Kathleen Lavoie
Le Soleil
À la course, entre deux entrevues, la formation montréalaise Simple Plan a accepté de répondre en rafale à quelques-unes de nos questions, hier. En plus d’offrir une prestation lors du gala d’aujourd’hui, le groupe est en nomination pour les Junos de l’album et du groupe de l’année.
Question : Pour la deuxième fois de suite, vous venez de terminer une tournée en Amérique du Sud. Y a-t-il une raison particulière?
Charles Comeau : C’est devenu une sorte de tradition. C’est un endroit où c’est vraiment la folie, où c’est vraiment intense, et c’est l’fun pour nous de finir comme ça. Là-bas, les fans qui se pitchent partout. Il faut se déplacer sous escorte policière. C’est vraiment surréaliste.
Question : Quel bilan faites-vous de cette dernière tournée?
Sébastien Lefebvre : Ç’a été super. On est encore allés partout dans le monde et on a visité de nouveaux endroits. Là où on est retournés, c’était encore plus gros qu’avant. Le groupe est en bonne shape.
Charles Comeau : Ce qui est l’fun, c’est que les fans ont aimé l’album, qu’ils ont compris ce que l’on voulait faire. Les pièces se sont bien intégrées au spectacle. Je pense que nos shows sont devenus meilleurs et ont plus de variété. Pour nous, c’était un plaisir de jouer des pièces qui nous challengeaient davantage. On s’est beaucoup améliorés comme band. On sait maintenant qu’on peut se faire confiance et essayer de nouvelles choses.
Question : Que représentent les Junos pour vous?
Charles Comeau : C’est la reconnaissance la plus prestigieuse au Canada. L’industrie du disque est tissée très serrée. C’est donc l’fun de se retrouver ici. Sans compter que sur le plan personnel, c’est un beau week-end. Et de jouer pendant le gala, ça nous donne une belle visibilité.
Sébastien Lefebvre : Pour moi, c’est excitant. Tous les groupes que j’aime sont ici cette année.
Charles Comeau : Je pense qu’aujourd’hui les Junos sont plus prestigieux, qu’ils sont davantage pris au sérieux. Il y a 10 ans, les groupes étaient peut-être moins pertinents… Disons que ç’a beaucoup évolué. Même qu’aujourd’hui, les groupes canadiens devancent souvent les modes en musique. La qualité est là.
Question : Lors de notre dernier entretien, en décembre, vous parliez déjà de travailler sur un nouvel album. Est-ce toujours le cas?
Sébastien Lefebvre : Oui. On a pris congé dans le temps des Fêtes, alors on est reposés. De toute façon, ce n’est pas quand on commence à écrire que c’est le plus rushant.
Question : Y a-t-il un stress à se retrouver une nouvelle fois devant une page blanche?
Charles Comeau : C’est excitant, c’est stressant. C’est ça qui va définir les prochaines années de ta carrière, dans quel sens le show va aller. Personnellement, j’y pense tout le temps un peu. Ça revient toujours de façon cyclique. Sinon, il n’y a pas de doute, de questionnement. La seule pression que nous avons, c’est celle de se dépasser.
Question : Vous avez également laissé entendre que vous vouliez enregistrer plus rapidement la prochaine fois. Est-ce toujours le cas?
Charles Comeau : Ça va dépendre du moment où on va commencer à écrire. Ce qu’on a toutefois réalisé, c’est qu’on a déjà hâte de se retrouver en tournée. On a réalisé à quel point on aime ça. C’est ce qui nous définit comme band. En même temps, ça prend un super bon disque. On veut revenir à la base, on veut essayer des choses, mais on aimerait que ce soit plus direct.
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