Valérie Lesage
Le Soleil
Pour un millier de personnes à Québec, la soirée du 10 avril 2009 restera celle où Mario Pelchat et Michel Legrand ont eu la générosité et le professionnalisme de continuer un concert au Capitole malgré une panne d’électricité. Pour moi, ce sera aussi celle où le gentleman Pelchat a ramassé mes cailloux sur le plancher du restaurant du Capitole!
Imaginez la scène: le concert vient de se terminer, je suis déjà depuis quelques minutes installée au resto du Capitole pour écrire ma critique du spectacle et qui vient se mettre à la table d’à côté? Pelchat et Legrand en personne! Je les salue, je glane quelques infos sur la fin du concert et Michel Legrand me lance: «Mais Valérie, pourquoi t’as fait ça? Il fallait pas!» C’était pour rigoler, évidemment, car je ne sais pas comment provoquer une panne de courant, je ne suis qu’une journaliste, technonulle de surcroît!
Quand j’ai eu fini d’écrire mon texte, j’ai essayé de le transmettre par le réseau sans fil, mais la technologie a besoin d’électricité elle aussi, n’est-ce pas? Alors j’ai dû filer en vitesse et, en reprenant mon manteau couché sur une chaise, SHLIIIIINNNG!!!! C’est quoi ce truc? Ah! oui! Les petits cailloux que les enfants ont mis dans mes poches pour s’amuser. Et des boutons et des clés et je sais plus trop quoi d’autre. Mais avant d’apercevoir les cailloux, juste à mes pieds, je vois Mario Pelchat à genoux en train de ramasser mes petites affaires! Vraiment gentleman, oui. Mais moi, je suis hyper gênée! La prochaine fois que je vais le croiser ou qu’il entendra mon nom, c’est sûr qu’il va me voir comme la fille aux petits cailloux, la soeur du Petit Poucet ou quelque chose comme ça!
Ah! Y a des jours, la vie de journaliste, c’est un peu surréaliste! Et j’imagine que c’est pour ça que j’aime ce métier fait d’imprévisible…