Valérie Lesage
Le Soleil
Un, deux, trois Cosmos? Est-ce ce qu’il faudra pour rigoler devant Sexe à New York 2?
En tout cas, je n’avais rien bu ce midi et j’ai souvent frôlé l’ennui devant la tonne de clichés et la minceur du scénario de cette deuxième aventure du quatuor féminin au grand écran. Quelle dommage de voir nos belles héroïnes réduites à tant de banalité et de superficialité!
Les quatre filles, après le mariage de leur ami gai à New York, se retrouvent à Abou Dhabi, où elles ont été invitées par un cheik désireux de voir Samantha promouvoir les charmes de son hôtel de luxe auprès des Américains. Un conte de fées qui se transforme en petit cauchemar.
Derrière les frivolités, il y avait avant toujours une certaine profondeur dans les aventures et les dialogues de Carrie et ses amies au temps de la télésérie et même du premier film. Mais cette fois, c’est pauvre. Et le Moyen-Orient est présenté de manière si réductrice… En fait, c’est même caricatural comme vision. Personnellement, j’ai trouvé assez grotesque la scène où Samantha proclame son goût du sexe à une bande d’hommes qui désapprouvent son décolleté. Profession de foi féministe, d’accord, mais n’est-ce pas aussi une sorte de provocation facile?
Enfin, donnez-m’en des nouvelles…
(Sénateur Dupont: mon enquête sur l’ours polaire est résolue! J’ai même caressé la bête avec les enfants!! Le voisin a acheté la peau de l’ours chez un antiquaire et comme«l’animal» avait besoin de prendre l’air, il s’est fait chauffer la couenne au soleil installé sur le couvercle du barbecue en mars dernier!)
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