seuls à participer à la première activité au programme.

11h. La wagonnette mise à la disposition des Stills se gare devant l’entrée de la radio The Peak, où Tim et Dave sont reçus en entrevue. Bien qu’ils doivent offrir une prestation en direct, les deux musiciens n’ont apporté qu’une seule guitare acoustique. Plusieurs sujets sont abordés au cours de l’entretien avec la sympathique animatrice de la station, notamment leur style de vie en tournée, leur récente série de spectacles en Australie avec Kings of Leon et l’étrangeté de leur nomination dans la catégorie de la découverte (groupe) de l’année. Dave Hamelin résume sa pensée en posant une question : «Est-ce que c’est la première fois que nous venons à votre station? Est-ce que c’est la première fois que vous faites jouer une de nos pièces (Being Here)? Eh bien, voilà! Aux yeux des membres de la CARAS, nous sommes un nouveau groupe.» Pendant la pause publicitaire, Tim et Dave tentent de s’entendre sur les pièces à jouer. Ils interprètent finalement Eastern Europe et Being Here, toutes les deux issues de l’album Oceans Will Rise. Une erreur d’accords pendant la dernière pièce tirera de Tim un commentaire sans prix après sa sortie de la station. «Est-ce que ce n’est pas cool? Les gens vont pouvoir dire que je ne suis même pas capable de jouer notre seul succès!»

12h. Il est temps de récupérer les autres membres de la formation. La wagonnette effectue un arrêt dans un premier hôtel, où le bassiste Olivier Corbeil et le claviériste Liam O’Neil montent à bord. Ensuite, c’est au tour du batteur Julien Blais, accompagnée de sa charmante copine Lysanne, de se joindre au groupe, lors d’une halte dans un second hôtel. Tout ce beau monde est conduit au Juno FanFare.

12h30. Les Stills font leur arrivée sur le site de la foire populaire, Juno FanFare. Installé sur la rue Granville, l’immense chapiteau blanc est déjà plein à craquer à leur arrivée. Avant d’aller à la rencontre de ses fans, le groupe renoue en coulisses avec les membres du Sam Roberts Band, qui partage la tribune avec lui pour cet événement. L’activité débute par une entrevue publique, menée de main de maître par le VJ de Much Music Devon Soltendieck, pour se conclure par une séance de photographie et d’autographe d’une durée d’une heure. Pendant ce temps, Lysanne s’offre une séance de magasinage.

14h30. Le groupe remonte à bord de son véhicule en direction cette fois vers l’hôtel Loden, où une chambre remplie de cadeaux à l’intention des artistes a été aménagée. Dans la suite grouillante de personnalités, un chanteur s’exécute au salon pendant qu’un groupe de personnes discute ferme dans une autre pièce. Les gars des Stills, eux, profitent de la visite pour s’offrir une bouffée d’air frais au bar à oxygène. Le parfum de lavande fait l’unanimité. Liam immortalise la chose en photo.

15h. À une heure du cocktail précédant le gala hors d’ondes des Junos, la journaliste quitte le groupe pour une entrevue avec une autre formation. Ils se retrouveront plus tard.

19h15. Les Stills font leur entrée dans la salle de presse des Prix Junos, au Westin Bayshore, après avoir remporté leur deuxième statuette. Les esprits sont visiblement à la fête. Les réponses allumées des cinq musiciens conquièrent la cinquantaine de journalistes présents.

21h. Le groupe s’apprête à quitter pour une nuit de célébration bien arrosée! Première destination: l’hôtel Shangri-La, le quartier général de festivités.

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