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    Dimanche 27 mai 2012 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Un commentaire

    1001 bonnes raisons de lire

    Farthing, StephenGravett, Paul

    Deux nouveaux titres dans la très époustouflante collection Les 1001 dont Trécarré détient les droits pour l’édition en langue française au Canada : Les 1001 tableaux qu’il faut avoir vus dans sa vie et Les 1001 BD qu’il faut avoir lues dans sa vie.

    Le premier de ces deux gros pavés de 960 pages chacun constituera un véritable musée dans votre bibliothèque.

    Imaginez, ce livre rédigé sous la direction de Stephen Farthing réunit les plus célèbres tableaux qui ont marqué l’histoire de la peinture. Et tous les grands courants y sont représentés.

    Ça commence avec Jardin au bassin, une peinture murale anonyme égyptienne du XVe siècle avant Jésus-Christ, et ça finit avec Sunset Dream, une toile sur huile et céramique vernissée réalisée en 2010 par l’Américaine Mary Heilmann.

    Entre les deux, tout ce que les plus grands musées au monde ont de mieux. Au total, un millier d’œuvres d’art.

    Pour chaque œuvre retenue, une photographie en couleur et un court texte explicatif. C’est simple, sans prétentieux et terriblement  efficace.

    En couverture, une reproduction du célèbre tableau de Gustav Klimt, Le Baiser, une œuvre peinte en 1907 qui fait référence à un vers de Schiller dans l’Hymne à la joie : «Ce baiser au monde entier».

    À l’époque, ce magnifique baiser fit scandale. Comme quoi un rien scandalisait !

    Un mot sur l’artisan de ce livre : Stephen Farting est peintre et professeur d’histoire de l’art. Il est membre de la Royal Academy of Arts de Londres et directeur de la New York Academy of Art.

    Aussi érudit soit-il, ce Britannique ne semble pas connaître la peinture québécoise. Totalement absente de son livre à l’exception d’une œuvre de Cornelius Krieghoff, Habitants en traîneau, une huile sur toile qui date de 1855.

    Sous la reproduction, ce commentaire : «De tels tableaux séduisaient l’aristocratie locale car ils dépeignaient les paysans francophones et les Amérindiens comme simples, inoffensifs et divertissants (…) Ses tableaux n’étaient guère que des fantaisies très élaborées».

    Ben cou’don…

    ***

    L’autre livre, Les 1001 BD qu’il faut avoir les dans sa vie, est d’un abord plus facile.

    À sa façon, il est une célébration d’un divertissement destiné aux enfants qui, au fil des ans, est devenu un art à part entière et qui, maintenant, fait partie intégrante de la culture populaire.

    Ce livre est surprenant tant il contient de choses. Même si tout n’y est pas.

    Si l’on se fie à Paul Gravett, la première bande dessinée remonterait aussi loin que 1837. Elle s’intitulait Les Amours de M. Vieux Bois. L’auteur était un Suisse originaire de Genève du nom de Rodolphe Töpffer.

    Il a créé ses histoires illustrées vers 1820.

    Son premier long récit, une trentaine de pages contenant cent cinquante huit planches de textes et de dessins, racontaient les dépits amoureux, les courses-poursuites et les tentatives de suicide d’un certain M. Vieux Bois.

    Les Anglais publièrent ses mésaventures sous le titre Mr. Bachelor Butterfly et les Américains sous le titre The Aventures of Mr. Obadiah Oldbuck.

    Divisée par décennies, cette bible de la bande dessinée couvre à peu près tout : des classiques comme Tintin de Hergé ou Garfield de Davis aux mangas japonaises en passant par Hulk et Thor, les héros mythiques de Marvel et DC Comics.

    Un long voyage dans un univers qui a enchanté l’enfance de la plupart d’entre nous.

    Autrefois, les enseignants toléraient mal que les enfants lisent des bandes dessinées. Disons que ce n’était pas très bien vu. Mais ce sont ces chères bandes dessinées qui ont amené plusieurs d’entre nous à la lecture de vrais livres, de Spirou aux Signe de piste ou aux Aventures de Bob Morane.

    Le coordonnateur de ce livre, Paul Gravett, est l’un des créateurs de Comica, le Festival international de la BD de Londres. Selon The Times, il est l’un des plus grands historiens de la bande dessinée et du roman graphique.

    Combien coûtent Les 1001 tableaux qu’il faut avoir vus dans sa vie et Les 1001 BD qu’il faut avoir lues dans sa vie ? 34,95 $ chacun.

    Sur ce, bonne lecture et bon dimanche.

    Didier Fessou


    • Le livre “Les 1001 BD” ne coûte que 34,95 $ mais les achats par la suite reviennent à beaucoup plus cher ! Cependant, pas de regret pour les BD que je me suis procuré grâce à ce livre. Mais pour les tableaux, je vais me contenter du livre ou de quelques explorations dans les musées…

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