À faire, à voir, à lire

À faire, à voir, à lire - Auteur
  • Qui sont-ils?

    L'équipe des arts du Soleil vous informe de ce qui bouge sur la scène culturelle à Québec et au-delà.
  • Lire la suite »

    Partage

    Dimanche 29 avril 2012 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Aucun commentaire

    Le carabin était une carabine

    Ouellet, Sylvie
    Lu cette fiche sur l’Encyclopédie canadienne en ligne :

    «James Miranda Stuart Barry, médecin et chirurgien militaire (né en Angleterre vers 1795, mort à Londres vers 1865), dont le vrai nom est probablement Bulkeley, est une femme qui, en 1809, se déguise en homme afin d’être admise à l’Université d’Édimbourg pour pouvoir étudier la médecine.

    «Longtemps avant que les universités commencent à accepter des étudiantes, James Miranda Stuart Barry obtient son diplôme et s’enrôle dans l’armée britannique. Le Dr Barry sert en Afrique du Sud, dans les Caraïbes et à Malte, où elle se fait une excellente réputation de chirurgien.

    «En 1857, le Dr Barry est affectée à Montréal à titre d’inspecteur général des hôpitaux militaires, faisant d’elle le médecin en chef de l’armée au Canada. On la prend toujours pour un homme, bien qu’on la trouve bizarre.

    «Petite, mince et imberbe, elle est considérée comme un personnage excentrique. Elle aime se promener dans Montréal en carriole rouge, accompagnée d’un petit chien blanc et d’un grand domestique noir. Mais les soldats l’apprécient. Elle exige qu’ils soient mieux nourris et voit à ce que les hôpitaux soient plus propres et plus confortables.

    «Elle tombe malade en 1859 et doit rentrer en Angleterre où, comme à son habitude, elle refuse d’être examinée. Ce n’est qu’à sa mort qu’on découvrira le secret de Barry.»

    Voilà un destin qui sort de l’ordinaire. Et dont Sylvie Ouellette a fait le sujet d’un roman à caractère historique : Le Secret du docteur Barry. Un ouvrage de 464 pages publié par les Éditions JCL.

    La récit de Sylvie Ouellette met en évidence à quel point le Dr Barry fit tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Elle avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l’obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes.

    Le Dr Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l’époque.

    Les réformes du Dr Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Ce n’est pas la première fois qu’un écrivain s’empare de ce sujet. Déjà, en 1999, la biographe britannique Patricia Duncker lui consacrait un livre : The Doctor. Traduit et publié en français en 2003 par les Éditions Joëlle Losfeld sous le titre James Miranda Barry.

    Dans ce récit, Patricia Duncker impute la responsabilité de la supercherie à la mère de James Muranda Stuart Barry.

    Résumé de l’intrigue : dans l’aristocratie anglaise du XIXe siècle, une mère met en place un stratagème permettant à sa fille d’accéder à un statut social équivalent à celui des hommes. De son entrée à la faculté de médecine jusqu’à sa brillante carrière médicale et militaire, le Dr Barry entretiendra une relation trouble avec des hommes et des femmes, ne perdant jamais la reconnaissance qu’imposent sa science et ses talents de duelliste.

    Alice Jones, une jeune actrice qui joue des rôles d’hommes sur scène, sera son amante et son unique confidente.

    Sur  ce, bon dimanche et bonne lecture !

    Didier Fessou


    À vous de lancer la discussion!

    Soyez la première personne à commenter cet article.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    avril 2012
    D L Ma Me J V S
    « mar   mai »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    2930  
  • Archives

  • publicité