
Photo courtoisie: www.gravitybolivia.com
Les activités de plein air sont nombreuses en Bolivie, surtout le trekking et le vélo de montagne, mais les dangers sont omniprésents car certaines routes en Bolivie sont dangereuses, voire mortelles.
Route de la mort
Une fois passé par dessus notre mal des montagnes à La Paz (voire ici un article sur le mal de l’altitude, c’est très vrai), nous avons commencé à considérer quelques options d’activités de plein air. La première, et la plus dangereuse des options, fut le vélo de montagne de La Paz à Coroico sur la route de la mort (el camino de la muerte, nommé ainsi par la banque interaméricaine de développement), ou la route des Yungas. Cette route, considérée comme la plus dangereuse de la planète n’est pas pour les coeurs sensibles. En fait, on nous informe que chaque année, certains y perdent la vie. De plus, certains sites Internet affirment qu’à son apogée, la route fut responsable pour plus de 300 morts par année. Depuis 1995, une nouvelle route plus sécuritaire et pavée fut construite. L’ancienne est toujours utilisée par les casse-cous.
Voici une bonne vidéo (en anglais) sur la route de la mort:
Sécurité compromise
Enfin, nous avons choisi de faire une trek de deux jours depuis Sucre, Bolivie avec une entreprise à but non lucratif. Dans la mesure du possible, nous tentons d’encourager des entreprises aux missions sociales, c’est-à-dire qu’une partie de leurs profits servent à financer des projets de développements durables dans des communautés en besoins, telle que la construction d’écoles, etc.
Dans ce cas-ci, nous aurions été mieux de choisir une entreprise un peu plus réputée aux prix plus élevés car la sécurité fut compromise. Pour commencer la trek, nous avons du prendre un chemin sinueux semblable à la route de la mort, montant jusqu’à environ 3,7000 mètres d’altitude — et ce dans la pluie battante et le brouillard épais — comme si ce chemin étroit et sinueux n’était pas assez dangereux. Mais le problème ne fut pas là. En fait j’ai (Mathieu) déjà subi les frissons de plaisir de tels chemins en République dominicaine — et ce dans une boîte de camion — mais jamais j’ai douté de la sécurité.
La différence essentielle est que de tels chemins devraient être gravis par des chauffeurs d’expérience ayant des camions (ou véhicules) forts, offrant donc aux passagers une ascension excitante mais certaine et lente néanmoins. Nous avons eu un traitement de faveur un peu différent : pas de camion, pas de 4×4…un taxi à traction avant! La seule façon que le chauffeur pouvait réussir à grimper les pentes raides et boueuses des falaises fut en se donnant un air d’aller ce qui résultait en un taxi de zigzagant de façon imprévisible.
Nous aimons bien les manèges mais cette aventure nous semblait une version taillée sur mesure de la route de la mort. Après trente minutes, nous avons respectueusement décliné…la trek fut annulée et 50% de notre somme remboursée. La leçon pour nous est de chercher des entreprises plus réputées et au minimum, s’assurer que la voiture, ou le mode de transport correspond à l’activité.
Nous ne perdons pas espoir…nous finirons par trouver une activité extrême et sécuritaire en Bolivie!
…à suivre.










marycler
6 février 2012
09h24
Ça m’a semblé très extrême. Vous êtes courageux de vouloir trouver autre chose.