À faire, à voir, à lire

Archive, mai 2010

Jeudi 27 mai 2010 | Mise en ligne à 21h43 | Commenter Commentaires (5)

Sexe au pays du cheik

Valérie Lesage
Le Soleil

Un, deux, trois Cosmos? Est-ce ce qu’il faudra pour rigoler devant Sexe à New York 2?

En tout cas, je n’avais rien bu ce midi et j’ai souvent frôlé l’ennui devant la tonne de clichés et la minceur du scénario de cette deuxième aventure du quatuor féminin au grand écran. Quelle dommage de voir nos belles héroïnes réduites à tant de banalité et de superficialité!

Les quatre filles, après le mariage de leur ami gai à New York, se retrouvent à Abou Dhabi, où elles ont été invitées par un cheik désireux de voir Samantha  promouvoir les charmes de son hôtel de luxe auprès des Américains. Un conte de fées qui se transforme en petit cauchemar.

Derrière les frivolités, il y avait avant toujours une certaine profondeur dans les aventures et les dialogues de Carrie et ses amies au temps de la télésérie et même du premier film. Mais cette fois, c’est pauvre. Et le Moyen-Orient est présenté de manière si réductrice… En fait, c’est même caricatural comme vision. Personnellement, j’ai trouvé assez grotesque la scène où Samantha proclame son goût du sexe à une bande d’hommes qui désapprouvent son décolleté. Profession de foi féministe, d’accord, mais n’est-ce pas aussi une sorte de provocation facile?

Enfin, donnez-m’en des nouvelles…

(Sénateur Dupont: mon enquête sur l’ours polaire est résolue! J’ai même caressé la bête avec les enfants!! Le voisin a acheté la peau de l’ours chez un antiquaire et comme«l’animal» avait besoin de prendre l’air, il s’est fait chauffer la couenne au soleil installé sur le couvercle du barbecue en mars dernier!)

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Mardi 25 mai 2010 | Mise en ligne à 11h03 | Commenter Aucun commentaire

Sexe, drogues et cinq filles rock’n’roll

Éric Moreault

Remisez au rancart tous vos préjugés concernant le théâtre, en général, et le théâtre d’été en particulier, et courrez voir Cinq filles avec la même robe, à La Fenière, jusqu’au 12 juin.
La comédie dramatique frappe fort. D’abord en raison du texte sexe, drogues et rock’n’roll d’Alan Ball, le brillant scénariste de la série-culte Six pieds sous terre et du film Beauté américaine. On rit beaucoup, mais parfois jaune, très jaune.
Son analyse des travers sociaux, religieux et personnels de l’Amérique est fine. Sous la carapace qu’elles ont revêtue, les cinq filles de Ball révèlent une profonde humanité creusée par des failles. Elles se réfugient dans le sexe, l’alcool et la dope pour oublier leur triste quotidien et leurs rêves brisés.
Ensuite, le jeu des filles de la compagnie les Écornifleuses pétille. Bourrées de talent, je vous dis. Ce qui ne gâche rien, elles sont superbes.
Cela dit, la pièce n’est par tout le monde. Le texte est crû, parfois vulgaire, sans jamais que ce soit gratuit. Mais à la première de la pièce, plusieurs abonnés étaient en état de choc. On ressentait physiquement, dans la salle, leur malaise. Car la pièce agit comme un miroir.
Est-ce que j’ai piqué votre curiosité?

Les détails sur le site du théâtre Le Fenière ici

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Lundi 24 mai 2010 | Mise en ligne à 5h13 | Commenter Un commentaire

Grosse surprise à Cannes (suite et fin)

Normand Provencher

Le Soleil

CANNES — Personne ne l’attendait celle-là, absolument personne. La Palme d’or décernée au film thaïlandais Oncle Boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieures (ouf!), du cinéaste Apichatpong Weerasethakul (re-ouf!), a causé la surprise. Un autre lapin que seul Cannes est capable de sortir de son chapeau.

Ayant raté le film lauréat – histoire d’un homme hanté par les fantômes de sa femme et de son fils – dificile de juger. Chose certaine, voilà une Palme d’or qui ne sera pas facile à vendre au grand public, ne serait-ce qu’en raison de son titre.

Rien à redire du Grand prix décerné à Des hommes et des dieux, de Xavier Beauvois. Un honneur pleinement mérité. Tout comme les prix d’interprétation décernés à Javier Bardem (Biutiful), ex aequo avec l’Italien Elio Germano (La Nostra Vita),  et à Juliette Binoche (Copie Conforme).

Le prix de la mise en scène à Mathieu Amalric pour Tournée m’agace profondément. À  l’image du film.

Notre grande et cruelle déception, c’est de voir le beau film de Mike Leigh, Another Year, nommé favori, complètement absent du tableau final. Comme si le jury avait eu peur de célébrer un film trop simple et trop attendrissant. Vraiment dommage.

Ce 63e festival est maintenant chose du passé. La plupart des films présentés au cours des 12 derniers jours tomberont sur nos écrans à l’automne, voire l’an prochain.

Ça vous laisse tout le temps de vous exercer à dire Apichatpong Weerasethakul…

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