Éric Moreault

Daniel Gélinas — photo Érick Labbé, Le Soleil
L’Histoire le prouve: concentrer trop de pouvoirs dans les mains d’un seul individu est dangereux. Il faut espérer que la décision de Daniel Gélinas d’assurer la direction de la programmation du Festival d’été de Québec sur une base intérimaire ne soit, dans les faits, qu’intérimaire. Il serait facile pour le directeur général de se laisser tenter par l’opportunité de tout contrôler. Mais il reproduirait exactement ce qu’on reproche à Dominique Goulet, qui vient d’être congédiée.
À qui Daniel Gélinas rendrait-il des comptes? Au conseil d’administration? Ses membres sont beaucoup trop éloignés de la gestion quotidienne pour remettre en question le jugement de leur homme de confiance. Il serait alors facile à ce dernier de se laisser entraîner dans des décisions irréfléchies s’il y a personne pour faire contrepoids.
Bon, cela écrit, Daniel Gélinas a livré la marchandise jusqu’à maintenant. Mais il devra rapidement régler le dossier de la direction de la programmation, même sous une autre forme, un comité, par exemple, si le FEQ estime qu’il s’agit de la meilleure formule pour l’avenir du festival.
Qu’en pensez-vous? Devrait-on confier les rênes de la programmation à Daniel Gélinas? Former un comité avec chacun son champ de spécialisation (un programmateur pour chaque scène, disons, ou un pour l’anglo, un pour le franco et un pour la world)?
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